AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782723484015
384 pages
Éditeur : Glénat (26/10/2011)
3.86/5   25 notes
Résumé :
Dans les années 1980, au cœur des montagnes ariégeoises, le couple Maisonnier fait le choix – et l’impose à ses enfants – de vivre en autarcie. Djalla-Maria, une de leurs filles, livre ici un témoignage brut, exceptionnel, sur une enfance sauvage et inclassable.

Patrice et Barbara ont élevé leurs huit enfants en dehors de la société de consommation : pas d’eau courante, pas d’électricité, pas de lits, pas d’assiettes ni de couverts, pas de jouets en p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
paulotlet
  16 juillet 2014
Dans ce récit de vie très sensible, Djalla-Maria Longa relate son enfance dans une famille de hippies quelque part sur les contreforts des Pyrénées. Barbara et Patrice avaient rêvé d'un retour à la terre en rupture totale avec la société moderne. Avec leurs sept enfants, ils labouraient à l'aide d'une araire, vivaient sans gaz, ni électricité, ni commodités d'aucune sorte. Barbara détruisait consciencieusement tous les produits du monde moderne qui atterrissaient dans son petit monde et mettait un point d'honneur à empêcher que la République scolarise ses enfants.
Avec beaucoup de générosité et de tact, Djalla-Maria raconte comment elle comprend très tôt que sa vie n'est pas là, comment elle se sent attirée par le "monde d'en bas". Ce conflit étrange qui oppose une mère sûre de ses choix et une gamine qui a soif de connaissance est présenté dans toute sa complexité, avec ses explosions mais aussi ses doutes et ses moments d'apaisement. le livre est aussi une formidable évocation d'un mode de vie quasi médiéval, de ses difficultés et de ses joies, mais aussi de ses évolution. Djalla-Maria parvient à inscrire son récit dans la durée, dans l'épaisseur de la vie. C'est bien écrit et bien construit,
Même si elle est pose un regard critique sur cette enfance sauvage, jamais elle ne tombe dans le manichéisme, évoquant avec beaucoup d'émotion ce que cette famille étrange lui a apporté. Un ouvrage touchant dont qu'on quitte avec regret.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Lucioledanslalune
  29 août 2013
Une autobiographie intéressante qui, à travers l'enfance et la construction de la vie d'adulte de l'auteur, montre les bien faits mais aussi les limites de l'autarcie et de l'isolement.
Djalla-Maria est née dans les années 80, dans une famille atypique habitant un coin reculé de l'Ariège, loin de tout confort moderne. En effet, ses parents souhaitent vivre loin de la société de consommation et de la vie moderne. Ils n'ont pas l'électricité, ni l'eau courante, se nourrissent exclusivement de leur récolte et de leurs élevages et les enfants ne vont pas à l'école.
Djalla est la quatrième de la fratrie ; malgré son amour de la nature et son lien très fort avec ses frères et soeurs, elle a très tôt envie de connaître la vie "d'en bas", de découvrir la vie des autres et de voyager. Plusieurs fois en contradiction totale avec ses parents, elle va apprendre à se construire tout en maintenant un lien très fort avec sa famille.
Commenter  J’apprécie          20
etohyuta
  27 juin 2014
très joli témoignage, racontant la vie atypique de sa famille, ses parents ayant pris le parti de vivre à l'écart de tout ce que le monde moderne et sa société de consommation. Sans électricité et eau courante,proche de la nature, l'auteur sait nous démontrer les avantages d'une telle vie, mais aussi critiquer le coté trop extrémiste.
Ayant emménagé en Ariège il y a un an non loin du lieu du récit, ce récit m'a particulièrement intéressé.
récit touchant, intéressant, à lire ....
Commenter  J’apprécie          40
jpatou
  03 septembre 2012
Récit d'enfance de l'auteur dont les parents ont choisis un mode de différents et assez radical en Ariège. J'ai trouvé ce livre intéressant car racontant un mode de vie inconnu pour moi et surtout le parcours de l'écrivaine super. On reste sur sa faim tellement on voudrais des détails sur cette vie mais je crois qu'une suite est prévue. A lire
Commenter  J’apprécie          50
Flohe
  27 août 2016
Les parents de Djalla-Maria Longa se sont rencontrés en 1977 dans les montagnes ariégeoises et ont décidé d'y vivre en bannissant tout ce qui vient du « monde d'en bas » : pas d'électricité, pas d'eau courante, pas de table pour manger, pas d'assiette ni de couvert... Les enfants n'ont pas de jouet en plastique et ne vont pas à l'école. L'auteure, quatrième enfant d'une fratrie de huit, raconte cette vie en autarcie et les difficultés qu'elle a rencontrées pour intégrer une vie « normale » contre la volonté de ses parents.
Si vous rêvez d'une vie en osmose avec la nature et d'un retour aux valeurs authentiques, ce témoignage risque de vous faire réfléchir...
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
paulotletpaulotlet   16 juillet 2014
Je ne regrette rien de mon enfance. Après en avoir écrit l'histoire, après avoir beaucoup parlé avec mes parents, c'est comme si la pommade de consoude de maman avait cicatrisé les plaies du passé. Je leur dois beaucoup, en particulier les valeurs qu'ils nous ont transmises et que je m'efforce d'inculquer à mes enfants.

Avec Sébastien, nous avons choisi de vivre dans un milieu qui nous paraît équilibré, où nos enfants peuvent s'épanouir dans la nature, sans jamais s'y sentir emprisonnés. Ils s'amusent dehors, grimpent aux arbres, construisent des cabanes, s'occupent de leurs hamsters, de leurs perruches, des plantes et des légumes, à mes côtés; partagent des jeux de société avec leurs copains et copines; vont dormir chez les uns et les autres; regardent en peu la télévision; jouent parfois sur l'ordinateur. Tout est question d'équilibre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          63
paulotletpaulotlet   16 juillet 2014
Plus je grandissais, plus mon rêve de découvrir le monde d'en bas se heurtait à la détermination de Barbara de me garder ici. Même si parfois elle parvenait à me faire douter, plus elle se montrait ferme à mon égard, plus ma révolte grondait. Je ne pouvais concevoir mon avenir tracé dans les seuls pas de mes parents, coincée entre les flancs étroits de notre refuge ariégeois, et me contenter de ce train-train que le connaissais trop bien. Je savais au fond de moi que, malgré les dangers auxquels je n'étais pas préparée, ma vie serait ailleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
etohyutaetohyuta   25 juin 2014
Les matins après l'orage, c'est de la poésie pure. Dans l'aube brumeuse, la terre humide exhale mille saveurs secrètes, la nature repose, en silence, après une nuit agitée. Étrange sensation , mélange de tristesse et de beauté...
Commenter  J’apprécie          20

Video de Djalla-Maria Longa (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Djalla-Maria Longa
rencontre avec Djalla-Maria Longa - Librairie Aux Temps Modernes Pamiers -Décembre 2016 -
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Djalla-Maria Longa (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1161 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre