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Citations sur Martin Eden (504)

fredho
fredho   04 mars 2013
Avant, je ne savais pas que la beauté avait un sens. Je l’acceptais comme telle, comme une réalité sans rime ni raison. J’étais dans l’ignorance. A présent, je sais, ou plus exactement, je commence à savoir. Cette herbe me paraît beaucoup plus belle maintenant que je sais pourquoi elle est herbe, par quelle alchimie du soleil, de la pluie et de la terre elle est devenue ce qu’elle est.
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Patsy_Stone
Patsy_Stone   13 août 2007
La mort ne faisait pas souffrir. C'était la vie, cette atroce sensation d'étouffement : c'était le dernier coup que devait lui porter la vie. Ses mains et ses pieds, dans un dernier sursaut de volonté, se mirent à battre, à faire bouillonner l'eau, faiblement, spasmodiquement. Mais malgré ses efforts désespérés, il ne pourrait jamais plus remonter ; il était trop bas, trop loin. Il flottait languissement, bercé par un flot de visions très douces. Des couleurs, une radieuse lumière l'enveloppaient, le baignaient, le pénétraient. Qu'était-ce ? On aurait dit un phare. Mais non, c'était dans son cerveau, cette éblouissante lumière blanche. Elle brillait de plus en plus resplendissante. Il y eut un long grondement, et il lui sembla glisser sur une interminable pente. Et, tout au fond, il sombra dans la nuit. Ca, il le sut encore : il avait sombré dans la nuit. Et au moment même où il le sut, il cessa de le savoir.
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PiertyM
PiertyM   23 septembre 2014
Vous avez remarqué son regard si dur ? Personne n’a pris soin d’elle. Elle s’est élevée comme elle a pu, et une jeune fille qui n’a qu’elle pour se défendre ne peut avoir un regard doux, gentil, comme... comme le vôtre, par exemple.
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Arakasi
Arakasi   30 janvier 2015
Ils se figurent qu'ils pensent et ce sont ces êtres sans pensées qui s'érigent en arbitres de ceux qui pensent vraiment.
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PiertyM
PiertyM   23 septembre 2014
Je vous dirais que la lune est un fromage vert, que vous applaudiriez, ou du moins que vous n’oseriez pas me contredire, parce que je suis riche. Et je suis le même qu’alors, quand vous me rouliez dans la boue, sous vos pieds.
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michemuche
michemuche   24 mai 2017
La masse de livres qu'il lut ne lui servit qu'à stimuler son impatience. Chaque page de chaque volume n'entrebâillait qu'une fenêtre minuscule du paradis intellectuel, et son appétit, aiguisé par la lecture, augmentait à mesure.
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Fandol
Fandol   10 novembre 2020
Voilà où réside l’épouvantable paradoxe : les portes d’entrée de la littérature sont gardées par des cerbères qui sont les ratés de la littérature. Les rédacteurs en chef, leurs adjoints et associés, pour la plupart, les lecteurs de manuscrits qui travaillent pour les revues et les maisons d’édition, pour la plupart ou presque tous, sont des gens qui ont voulu écrire et qui n’ont pas réussi. (page 363)
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fredho
fredho   24 novembre 2015
Autrefois, il s’imaginait naïvement que tout ce qui n’appartenait pas à la classe ouvrière, tous les gens bien mis avaient une intelligence supérieure et le goût de la beauté ; la culture et l’élégance lui semblaient devoir marcher forcément de pair et il avait commis l’erreur insigne de confondre éducation et intelligence.
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PiertyM
PiertyM   30 août 2014
Elle s’efforçait d’harmoniser ce discours gauche, hésitant et naïf, avec ce qu’elle voyait sur ce visage. Jamais elle n’avait vu des yeux exprimer de force aussi grande. Avec la puissance exprimée par ce visage-là, cet homme pouvait arriver à tout. Mais comme elle s’accordait mal avec la façon dont il exprimait sa pensée ! Il ressemblait à un géant ligoté qui se débat pour arracher ses liens.
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Fandol
Fandol   06 novembre 2020
Il haïssait le trou noir du sommeil : il y avait trop de choses à faire, trop de choses à vivre. Il en voulait au sommeil de chaque moment de vie qu’il lui volait et, avant que la sonnerie eût cessé son vacarme, il avait la tête plongée jusqu’au cou dans le lavabo et frissonnait au contact de l’eau glacée. (page 206)
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