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Noël Mauberret (Traducteur)Christian Montaignac (Préfacier, etc.)
EAN : 9782859408664
160 pages
Éditeur : Phébus (22/10/2002)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Fasciné par l'action et ses ambiguïtés, London est peut-être le premier écrivain à avoir rendu ses lettres de noblesse au corps humain, ce grand oublié de la littérature issue de la tradition judéo-chrétienne.
Lui-même sportif et practicien de boxe, il a consacré de nombreuses chroniques à la défense et à l'illustration du "noble art" ; et ces deux longues nouvelles exemplaires, "L'Enjeu" (The Game, 1905) et "La Brute" (The Abysmal Brute, 1911), où il décrit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Erik35
  04 novembre 2016
Boxe ! Boxe ! Boxe !
On ne peut s'empêcher de se remémorer la célèbre chanson de Claude Nougaro en lisant et, pour l'une d'entre elles, redécouvrant, les deux nouvelles proposées par les éditions Libretto dans ce recueil intitulé "Sur le Ring".
Pour qui connait un peu la vie de Jack London ne sera pas surpris de cette thématique, notre aventurier ayant lui-même pratiqué le "noble art" en amateur, rédigé quelques compte-rendus de presse à l'occasion de grandes rencontres, et écrit une autre nouvelle, terrible, présente dans son volume le diable en rit encore, intitulée "pour un steak".
La première des deux nouvelles présentée là conte l'histoire d'une rencontre amoureuse a priori impossible entre une jeune fille timide, d'un milieu simple mais honnête, et d'un jeune Apollon, bien timide lui-aussi mais qui a l'horrible défaut de pratiquer l'art sulfureux et pas sans danger de la boxe. L'amour viendra se mêler de la rencontre. Pour le meilleur, pense-t-on... Jusqu'au drame, atroce, net et vif comme un uppercut.
Dans la seconde, London nous narre, non sans quelques notes d'humour disséminées tout au long du texte, l'histoire d'un véritable jeune Hercule, fils d'un ancien champion de boxe proche de la mort, et que ce dernier confie à un agent, sous la condition expresse que cet agent ne se prête à aucune des habituelles magouilles et autres traficotages communs au monde sulfureux de la boxe en son aube. Las ! le jeune champion est trop doué, trop rêveur -poète même- pour se rendre compte que son agent se fait un argent fou sur son compte. Jusqu'au jour où arrive LA FEMME, celle dont on est absolument certain, en quelques coups d'oeil, en un serrement de main, de rares mots échangés dans le cadre d'une simple interview pour la presse sportive, celle dont on sait qu'elle sera notre comme nous serons sien.
Après une brève, belle mais tragique première histoire d'amour sous fond de passion du ring, London présente dans cette seconde tout son art. Ecriture vive mais jamais simple, phrases rapides même lorsqu'elles se développent, personnages attachants auxquels on croit dès les premiers mots, le tout dans le décor d'un sport naissant à l'époque mais qu'il affectionnait tout particulièrement, sans oublier une virulente mais saine critique sociale, l'auteur de le Talon de fer comprenant déjà comment le monde de l'argent, du jeu, de la pègre et des institutions entremêlées étaient sur le point de confisquer la pratique sportive le plus directe, la plus physique et virile qui soit, pour son principal profit et au détriment des simples spectateurs passionnés mais naïfs. London entrevoit, bien avant toutes les affaires que l'on a connu depuis, ce qu'il allait advenir du monde du sport-spectacle, et pas que le meilleur.
Une fois n'est pas coutume, c'est donc avec maestria que Jack London nous donne à lire deux vrais régals de création. A lire, même lorsqu'on ne connait rien à la boxe, même si l'on ne goûte guère cette pratique.
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Alaindexe
  13 septembre 2015
La première nouvelle de ce recueil s'intitule L'enjeu. Grâce à l'argent de la boxe, Joe parvient à faire vivre sa mère veuve et ses soeurs et à effectuer les traites sur la maison qu'il lui a achetée. Joe est l'athlète par excellence et n'a aucun vice. Un jour, il rencontre la belle Geneviève qui travaille dans une confiserie et c'est le coup de foudre. La beauté de Geneviève n'a d'égal que le talent de Joe et London arrive à marier sensualité et brutalité dans un phrasé qui danse comme un boxeur sur un ring. Joe est talentueux mais son ultime combat aura une tournure tragique. À travers la logique implacable du jeu, London expose à la fois l'essence de la boxe et la cruauté d'une vie régie selon les règles d'un jeu absurde.
La seconde nouvelle s'intitule La brute. Pat Glensey est le fils d'un ancien boxeur qui s'est retiré dans les bois. Loin de la ville, Pat grandit en se mesurant aux ours et aux éléments. Son père le prépare à devenir boxeur et lorsqu'il sent qu'il est allé au bout de son éducation, il écrit à Sam Stubener, un entraîneur, pour lui confier Pat. À contrecoeur, Pat quitte rivières et montagnes pour la ville où il s'entraîne en vue d'affronter des boxeurs de son calibre. Mais aucun de ses opposants n'est à la hauteur et il remporte tous ses combats par K-O. La dernière chose que lui avait dit son père est : « Quoi qu'il arrive, fais gaffe aux femmes […] La femme c'est la mort et l'enfer, souviens-toi de ça. Mais si tu trouves la femme, la vraie, alors garde-la. Ça vaut plus que l'or et l'argent. Sois sûr de ce que tu fais, et alors, une fois sûr, ne la laisse pas filer entre tes doigts… » Un jour, il rencontre cette femme et, après avoir fait un coup d'éclat qui retentira dans tout le milieu de la boxe, il décide de quitter ce milieu corrompu.
Jack London a personnellement pratiqué la boxe (c'est lui sur la couverture) et c'est ce qui donne à ce recueil de nouvelles sa saveur et son réalisme. Page après page, on sent l'odeur du gymnase, des gants de cuir et l'extraordinaire tension qui culmine lors d'un combat. Les mots sont juxtaposés de façon subtile et adroite —à l'image d'un boxeur qui talonne son adversaire et attend l'ouverture pour lui pour envoyer un crochet du droit— et on est carrément mis K-O par le génie de London. La brute est sans doute la meilleure nouvelle jamais écrite sur la boxe.
Lien : https://alaincliche.wordpres..
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Skand
  12 juillet 2018
Dans ma continuité, je viens de terminer mon deuxième livre de Jack London, et notamment le thème de la boxe.
J'ai adoré ce roman et l'ascension sportive et sociale de Pat Glendon. Une « brute » naïve des montagnes qui s'impose avec naturel et sans effort lors des combats de boxe, sous la tutelle d'un ancien champion, Stam Stubener, devenu coach et organisateur de combats.
Jack London décrit l'art de la boxe avec force et fascination. Un sport qui ne se « joue pas mais se fait ». Il décrit notamment les dérives et les magouilles existantes à tous les niveaux dans ce monde sans pitié.
Notre héros Glendon - qui est dans les faits un amateur d'art, de peinture, de littérature - livre également un combat sans concession face à la tricherie organisée par ses congénères...Ce sera même son dernier combat.
Un excellent roman. Je me suis régalé ! Je vous le recommande.
Ps. : si vous achetez ce livre, vous n'aurez pas besoin d'acheter « pour cent dollars de plus » qui la traduction française du titre « L'enjeu ».
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Yugi
  26 septembre 2017
Souvent, surtout à ses débuts, le monde de la boxe fut taxé de discipline primitive propre à ravir les imbéciles ou encore de sport de voyou. "Le ring" de Jack London est un merveilleux récit, qui, sans oublier le côté sombre de cet art dramatique, nous rappelle la noblesse de ce sport et l'envergure des hommes qui l'ont façonné.
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Thomas_Harnois
  04 janvier 2021
Un sentiment mitigé sur ce recueil dédié à la boxe, une nouvelle que j'ai aimée, l'autre pas.
Je reconnais toutefois que London sait fort bien faire passer sa passion à propos d'un sport il est vrai parmi les plus fascinants qui soit, en témoigne les innombrables films qui ont été fait autour du noble art, de Rocky à Ali en passant par Raging Bull ou Million Dollar Baby.
Aujourd'hui en plus d'un siècle ce sport a énormément évolué, les femmes sont autorisées à boxer et les boxeurs des pays de l'Est, de la Russie notamment dominent au niveau mondial, ce qui à n'en pas douter ne manquerait pas d'estomaquer Jack London !
Lien : https://lediscoursdharnois.b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Erik35Erik35   04 novembre 2016
J'ai une proposition à te faire. J'ai chez moi un champion inconnu, le plus grand qu'on ait jamais vu. C'est pas de la blague ; juste ce qu'il te faut ! Qu'est-ce que tu penserais d'un gars qui, à vingt-deux ans, accuse ses deux cent vingt livres et frappe deux fois plus fort que moi à la grande époque ? Le gars en question, c'est mon fils, Pat Gendlon junior. Il combattra sous ce nom-là. J'ai tout arrangé d'avance. Ce que tu as de mieux à faire, c'est de sauter dans le premier train et venir ici.
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cat58cat58   02 janvier 2017
« (…) La femme, c’est la mort et l’enfer, souviens-toi de ça. Mais si tu trouves la femme, la vraie alors garde-la. Ça vaut plus que la gloire et l’orgueil ».
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cat58cat58   02 janvier 2017
« Cette virilité, la virilité du mâle combattant, lui lançait l’appel que reçoit immanquablement la femelle, façonnée qu’elle est par une hérédité immémorable à rechercher l’homme fort pour s’y accoupler, pour se faire de sa force un rempart et un soutien ».
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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