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Marianne Véron (Traducteur)
EAN : 9782702136362
329 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (01/10/2005)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Amedeo Modigliani est une légende du monde de l'art. Sa personnalité flamboyante, ses conquêtes féminines, la sensualité de ses toiles et leur audace picturale, le prix exorbitant qu'elles atteignirent après sa mort autant que la misère qu'il connut de son vivant et sa disparition prématurée à trente-cinq ans, tout concourt à faire de lui l'artiste maudit tel qu'on l'imagine dans le Paris du débu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Fortuna
  20 mai 2016
Amedeo Modigliani est né en 1884 dans une famille juive de Livourne, ville portuaire où se côtoient dans la tolérance diverses communautés. Son père est un juif orthodoxe mais sa mère est plus libérale. Elle tient un journal intime, source de nombreuses informations sur la vie de « Dedo ».
A 13 ans il commence des leçons de dessin dans l'atelier de Guglielmo Micheli. Il est de santé fragile, victime de la fièvre typhoïde puis d'une infection pulmonaire à l'âge de 16 ans. Ce qui va l'amener à voyager dans le sud : Venise, Rome, Florence. Il s'installera à Venise puis à Florence avant de partir à Paris en 1906 où il rejoint le quartier de Montmartre et son célèbre bateau-lavoir. Il va rencontrer beaucoup d'artistes immigrés comme lui, entre autres Maurice Utrillo, Max Jacob, Picasso, Marc Chagall, Chaïm Soutine, Jacques Lipchitz (sculpteur). Il dit n'aimer ni le futurisme ni le cubisme. Il se liera d'amitié avec l'écrivain Ilya Ehrenbourg avec lequel il aura des discussions sur la Révolution russe.
Il boit et se drogue de plus en plus pour surmonter sa timidité et le mal du pays. Il manque d'argent, a du mal à finir ses oeuvres, vit de petits boulots, son alcoolisme aggrave sa santé chancelante. Il rencontre un jeune médecin Paul Alexandre qui lui achète des tableaux et en vendra. Il participe à des séances de hachisch qui lui procurent des visions extraordinaires. En 1909 il se met également à la sculpture, s'inspirant de l'art africain, mais il arrête assez vite pour diverses raisons, dont sa santé.
A Paris on le surnomme « Modi ». Il fréquente divers cafés, la Rotonde, le Dôme, la Closerie. En 1910 il décide de rester à Paris et de se consacrer à la peinture. Il expose au salon des Indépendants et entame une liaison avec une poétesse russe Anna Akhmatova.
En juillet 1913 il est de retour à Paris après un séjour de quelques mois en Italie. En juin 1914 il rencontre la poétesse anglaise Beatrice Hastings avec laquelle il a une liaison jusqu'en 1916. Il la quitte pour Jeanne Hébuterne qui est la mère de sa fille et sa dernière et tragique compagne. Il commence à participer à quelques expositions et avoir un peu de succès mais vit toujours dans la misère. Il rencontre Vlaminck qui devient un ami.
Ce monde des artistes ne s'intéresse pas beaucoup à la politique mais va se trouver contraint à l'exode à la fin de la première guerre mondiale. Il part s'installer à Nice avec Jeanne qui est enceinte et sa belle-mère. le sud de la France reste en effet épargné par la guerre. Sa fille naît le 29 novembre 1918, prénommée Jeanne puis Giovanna. Suite au décès de ses deux parents elle sera élevée en Italie par sa famille paternelle.
Fin mai 1919 il remonte à Paris. Il semble en meilleure santé mais la maladie, la boisson et la pauvreté vont avoir raison de lui. Alors que ses oeuvres sont exposées à Londres, il est proche de la mort. Il mourra finalement le 24 février 1920. Sa compagne, à nouveau enceinte, âgée de 21 ans, se jette dans le vide et meurt sur le coup deux jours après.
Destin tragique que celui de ce peintre « Modi », mort dans la misère, aux portes de la gloire, dont les oeuvres se sont vendues par la suite à des prix vertigineux. La biographie manque de passion pour nous conter l'histoire de ce bel italien et de son amoureuse « compagne fidèle jusqu'au sacrifice suprême » (épitaphe sur la tombe qu'elle partage avec Modigliani), réunis dans l'éternité de la mort. le style est plat, scolaire, ne faisant qu'effleurer la personnalité du peintre. L'auteur semble assez loin de cet univers dont il nous donne pourtant beaucoup de détails, nous offrant une biographie riche en références mais manquant de rythme, un peu fastidieuse. Donc avis mitigé.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
FortunaFortuna   17 mai 2016
Tous les indices et les témoignages suggèrent que Modi déménagea de nombreuses fois dans les premiers mois. Il fut un temps locataire dans le bâtiment le plus curieux du village (Montmartre), qu’on appelait le Bateau-Lavoir.
Tel qu’on pouvait le voir d’une terrasse située à mi-hauteur de la butte Montmartre, le Bateau-Lavoir était une petite construction de plain-pied. Il fallait y entrer et suivre les longues coursives en bois ou descendre aux étages inférieurs pour comprendre ce sobriquet de « bateau ». Les « cabines » étaient de petits ateliers disposés de part et d’autre de la coursive, portant chacun le nom d’un artiste. D’après les historiens d’art, tous ceux qui ont compté dans l’art moderne européen ont vécu et/ou travaillé là à un moment ou un autre, surtout ceux qui n’avaient pas d’attaches familiales à Paris. Picasso, qui habitait à coté, y possédait un atelier, de même que son compatriote Juan Gris et le peintre néerlandais Kees Van Dongen. Max Jacob, qui était sans doute le personnage littéraire le plus intéressant de l’endroit le surnommait « l’Acropole du cubisme ».
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FortunaFortuna   17 mai 2016
« Modigliani n’étire pas les visages, n’accuse pas leur asymétrie, ne crève pas un œil, n’allonge pas un cou. Tout cela s’organise dans son cœur. […] Son dessin était une conversation silencieuse. Un dialogue entre sa ligne et les nôtres. Et de cet arbre si bien planté sur ses jambes de velours, de cet arbre à jambes, de cet arbre si sûr à déraciner lorsqu’il prenait racine, les feuilles tombaient et jonchaient Montparnasse. » Jean Cocteau
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