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Charles-Noël Martin (Traducteur)Jean-François Deniau (Préfacier, etc.)
ISBN : 2752900007
Éditeur : Phébus (18/05/2004)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 55 notes)
Résumé :

Jean-François Deniau, préfacier de la présente réédition des Mutinées de l’ « Elseneur » (1914), n’y va pas par quatre chemins : « Attention ! vous avez sous les yeux et entre les mains peut-être le plus fort des romans de Jack London, certains pensent le plus noir. »

Écrit au sortir d’une grave dépression éthylique, le livre pose avec une violence inouïe la question qui tourmente alors l’écrivain : celle de la force brute et du mal, touj... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
gill
  27 juin 2012
Pathurst s'embarque sur l'Elseneur pour une croisière qu'il s'imagine sans histoire.
Il cherche la solitude pour méditer mais il va rencontrer sur ce navire un équipage de sac et de cordes.
Il y doublera le cap dur (le Horn) et rencontrera l'amour après de multiples aventures.
Jack London nous offre, ici, un superbe roman à l'ancienne, classique mais passionnant, la description de la navigation aux environs du cap Horn est fabuleuse, ainsi que la scène ou les matelots torturent un requin.
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Ys
  05 janvier 2013
Qui, au résumé de ce livre, s'attendrait à un simple roman d'aventures maritimes, en serait pour ses frais. La majeure partie de l'histoire joue beaucoup plus sur l'ambiance que sur l'action (même si l'action est bien présente à un certain point), sur la trame d'une métaphore sociale implacable, tissée par les réflexions de l'écrivain qui observe cet étrange huis-clos avec le détachement implacable du philosophe. Un philosophe à l'opposé de tout humanisme, en qui les deux personnages centraux du Loup des Mers (Loup Larsen et le narrateur) semblent avoir fusionné... pour le pire plutôt que le meilleur.
Les Mutinés de l'Elseneur est souvent considéré comme le plus noir des romans de London, et l'on comprend aisément pourquoi. Il est aussi, de tous ceux que j'ai lu, le plus ambigu, voire le plus dérangeant pour un lecteur d'aujourd'hui. Car la métaphore sociale est également raciale : d'un côté, à la proue du navire, les faibles, les éternels perdants, la racaille, presque tous bruns ou métèques, observe le narrateur. de l'autre, à la poupe, les puissants, la race des seigneurs, tous blonds aux yeux clairs, voués à commander de tout temps et pour toujours. Difficile, à la lecture, de faire la part des intentions réelles de l'auteur : dénonciation d'une réalité sociale et de ses conséquences, constat désabusé et amer, fascination pour les thèses énoncées ? Un peu de tout cela, sans doute. Rien n'est fait pour rendre le narrateur sympathique et on sait London sensible à la souffrance des opprimés. A peu près autant que fasciné par la force et la puissance, voire implacable envers la faiblesse.
Et c'est cette contradiction apparente, au fond, qui le rend si intéressant - ici comme dans l'ensemble de son oeuvre.
Ce livre, au final, je le conseillerais à ceux qui ont déjà lu pas mal de London et possèdent une idée de ses ambiguïtés. Ce n'est en revanche certainement pas par là qu'il faut le découvrir.
Lien : http://ys-melmoth.livejourna..
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Allantvers
  19 août 2015
Une fois n'est pas coutume, voilà un Jack London que j'ai lu sans plaisir, voire même avec les yeux qui grattent.
D'abord à cause du narrateur, un écrivaillon fortuné, horripilant de suffisance et fier de ses origines et de ses yeux bleus.
Mais aussi en raison d'une intrigue menée sur un rythme irrégulier, avec beaucoup, beaucoup de redites, et surtout une répétition ad nauseum de l'affirmation de la supériorité de la race blanche, dominatrice par essence, sur tous les autres "métèques" et "basanés", faibles de nature et faits pour être mis en esclavage.
Là où j'attendais un grand roman social rempli de violents affrontements entre de fortes natures contraires (comme London l'avait si bien fait dans "le loup de mer"), j'ai trouvé un roman longuet et racial, raciste en fait, et les quelques belles scènes de mer entre tempêtes sur le cap Horn et maniement du voilier n'ont pas suffi à éteindre mon exaspération.
Enfin, Jack London étant un homme aux multiples facettes, il n'est pas surprenant, à force de lui tourner autour de livre en livre, de finir par tomber sur une qui soit déplaisante!
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CeCedille
  26 mars 2014
Les mutinés de l'Elseneur (1914) de Jack London est un roman d'imagination. Un jeune écrivain argenté et désabusé décide d'embarquer à Baltimore pour plusieurs mois comme passager sur un voilier transportant de l'orge jusqu'à Valparaiso.
A cette période charnière de la fin de la marine à voile, le récit fait un tableau très réaliste de la condition sociale des gens de mer. le contraste est étonnant entre le luxe dans lequel vivent les officiers, ainsi que leur fortuné passager, et la misère des postes d'équipage.
Les matelots de l'Elseneu sont un ramassis de repris de justice, de vagabonds, de désaxés, sans aucun sens marin. L'encadrement de son côté est méprisant, impitoyable et violent. Il s'agit d'affronter, dans cet équipage, les éléments déchaînés du cap Horn.
Dans l'univers réduit du navire, c'est tout le drame d'une époque qui se joue, une lutte des classes exaspérée, telle que le socialiste London l'avait imaginée dans d'autres romans. Pourtant, le passager (l'auteur ?) s'identifie à la race des seigneurs, ceux qui commandent sur la dunette "aux déchets sociaux et à la lie des races éternellement asservies" :
"...je sentais de plus en plus que, pour cette humanité inférieure, mes talons étaient de fer."
Étrange renversement de perspective, en vérité, chez l'auteur du très révolutionnaire Talon de fer. Instant d'égarement ou révélation d'une volonté de puissance nietzschéenne affolée par le déchaînement des éléments ?
Le récit de Jack London est pourtant palpitant. Il trouve le moyen d'y insérer l'idylle du passager avec la fille du capitaine. Mais ce que le lecteur retient est l'incroyable tension qui préside aux mouvements du navire, celles des vergues et des voiles, celle des tempéraments et des affrontements dans une écriture d'une intense modernité.

Lien : http://diacritiques.blogspot..
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vegalia
  05 novembre 2014
J'ai relu avec plaisir ce grand classique de la littérature anglaise.
l'"Elseneur" est un bateau qui va l'amener vers Seattle. le narrateur est un bourgeois blasé, cultivé et cynique. Dans son récit, il nous invite à plusieurs voyages :
- voyage intérieur avec son âme et ses valeurs quand il va tomber amoureux de la fille du capitaine, quand il va puiser dans toutes ses ressources pour mater la rebellion
- celui d'un bateau dans une mer magnifique mais qui ne fait de cadeau lors de tempête formidablement bien décrites.
C'est l'occasion pour London de nous offrir des portraits détaillés de marins, du bateau dans une ambiance délétère.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
zaphodzaphod   06 août 2015
And then, to my amazement, when the steward had cleared the table, this hoary old relic of man-killing and man-driving days, battered waif of the sea that he was, carried in from his room a most splendid collection of phonograph records.
...
His records were only of the best, and the care he took of them was a revelation. He handled each one reverently, as a sacred thing, untying and unwrapping it and brushing it with a fine camel’s hair brush while it revolved and ere he placed the needle on it. For a time all I could see was the huge brute hands of a brute-driver, with skin off the knuckles, that expressed love in their every movement. Each touch on the discs was a caress, and while the record played he hovered over it and dreamed in some heaven of music all his own.
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Erik35Erik35   22 janvier 2017
L'instinct le plus profond, chez l'être humain, est d'entrer en conflit avec la Vérité, c'est à dire finalement le Réel. Il fuit les faits dès son enfance, sa vie est une évasion perpétuelle : le miracle, la chimère et le lendemain le tiennent éveillé. Il vit de fiction et de mythes ; c'est le mensonge qui le rend libre. Lever le voile d'Isis est un privilège qui n'est accordé qu'aux animaux ; les hommes, eux, ne s'en soucient nullement. L'animal, une fois éveillé, ne peut s'échapper du Réel parce qu'il n'a aucune imagination ; l'homme, une fois éveillé, est amené à rechercher l'échappatoire continuelle dans l'Espoir, la Croyance, la Fable, l'Art, Dieu, le Socialisme, l'Immortalité, l'Alcool, l'Amour. De la Vérité-Méduse, il fait appel au Mensonge-Maya.
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Erik35Erik35   23 janvier 2017
L'instinct de volonté crée et exerce son action sur le travail fourni par les espèces. L'Intellect, lui, tourne en dérision, rend négatif et s'achève en pur nihilisme. L'Instinct crée la Vie, sans arrêt, sans fin, projetant à profusion et aveuglement ses comédiens et ses tragédiens, tout aussi clownesques les uns que les autres. L'Intellect reste le spectateur éternel de la pièce jouée : il participe évidemment à l'exercice de Volonté, mais ne se donne jamais entièrement à ce jeu distingué. L'Intellect, libéré des entraves de la volonté personnelle, s'élève vers les joies éthérées de la perception, là où 'Instinct e suit sous une multitude de déguisements, cherchant à le ramener sur terre.
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gillgill   11 janvier 2013
Parce qu'il avait le spleen et qu'il ne savait que faire de sa peau, le jeune dandy Pathurst s'embarque sur "l'Elseneur" avec le plus incroyable des équipages, une bande d'éclopés et de repris de justice.
Il assiste bientôt au déchaînement des éléments, qui n'est rien comparé à celui des passions humaines. Quand le passage du cap Horn met le navire en péril, la mutinerie se déclare. Pathurst n'a pas que sa vie à défendre, il y a aussi celle de la belle Marguerite, fille du capitaine.
Pris dans la mêlée, le jeune anglais se découvre soudain une férocité et une ardeur insoupçonnées.
On retrouve dans ce grand roman d'aventures la plupart des thèmes chers au célèbre auteur américain.
(quatrième de couverture du volume de poche paru en 1977)
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Erik35Erik35   25 janvier 2017
J'ai tué un homme : Steve Roberts ; je l'aurais fait sans hésiter si j'avais été un blond idiot et analphabète ; or finalement, tout en étant de la race dominante des blonds, très lettré et avec un fort bagage intellectuel fait de la philosophie accumulée par tous les philosophes, j'ai quand même tué cet homme sans d'avantages d'hésitation !
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Vidéo de Jack London
"5 secondes ? C'est comme faire l'amour dans les toilettes d'un avion ! On n'a pas le temps !"
Guillermo Arriaga présente, avec Leoffdesauteurs, son nouveau roman "Le Sauvage". Un roman puissant, féroce et lumineux écrit par l'auteur des scénarios d' "Amours chiennes", "Babel", "21 grammes" ou encore "Trois enterrements".
" Son éclat est son exploit. Il réussit à parler de l'amour au c?ur de la haine et de la vie au c?ur de la mort." Marie-Laure Delorme, JDD.
-- México, 1960. le jeune Juan Guillermo, qui a vu sa famille décimée en quelques années et son frère assassiné par un gang de religieux fanatiques, jure de venger la mort de ce dernier. Un récit intense et singulier, dans la lignée d?Herman Melville, Jack London et Faulkner, signé par un des plus grands écrivains contemporain de langue espagnole. --
Le livre : https://bit.ly/2Uny8WI
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