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ISBN : 2021362159
Éditeur : Seuil (17/08/2017)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Quelque part entre la banlieue et la campagne, là où leurs parents avant eux ont grandi, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres.

Dans cet univers à cheval entre deux mondes, où tout semble voué à la répétition du même, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès, qu’il soit porté par Lahuiss quand i... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
bananenstrat
06 septembre 2017
Fief est un roman du domaine du superbe !
Superbe, déjà , le style. La narration est faite par Jonas qui se trouve être le personnage central du roman et qui rapporte de manière libre à la fois les actions mais aussi les paroles de son entourage. Il en résulte des passages superbes sur la boxe, d'un dynamisme et d'une précision parfaits, que ce soit dans le rendu des mouvements ou dans la restitution du discours de l'entraîneur.
On trouve également des passages superbes sur la « glande organisée » de ces jeunes et leurs joutes verbales. Et là, l'exercice loin d'être facile, est très bien réussi.
Une forme exceptionnelle donc, mais un fond qui l'est tout autant. J'ai entendu l'auteur à la radio dire que son dessein n'était pas de faire une démonstration sociale avec ce livre. Et pourtant la portée sociologique en est bouleversante. A travers d'abord le quotidien anesthésié de ces jeunes gens, qui n'aspirent à rien, sont rejetés de partout. Mais la description se fait sans complaisance et l'auteur ne les dédouane pas de leurs responsabilités. Toutefois grâce à certains chapitres on voit bien comment le déterminisme social les frappe tôt et les enferme dans le carcan qui les tiendra toute leur vie peut-être. On comprend bien aussi que pour eux il y a un certain confort à jouer les perdants, que ce soit sur les terrains professionnels, sociaux, amoureux, sportif et en assez peu de pages on balaie le champ assez vaste de leurs échecs.
Il n'en demeure pas moins que leur humanité est grandiose et le tragique de leurs situations n'en est que plus touchant.
Un livre extrêmement émouvant à mon sens, qui je le souhaite sera primé cette année.
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trust_me
31 août 2017
Jonas, Ixe, Lahuisse, Untel, Sucré, Miskine, Romain, Poto, Habib. Les rois de la glande. Une bande d'inséparables où on se salue à coups de checks épaule contre épaule, où on enchaîne les moqueries et les insultes bon enfant, où on passe ses journées à jouer aux cartes et à la console, à fumer des pétards, à dealer un peu aussi à l'occasion, à faire quelques virées nocturnes alcoolisées et à fréquenter la salle de boxe. Dans leur petite ville de province, il n'y rien d'autre à faire. Rien de mieux à faire surtout.
Je ne connais rien de David Lopez, à part qu'il a 32 ans et que Fief est son premier roman. Impossible donc de savoir si ce livre a quelque chose d'autobiographique mais force est de constater qu'il sent le vécu à plein nez. Il raconte au fil des chapitres le quotidien des pas grand-chose, l'existence ordinaire d'une France sans avenir qui ne se plaint pas de son sort mais ne peut pas se projeter dans le futur, à court ou à long terme. Une France qui a appris que « le seul chemin vers bonheur c'était la résignation, pas honteuse mais clairvoyante ».
Il ne faudrait pas faire l'erreur de prendre ce texte pour un roman de racailles à la vulgarité gratuite enfilant les clichés comme des perles. L'écriture est vivante, elle saisit la vitalité, la répartie et la dérision d'une langue propre à des gamins dont la nonchalance peut agacer mais que pour ma part j'ai trouvés particulièrement attachants. Il se dégage du récit une poésie crue, spontanée, sans fioriture, illuminée par des scènes aussi belles qu'improbables comme cette dictée improvisée autour d'un extrait du « Voyage au bout de la nuit » ou les références au jardin de Candide que Jonas et ses compères ont bien du mal à interpréter.
Loin d'une apologie de l'oisiveté, loin de tout jugement, David Lopez croque la réalité d'une jeunesse sans rêve qui ne cherche en aucun à élargir son horizon, une jeunesse prête à basculer dans l'âge adulte sans la moindre illusion. Désespérant, exagéré ou lucide, à chacun de se faire sa propre idée.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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POPPYZ
03 septembre 2017
Je n'ai aimé ni le ton, ni le sujet de ce livre, ni sa langue. La banlieue en caricature, avec tout ce qui fait sa détestation, l'auteur n'a vraiment négligé aucun cliché.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
bananenstratbananenstrat06 septembre 2017
Elle est ingrate la boxe. Elle prend beaucoup, elle donne peu. Une maigre récompense coûte de nombreux sacrifices. Elle consacre ceux qui sont capables de la plus grande résilience. Ceux pour qui la satisfaction ne peut aller qu'avec la souffrance. Pour la surmonter. La surpasser. La sublimer. Il faut être fou, ou comme moi, se retrouver embarqué là-dedans presque malgré soi. Fou, ou doué.
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BibaliceBibalice02 juin 2017
C’est un nuage qui m’accueille. Quand j’ouvre la porte je vois couler sous le plafonnier cette nappe brune, épaisse, et puis eux, qui baignent dedans. Ixe, ça ne le dérange pas qu’on fume chez lui, du moment qu’on ne fume pas de clopes. Je le regarde, entre lui et moi c’est presque opaque. Il plane dans le brouillard. On est bien reçus chez toi, je dis. Je n’ai pas le temps d’ajouter quoi que ce soit que déjà il me pose sa question rituelle. Tu veux rouler ? Je dis oui.
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ericibougbericibougb24 août 2017
L'ennui, c'est de la gestion. Ca se construit. Ca se stimule. Il faut un certain sens de la mesure. (p46)
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ericibougbericibougb24 août 2017
On habite une petite ville, genre quinze mille habitants, à cheval entre la banlieue et la campagne. Chez nous, il y a trop de bitume pour qu'on soit de vrais campagnards, mais aussi trop de verdure pour qu'on soit de vraies cailleras. (p57)
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Vidéo de David Lopez (II)
David Lopez - Fief [Rentrée littéraire 2017]
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