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EAN : 9782204071864
264 pages
Éditeur : Le Cerf (13/01/2005)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :

La tradition orthodoxe n'a jamais voulu établir une distinction nette entre la mystique et la théologie, entre l'expérience personnelle des mystères divins et le dogme de l'Eglise. La théologie n'a pas pour objet une connaissance abstraite sur Dieu, mais la préparation de l'homme à l'union avec Lui.

Ainsi, plutôt que de tenter de percer le mystère au moyen de l'entendement, elle doit tout au contraire provoquer une transformation intérieure d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  02 décembre 2015
Ce bref mais important petit livre expose l'essentiel de la théologie orthodoxe, nommée ici "église d'Orient", comme si son identité n'était que géographique. L'auteur, théologien laïc émigré de Russie en 1922, a participé au renouveau de la pensée orthodoxe du début du XX°s, commencé en Russie et poursuivi dans l'émigration. Il souligne, en rupture avec les exposés théologiques des âges précédents, marqués par des habitudes d'esprit catholiques, que cette théologie orthodoxe n'est pas un discours intellectuel et philosophique sur Dieu et la révélation chrétienne, mais le résultat, chez le théologien, d'une expérience de la présence divine : d'une mystique vécue, en somme, plus que d'une spéculation universitaire. de là découlent toutes les différences qui opposent ce christianisme d'expérience au catholicisme et au protestantisme. L'essai est dense, mais accessible à toute personne intéressée par les religions.
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Karukera78
  19 juin 2014
Un grand classique de la théologie orthodoxe du 20e siècle.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   21 avril 2017
« Nous sommes des rejetons d'un lignage obscurci » disait saint Macaire d'Égypte. Pourtant, rien dans la nature - pas même les démons - n'est essentiellement mauvais. Mais le péché, ce parasite de la nature enraciné dans la volonté, devient une espèce d'anti-grâce qui pénètre la créature, vit en elle, la rend captive du démon, captif lui-même de sa volonté pétrifiée à jamais dans le mal. Un pôle nouveau, contraire à l'image de Dieu, se crée dans le monde, illusoire en soi mais réel par la volonté (le paradoxe d'avoir son existence dans la non-existence même, selon saint Grégoire de Nysse). Par la volonté de l'homme le mal devient une force contaminant la création ( « la terre est maudite à cause de l'homme », dit la Genèse). Le cosmos qui reflète toujours la magnificence divine acquiert en même temps des traits sinistres, « l'aspect nocturne des créatures », selon l'expression d'un théologien et philosophe russe, le prince E. Troubetskoï. Le péché s'introduit là où devait régner la grâce et, au lieu de la plénitude divine, un gouffre méonique s'ouvre, béant, dans la création de Dieu - les portes de l'enfer ouvertes par la volonté libre de l'homme.

Adam n'a pas accompli sa vocation. Il n'a pas su atteindre l'union avec Dieu et la déification du monde créé. Ce qu'il n'a pas réalisé lorsqu'il usait en plénitude de sa liberté, lui devint impossible du moment où il s'est asservi volontairement à la force extérieure. À partir de la chute et jusqu'au jour de la Pentecôte l'énergie divine, la grâce incréée et déifiante restera étrangère à la nature humaine et n'agira sur elle qu'extérieurement, en produisant des effets créés dans l'âme. Les prophètes et les justes de l'Ancien Testament seront des instruments de la grâce. La grâce agira par eux, mais ne sera pas appropriée aux hommes comme leur force personnelle. La déification, l'union avec Dieu par la grâce deviendra impossible. Mais le plan divin ne sera point aboli par la faute de l'homme : la vocation du premier Adam sera remplie par le Christ, second Adam. Dieu se fera homme pour que l'homme puisse devenir dieu - selon la parole d'Irénée et d'Athanase, répétée par les Pères et théologiens de tous les siècles. Cependant, cette œuvre accomplie par le Verbe incarné se présentera avant tout à l'humanité déchue sous son aspect le plus immédiat - comme l'œuvre du salut, de la rédemption du monde captif du péché et de la mort. Fascinés par la felix culpa, on oublie souvent qu'en détruisant la domination du péché, le Sauveur nous ouvrait de nouveau la voie de la déification qui est la fin dernière de l'homme. L'œuvre du Christ appelle l'œuvre du Saint-Esprit (Le 12, 49). (chapitre VI)
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   20 octobre 2015
(Dieu inconnaissable)

Or, c'est justement l'incognoscibilité qui est la seule définition propre de Dieu chez Denys, si l'on peut parler ici de définitions propres. En refusant d'attribuer à Dieu les propriétés qui font l'objet de la théologie affirmative, Denys vise expressément les définitions néo-platoniciennes : "Il n'est pas l'Un, ni l'Unité," dit-il. Dans le traité "Des noms divins", en examinant le nom de l'Un qui peut être dit de Dieu, il montre son insuffisance et lui oppose un autre nom "le plus sublime", - celui de la Trinité, qui nous apprend que Dieu n'est ni l'un ni le multiple, mais qu'Il surpasse cette antinomie, était inconnaissable en ce qu'Il est.

p. 29
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