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ISBN : 2081292491
Éditeur : Flammarion (06/01/2016)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 26 notes)
Résumé :
La tentative d'assassinat du président Chaouch a plongé le pays dans une hystérie grandissante. Tout le monde est sur les nerfs : la police antiterroriste qui traque l'introuvable Nazir, commanditaire présumé de l'attentat ; son frère Fouad qui subit la méfiance de ses proches et les incessants appels au secours de sa famille sous le feu des projecteurs ; le président Chaouch lui-même, enfin, sommé de répondre à l'angoisse nationale par des batteries de mesures sécu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  10 mai 2017
Un 4ème tome sorti tardivement et un peu décevant : l'impression que l'auteur a hésité ne sachant pas trop comment conclure cette saga échelée. le scénario n'est pas très cohérent, à la limite de la théorie du complot, peu crédible bien que l'on ne doute pas qu'il y ait des salopards de tous bords…Beaucoup d'invraisemblances qui frôlent la caricature.
On en vient presque à voir en Krim, celui qui a tiré sur le président, une victime, un si gentil garçon, doué pour la musique classique mais perturbé par la mort de son père, le racisme ambiant, une mère trop possessive… et peut-être un peu trop gros fumeur de joints. Nazir reste une figure sombre, un manipulateur, mais son alliance avec l'extrême droite laisse perplexe…tremplin facile pour dénoncer la violence du terrorisme. Quand à Fouad, déchiré entre deux femmes, deux cultures, deux frères, deux époques, il ne sait plus trop où il en est…
Bref cette fin bâclée n'est très pas convaincante, mais une chose est certaine, du repli des communautarismes sur des valeurs identitaires plus ou moins fantasmées rien de positif ne pourra advenir si ce n'est la haine et la guerre. Pourtant on semble encore loin d'une réconciliation possible…loin des clichés, des préjugés et des réflexes ancestraux. A suivre (là je fais allusion à l'actualité et non pas à un 5ème tome)…
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Fandol
  04 octobre 2017
Négligence ou silence regrettable des médias, je n'avais pas eu connaissance de la sortie du quatrième tome des Sauvages, de Sabri Louatah alors que j'étais fou d'impatience de découvrir la suite et la fin annoncée pour le dernier volume. Enfin, le hasard m'a permis d'apprendre la parution du tome 4 au début 2016 et je n'ai pas manqué sa lecture aussi palpitante et instructive que les précédents.
Bonne idée, au départ, de rappeler l'ensemble des protagonistes les plus importants de l'histoire avant de nous emmener dans un autorail reliant Alger à Bejaïa, par très forte chaleur, avec Marieke, journaliste, sauvée de la mort, à Fontainebleau par un inconnu qui l'a justement envoyée là-bas. Elle constate que Chaouch, fraîchement élu Président de la République française, fait la une de Liberté, le premier quotidien kabyle. En effet, malgré son handicap causé par les graves blessures subies lors de l'attentat qui a failli lui coûter la vie, il participe au G8, à New York.
Dans la Logan conduite par Nazir Nerrouche, Marieke observe Bejaïa : « Des milliers d'immeubles pullulaient et s'entassaient dans tous les sens, habités avant d'avoir été finis avec leurs façades de béton apparent, leurs paraboles tournées vers la France et leurs balconnets avortés, suspendus dans le vide, sans garde-fous. »
Sans tourisme extra-maghrébin, la côte est vierge de barres de béton. Marieke écoute Nazir qui lui fait « la liste de tous les noms qu'ils avaient inventé pour nous haïr : bicots, gris, bougnoules… »
Pendant ce temps, à New York, Chaouch répond à la CBS et constate : « le seul but de ceux qui nous ont attaqués, c'est précisément de nous diviser, de nous lancer comme des têtes brûlées l'une contre l'autre, mémoire contre mémoire, souffrance contre souffrance... Je crois, pour ma part, que les gens de bonne volonté forment une communauté indestructible, et que ce qui nous rassemble est incomparablement plus fort que ce qui nous divise. »
Plus que tous les autres, Fouad Nerrouche, acteur célèbre, est au centre de toute l'intrigue et des bouleversements qui se succèdent alors que l'on conspire jusqu'au plus haut niveau de l'État. Notre société est à nouveau bien décrite avec ses contradictions attisées par une extrême-droite qui joue avec le feu.
Bien sûr, l'auteur nous ramène à Saint-Étienne où tout a commencé. Slim, frère de Nazir et de Fouad, retourne à la mosquée car « il se sentait appartenir à un clan, à une tribu soudée, par le seul fait de sa naissance. »
La tragédie n'est pas évitée mais « la terreur ne gagne jamais, parce qu'elle ne crée rien… C'est la vie qui triomphe. » Enfin !

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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quetz
  11 janvier 2016
Tome 1 en 2012
Tome 2 en 2012
Tome 3 en 2103
... et tome 4 en 2016 !!!
Autant dire qu'il était attendu ce tome 4 !!!
Surtout qu'il devait être le tome qui clôt la saga et répond à toutes les questions et pistes ouvertes dans les 3 premiers tomes ! Et elles sont nombreuses, ces questions !
Je vous rassure, ce tome 4 clôt bien la série, il n'y aura pas à patienter encore 3 ans !
Est ce qu'il répond à toutes les questions, est ce qu'il explique tout ? Je ne saurais pas le dire, puisqu'après 3 ans, je n'avais plus en tête toutes les pistes explorées dans les tomes précédents, tous les personnages introduits, et toutes les trames filées entre eux.
Il me semble que ce tome est plus resserré sur les personnages centraux, les personnages "secondaires" ayant ici vraiment un rôle secondaire : membres de la famille, complices de Nazir, hommes politiques. Tout se joue ici entre les deux frères, Nazir et Fouad, et le président nouvellement élu Chaouch. Même Montesquiou subit plus qu'il n'agit. le roman se lit vite, on se laisse emporter comme pour les 3 tomes précédents, et il est difficile d'interrompre sa lecture. les réponses principales sont apportées, bien que le procédé final, la confession de Nazir, soit un peu facile à mon sens.
Mais je crois que le plus important est qu'entre 2013 (tome 3) et 2016 (tome 4), des attentas sanglants ont eu lieu en France. le roman n'est donc plus totalement une fiction, et la lecture n'en prend que plus de relief : certes voir l'intrigue progresser et l'écheveau se démêler progressivement est important, mais toute la réflexion, l'analyse, et la projection de la réaction des différentes communautés, et de leurs membres pris individuellement, ont une étrange résonnance avec l'actualité.
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EmiC
  17 mars 2016
Et voici enfin le tome 4 de cette saga littéraire française dont le premier tome est sorti en 2012. Cette partie du récit clôt et enterre toutes les interrogations menées dans les tomes précédents. Les fils se dénouent, mais l'intrigue et le suspense sont toutefois menés jusqu'aux toutes dernières pages. Ici, nous apprenons enfin la vérité. Les choses ainsi que les personnes reprennent petit à petit leur place. le récit résonne malheureusement maintenant avec l'actualité de notre pays. Ce livre est une conclusion très réussie de cette saga signée Sabri Louatah ! Vivement de prochains écrits !
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ChtiBaboun
  09 décembre 2016
belle aventure que de se lancer dans les 4 tomes de Les Sauvages.
Roman politique et thriller Sabri Louatah nous tient tout au long de ses 4 tomes entre Saint Etienne - Paris et New York
Thriller réaliste des années 2010 entre politique et terrorisme
Etude sociale très réussie des g"nérations d'immigrés d'Algérie
Ecrire une telle saga à 30 ans et quelque. Chapeau !
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critiques presse (1)
Bibliobs   22 février 2016
Une saga tonitruante qui tient à la fois de la politique-fiction, du thriller d’espionnage et de la parabole morale.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   08 mai 2017
Le climat post-attentat poussait chacun dans sa tribu, l'époque était certes au repli identitaire, au grand bon en arrière, mais Raouf ne s'était-il pas montré, parmi les jeunes de la famille, le plus enthousiaste à l'idée d'une victoire de Chaouch ? Chaouch se munissait d'un sécateur et proposait de libérer la jeunesse des racines qui l'étouffaient. Plantez vos propres racines, disait Chaouch, et plantez-les dans l'horizon. Votre identité ? Définissez-la dans vos projets plutôt que par votre héritage. Ne vous laissez pas harponner par les rêves déçus de vos pères. Ayez foi dans l'avenir, votre avenir !
Fouad y avait cru, et il n'en concevait pas la moindre honte. Mais pour Raouf et tant d'autres, le vote Chaouch était un vote ethnique : "Enfin un homme politique qui nous ressemble."
Ce malentendu désespérait Fouad. On ne luttait pas à armes égales contre l'inertie et l'esprit de clocher. On ne luttait pas du tout d'ailleurs. On se racontait des histoires, on se payait de mots et de poèmes, et lorsque les choses devenaient sérieuses les Blancs étaient les Blancs, les Arabes étaient les Arabes et les juifs suspects de toutes les perfidies.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   05 mai 2016
C’étaient les bruits de la guerre, du tumulte politique, c’était le pays qui se déchirait dans sa tête. Les gens se crachaient dessus, ils allaient se battre, bientôt, dans des cages d’escalier, devant leurs enfants…
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FandolFandol   04 octobre 2017
... le seul but de ceux qui nous ont attaqués, c’est précisément de nous diviser, de nous lancer comme des têtes brûlées l’une contre l’autre, mémoire contre mémoire, souffrance contre souffrance... Je crois, pour ma part, que les gens de bonne volonté forment une communauté indestructible, et que ce qui nous rassemble est incomparablement plus fort que ce qui nous divise.
Commenter  J’apprécie          20
FandolFandol   04 octobre 2017
Des milliers d’immeubles pullulaient et s’entassaient dans tous les sens, habités avant d’avoir été finis avec leurs façades de béton apparent, leurs paraboles tournées vers la France et leurs balconnets avortés, suspendus dans le vide, sans garde-fous.
Commenter  J’apprécie          20
MadimadoMadimado   09 avril 2016
Krim ne pouvait compter que sur sa mémoire pour ne pas sombrer ; mais sa mémoire c’était racornie, comme un tube de dentifrice qu’on a trop enroulé, trop plié et pressuré, jusqu’à ce qu’il n’en dégouline plus le moindre souvenir heureux.
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Videos de Sabri Louatah (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sabri Louatah
Le président de la commission des Lois du Sénat, Philippe Bas, a annoncé lundi qu'il allait déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à “garantir la prééminence des lois de la République”, face aux “revendications communautaristes”. Cette annonce intervient plusieurs jours après qu'Emmanuel Macron a déclaré qu'il y a aujourd'hui "un séparatisme" en France. Pour en parler, Guillaume Erner reçoit Sabri Louatah, écrivain et scénariste, auteur de “404”, éd. Flammarion. Il est rejoint en deuxième partie d'émission par Didier Daeninckx, écrivain, auteur notamment de “Municipales. Banlieue naufragée” (Tracts Gallimard).
L'Invité des Matins de Guillaume Erner - émission du 7 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/saison-26-08-2019-29-06-2020
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