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ISBN : 2265143960
Éditeur : Fleuve Editions (16/01/2020)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Laurence Graissac grandit aux côtés de son frère, Thierry, qui prend toujours un malin plaisir à la harceler et à l’humilier. Du pavillon sinistre de son enfance à Saint-Flour, elle garde des blessures à vif, comme les signes d’une existence balayée par le destin. Mais Laurence a bien l’intention de devenir la femme qu’elle ne s’est jamais autorisée à être, quel qu’en soit le prix à payer. Le jour où le discret docteur Bashert, en proie à une addiction au jeu, croi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
SZRAMOWO
  30 décembre 2019
Dernier roman de Sophie Loubière, Cinq cartes brûlées raconte l'histoire de Laurence Graissac, la fille d'un couple d'infirmier psy qui élève ses deux enfants Thierry L'aîné et Laurence la cadette, dans un pavillon construit dans les années 1950 d'un quartier de Saint Flour.
Rien de folichon jusque-là.
Laurence est en butte aux farces de son frère Thierry qui lui fait croire toutes sortes de sornettes, cache des oiseaux morts dans son cartable et la traite de "Grosse bouse".
Laurence est le souffre-douleur de Thierry.
"Il se glissa derrière elle, appuya deux fois sur son dos avec précaution et lui planta soudain une pique à brochette dans une fesse."
Laurence, se sent rejetée par sa famille et se réfugie dans la nourriture "Les crises de boulimie se multipliaient, incontrôlables. Tartine-party de Nutella saupoudrée de Smarties, orgie de fraises Tagada, chips avec du Kiri, fringale de Pépito et Fanta orange, écrasé de banane et de Bounty au goût de paradis, elle avalait plus vite que son ombre, redoutant de voir surgir son frère derrière le frigo, l'air goguenard, un pantalon de pyjama trop court lui tombant sur les hanches."
Lorsque ses parents divorcent, Laurence est dévastée par le départ de son père.
Elle se retrouve seule en charge de sa mère et de son frère Thierry et tente de faire face aux charges de sa famille en s'investissant dans le sport de haut niveau, puis dans un travail régulier de croupier au casino de Chaudes Aigues.
Je ne saurais en dire plus de peur de spoiler.
Sophie Loubière traite de plusieurs sujets de société au travers de l'histoire de Laurence, les relations frère soeur, le harcèlement dans le sport de haut niveau, les suspicions d'inceste dans les familles, le métier d'Escort girl, la sensibilité électromagnétique et son retentissement sur la santé mentale.
Le livre est bien écrit, bien documenté, et ménage un suspense parfaitement dosé.
Laurence se débat avec elle-même, lutte contre sa boulimie mortifère, parvient à acquérir la silhouette que la société exige de toute femme :
Elle passe de "— Cent vingt-trois kilos." à "Un mètre soixante-quinze, soixante-quinze kilos. le poids de mes vingt ans sans les muscles. Je mange un en-cas avant ma séance. Je m'hydrate régulièrement durant l'effort. Une alimentation équilibrée et un sommeil réparateur sont mes alliés."
Malgré cette victoire de la volonté, elle parvient à un IMC conforme, Laurence reste fragile psychologiquement et son histoire reste soumise à la tyrannie de son frère et de sa mère dont elle ne parvient pas à se détacher et à un attachement viscéral et maladif à son père.
On assiste à une longue descente aux enfers. Laurence semble être sortie d'affaire, d'avoir réglé leur compte à ses démons, mais ils sont toujours là qui veillent à la maintenir sous domination.
Laurence est tiraillée entre le désir de partir et celui de régler définitivement le contentieux avec son frère et sa mère sans y parvenir.
Mais cela est-il réaliste et ne contribue-t-il pas à la rendre dépendante d'une situation qu'elle ne maîtrise plus.
Livre court, qui se lit sans difficulté, sans ennui, qui montre la parfait maîtrise de l'écriture de l'auteur.
Pour les amateurs du genre.
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audelagandre
  17 janvier 2020
Laurence Graissac naît en 1979. À l'hôpital, c'est contraint et forcé que son grand frère, Thierry embrasse sa petite main contre l'obtention d'un paquet de bonbons promis par son père « L'enfant venait d'inscrire dans la mémoire de ses parents l'image d'un grand-frère tendre et aimant. » Mais ne vous y trompez pas. Elle devient rapidement celle qui va briser sa vie en volant l'amour de ses parents et pour cela, il va falloir qu'elle paie. Chaque parole, chaque geste doivent lui faire regretter d'être née. L'acharnement, le harcèlement moral dont elle sera victime n'aura de cesse que de la mettre plus bas que terre, la faire disparaître aux yeux du monde, mais surtout d'annihiler toute volonté de riposte, tout désir, toute possibilité de s'épanouir dans son corps de femme. « Quoi qu'elle y fasse, au creux de ses nuits, Laurence entendrait vibrer les cris de créatures inventées par son frère. Déjà l'innocente combinaison de sa naïveté et de son imagination répandait en elle le chaos. »
« Cinq cartes brûlées » raconte le destin d'une femme qui prend rendez-vous avec elle-même. Sous le poids des insultes, le poids d'un corps pour cacher des blessures profondes et irréparables, le poids d'une mère qui règle ses propres comptes avec la vie et d'un père qui en subit les conséquences, Laurence se cache au plus profond d'elle-même pour se protéger. Ironie du sort : plus elle se cache, plus elle prend de la place. Un destin inattendu l'attend, de ces destins exceptionnels et presque accidentels qui forgent une personnalité.
C'est avant tout un roman noir d'introspection que Sophie Loubière nous livre ici : le drame intime d'une enfant qui grandit tant bien que mal dans une sphère habitée par un frère tyrannique et de parents aveugles et sourds à sa souffrance. L'enjeu est de survivre sous les quolibets : Peggy la cochonne, goret, grosse vache, patate, Lolotte qui rime avec boulotte et d'encaisser les « j'attends que tu te suicides » martelés par son frère. Laurence a la destinée du vilain petit canard qui devient un cygne, sans plan d'attaque, en laissant la vie couler, se déverser sur elle. Une vague qui la submerge, puis la ramène au bord, plus tout à fait elle-même, mais pas non plus tout à fait une autre.
Pour ce roman résolument noir qui confirme la patte de Sophie Loubière, elle a choisi une construction narrative particulière pour mettre en exergue le côté fermement psychologique. En effet, le déroulé chronologique du récit s'articule autour de mini- chapitres en italique évoquant des souvenirs d'enfance de Laurence et permettant d'appréhender l'évolution de sa personnalité et de ses blessures mentales. Les choses vont crescendo : on ne peut comprendre un être humain sans avoir plongé dans son enfance, là où les racines de l'être s'accrochent à la terre, envers et contre tout, parfois maladroitement, mais systématiquement, par nécessité de survie. N'attendez pas ici de retournement de situations toutes les deux pages, ou de twists spectaculaires, car l'auteur n'entre pas dans cette course à la surprise permanente. Non, son récit est plus introspectif, plus vicieux, plus largement diffus dans les tréfonds d'une âme blessée.
« Tout s'enchaînait depuis sa naissance comme une mauvaise partie de cartes. Chaque jour se jouait une bataille telle que son frère aimait à en mener contre sa soeur lorsqu'ils étaient gamins : il réunissait dans son jeu les as, les jokers, les figures et lui distribuait le reste. À moins que Laurence ne se décide à rebattre les cartes. »
Oui, Laurence va rebattre les cartes et apprendre à jouer sur un terrain qui n'est pas le sien, avec des armes qu'elle n'a pas choisies ou qui sont arrivées là presque par hasard. Si elle est isolée, car fragilisée mentalement, elle n'est pas pour autant démunie. C'est une forme de rage inconsciente qui l'anime et qui va la faire avancer : la rage de ceux qu'on a meurtris. Ce portrait, juste, authentique, parfois tendre, parfois rude, déclenche la plus forte empathie qu'il m'ait été donné de ressentir pour un personnage de fiction. Car en déroulant cette histoire, Sophie Loubière vous amène à choisir notre camp. Si la relation du frère et de la soeur prend majoritairement beaucoup de place dans ce roman, ne négligez pas pour autant les personnages secondaires. La mère d'abord, accidentée de la vie, traînant ses cadavres inconscients comme des boulets, le père ensuite qui endure les retombées explosives de la situation familiale antérieure de son épouse.
Les cartes à jouer sont souvent associées à plusieurs choses : astrologie, numérologie, symbolisme. Elles apportent une dimension ésotérique aux moments de la vie. le rapprochement que Sophie Loubière en fait avec la vie de Laurence n'est pas seulement ingénieux et original, mais témoigne de cette part de hasard, et de chance qu'offre parfois la vie. Il est toutefois possible de les rebattre, à chaque moment, et de changer ainsi le cours des choses. Une chrysalide peut se transformer en papillon, et un charmant petit garçon en tortionnaire.
En tant que mère, ayant moi-même été profondément blessée par la mienne, ma vigilance est désormais accrue sur ces petits mots qui n'ont l'air de rien, prononcés par de petits êtres qui ne-sont-que-des-enfants, mais qui peuvent laisser chez l'autre des marques permanentes sur la psyché. Les mots d'enfant peuvent blesser de manière irrémédiable, mais l'aveuglement des parents également.
Sophie Loubière signe sans doute ici son roman le plus personnel. J'y ai senti un besoin profond de dire, de révéler, de mettre en garde. Derrière les volets tirés et les portes closes, se déroule souvent une violence ordinaire faite de mots écrits à l'encre indélébile. Soyons conscients que nos chères têtes blondes ne sont pas toujours les anges que l'on croit…

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gruz
  16 janvier 2020
Avec ce nouveau roman, Sophie Loubière joue sans doute l'une de ses plus belles cartes.
« Cinq cartes brûlées » est le genre de roman noir où la psychologie des personnages est si finement ciselée qu'il ne pourra que vous toucher au coeur, vous piquer au vif, avant de vous laisser sur le carreau à cueillir des trèfles.
Roman noir oui, la scène d'introduction annonce la couleur, mais à l'image de ce que l'écrivaine propose depuis des années, aussi un mélange d'élégance, d'émotions et de caractère.
Avec ce récit, narré chronologiquement à partir de 1979, elle nous fait suivre Laurence Graissac, vivant aux côtés de son frère aîné sur les cendres d'un couple parental dont elle a été l'allumette. le genre de personnage qu'on ne rencontre pas tous les quatre matins.
Laurence est grosse. Son frère lui mène la vie dure, elle qui le regarde pourtant avec des yeux admiratifs. En dehors de cercle familial, elle vit ce que doivent supporter ceux qui ne sont pas dans la norme : au mieux un désintérêt total, sinon le dégoût et les moqueries.
Chaque être est unique. Elle l'est tout particulièrement, et Sophie Loubière va nous faire entrer en empathie avec elle, avec une force incroyable. Les descriptions de ses ressentis sonnent si vrai et sont terriblement poignants. Sa manière de raconter la vulnérabilité que peut engendrer son vécu, la fragilité mentale ou la solitude est criante d'authenticité.
Au point de se sentir de plus en plus mal à l'aise au fil de la lecture, tout en étant scotché par les creux et les vagues d'une vie qui ballotte la boulotte. Un destin qui n'a rien de commun.
L'autrice a l'art de toucher l'âme de l'autre par des âmes de papier. Cela tient à son indéniable talent, mais aussi à cette histoire qui est basée sur un fait divers. Son imagination a ensuite réussi à broder autour pour construire cette intrigue. Et elle ne se cache pas également du fait de s'être inspirée d'expériences très personnelles.
La construction et l'alternance des écritures, assez atypiques, sont aussi pour beaucoup dans cette réussite. Une belle manière de jouer avec les mots et les émotions, tout en brouillant les cartes et battre régulièrement le jeu.
« Cinq cartes brûlées » est une oeuvre littéraire noire ambitieuse mais profondément humaine, ayant toutes les qualités pour toucher le plus grand nombre, quels que soient les goûts des lecteurs. Sophie Loubière est une manipulatrice des mots, toujours juste, toujours troublante. Ce roman en est une preuve éclatante. N'hésitez pas à y plonger pour découvrir le dessous des cartes.
Lien : https://gruznamur.com/2020/0..
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magalibertrand
  06 janvier 2020
Ces « Cinq cartes brûlées »m'ont surprise, touchée, intriguée, heurtée, épatée, emballée.
Si le premier chapitre est un choc, un uppercut au creux de l'estomac, c'est une fois le calme revenu, une fois l'histoire rembobinée et la marche avant lente et précise réenclenchée que l'envoûtement se met en place, que la fascination opère. Rouage après rouage, Sophie monte sous nos yeux la mécanique infernale qui mènera à l'inéluctable, de détails en démence, de douleur en violence, d'humiliations en vengeance. Que d'émotions enfouies elle soulève avec Laurence et Thierry, fratrie aux relations douloureuses et ambivalentes au coeur d'une famille disjointe, que de miroirs tendus aux couples vieillissants, aux ambitions embuées, aux petits arrangements avec des consciences distendues autour de Bernard, que de questionnements autour du corps, de son image, de son appropriation par soi-même ou les autres. Il me semble que Sophie Loubière a atteint avec ce roman un sommet dans la maîtrise, non seulement de son style, épuré, affuté, dépouillé du moindre artifice « décoratif » qui aurait pu en altérer la fluidité, mais aussi de la densité psychologique de ses personnages et des liens qui les unissent ou les étouffent. Quant au schéma narratif, il se déroule tout en subtilité au rythme des cartes qui s'abattent dans un ordre qui ne doit rien au hasard, évidemment, mais au sens, au message quasiment, contenu dans chacune d'elle. Cinq cartes, une main, un seul jeu pour gagner ou pour perdre.
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purgi89
  18 janvier 2020
Ce livre fait partie des nouveautés dont j'attendais la sortie avec impatience. J'aime beaucoup les romans de Sophie Loubière, que ce soit en littérature blanche, en noir ou ses polars c'est toujours un immense plaisir de retrouver sa plume et ses histoires. Plus de 3 ans d'attente pour la retrouver, mais ça valait le coup d'attendre !
Il va être très dur pour moi de chroniquer cette histoire sans vous en dévoiler trop et vous gâcher votre plaisir.
Le jour de la naissance de Laurence en 1979, le monde de Thierry s'effondre. Pas facile d'accueillir une petite soeur quand nous avons été le roi de la maison pendant 3 ans. Laurence va donc devenir le souffre-douleur de son frère. Pourtant elle idéalise ce grand frère, le suit comme son ombre, le prend pour un héros, fait tout ce qu'il veut, répond à ses moindres caprices. Ces premiers chapitres dépeignant les premières années de vie de Laurence m'ont fendu le coeur. J'ai d'ailleurs un peu imaginé ma propre fille avec mon fils, surtout qu'elle est potelée comme Laurence l'était enfant.
En grandissant, elle va passer d'une petite fille potelée à une ado en surpoids, se réfugiant dans la nourriture pour faire face aux horreurs que son frère lui fait subir au quotidien. le départ de son père et son absence n'arrangeront pas les choses. Va s'ensuivre une carrière professionnelle atypique que ce soit dans le sport ou dans un casino de la région.
Sophie Loubière dans ce nouveau roman traite de nombreux sujets de société. le harcèlement (cette fois familial et non scolaire comme on peut en lire souvent), l'obésité et les problèmes qui en découle, l'abandon d'un parent, le mensonge, la psychose, les ondes électromagnétiques, les addictions diverses. Elle va traiter ses sujets avec un style magnifique, incisif, effleurant avec subtilités les sujets plus graves. Elle va nous raconter la descente aux enfers de Laurence. Comment sa vie va emprunter un chemin très particulier jusqu'au drame.
Je m'attendais à lire un thriller mais en fait c'est un excellent roman noir. le rythme est lent, Sophie prend le temps de poser ses personnages, de nous raconter leur vie en détails, leur sentiment profond. D'ailleurs en lisant le résumé je ne pensais pas lire une telle histoire. On se doute dès le départ que Laurence n'est pas bien dans sa peau, qu'elle est pleine d'une souffrance. La fin du roman pourrait surprendre, pour ma part je l'avais deviné rapidement. (...)

Lien : https://livresaddictblog.blo..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   17 janvier 2020
Tout sonnait faux. À commencer par son père, plus beau avec ses nouvelles lunettes, amaigri, moins vigoureux en sous-pull marron, mais toujours fier, un papa dont elle guettait le sourire tendre d’hier, mais ne percevait qu’embarras et froideur sous l’arc contrarié de ses sourcils. ...
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collectifpolarcollectifpolar   17 janvier 2020
Je suis comme la souris verte de la chanson que l’on trempe dans l’huile, que l’on trempe dans l’eau, et qui finit dans une culotte où elle fait trois petites crottes.

— Lolotte ?

Impatiente, bouche maquillée, maman toque à la porte des WC. Un sac à main glisse à son bras.

— Lolotte, dépêche-toi.

Je fais sous moi. De trouille. À la maison, tu ne m’adresses plus la parole. Parce que les parents de tes copains refusent qu’ils viennent jouer chez nous. Maman se contente de me guider là où elle pense qu’il est juste d’aller (dans les toilettes d’un tribunal), certaine de la voie à suivre.

— Allez ! Le juge nous attend.
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collectifpolarcollectifpolar   17 janvier 2020
De la séparation de ses parents, Laurence ne retiendrait qu’une chose : le point douloureux n’avait pas porté sur la répartition des biens matériels ou pécuniaires, mais sur le droit de garde des enfants. Et M. Graissac n’avait pas eu son mot à dire.
— Il vaut mieux pour l’instant que vous n’ayez plus de contact avec votre père.
— Pourquoi ?
— Ce n’est pas moi qui l’ai décidé, Lolotte, mais le juge.
— Mais pour combien de temps ?
— Le temps qu’il faudra.
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collectifpolarcollectifpolar   17 janvier 2020
Elle se relevait tout de même la nuit pour croquer en douce une demi-plaque de chocolat blanc, deux grosses tranches de brioche et partager un verre de lait avec la chatte, guettant par la fenêtre de la cuisine le retour du gentil missionnaire au loin sur la route. De l’autre côté de la rue, nimbées d’une lueur blafarde, les bobines du poste électrique derrière le muret grondaient sans faiblir.
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collectifpolarcollectifpolar   17 janvier 2020
Son père était comme une barque à la dérive sous une pluie d’étoiles scintillantes, un fragile édifice auquel on lui refusait l’accès par crainte qu’il ne chavire sous son poids de fillette grassouillette.
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Sophie Loubière, l?étape polar de la Route 66 | lecteurs.com .Corsé, comme un petit noir tôt le matin, puis suave, comme un Capuccino décoré d?un latte art. Black Coffee et White Coffee nous entraînent sur le bitume de la Route 66, à la poursuite d?un serial killer sans relâche qui sévit depuis des décennies, puis dans la (re)construction et l?évolution de Lola et Desmond, les héros. L'article est en ligne sur lecteurs.com: http://www.lecteurs.com/article/sophie-loubiere-letape-polar-de-la-route-66/2442947 Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCWQQ-VlGEFs22XKdO15tQCg/videos Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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