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Robert L. Fish (Collaborateur)Michel Deutsch (Traducteur)
EAN : 9782234059597
253 pages
Éditeur : Stock (27/09/2006)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 65 notes)
Résumé :

Imaginez-vous à la tête d'un syndicat d'assassins qui tuent pour de l'argent, mais seulement quand le meurtre est justifié. Imaginiez qu'un client apparemment de bonne foi obtienne habilement de vous l'engagement de tuer avant de livrer le nom de la victime, et que cette victime, ce soit vous...

Ainsi Ivan Dragomiloff, fondateur et cerveau du très secret et très moral Bureau des Assassinats, signe son propre arrêt de mort et se trouve emb... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Arakasi
  25 mars 2013
Le Bureau des assassinats n'est pas une organisation criminelle comme les autres. Constituée de philosophes éclairés (voire franchement illuminés) aux poignards aussi aiguisés que leurs esprits, elle supprime allégrement n'importe quel gêneur, mais à une condition expresse : que le meurtre du quidam en question soit bénéfique à la société – et en échange, bien entendu, d'une rondelette rémunération, mais que voulez-vous, ma p'tite dame, il faut bien vivre… Une entreprise, tout ce qu'il y a de plus moralement respectable, donc ! Hélas, tout le monde n'est pas de cet avis… Et vient le jour où un fâcheux rend visite au Bureau pour proposer un nom bien particulier, celui du chef de l'organisation en personne ! Une situation fichtrement embarrassante, il faut bien l'admettre, car si l'on s'en réfère au code moral très stricte de l'organisation, la marche à suivre est claire : si le meurtre demandé est socialement justifiable et l'argent empoché, il ne saurait être refusé…
Surtout connu du grand public pour ses romans d'aventure, Jack London surgit où on ne l'attend pas et nous offre une très divertissante histoire de fous, brouillant joyeusement morale et logique. C'est avec jubilation que l'on emboite le pas à cette aimable bande de déments qui constituent le Bureau des Assassinats, tout aussi timbrés que des belettes, mais si adorablement jetés et pleins de bonnes intentions qu'ils en deviennent irrésistiblement sympathiques. Leurs dialogues sont des merveilles d'humour noir et de non-sens ! Il faut saluer également l'originalité et la modernité de l'oeuvre de London qui se permet de doubler son roman d'une satire sociale d'une déroutante actualité et même bien en avance sur son époque – en effet, impossible de regarder ces dangereux théoriciens, sans penser aux membres du Politburo de l'ex-URSS (à noter que l'affable chef de ce groupe de cinglés est russe, ce qui témoigne d'une stupéfiante prescience de la part de l'auteur ou d'une coïncidence tout aussi surprenante). Je ne saurais trop recommander ce roman aussi drôle que captivant et je m'empresse, en ce qui me concerne, de me procurer le reste de la bibliographie de Mr Jack London !
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Ellane92
  27 novembre 2013
Serge Constantine dirige une société d'import-export et s'occupe comme de sa fille de sa nièce, la belle Grounia, qui doit lui présenter son prétendant le weekend prochain. Mais c'est sous le nom d'Ivan Dragomiloff qu'il passe le plus clair de son temps, en tant que responsable d'une petite société occulte et éthique, que peu de personnes connaissent sous son vrai nom, le bureau des assassinats. Ceux qui veulent faire appel à cette société suivent des règles simples : ils rencontrent Dragomiloff et indiquent quel individu doit être exécuté, avec une somme en liquide. Mais avant toute acceptation de contrat, le bureau réalise une enquête sur la personne à tuer, et vérifient que sa disparition est socialement justifiée. Parce que si le bureau oeuvre dans l'ombre, c'est éthiquement, dans l'objectif d'un monde meilleur.
Un certain Winter Hall a rendez-vous avec Dragomiloff, avec une requête assez particulière : c'est la justification même du bureau des assassinats qu'il remet en cause. Il demande donc l'assassinat de son responsable pour dissoudre cette organisation et engage avec Dragomiloff un échange d'arguments l'amenant à démontrer que l'existence du Bureau n'est pas justifiée et que Dragomiloff lui-même doit disparaitre !
Pour complexifier un peu l'histoire, on s'aperçoit bien vite que Hall n'est autre, bien sûr, que le beau prétendant dont Grounia est éprise.
Le bureau des assassinats est un roman inachevé de Jack London, publié à titre posthume en 1963. Les deux premiers tiers du livre sont de la plume de London, le dernier tiers d'un spécialiste de l'auteur, Robert L. Fish.
Le bureau des assassinats est avant tout un livre surprenant, surtout de la part de l'auteur de L'appel de la forêt et de Croc-Blanc. C'est une sorte d'apologie de la rationalité, de la logique sociale poussée à son extrême. Entre fable tragico-comique et roman d'aventures, London nous invite à nous poser un certain nombre de questions sur ce qu'est être un homme, quel est le rôle de la société, jusqu'où l'on est prêt à aller pour ses convictions, le rôle du créateur et de la créature, la place de tout homme dans le monde, etc... Et on le suit avec un grand plaisir dans cette folle aventure si raisonnée (ou cette logique si folle), on rit, on s'interroge, on s'affole, et en fermant le livre, les questions dont il traite nous accompagnent.
Un très bon moment, un très bon roman.
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Thrinecis
  11 juillet 2020
Étonnant roman que cet écrit inachevé de Jack London qui hésite entre le roman noir humoristique et le traité philosophique et de morale...
Vous souhaitez éliminer de la société un criminel qui a toujours échappé à la justice ? Adressez-vous au Bureau des assassinats. Cette étrange officine est une mystérieuse association criminelle aux ramifications internationales, qui, moyennant finances, se chargera de l'élimination de ce criminel après s'être assurée au terme d'une minutieuse enquête que votre demande est moralement légitime et que la personne à éliminer est si condamnable que son assassinat doit être considéré comme une purge bienfaisante pour la société. le Bureau des assassinats est administré par Ivan Dragomiloff, un homme extrêmement cultivé et aux critères moraux élevés. Les membres assassins du Bureau sont, à l'image de leur chef, tout à la fois philosophes et scientifiques, d'une intelligence supérieure. En disciples de Platon et Aristote, ils justifient leurs assassinats par des arguments d'une logique imparable, au nom d'une morale supérieure qui valide leurs actes comme nécessaires au maintien d'une société juste.
Mais tel n'est pas l'avis de Winter Hall, un jeune homme au profil atypique, millionnaire socialiste, qui décide de partir en croisade contre ce bureau. En faisant croire qu'il souhaite commanditer au Bureau un assassinat, il réussit à entrer en contact avec son responsable Ivan Dragomiloff et à le convaincre après de heures de débat philosophique que ces actes sont moralement condamnables. En conséquence, Hall demande l'exécution de Dragomiloff ! Ce dernier, convaincu de la justesse des arguments de Hall, donne immédiatement les ordres nécessaires à ses hommes : ceux-ci auront une année entière pour remplir le contrat ! Bien sûr, si Dragomiloff reconnaît l'immoralité de son Bureau et accepte cet étrange pacte, il n'entend point faciliter la tâche de ses exécuteurs et cherche à sauver sa peau par tous les moyens. S'ensuit une chasse à l'homme avec multiples rebondissements, révélations sur Dragomiloff...
Le récit est émaillé de nombreux face-à-face entre Dragomiloff, Hall et les autres membres du Bureau lors desquels tous se livrent à d'intenses joutes philosophiques en utilisant la puissance de la rhétorique et de la logique. La situation paradoxale du chef qui donne l'ordre de sa propre exécution à ses hommes est très distrayante : folie, absurde rigidité, sens de l'honneur poussé à l'extrême ou respect de la parole donnée ? Un peu de tout cela à la fois...
Mort en 1916, Jack London n'a pu achever ce roman mais avait laissé des notes pour la fin de son récit, qui sont détaillées à la fin du volume. Elles laissaient augurer un roman bien plus long, avec encore beaucoup de rebondissements et surtout une fin totalement différente de celle écrite en 1963 par Robert Lloyd Fish (écrivain américain né en 1912, auteur de romans policiers). Mais l'exercice de style aurait fini par tourner un peu en rond, par lasser et la fin envisagée par Jack London est assez décevante : celle de Robert Lloyd Fish, bien que peu surprenante, est plus réussie et s'accorde parfaitement à la psychologie des personnages.
Challenge multi-défis 2020
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pompimpon
  15 février 2019
Ivan Dragomiloff a décidé un jour de participer à l'avènement d'un monde meilleur. Après quelques égarements, avec ceux qu'il appelle "une belle bande d'utopistes et de rêveurs", qui l'avaient envoyé plusieurs fois visiter les geôles du tsar, il avait fui la Russie, contraint à un exil définitif.
Que pouvait-il faire pour, d'une part, faire taire les méchantes langues affirmant que les Russes n'étaient que des intellectuels incapables d'action, et d'autre part, éliminer les vrais criminels, ceux qui échappent toujours à la justice, dont les crimes passent inaperçus, faute d'être confrontés à une société ayant une morale et une logique suffisantes ?
Une organisation "redresseuse de torts" ? Bien sûr !
D'où la création de ce Bureau des Assassinats, qui oeuvre dans l'ombre, sur ordre de clients irréprochables et contre une subtantielle rémunération, à débarrasser la planète de tous les abominables qui lui sont signalés, après une enquête rigoureuse prouvant indiscutablement leur culpabilité.
Est-ce la logique poussée à son extrême ou la folie des membres de ce Bureau ? Le même Dragomiloff qui en est le créateur et le Chef en devient la cible.
Ce roman inachevé de Jack London fut repris et complété à partir de ses notes par Robert L. Fish, sans que l'intervention de ce dernier se différencie trop dans le déroulement de l'histoire.
A lire les "Notes de Jack London pour la fin de son récit", il paraît évident que London comptait prolonger bien davantage le supplice du lecteur en envoyant les protagonistes aux quatre coins de la planète, les uns à la poursuite des autres, avec force péripéties et rebondissements.
Si Fish n'a pas suivi cette trame à la lettre, faute peut-être d'avoir davantage de précisions sur les notes laissées par London ou de parvenir à les extrapoler au même degré, il emmène cependant avec une belle énergie cette bande de furieux mabouls au bout de leur folle aventure.
L'intrigue m'a estomaquée, par son cynisme tranquille, qui m'a fait rire bien souvent. Ce sont de grands cinglés qui philosophent posément sur les notions de justice, de morale, de loyauté, de la peur de la mort et autres joyeusetés, et en tirent des conclusions ahurissantes justifiant leur mission. Ils doivent tuer leur Chef, il le leur a ordonné, il en a approuvé le principe, leur droiture l'exige, point. Foin de l'humanité, de la charité, du pardon ! C'est bon pour le commun des mortels ! Eux sont mortels, mais ils ne sont pas communs.
On suit les méandres de leur réflexion à travers nombre d'échanges délirants, on se surprend même à s'interroger sur la légitimité de telle ou telle remarque, la solidité de tel raisonnement !
Dans le viseur, les extrémismes de tout poil sont pulvérisés sous les coups de boutoir que sont ces discussions glissant progressivement dans le barjo achevé, sous couvert d'une implacable logique que soutient une probité tout aussi implacable.
On se demande comment Dragomiloff va se sortir ( ou non) du traquenard dans lequel son intransigeante morale l'a jeté et quels moyens ses loyaux comparses mettront en oeuvre pour honorer ce contrat.
De l'aventure, de l'humour, du suspens ! C'est ce que pourrait annoncer la voix d'un de ces speakers de l'âge d'or du cinéma, dans une bande-annonce balançant ces mots en gigantesques lettres blanches, sur une succession d'images de poursuite infernale, de coups de feu, d'explosions, de vues de New York, Chicago, Saint Louis, San Francisco, de visages réjouis, pensifs, inquiets ou colériques, de trognes patibulaires, pour finir sur un gros plan montrant les tourtereaux de l'histoire, Grounia et Winter, chacun perdu dans le regard de l'autre !
Et ce n'est que la bande-annonce...
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Taraxacum
  18 janvier 2013
Le bureau des assassinats est un roman très étonnant, une oeuvre jamais finie par London et achevée ensuite selon ses notes, et qui gagnerait à être plus connu. Pour amener à sa perte une organisation d'assassins qui se targuent d'oeuvrer pour le bien commun, un jeune millionnaire place un contrat sur la tête du fondateur et chef de l'organisation, à exécuter par les membres de celui-ci!
La logique poussée à son comble en prend plein son grade et le héros, horrifié et fasciné, nous permet d'assister aux débats entre nos assassins philosophes, et la morale, le devoir, finissent par être des justificatifs de meurtres. Ce texte est définitivement brillant et on le referme songeur et conquis.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ThrinecisThrinecis   11 juillet 2020
- Vite ! Vous n'avez qu'un pas à faire pour franchir la porte et vous enfuir.
Dragomiloff se contenta de lui adresser un sourire indulgent et répondit avec affabilité :
- Vous ne comprenez pas.
Les poings de Grounia se crispèrent rageusement et elle s'exclama dans un sanglot :
- Vous êtes aussi fou qu'eux !
- Mais, Grounia, ma chère, n'est-ce pas une admirable folie, puisque vous tenez à lui donner ce nom bien mal approprié ! C'est ici la pensée qui règne, et qui règne selon le juste. Je dirai, quant à moi, que nous planons aux cimes du rationnel et de la maîtrise de soi. La maîtrise de soi : voilà ce qui sépare l'homme des animaux inférieurs. Observez cette scène : voilà sept hommes décidés à me tuer. Et moi, je suis décidé à les tuer. Or, grâce au miracle du verbe, nous sommes convenus, eux et moi, d'une trêve. Nous avons confiance les uns dans les autres. Sublime exemple d'une inhibition transcendante !
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pompimponpompimpon   15 février 2019
Dissoudre cette organisation qu'ils jugeaient socialement justifiée serait un crime monstrueux.
- Ce serait bafouer toute morale et nous ravaler au niveau des bêtes brutes, affirma Lucoville. Sommes-nous donc des bêtes ?
- Non ! Non ! Non ! s'écrièrent avec chaleur ses camarades.
- Vous êtes des fous, s'exclama Hall. Vous êtes aussi fous que le Chef !
- Les moralistes ont toujours été tenus pour fous, rétorqua Breen. Ils ont été considérés comme tels en leur temps par le troupeau. Il n'est pas un moraliste digne de ce nom qui puisse agir en contradiction avec ses croyances. C'est avec joie que les véritables moralistes ont accepté la persécution et le martyre. C'était la seule façon de donner corps à leurs préceptes. La foi ! Il ne s'agit pas d'autre chose ! Et quand avait passé la sottise de leur siècle, leur enseignement portait ses fruits. Ils avaient foi en la justesse de ce dont ils avaient la vision. La vie d'un homme compte-t-elle en face de la vérité vivante de la pensée ? Vaine est la maxime qui n'est pas mise en pratique. Serions-nous des dogmatiques n'osant prêcher d'exemple ?
- Non ! Non ! Non ! rugit le choeur.
- Habités par de justes pensées et menant une juste vie, nous n'aurons pas l'audace de nier par la pensée, et moins encore par l'action, les grands principes que nous défendons.
- Autrement, ajouta Hanover, nous ne saurions parvenir à la lumière.
- Nous ne sommes pas fous, jeta Alsworthy avec véhémence. Nous sommes les grands prêtres de la vie droite.
P. 114-115
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gillgill   06 mai 2012
En 1963 à New-York, quarante-sept ans après la disparition de Jack London, paraissait sous sa signature son cinquante-deuxième ouvrage, un roman jusqu'ici inconnu : "The assassination bureau Ltd" ("Le bureau des assassinats").
Livre tardif. Roman étrange : le titre, le sujet, la genèse.
Celle-ci aura duré plus d'un demi-siècle : seuls les treize premiers chapitres proviennent de la même plume que "Le talon de fer". Les six derniers ont été rédigés (peu avant la parution chez Mac Graw - Hill Book Company) d'après les notes laissées par Jack London....
(extrait de la préface "Quand la morale devient folle" signée Francis Lacassin et insérée en début de volume de l'édition parue chez "10/18" en 1974)
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pompimponpompimpon   15 février 2019
Les trois assassins se levèrent précipitamment mais, d'un geste, Starkington leur intima l'ordre de se rasseoir.
- Nous avons encore le temps avant la marée, messieurs. D'ailleurs, l'armistice ne prend fin que dans douze minutes - son regard se posa sur le cadavre recroquevillé de Breen. Il nous faut d'ailleurs prendre des mesures pour le transport du corps de notre bon ami. Je suggère d'attribuer son décès à une malheureuse crise cardiaque. Hanover, si vous voulez bien prendre le téléphone... Je vous remercie.
Starkington tendit la main vers la carte des vins.
- Cela fait, je vous propose de boire un brandy, et un brandy corsé. Espagnol, peut-être ? C'est là ce qui convient pour clore un bon repas. Nous boirons à cette si délicate mission, messieurs. Et nous lèverons nos verres à la santé de l'homme qui l'a rendue possible.
Hall sursauta. Il allait protester contre cet humour macabre dont il faisait les frais mais, avant qu'il n'eût ouvert la bouche, Starkington lanca de sa voix sereine :
- A Ivan Dragolimoff, messieurs !
p. 149
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mr-malchancemr-malchance   19 juin 2016
Si l'on ne peut attacher une foi absolue en la parole donnée, si la foi jurée n'est pas aussi infrangible que les fondements mêmes de la terre, il ne saurait y avoir d'espoir dans la vie, et la création s'abîmerait dans le chaos du fait de sa fausseté intrinsèque. Cette fausseté, nous la nions. Et notre argument probant, ce sont nos actes qui confirment la foi jurée. N'ai-je pas raison, amis ?
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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