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ISBN : 2264004312
Éditeur : 10-18 (01/03/1974)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 38 notes)
Résumé :
"L'ivrogne ordinaire roule facilement dans le ruisseau, mais quelle terrible épreuve, pour l'autre, de se tenir droit, bien assuré sur ses deux jambes, et de conclure que dans l'univers entier il n'existe pour lui qu'une seule liberté : celle de devancer le jour de sa mort. " C'est son portrait, son destin que Jack London trace ainsi dans les confessions alcooliques traduites par Louis Postif sous un titre mac-orlanien : Le cabaret de la dernière chance. Ce récit de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  09 octobre 2014
Une fois de plus un coup de coeur avec Jack London, celui-là qui sait aussi bien nous livrer les misères du monde, et là il nous livre les misères intérieures de l'homme, celui-là qui, vaincu et persécuté par l'alcool, est incapable de lutter avec lui-même pour éradiquer cette soif mordante de John Barleycorn qui évolue d'ailleurs qu'en ordre croissant...
Et cet homme n'est autre que lui-même! Il retrace paisiblement son avancement en degré dans l'alcoolisme. de cinq ans à 7ans, puis de 13ans à la vie active où son indépendance financière a favorisé sa totale initiation dans le monde de l'ivresse...
Un beau livre!!!
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petch
  14 janvier 2013
D'après Jack London, le sous-titre du livre pourrait être « Mémoires d'un Alcoolique ». Tout au long de cet ouvrage, on suit les ravages du facétieux John Barleycorn ("Jean Grain d'Orge", personnage imaginaire humoristique irlandais), et on subit les paroles d'ivrogne du narrateur, du style demain j'arrête de boire. Livre autobiographique de London, qui expose ses problèmes d'alcoolisme qui lui coûteront la vie à 40 ans. Même dans ce récit autobiographique, on retrouve le London proche des idées socialistes et parfois en avance sur son temps. Ainsi, il est intéressant de trouver dès le début du livre un plaidoyer sur le droit de vote des femmes. Puisque les hommes, pour des raisons sociales, se montreront incapables de renoncer à l'alcool, l'éradication de l'alcool dépendra donc exclusivement d'elles.
Parfois un peu lassant, c'est un roman à mon goût un peu trop long et au style mal vieilli. On n'y retrouve pas le lyrisme et l'émotion des oeuvres majeures de London comme Martin Eden. Cependant, on prend quand même du plaisir à suivre les déambulations de l'auteur, en trois temps bien distincts: sa jeunesse de marin et ses soirées de débauche, un long moment de sevrage, qui lui permet de commencer à écrire, de publier et d'être connu. Puis, le dernier acte, le retour de l'alcoolisme sous une forme plus sournoise, plus bourgeoise : l'alcool mondain, qui aura finalement raison de Jack London. Cette chronologie est finalement intemporelle...
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basileusa
  30 janvier 2015
Roman autobiographique de Jack London ,publié en 1913 ,qui ce centre sur ses déboires avec l'alcool . Ce roman sera utilisé aux Etats-Unis dans les débats en faveur de la prohibition ,ce que souhaitait d'ailleurs l'auteur lui-même. La prohibition est votée en 1919 ,trois ans après le suicide de Jack London
Déjà j'adore sa façon d'écrire ,son style et son franc-parlé. Jack London ,c'est le grand romancier du début du XXéme siècle ,qui connait encore le succès aujourd'hui avec Croc-blanc ou l'appel de la forêt. Mais ce qu'on sait moins de lui , c'est qu'il est aussi alcoolique . Et il souhaite témoigner des ravages de l'alcool dans ce livre.
A cing et sept ans ,il connait ses premiers excès avec l'alcool et , conscient du danger que cela représente ,se promet de ne plus y toucher ,d'autant plus qu'il n'en aime pas le goût . Mais l'alcool ( qu'il personnifie en lui donnant le nom de John Barleycorn),se rend-il rapidement compte, est un puissant lien social. Et c'est ainsi qu'à quatorze ans ,il devient familier des bars ,car cela lui permet de faire des rencontres déterminantes pour lui. Sa vie est elle -même un peu chaotique ,pauvre ,il se cherche et fait toute sorte de métiers dont pilleurs d'huîtres ! Et il se met plusieurs fois en danger.
C'est seulement lorsqu'il décide de reprendre ses études qu'il s'éloigne pour un moment des bars . Il finira par connaitre le succès en tant qu'écrivain. Mais il prend alors de plus en plus goût à l'alcool jusqu'à ne plus pouvoir s'en passer.
Jack London dépeint avec beaucoup de sincérité et de vérité sa relation avec l'alcool . il est lucide sur ses ravages mais ,par sociabilité , ne s'en prive pas . Pour lui c'est dans les bars qu'on peut faire des rencontre intéressantes et non pas dans les YMCA (association chrétienne qui propose beaucoup de loisirs) de l'époque . Ils trouvent les personnes « droites » insipides.
Un témoignage assez fort ,éloquent ,qui touche d'autant plus que Jack London meurt trois après ,de maladie mais aussi des excès d'alcools. J'ai adoré et je compte lire tous les romans que je vais trouver de ce brillant auteur et aventurier.
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stcyr04
  01 novembre 2013
Le cabaret de la dernière chance est un petit saloon, inauguré en 1883, tout de bois vêtu, et qui, comme le laisse à penser son enseigne, était, à l'époque, le dernier endroit où se procurer de l'alcool avant de nombreux kilomètres dans la vaste Californie. Ce lieu est toujours debout, imprégné de la présence de Jack London et cultivant, à sa manière, son culte et sa mémoire (il est appelé aussi Jack London's rendezvous). John Barleycorn (Jean Grain d'Orge) est la figure principale de ce texte. C'est une périphrase originale pour désigner l'alcool sous une de ces formes la plus répandue, le whisky. le cabaret de la dernière chance est le témoignage de London sur l'addiction qui causa sa perte et sa contribution à la cause de la prohibition; ce texte fit date en participant grandement à l'interdiction de l'alcool aux USA en 1919
En manière de préambule l'auteur raconte, interpellé qu'il fut par sa femme, l'incitant à transmettre son histoire pour l'édification des générations futures, qu'il décida d'écrire son témoignage après avoir voté, sous l'emprise de l'alcool, en faveur des droits civiques des femmes; ces femmes, qui, dans son esprit, seraient les seules à avoir le courage de voter en faveur de la prohibition. Son propos est de décrire l'effet de l'alcool sur un individu moyen et normal, comme il se définit, buvant avec discernement, lui qui de son aveu n'a jamais eu besoin de quiconque pour se mettre au lit et n'a jamais titubé en état d'ivresse (ce que son récit démentira d'ailleurs au fil des pages…). Il débute par son enfance avec deux épisodes d'ivrognerie très précoces qui n'ont pas subi en leur temps, hormis de la part de sa mère abstinente, de censure,cela passant plutôt comme des épisodes coquasses dont on se souvient avec le sourire. Il évoque les pièges et séductions de l'alcool, synonyme de virilité, tribut à la camaraderie des gens de mer, sa grande disponibilité dans des endroits autorisés, omniprésents à chaque coin de rue, saloons et cabarets, offrant leur chaleur l'hiver et l'ombre et la fraîcheur l'été. Ces endroits où tout est possible, rixes ou descentes de police, sont des lieux romanesques où le merveilleux ou la tragédie guettent, riches d'une vie mouvementée tranchant avec la monotonie de la vie ouvrière. Et puis la bière coûtait moins cher que le ginger-ale! Pour Jack London, qui n'avait pas d'appétence de prime abord pour la dive bouteille, l'alcool était plutôt le support à la vie sociale, aux rencontres, à l'amitié virile. Toujours soucieux de ne pas être en reste et fort satisfait de sa robuste constitution physique, il mettait un point d'honneur à boire autant sinon plus que ses amis de rencontre. Puis vient l'accoutumance par un phénomène de tolérance physique, l'alcool devient un stimulant, on boit seul, régulièrement, en cachette, il devient un besoin impérieux pour pouvoir se produire en public et affronter la vanité de l'existence et la médiocrité de relations mondaines. On réalise que l'écrivain, malgré sa confession, semble toujours dans le déni, ne se jugeant pas alcoolique, conforté dans son opinion par certaines périodes d'abstinences. Par ailleurs ce texte autobiographique apporte un éclairage précieux dans l'oeuvre romanesque de London; on y découvre un homme aux milles vies, précoce, robuste et inlassable travailleur, multipliant les métiers : crieur de journaux, ramasseur de quille de bowling, ouvrier dans une usine de fabrique de conserve, pilleur d'huître, embarqué comme rameur sur une goélette pour le Japon et la chasse aux phoques, employé dans une usine de jute, esclave à remuer du charbon dans une centrale électrique, ouvrier dans une blanchisserie, protagoniste de la première ruée vers l'or dans le Klondike, nouvelliste, feuilletoniste, correspondant de guerre en extrême-orient et, enfin, écrivain à succès. Il est à noter la présence récurrente et prémonitoire (cet écrit paru trois années avant sa mort) de l'idée du suicide.
Je ne partage pas la conviction intime de l'auteur, que pour supprimer l'ivrognerie, il faut empêcher de boire. On connaît d'ailleurs les effets désastreux qu'a eu la prohibition sur le développement de la criminalité au USA. J'ai par ailleurs trouvé un Jack London assez complaisant envers lui-même quand il s'agit d'évoquer sa forte constitution physique, sa situation enviée, sa gloire, sa richesse. J'ai aussi été légèrement lassé par l'emploi trop récurent de la périphrase John Barleycorn. Il n'en demeure pas moins que la confession est courageuse et à valeur d'oeuvre utile et d'avertissement aux générations à venir. J'ai particulièrement aimé le chapitre 35 ayant trait à la vie, à l'erreur consubstantielle à celle-ci et nécessaire à son maintien. Ce texte ravira les inconditionnels de Jack London.
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aouatef79
  15 mai 2016
" le cabaret de la dernière chance " peut être considéré
considéré comme un livre autobiographique de Jack London.
Ce dernier est connu pour être un grand bourlingueur et fait une diversité de métiers : chasseur de phoques,
chercheur d' or, écrivain...etc
La vie n' a pas été facile pour lui et dans ce livre , l' auteur
nous parle de ses difficultés et son apprentissage de boire
l' alcool et de là son addiction. Dans un passage de son récit
Jack London disait :" Dans ma jeunesse, c' est grâce au bar
que j' avais échappé à l' influence mesquine des femmes
pour pénétrer dans la grande société libre des hommes ."
Donc, pour Jack London au début, tout au moins, aller au
bar lui procure une certaine liberté et dans cet endroit se
" trouve la grande société des hommes libres ".
Jack London aime " le romanesque et l' aventure" et il dit
dans ce passage: " Tous les chemins menaient au bar. C' est
là que convergeaient les milles routes romanesques de
l' aventure et c' est là que divergeaient vers les points
cardinaux ".
C' est très jeune qu' il commence à boire et à un moment
donné, il essaie de s' arrêter c' est-à-dire qu' il connaît une
période de sevrage mais une fois que son train de vie a
changé car il est devenu célèbre grâce à ses livres et riche
il devient mondain et de là, il commence à boire sans
retenue. C' est le début de la fin pour lui et plus rien ne
peut le sauver. Terrible fin pour cet écrivain talentueux.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   04 octobre 2014
L'ivrognerie, comme je la comprends, est presque exclusivement une habitude mentale. Ce n'est pas comme le tabac, la cocaïne, la morphine ou tout autre de ces drogues dont la liste est si variée. Le désir d'alcool, tout particulièrement, est engendré dans l'esprit. C'est une affaire d'entraînement mental et de croissance mentale, et c'est une plante qui est cultivée dans le terrain social. Sur un million de buveurs, pas un n'a commencé à boire seul. Toute ivrognerie est d'origine sociale, et est accompagnée d'un millier d'implications sociales.
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PiertyMPiertyM   05 octobre 2014
Il existe, généralement parlant, deux types d’ivrognes : celui que nous connaissons tous, stupide, sans imagination, dont le cerveau est rongé par de faibles lubies ; il marche les jambes écartées, d’un pas mal assuré et s’étale
fréquemment dans le ruisseau ; il voit, au paroxysme de son extase, des souris bleues et des éléphants roses. C’est ce type-là qui provoque la verve des journaux comiques.
L’autre type d’ivrogne a de l’imagination et des visions. Cependant, même lorsqu’il tient une sérieuse cuite, il marche droit, sans jamais
chanceler ni tomber, car il sait exactement où il se trouve et ce qu’il fait. Ce n’est pas son corps qui est ivre, mais son cerveau. Selon le cas, il pétillera d’esprit ou s’épanouira dans une bonne camaraderie. Peut-être entreverra-t-il des spectres et fantômes, mais intellectuels, d’ordre cosmique et logique, dont la vraie forme est celle de syllogismes. C’est alors qu’il met à nu les plus saines illusions de la vie et considère gravement le collier de fer de la nécessité rivé à son âme.
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stcyr04stcyr04   29 octobre 2013
Cet ivrogne, bien d’aplomb sur ses deux jambes, n’ignore rien. Il sait qu’il est composé de chair, de vin et de mousse, d’atomes solaires et de poussière terrestre, fragile mécanisme destiné à fonctionner pour un temps, plus ou moins entretenu par des docteurs en théologie et rafistolé par des médecins, pour être, enfin, jeté au dépotoir.
Naturellement, tout cela est une maladie de l’âme, une maladie de la vie. C’est l’amende que doit payer l’homme d’imagination pour son amitié avec John Barleycorn. Celle qui s’impose à l’homme stupide est plus simple, plus commode. Il s’enivre jusqu’à tomber dans une sotte inconscience ; comme il est endormi sous l’effet d’une drogue, ses rêves, s’il en a, sont confus. Mais à l’être imaginatif, John Bafleycorn envoie les impitoyables syllogismes spectraux de la raison pure. Il examine la vie et toutes ses futilités avec l’œil d’un philosophe allemand pessimiste. Il transperce toutes les illusions, transpose toutes les valeurs. Le bien est mauvais, la vérité est un trompe-l’œil et la vie une farce. Des hauteurs de sa calme démence, il considère avec la certitude d’un dieu que toute l’existence est un mal. Sous la lueur claire et froide de sa logique, épouse, enfants et amis révèlent leurs déguisements et supercheries. Il devine ce qui se passe en eux, et tout ce qu’il voit, c’est leur fragilité, leur mesquinerie, leur âme sordide et pitoyable. Ils ne peuvent plus se jouer de lui. Ce sont de misérables petits égoïsmes, comme tous les autres nains humains ; ils se trémoussent au cours de leur danse éphémère à travers la vie, dépourvus de liberté, simples marionnettes du hasard. Lui-même est comme eux ; il s’en rend compte, mais avec une différence, pourtant : il voit, il sait. Il connaît son unique liberté : il peut avancer le jour de sa mort.
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petchpetch   13 janvier 2013
L'ivrognerie, comme je la comprends, est presque exclusivement une habitude mentale. Ce n'est pas comme le tabac, la cocaïne, la morphine ou tout autre de ces drogues dont la liste est si variée. Le désir d'alcool, tout particulièrement, est engendré dans l'esprit. C'est une affaire d'entraînement mental et de croissance mentale, et c'est une plante qui est cultivée dans le terrain social. Sur un million de buveurs, pas un n'a commencé à boire seul. Toute ivrognerie est d'origine sociale, et est accompagnée d'un millier d'implications sociales.
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PiertyMPiertyM   04 octobre 2014
Il m’avait donc fallu vingt ans d’un apprentissage à contrecœur pour imposer à mon organisme une tolérance rebelle et ressentir au tréfonds de moi-même le désir de l’alcool. Je dépeignis mes premiers contacts avec lui, j’avouai mes premières ivresses et mes révoltes, en insistant sur la seule chose qui, en fin de compte, avait eu raison de moi : la facilité de se procurer ce poison. Non seulement il m’avait toujours été accessible, mais toutes les préoccupations de ma jeunesse m’avaient attiré vers lui. Crieur de journaux dans les rues,matelot, mineur, vagabond des terres lointaines...
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