AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Frédéric Weinmann (Traducteur)
ISBN : 226617617X
Éditeur : Pocket (04/09/2008)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 99 notes)
Résumé :
A Constance au début du XVème siècle, la belle et pure Marie est promise à un riche avocat en échange dune dot conséquente. A quelques jours du mariage, la jeune fille voit son avenir s'effondrer: accusée de dévergondage, elle est jetée en prison. Alors qu'elle attend dans sa cellule d'être innocentée par un examen, trois brutes la violent sauvagement. Inculpée de pêché de chair, Marie est torturée et bannie à jamais de la ville.
Seule, blessée, répudiée, ell... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
latina
  11 décembre 2016
« Espèce de catin » ! Quelle injure, n'est-ce pas ? Et bien, c'est comme cela que les prostituées étaient appelées de façon courante et naturelle au 15e siècle. Mises au ban de la société, obligées de porter des rubans jaunes pour se signaler en tant que telles – car malheur si des dames vertueuses et des beaux messieurs croisent ces femmes dépravées et promises aux feux de l'enfer -, elles sont très souvent humiliées, battues, violées. Et pourtant, ces messieurs du Moyen-Age en ont tellement besoin...
La jeune, très jolie et très vierge Marie, elle, n'était pas promise à ce destin infamant. Mais elle y a été obligée ! Humiliée, battue, violée...AVANT de devenir « catin », par la force des choses. Victime d'un riche prétendant (avocat !) malhonnête et cupide, sa vie a basculé la veille de ses noces, car les complices de son promis l'ont accusée de prostitution, et elle a été conduite par la force des choses en prison, où, toujours par la force des choses, elle a été violée. Et puis jugée, flagellée, bannie de sa ville, Constance, obligée de se prostituer puisqu'elle n'avait plus le droit de vivre comme une femme honnête. Mais immense est la force de son caractère, immense est son désir de vengeance ! Recueillie par une autre prostituée itinérante, elle s'en ira de ville en ville à la recherche d'hommes qui pourront au fil des années lui procurer un petit pactole dans le but de faire assassiner ses tourmenteurs. Les rencontres diverses, heureuses ou malheureuses, émailleront sa vie et la redirigeront tout doucement vers Constance et son destin.
En toile de fond :
- la chrétienté, incontournable, avec le concile de Constance, les trois papes, Jan Hus ...mais aussi une foule de moines dépravés qui ne pensent qu'à ce qu'ils ont entre les jambes
- Les batailles pour la conquête de territoires dans ce saint empire romain de la nation germanique, donc des soldats et des mercenaires qui ne pensent qu'à ce qu'ils ont entre les jambes
- le statut des femmes, qui n'ont rien à dire, qui doivent se comporter de façon vertueuse sous peine d'être flagellées, ne pas sortir seules en ville, et obéir à leur père, seigneur et maitre ; et le statut de ces femmes qui justement ne se comportent pas de façon vertueuse, qui ouvrent les jambes pour ne pas mourir de faim, obligées de supporter l'hygiène déplorable de la plupart de ces hommes du 15e siècle
Des bords du Rhin à la Forêt-Noire, des maisons bourgeoises aux châteaux-forts en passant par les cabanes pour les porcs, Iny Lorentz nous promène dans cette Allemagne en devenir, ballottée par les rivalités de toutes sortes, entre personnes de toutes conditions, avec toujours, comme trait d'union, la « catin ».
Dégoûtée par le viol collectif du 1er chapitre, j'ai quand même suivi les aventures de Marie et me suis, non pas passionnée pour son sort, mais intéressée par le sort de ces femmes rejetées officiellement mais dont tout homme de l'époque ne peut se passer officieusement.
La psychologie n'est pas très fouillée, et le récit parfois tourne en rond, mais il nous renseigne assez bien sur la vie de ces gens si lointains de nous et pourtant si proches à bien des égards...
Il y a une suite à ce premier volume, je compte sur les babéliotes pour la présenter, parce que moi, je m'arrête là.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          366
boudicca
  20 mai 2012
Avec « La catin », Iny Lorentz nous entraine au XVe siècle, dans la ville de Constance, où la vie de la jeune Marie bascule lorsque, victime d'un complot, elle se retrouve accusée à tort de moeurs légères. Violée, flagellée, bannie, il ne reste à cette époque que peu d'alternatives à une jeune femme seule et sans attaches : Marie se fait prostituée. L'auteur nous fait ainsi découvrir la vie et le quotidien des filles de joie auxquels il est difficile de rester indifférent : le danger permanent des routes, la camaraderie et les mesquineries entre les filles, les clients qui défilent, le mépris de tous...
I. Lorentz brosse un portrait sans fard de la vie de ces femmes auxquelles on s'attache rapidement, à commencer par Marie dont l'innocence et la naïveté ne résisteront évidemment pas longtemps aux épreuves traversées et au quotidien qu'implique sa nouvelle vie. Certaines scènes sont très prenantes et très crues, dérangeantes parfois, bien que l'auteur ne fasse jamais dans la surenchère. Un roman historique particulièrement réussi et un destin passionnant qui se poursuit sur encore deux tomes (La Châtelaine, le testament de la catin).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
nekomusume
  06 juillet 2012
Marie, jeune fille de la haute bourgeoisie se prépare pour son mariage. Malheureusement, elle est accusée de débauche, violée dans sa prison et donc reconnue coupable et chassée de sa ville natale en tant que prostituée. Commence pour elle la découverte d'une vie errante faite de pauvreté et de dangers à l'opposé de tout ce qu'elle a connu jusque là. Avec pour but la vengeance, elle erre dans l'Allemagne du XVème siècle en compagnie des prostituées.
Même si ce livre expose assez bien les conditions de vie des catins à l'époque, leurs difficultés à survivre, le mépris avec lequel elles sont traitées, le danger avec les clients comme la population, le risque de tomber aux mains d'un souteneur ; il y a un moment où l'on se lasse de voir notre héroïne « ouvrir les cuisses ». Est-ce que cet effet d'accumulation a pour but de nous faire comprendre la vie des courtisanes, le dégoût du corps et de la chair à force d'être traité comme un objet… j'y ai trouvé un côté « voyeurisme » à la longue.
Les réalités historiques sont assez intéressantes mais à mon goût pas assez développée, en plus le fait qu'il prenne place en Allemagne me rend le contexte difficile à suivre : les noms ne me sont pas familiers et ne me parlent pas, les mentalités des querelles qui ont précédée l'avènement du protestantisme ne me sont pas bien connues. La vie quotidienne n'est pas non plus très présente dans la narration et si on a quelques passages disséminés, j'ai éprouvé un manque, n'ayant pas réussi à me plonger dans l'époque.
Quand au destin de Marie, on perd parfois de vue le but dans les circonvolutions de l'histoire, le hasard est très présent dans son déroulement, la longueur de sa vie errante (5 ans) est parfois perdue dans la rapidité de l'exposé, et le dénouement arrive un peu trop vite à mon gout, il parait en plus tellement simple que c'est dommage. Je sais qu'il y a deux autres tomes qui suivent cette histoire mais puisque tous les ennemis de Marie sont abattus, je ne sais pas quoi en penser, ni si je les lirai. Un bilan très mitigé pour ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Ema1
  12 mars 2012
Toujours dans le cadre du challenge du forum Partage lecture, j'ai lu ce roman, dont la quatrième de couverture m'avait vraiment plu :
« A la veille de son mariage, rien ne prépare Marie au cataclysme qui va s'abattre sur son existence. Dans cette Allemagne du XV° siècle, sa beauté, sa chasteté et sa dot la promettent au meilleur des partis. Ce sera Maître Ruppertus Splendidus, jeune et brillant avocat qui a l'oreille des puissants. Mais quand Marie est calomniée, jetée en prison puis violée, le conte de fées tourne soudain au cauchemar... Jugée sommairement puis bannie, elle n'a d'autre solution pour survivre que de rejoindre un groupe de prostituées itinérantes. Rejetée avec ses compagnes d'infortune au ban de la société, Marie a cependant un atout qui l'aidera à surmonter toutes les épreuves : en elle, brûle le feu de la vengeance... »
Autant le dire tout de suite, j'ai pris une grosse claque. J'ai été captivée par l'histoire de Marie. On la voit jeune et insouciante préparer son mariage avec la confiance d'une toute jeune fille en son père « puisqu'il l'a choisi, il doit être fait pour elle ». Autant dire que sa confiance va voler en éclat quand elle va être la victime de son futur époux qui a payé des « témoins » qui affirment avoir couché avec elle. La pauvre va alors être jetée en prison puis violée par les trois faux témoins, histoire qu'ils disent bien la vérité pendant le procès – ben oui mentir pendant un procès c'est plus grave que de violer une gamine, c'est bien connu. Procès qui va être expédié, bien sûr en défaveur de Marie, qui va être fouettée puis bannie. A moitié morte, elle va être récupérée en chemin par Hiltrude, qui va la soigner, puis devenir son amie. C'est alors que commence la vie de catin itinérante pour Marie, avec son lot d'horreur et de misère, pourtant elle garde l'espoir de se venger de son ancien fiancé.
J'ai trouvé le thème original, le côté historique et les moeurs de l'époque intéressantes, les personnages sont attachants, le style de l'auteur est fluide et le récit ne s'essouffle pas un seul instant. Une lecture parfois difficile, mais vraiment agréable, je lirais la suite avec plaisir.
Lien : http://altervorace.canalblog..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Kaya
  27 juin 2013
C'est le titre qui a attiré mon regard : "La catin". On ne peut qu'être intrigué par ce mot que l'on entend tout de même pas tous les jours.
La couverture et le résumé ont fini de me convaincre d'acheter ce roman.
C'est certain, ce n'est pas la qualité d'écriture ( de traduction?) qui a fait que j'ai été happée par ce récit. le style est pauvre, assez scolaire, une bonne vieille prose à best-seller populaire. Mais on se prend très vite d'affection pour Marie (C'est toujours aux Marie qu'il arrive toutes les peines du monde, n'est-ce pas?) et son triste sort.
En un mois de temps, ma maman et moi avions dévoré la trilogie.
Comme je le disais ce n'est pas un roman que l'on lit pour sa qualité de langue. Ce n'est pas non plus pour sa fiabilité historique que l'on en redemande. C'est un roman d'aventure et de suspense, qui m'a tenue en haleine jusqu'au bout. C'est également une belle balade autour de l'Allemagne, ou ce qui la constituait à l'époque, mais aussi autour de l'Europe moyenâgeuse.
Et puis, mine de rien, ce métier le plus vieux du monde, celui de prostituée, il intrigue !
Je sais que des études ont été faites sur la figure littéraire de la prostituée mais je n'ai jamais pris la peine de m'y intéresser. Pourtant, Marie n'est pas la première prostituée romanesque à laquelle je m'intéresse. Dans un tout autre registre littéraire, j'ai adoré "Nana" et, plus récemment, "Keetje" de Neel Doff. Un beau sujet de mémoire à côté duquel je suis passée...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
livrovore153livrovore153   05 décembre 2008
Marie baissa la tête pour éviter que Wina ne voie son expression boudeuse. La vieille femme ne lui en aurait fait que plus de reproches et lui aurait tenu un discours sur les devoirs conjugaux, farci d'allusions troublantes. L'adolescente n'arrivait pas à lui faire comprendre qu'elle avait peur de la tournure inattendue qu'avait prise son existence. Fille unique, elle venait tout juste de fêter ses dix-sept ans et, de ce fait, n'était pas prête pour le mariage. Or, voilà que dans quelques jours elle serait livrée à l'autorité d'un homme pour lequel elle n'éprouvait pas le moindre sentiment.
Pour autant qu'elle se souvienne, Ruppertus Splendidus était de taille moyenne, et maigre comme beaucoup de jeunes gens de sa connaissance. Son visage était trop anguleux pour être joli, mais il n'était pas désagréable. En revanche, ses yeux semblaient transpercer tout ce qu'ils voyaient. La seule fois qu'elle l'avait rencontré, elle avait été prise de frissons à la vue de son regard et au contact de sa main froide et presque sans vie. Toutefois, elle n'arrivait pas à faire comprendre à Wina et à son père pourquoi elle se sentait mal à l'idée d'épouser le fils du comte von Keilburg.
Comme l'intendante semblait toujours disposée à lui faire un sermon sur les bons usages, Marie tenta de changer de sujet.
- Les ballots de drap flamand que les rouliers ont remontés du port aujourd'hui sont encore dans la cour, et on dirait bien qu'il va pleuvoir.
- Quoi ? Ce n'est pas possible ! Il faut mettre la marchandise à l'abri au plus vite. Malheureusement, tous les charretiers sont à l'auberge en train de faire la fête en l'honneur de ton mariage. J'aurais beau rouspéter ou les supplier, je ne risque pas de les en faire sortir. Je vais voir si j'arrive à trouver un de nos valets et à le convaincre de mettre au moins une bâche. Vous n'avez qu'à continuer sans moi pendant ce temps-là.
Cette dernière phrase ne s'adressait pas seulement à Marie, mais aussi à Elsa et Anne, les deux servantes
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
dolyocedolyoce   13 septembre 2015
Mais la gente dame lui prit la main, la conduisit vers l'abbé Adalwig et s'arrêta devant lui sans la lâcher. Un chevalier de la suite du comte palatin prit à son tour la main de Michel et l'invita à s'approcher de Marie. L'abbé leur adressa un sourire apaisant. Lorsqu'il se mit à parler, Marie crut d'abord qu'il ne savait plus trop ce qu'il faisait. Il leur donnait la bénédiction nuptiale sans leur avoir demandé leur avis. Elle se tourna vers son ami d'enfance, mais comme celui-ci ne protestait pas, elle n'osa rien dire non plus.
- Je vous déclare mari et femme, amen.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
mosamosa   02 mars 2014
Quand la verge lui incendia le dos, Marie serra les dents. Elle perçut comme à travers un épais brouillard la voix du greffier qui comptait "un". Aussitôt après, la baguette en bois claqua de nouveau sur sa peau, mais cette fois si fort qu'elle crut avoir la colonne vertébrale brisée. Elle avait le corps en feu et maudit l'entêtement qui l'avait empêchée de choisir la voie du cloître. Bientôt, elle fut incapable de penser clairement : la douleur s'était emparée de tout son être. Les flammes du purgatoire n'auraient pu être pires.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2017
Au cours des derniers jours, elle avait commencé à comprendre ce que signifiait d’être bannie, sans patrie, et elle se demandait comment ces femmes faisaient pour supporter une existence pareille. On traitait les prostituées itinérantes plus mal que les mendiants faisant l’aumône sur les marches des églises. Elles étaient livrées à l’arbitraire des gardes municipaux qui les considéraient comme une indésirable vermine et leur sort dépendait de la bonne volonté des particuliers.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2017
L’enfant curieuse et souvent téméraire était devenue une pucelle obéissante et pieuse dont le père pouvait être fier. Néanmoins, depuis le jour où elle avait appris qu’on allait la marier, la jeune fille était comme métamorphosée. Au lieu de chantonner et de sautiller gaiement à travers la maison, elle accomplissait son travail la mine renfrognée et faisait penser à un poulain auquel on met des rênes pour la première fois.
Une autre se serait réjouie d’apprendre qu’un homme de bonne famille la demandait en mariage.
Marie, elle, avait été bouleversée, comme si elle craignait de franchir le pas le plus important dans la vie d’une femme. Pourtant, elle n’aurait pas pu mieux tomber. Son prétendant était Maître Ruppertus Splendidus, fils d’un comte suzerain et d’une serve. Malgré son jeune âge, c’était déjà un avocat réputé qui avait devant lui un brillant avenir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
autres livres classés : roman historiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les Amants de la Littérature

Grâce à Shakespeare, ils sont certainement les plus célèbres, les plus appréciés et les plus ancrés dans les mémoires depuis des siècles...

Hercule Poirot & Miss Marple
Pyrame & Thisbé
Roméo & Juliette
Sherlock Holmes & John Watson

10 questions
2651 lecteurs ont répondu
Thèmes : amants , amour , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .