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EAN : 9782253088769
124 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/02/2009)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 23 notes)
Résumé :
« Le Grand Nord est le Grand Nord, et l’âme des hommes y est soumise à d’étranges règles, que ceux qui n’ont jamais voyagé en pays lointain ne sauraient comprendre. »Dans les plaines glacées du Grand Nord, aventuriers intrépides et chercheurs d’or mènent une rude existence. Une figure se distingue, celle de Malemute Kid, trappeur endurci par la pratique de ces terres gelées, qui devra résister à la faim, au silence et au froid. Au fil de ses aventures, on découvre q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BazaR
  11 septembre 2020
Brrrr !
Non, non, ce n'est pas de la peur. C'est le froid.
Le froid qui assomme et qui tue, le froid qui étouffe même les bruits.
Jack London est un connaisseur de la survie dans le Grand Nord. Il nous le prouve encore dans ces trois nouvelles écrites à l'orée du 20ème siècle. Elles ont en commun la confrontation de l'homme et de ses chiens avec un univers gelé indubitablement décidé à ne pas lui faire de cadeaux.
La question que l'on peut se poser quand on lit cela, comme moi, avachi dans son canapé, c'est qu'est-ce qui peut pousser des êtres humains à rechercher cette confrontation. Passe encore pour les indiens et peuples qui y naissent, vivent et meurent, mais les autres ?
Jack donne quelques réponses : d'abord la cupidité, l'appât de l'or. L'or a apparemment provoqué des ruées dans ce pays hostile. Mais aussi, une sorte de désir romantique et absolument pas réaliste de changer de vie. Et puis, la vengeance.
La courte nouvelle « le silence blanc » donne le ton : environnement hostile et glacial, lutte pour la vie. La compassion pour le chien ou pour l'homme blessé cohabite avec la cruauté (des autres chiens envers le blessé) ou la miséricorde qui pousse à l'achever.
« En pays lointain » commence de manière plutôt amusante, assez sarcastique envers deux citadins rêvant romantiquement de grands espaces, franchissant le Rubicon et là, se révélant incapables de s'adapter. La suite est malheureusement moins drôle et j'ai moyennement apprécié ce changement de ton, même si la description de l'insidieuse déchéance ronge le moral du lecteur.
« Une odyssée du Grand Nord » est géniale. On y découvre le long cheminement de vengeance d'un habitant des îles Aléoutiennes. Une histoire proprement incroyable. Oserai-je ajouter tragique ? Toutes ces histoires le sont un peu.
Mais cette vie ultra dure cohabite avec une nature d'une beauté froide et silencieuse absolument magnifique (vue depuis mon canapé) que Jack London sait parfaitement mettre en exergue.
De bons moments de lecture.
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Kenehan
  25 décembre 2019
"Le Silence Blanc", "En pays lointain" et "Une odyssée du Grand Nord" sont trois nouvelles de Jack London qui, outre le fait d'être réunies ici, ont pour point commun les vastes étendues neigeuses tout au nord de l'Amérique.
Jack London décrit la nature particulière de ces régions glacées comme le font beaucoup de marins à propos de la mer, c'est-à-dire comme une immensité qui dépasse l'Homme, un environnement si écrasant que corps et esprit sont susceptibles de se perdre et de se détruire à la moindre erreur.
La civilisation laisse rapidement la place à des états primordiaux. le blanc est tout aussi omniprésent que la mort. Et Jack London en parle comme seul un témoin peut en parler. de la fiction certes, mais très fortement nourrie et inspirée d'un vécu rude à traverser ces zones, à observer ses contemporains, à participer à ces mouvements humains motivés par l'appel de l'or.
De ces trois nouvelles, ma préférée, à ma surprise, est sans doute "En pays lointain" qui met en scène un huis clos dans une petite cabane où deux hommes sombrent lentement dans la folie alors que leurs corps deviennent maladifs et faibles. D'une entente cordiale, presque amicale, leur relation glisse progressivement vers une lutte à mort pour une ration de sucre. Un texte très psychologique qui illustre la rigueur de ces contrées et le poids de l'enfermement.
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Floccus
  13 mai 2014
Ce n'est pas un livre à ouvrir pour lire une bonne histoire. Son intérêt ne tient que par l'introduction et les notes que Simone Chambon distille généreusement.
Ces premiers écrits de Jack London se laissent parcourir sans susciter un intérêt littéraire particulier. Les deux premières nouvelles nous parlent de la neige, du froid, de l'homme si fragile au milieu du silence blanc. Thème majeur chez Jack London qui fait la force de ses récits. Les trois autres sont plus précisément axées autour de la confrontation entre l'homme blanc et l'autochtone. Et c'est là que le bât blesse. Car si Jack London était un socialiste engagé, agissant pour les plus démunis, de mauvaises lectures l'ont parallèlement fait glisser vers des théories génétiques douteuses. Il a la solide conviction que l'homme blanc est le plus abouti des êtres humains et que les Anglo-saxons sont voués à conquérir le monde. Un sale bonhomme, quoi. On apprend également qu'il n'est pas très pointilleux sur la culture amérindienne et qu'il mélange allègrement les modes de vie des uns et des autres pour les besoins de son récit. La petite-fille au fond de moi, dont le premier éblouissement littéraire fut “Croc-Blanc” verse une larme sur son illusion perdue. Nous lirons désormais cet auteur avec lucidité.
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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captainrugby
  09 janvier 2015
pas très bien
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   08 septembre 2020
— Nous habitions à Akatan.
— Où ? demanda Malemute Kid.
— Akatan, une des îles Aléoutiennes. Akatan, au-delà de Chignik, au-delà de Kardalak, au-delà d’Unimak. Je l’ai dit, nous habitions à Akatan, qui se trouve au milieu de la mer au bout du monde. Nous exploitions la mer salée pour pêcher le poisson, le phoque et la loutre ; et nos maisons se touchaient presque sur la bande de terre rocheuse qui s’étire entre la limite de la forêt et la plage dorée où nous laissions nos kayaks. Nous n’étions pas nombreux, et le monde était très petit. Des terres inconnues s’étendaient vers l’est, des îles comme Akatan. Nous pensions que tout l’univers n’était qu’îles, et cela nous convenait.
("Une odyssée du Grand Nord")
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BazaRBazaR   02 septembre 2020
Ce fut un moment tragique, un malheureux incident de la piste : un chien mourant et deux camarades en colère. Le regard de Ruth, plein de sollicitude, alla d’un homme à l’autre. Mais Malemute Kid se retint, malgré l’immense reproche qu’il y avait dans ses yeux, et, se penchant sur le chien, il coupa les courroies. Nul ne pipa mot. L’attelage fut doublé, la difficulté surmontée, et les traîneaux se remirent en route, la bête mourante se traînant à l’arrière comme elle le pouvait. Tant qu’un animal est capable d’avancer, on ne l’abat pas, une dernière chance lui est accordée – celle de ramper jusqu’au prochain campement, s’il le peut, dans l’espoir qu’on tuera un élan.
("Le silence blanc")
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BazaRBazaR   05 septembre 2020
— Mais Dawson n’est qu’à cinq cents milles plus haut sur le Yukon. Disons en gros à un millier de milles d’ici.
Weatherbee et Cuthfert gémirent en chœur.
— Combien de temps cela prendra-t-il, Baptiste ?
Le métis réfléchit un instant.
— En travaillant comme des damnés, et si personne ne flanche, il faut compter dix, vingt, quarante ou cinquante jours. Mais si les bébés viennent (il désignait les Incapables), impossible à dire. Peut-être quand il gèlera en enfer, peut-être même pas à ce moment-là.
("En pays lointain")
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FloccusFloccus   13 mai 2014
London préférait cette nouvelle à toute autre, car il entendait dans le récit d’Imber “la plainte, la douleur et les larmes de millions d’hommes” et y trouvait résumée “toute l’immense tragédie de la rencontre entre l’Indien et l’homme blanc”, opinion que l’on ne peut que partager; mais, comme le souligne judicieusement un critique, ce qu’il n’y voyait pas, c’était son habileté à concilier sa sympathie de socialiste pour les victimes et les déshérités avec sa croyance inébranlable en la supériorité de la race blanche en général et des Anglo-Saxons en particulier. [Simone Chambon] (11)
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KenehanKenehan   22 décembre 2019
La nature emploie mille ruses pour convaincre l'homme qu'il est mortel - le flux incessant des marées, la fureur des tempêtes, le choc des tremblements de terre, le grondement du tonnerre, mais le plus prodigieux, le plus stupéfiant de tout est l'inertie passive du Silence Blanc. Tout mouvement cesse, le ciel s'éclaircit et sa teinte de cuivre, le moindre murmure semble un sacrilège, et l'homme rendu timide est effrayé par le son de sa propre voix. Seule étincelle de vie traversant les étendues fantomatiques d'un mort univers, il tremble devant son audace, réalise que sa vie équivaut à celle d'un ver de terre, rien de plus. D'étranges pensées lui viennent malgré lui, et le mystère de toute chose lui est révélé. La peur de la mort, de Dieu, de l'univers l'envahit - l'espoir de la résurrection et de la vie éternelle, le désir d'immortalité, les vains efforts de l'être emprisonné -, c'est alors, ou jamais, que l'homme marche seul avec Dieu.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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