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ISBN : 2869598327
Éditeur : Arléa (16/10/2008)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 17 notes)
Résumé :
"Dans la Russie des Soviets" est un reportage d?Albert Londres écrit en 1920 pour le compte de l?Excelsior. Il faut cinquante-deux jours au journaliste français pour pénétrer dans la République Socialiste Fédérative des Soviets Russes. A l?époque, on est en plein « Communisme de guerre » ; les journalistes occidentaux ne sont pas admis en Russie rouge, c?est la guerre civile, la famine dans les villes et les campagnes, l?effondrement de la production agricole et ind... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Alcapone
  14 mai 2013
La Russie des soviets de 1920 racontée par Albert Londres est bien sombre : la misère et la famine règnent sur Moscou et Petrograd. Trois années se sont écoulées depuis la révolution bolchevique de 1917 et des promesses faites par les dirigeants du Parti, ne subsistent que des désillusions. C'est au prix de gros efforts qu'Albert Londres entreprend de se rendre en République Socialiste Fédérative des Soviets Russes (RSFSR). Après s'être notamment fait balader en Allemagne, en Estonie et au Danemark, le journaliste finit par atteindre son objectif et c'est avec ahurissement qu'il découvre les premières conséquences du bolchevisme. Les valeurs défendues par la toute jeune république soviétique lui sont incompéhensibles. Il est notamment frappé par l'humiliation de la soupe populaire : "C'est le dernier degré de la dégradation, ce sont des étables pour hommes. C'est la troisième Internationale. A la quatrième, on marchera à quatre pattes, à la cinquième, on aboiera." (p.32). Et pour lui le traité de paix de Brest-Litvosk n'est qu'un prétexte pour "tailler un empire au marxisme." (p.33). Par ailleurs, celle qu'il surnomme cyniquement Sa Majesté Prolétariat 1er, fait le malheur des honnêtes citoyens russes. A tel point que manger du pain blanc et porter des vêtements propres est un luxe de l'ancien temps car dans la RSFSR de 1920, "L'homme n'est pas arrivé au vingtième siècle pour posséder des libertés individuelles. Qui recherche sa liberté, liberté d'agir, de vivre, de penser, est un réactionnaire." (p.35) et Albert Londres de conclure que "Trotsky a décidé de karl-marxiser ces pauvres jeunes hommes" (p.42) au nom de la dictature du prolétariat.
Et puis il se ravise : il ne s'agit en fait pas de la dictature du prolétariat mais de la dictature au nom du prolétariat ! Lors de ses diverses rencontres, Albert Londres se rend compte qu'on le prend pour un fou : venir en Russie juste pour voir et ce, sans provisions ? Quelle idée saugrenue ! Quant à ce que les bolchéviques disent des socialistes, il ne faut pas l'occulter et le journaliste ne s'en cache pas : ils se demandent tout simplement "Où sont les Liebknecht et la Rosa Luxemburg du socialisme français ? Que la bande petite bourgeoise de nos anciens camarades nous montre son martyr, alors ce jour-là, nous changerons d'avis ; pour l'instant, nous les considérons tous comme les arlequins du capital." (p.68). On retrouve aussi les références à Lénine, Trotsky. On part aussi à la rencontre de Gorki dont on ne sait finalement pas s'il défend le bolchévisme ou non. Il y a également les Français pro-communistes ou non, expatriés en Russie et les histoires de la V. tché K...
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milgoul
  15 mai 2010
En 1920, après plus d'un mois et demi de tribulations, Albert Londres, journaliste pour l'Excelsior, parvient à entrer sur le territoire russe. Il se rend à Petrograd et à Moscou, rencontre la population, des dirigeants (le commissaire du peuple aux Affaires étrangères, le commissaire du peuple aux Finances) ainsi que Maxime Gorki.
Albert Londres nous livre un témoignage ahurissant sur la Russie dans les premiers temps du bolchevisme et établit à la fin de l'ouvrage une comparaison intéressante entre Lénine et Trotski.
Comme toujours chez Londres, le récit est vivant. Dans cet ouvrage, le récit est tantôt poignant avec la description des conditions de vie des habitants de Petrograd et de Moscou, miséreux et affamés, soumis au joug bolchevique, tantôt il contient des touches d'humour.
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critiques presse (1)
Actualitte   03 juin 2019
Dans ce cadre, le témoignage d'Albert Londres qui n'est pas encore un ensablé (pour combien de temps encore) apporte à ces derniers un autre éclairage qui ne peut que nous enrichir...
Lire la critique sur le site : Actualitte
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Vidéo de Albert Londres
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