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ISBN : 2266257366
Éditeur : Pocket (12/10/2017)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Pierre Lombard n’a qu’une hâte : quitter les États-Unis, retrouver sa femme et son fils, et effacer l’ardoise de ces quatre années passées sur la Route 66 dans l’ombre d’un tueur en série, dont il a malgré lui écrit les mémoires. Bourré de remords, il se sent prêt à tout pour reconquérir Lola et Gaston. Mais cette dernière ne l’a pas attendu, et son cœur bat désormais pour Desmond, l’homme qui a justement mis fin au parcours sanglant du tueur. Retenu par des confére... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
zabeth55
  10 février 2019
Au secours ! J'ai cru que je n'en verrai jamais le bout !
Plus de 700 pages. Plus de 8 jours pour le lire.
Ah, Sophie, Sophie ! Tu as mis le paquet.
Mais tu as bien fait, c'était bien, très bien même.
Le problème c'est que j'avais pas mal oublié Black coffee. Six ans après l'avoir lu, ça peut se comprendre.
Et puis, avec tous ces allers-retours entre Nancy et les Etats-Unis, je me suis pas mal perdue, surtout aux Etats-Unis.
Au début des chapitres, je ne savais jamais de qui on parlait.
A Nancy, par contre, j'étais dans mon élément. L'Excelsior, le café Foy, le Made in France rue St Epvre (c'est la sandwicherie de mon neveu)………. Tout ça, je connais par coeur.
Elle a bien du mérite Lola. Parce que Pierre, son mari, c'est pas vraiment un cadeau.
Donc voilà, j'ai passé 8 jours intenses, avec pas mal de suspens et des personnages hors norme.
Et surtout avec une furieuse envie d'aller faire un tour à Chautauqua et l'idée saugrenue d'y rencontrer Desmond G.Blur.
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gruz
  14 octobre 2016
Black is white, rien n'est tout à fait noir ou blanc, la frontière est ténue, parfois.
Après Un Black coffee très remarqué, Sophie Loubière revient, trois ans après, avec ce White coffee. Une suite sans en être vraiment une, avec des personnages communs dont on suit l'évolution après les tragiques événements qui se sont déroulés sur la route 66.
Ce roman est à ce point différent du précédent qu'il peut se lire individuellement. Mais sincèrement, je conseille fortement de commencer par Black coffee, tant les souvenirs d'un passé proche (ou lointain) ont des incidences sur le présent des protagonistes. Pour comprendre un homme, il faut connaître son passé.
Autant le précédent roman était sombre, autant celui-ci baigne dans une ambiance étrange. le « white » du titre n'est pas là juste pour faire le lien avec le « black » du premier roman. Il décrit assez bien cette atmosphère évanescente, trait d'union entre relations interpersonnelles et une « matière » plus insaisissable.
Oui, étrange vraiment de lire ce roman qui flirte avec tant de genres sans jamais vraiment s'y engouffrer ; entre littérature blanche et littérature de genre. Littérature c'est le mot, autant proche de celle de l'Amérique contemporaine, que policière, ou encore de l'étude de moeurs à la française. le tout à travers imposantes 620 pages.
Sophie Loubière a déconstruit son récit, qui se déroule à la fois aux États-Unis et en France. Entre réminiscences du serial killer au centre de Black coffee et relations qui se lient ou se délient entre les personnages, elle ne propose pas une construction linéaire de son histoire. C'est assez déstabilisant en début de lecture, surprenant tout du long, et vite addictif si on aime perdre ses repères (ce qui est mon cas).
Une lecture à la fois aisée, à coups de chapitres courts, mais qui demande pour autant une vraie concentration. Pas le genre de récit qui tombe dans la facilité, mais qui au contraire fait preuve d'une vraie exigence. Exigence littéraire et volonté de ne pas tomber dans les clichés.
Cela donne un roman vraiment inclassable, où les personnages sont placés au centre et les relations humaines au coeur. On y retrouve des thématiques chères à l'auteure, certaines obsessions qu'on retrouve dans nombre de ses romans : la place du père ou ses défaillances, les apparences trompeuses, le passé posant son ombre sur le présent.
Pas étonnant que la quatrième de couverture laisse la parole à Thomas H. Cook. Ils ont la même propension à laisser du temps au temps, à diluer l'histoire dans les relations entres les personnages et à nous dévoiler petit à petit le vrai sens du tout.
Il y a de l'amour dans White coffee, de l'étrangeté, de l'émotion. Un roman transgenre qui m'a parfois perdu, m'a retrouvé ensuite. Un vrai jeu de piste littéraire qui ne fait aucune concession aux modes, et où le fil de l'intrigue semble parfois nous échapper, jusqu'à comprendre que ce fil conducteur n'est pas unique.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Anaislectrice
  04 décembre 2017
White Coffee se veut la suite logique, le prolongement direct de l'histoire amorcée dans Black Coffee. Nous retrouvons ici une grande majorité des personnages principaux dont nous avions fait la rencontre précédemment, presque là où on les avait laissés à la fin du tome 1. Lola a retrouvé son mari, fin des investigations sous le soleil brûlant de l'ouest américain, retour à Nancy. Et là badaboum, le drame dans mon coeur de globe trotteuse, je ne veux pas rentrer chez moi ! ( et oui, je suis Lorraine ! ). La Lorraine, c'est clairement moins fun et ça fait moins rêver mon âme de voyageuse que l'oust américain et je me demande comment je vais trouver le courage de lire ce bon pavé de 724 pages alors que j'avais tellement vibré lors du précédent opus. Je suis très souvent déçue par les suites surtout quand j'avais adoré le premier livre de la série, mais, il y a un mais, Sophie Loubière a réussi le tour de force de ne pas tomber dans une sorte de redondance ou de réécriture de son excellent Black Coffee en nous proposant ici quelque chose de profondément différent, et ça fait du bien !
L'auteure nous emmène donc aux côtés des personnages lors de leur retour chez eux, comme si leur road trip n'avait été qu'un mirage, une parenthèse dans leur vie et dans leur routine familiale. L'écrivaine a marqué une rupture franche et nette en nous faisant quitter durant une bonne moitié du livre la Route 66, et en balayant l'incroyable atmosphère de road movie qui régnait dans le premier tome pour nous proposer cette fois une atmosphère glauque et mélancolique à la fois, plus posée aussi car nous ne voyagerons pas énormément cette fois, mais également pleine de suspicion. J'ai ressenti une sorte de vide, vous l'aurez compris vu que je me répète un peu, à quitter l'ouest américain, mais également parce que j'ai continué à m'identifier à Lola et que le retour dans sa vie de son mari et l'éloignement de Desmond m'ont mise vraiment mal à l'aise, à l'image de ce qu'elle-même a pu ressentir. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi je me suis autant identifiée à elle car ma vie n'a absolument rien à voir avec la sienne, mais je pense simplement que l'auteure a réussi à créer un lien entre elle et les lecteurs grâce aux traits de son caractère qui en font un personnage profondément humain, plein d'ambivalence et de sentiments contradictoires, et que je l'ai trouvée touchante et intéressante.
Passé ce choc géographique, mon âme de lectrice de thrillers a repris le dessus et j'ai réussi à me défaire du premier tome dont je n'avais pas encore fait le deuil, pour entrer pour de bon dans l'intrigue cette fois. Je pense que les personnes qui ont lu Black Coffee il y a un certain temps ne retrouveront pas forcément cette sensation de choc culturel, car moi j'ai enchaîné les deux et je ne suis en fait jamais sortie de l'histoire.

Si dans Black Coffee, tout tournait autour de la recherche de Pierre et les investigations pour retrouver la trace d'un serial killer, ici il y a une alternance entre scènes qui se déroulent à Nancy au retour de la famille Lombard, et scènes où nous suivons Desmond sur tout autre chose que je ne développerai pas ici car je risquerai de faire une chronique bien trop longue pour être attractive pour les lecteurs qui me suivent.
Que ça soit clair, j'ai détesté Pierre, j'ai vomi son attitude, son comportement, tout ce qu'il est, et j'aurais préféré qu'ils le retrouvent à l'état de cadavre en putréfaction dans un désert aride plutôt que de le voir revenir triomphant, sûr de lui et avec toute l'attitude du mec macho qui pense que sa femme va lui tomber dans les bras après avoir semé le chaos dans sa vie en l'abandonnant avec les enfants en plein désert américain. Son personnage crève les pages et annihile tout ce qu'est Lola, pleine de doutes, tiraillée entre sa rancoeur, le bien être de son fils et son attachement à Desmond. Alors que j'avais rencontré une femme profondément combative précédemment, elle est ici réduite à faire de la figuration dans la vie de son mari égocentrique, et c'est en grande partie pour ça que j'ai autant détesté ce dernier. Il est un personnage qui, en tant que femme, m'a fait peur, m'a fait ressentir une profonde aversion et il a largement contribué à créer ce climat malsain qui s'installe durant toute la lecture.
L'histoire est très fournie, notamment parce que de nombreux rappels sont faits des événements précédents, mais aussi parce que de nouvelles intrigues s'installent, notamment aux côtés de Desmond qui erre dans une sorte de brouillard depuis le départ de Lola. La multiplicité des personnages secondaires et des intrigues a fait que je me suis sentie parfois un peu perdue même si j'ai trouvé que cela apportait quelque chose de très positif à l'histoire car cela a évité justement la redondance dont je vous parlais lorsqu'un auteur publie une suite.
[Le mot de la fin]
Sophie Loubière a une nouvelle fan, et sur les conseils des lecteurs qui me suivent sur les réseaux sociaux, je vais m'intéresser à son livre L'enfant aux cailloux dans les semaines à venir.
C'est avec une sorte de pincement au coeur que je quitte ces personnages auxquels je me suis tant attachée. C'est comme ça avec les bons bouquins, on a envie de les terminer pour connaître le dénouement, et en même temps on n'en a pas envie car on sait qu'on va avoir du mal à accrocher à une autre lecture le temps de nous en défaire.
Moi qui étais en profonde dépression littéraire depuis le dernier Indridason, preuve en est, l'effondrement de mon rythme de lecture, et bien j'ai enfilé ce livre en l'espace de trois jours parce qu'à nouveau, l'auteur a réussi à susciter ma curiosité en créant quelque chose de totalement nouveau sans pour autant délaisser complètement le tome précédent.
Vous l'aurez compris, je recommande à nouveau !
Lien : https://anaisseriallectrice...
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rocamadour
  11 octobre 2016
White Coffee la suite... de Black Coffee.
En effet, au bout de quelques chapitres, je me suis posée la question... A savoir...Y aurait-il un début ? Un petit tour sur la Toile et Hop ! Je tombe sur Black Coffee ! (sacrée intuition féminine !). Dans ce roman, le récit commence après la traque et la mort d'un serial killer, trame de Black Coffee. On y retrouve les personnages de ce premier opus poursuivant leur chemin. Pierre Lombard, qui a recueilli les récits des meurtres du tueur, Lola, sa femme et ses enfants qu'il avait abandonnés sur la route 66, Desmond, le criminologue qui a sauvé Lola sur cette même route... le récit commence donc avec un... « Pierre Lombard n'ayant qu'une hâte : quitter les États-Unis, retrouver sa femme et son fils, renouer leurs liens brisés sur la Route 66, Mais plus rien ne rattache Lola à cet amour et encore moins depuis qu'elle a croisé la route de Desmond G. Blur, Desmond G. Blur a une idée fixe : Lola. Et désormais de quoi s'occuper tandis qu'il éprouve leur séparation géographique : la paisible ville de Chautauqua, où il séjourne dans le cadre de ses conférences, est secouée par d'étranges manifestations quand Lola l'implore de la rejoindre en France au plus vite... J'ai franchement aimé l'histoire. Celle de Lola et de Desmond tout en délicatesse. Celle de Gaston et Annette, les enfants débrouillards de Lola, et l'auteure a réussi à me faire détester Pierre, le mari. Être égoïste, imbu de lui-même, instable, malfaisant, et qui laisse à penser que son aventure en compagnie d'un tueur ne l'a pas laissé indemne, voire même révéler son Moi sombre. J'ai également aimé, l'enquête que Desmond mène en parallèle pendant que Lola , retournée en France, se bat contre un Pierre qui veut l'entraîner là où elle ne veut plus aller. le style est vif. de très jolies descriptions imagées... Mais ! Car il ya un Mais… J'ai eu du mal à m'adapter aux brusques changements de récits insérés. Ceux relatifs aux personnages principaux ou, ceux secondaires. Même si on se doute qu'ils suivent un fil rouge qui les fera prendre tout leur sens à un moment donné. Bref, si on laisse le roman quelques jours, on a un peu de mal à s'y retrouver. Moi, cela m'a embrouillée. de plus, les patronymes américains y ont joué également leur rôle. Il me fallait un peu gamberger pour me souvenir qui était qui et ce qu'il faisait. Je n'ai pas beaucoup apprécié non plus les nombreuses références en américain ( Ok... Mon english est scolaire, mais bon... ) Toutefois, cet écueil passé j'ai vraiment plongé et... Je me demande si Sophie Loubière ne va pas nous concocter une suite qui pourrait se lire indépendamment, comme White Coffe de Black Coffee ? A suivre…
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eirenamg
  30 octobre 2016
White coffee est un roman noir, suite de black Coffee, on retrouve les personnages du précédent opus. Desmond seul rescapé du massacre d'une partie de sa famille qui après le journalisme s'est reconverti en prof de fac. Lola, la jeune femme française qui voulait retrouver son mari mystérieusement disparu du jour au lendemain lors d'un voyage sur la route 66. Pierre, justement qui après avoir fait un pacte avec le diable s'est retrouvé à écrire les confessions du fameux tueur et qui veut reprendre une vie normale. le roman nous montre l'après de cette histoire, ce qui est original, Pierre en retournant à Nancy veut se racheter auprès de son fils Gaston. Desmond et Lola sont tombés amoureux mais Lola ne peut pas tout de suite abandonner son mari ressuscité. Leur histoire d'amour contrariée est un fil rouge du récit.
Les conséquences de ce retour sur cette petite famille, la question de vivre avec ses choix à travers le personnage de Pierre. La question des remords, de la folie, de la responsabilité sont posées autour de ce personnage. La partie policière est moins présente que dans le 1er opus même si on essaye de comprendre les motivations de Pierre et du fait qu'il soit resté avec le tueur.
La réflexion sur la violence de la société américaine, l'atmosphère crasse, dingue et oppressante se retrouve dans ce nouvel opus. La route 66 est un personnage de l'intrigue, on retrouve les nombreuses citations de lieux, de standards de musique américaine présents dans le 1er volet (avec une jolie playlist à la fin). L'écriture est fluide digne d'une série, du cinéma mais du coup j'ai eu du mal à ressentir de l'empathie pour les personnages malgré les détails et la construction de l'intrigue. J'ai été plus spectatrice de cette intrigue, des choix moraux des personnages. J'ai été touché par le jeune garçon Gaston si heureux de retrouver son père et qui pardonne tout, par Desmond qui a enfin envie de vivre. le personnage de Lola est aussi solaire, elle qui décide de reprendre sa vie en main, de s'accomplir par l'écriture. Par contre, les atermoiements de Pierre, sa volonté de se faire un nom m'ont agacé. La multitude d'histoires secondaires comme celle des flics, de Patti, de Barbara sont parfois gênantes pour la cohérence de l'histoire et le côté surnaturel ne m'a pas vraiment convaincue.
Mais si vous voulez vous plongez au coeur de l'Amérique, de sa violence et de ses douleurs intimes allez y dans ce roman noir en 2 volets dont white coffee est l'épilogue.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   29 mars 2017
Roy’s Motel Café, Amboy

— Bienvenue à Amboy !
Elle s’était maquillée, habillée, apprêtée pour la clientèle. Rien ne manquait à la panoplie : débardeur noir sous la chemise Harley, col piqué de pin’s à l’effigie de la Route 66, ceinture tressée dorée, paire de jeans raccourcis en bermuda, socquettes blanches, baskets. Mais en y regardant de près – faux plis à la chemise, rouge à lèvres appliqué à la va-vite, poudre chargée sur les pommettes, chevelure rousse ternie par la laque et badges de travers –, Patti n’affichait guère son habituelle splendeur. Elle ressemblait à une serveuse en bout de course, les cils alourdis de khôl et qui finit par confondre la cafetière avec le broc d’eau glacée.
— Qu’est-ce que je vous sers ? demanda-t-elle sans entrain.
Les deux clients ayant pris place sur les tabourets de son comptoir n’avaient rien d’engageant. Ils ne transpiraient pas d’un poil dans leurs vêtements ajustés et sentaient trop bon pour être honnêtes. Ils commandèrent des Coca light avant d’exhiber leurs insignes.
— Mrs Patricia Schmale ?
— En personne.
— Je suis l’agent Paul Born du FBI, bureau de Los Angeles, et voici ma collaboratrice, l’agent Frederic Tirmont. Nous aurions des questions à vous poser au sujet de David Owens.
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Lilou08Lilou08   29 mars 2017
Nancy, France

Lola ouvrit les persiennes des fenêtres du salon, replia chacune d’elles avec lenteur. La végétation du jardin, couverte de rosée, miroitait sous la lumière matinale. Dans le nid, Gaston gazouillait.
— M’an ? Y a plus de Miel Pops !
Il sifflotait depuis la cuisine, torse nu. La veille, le garçon avait décroché le téléphone dès la première sonnerie et entendu un homme dont il n’avait pas reconnu la voix demander à parler à sa mère. Le combiné avait failli lui glisser des mains lorsqu’il s’était tourné vers Lola, bredouillant : « C’est papa… » À présent, Gaston ne mangeait pas, il dévorait, riait de tout et surtout pour rien. Ce n’était plus qu’une question de jours : son père s’en revenait des Amériques jouer avec lui aux Playmobil. Débarrassées, les toiles d’araignées accumulées sur l’insupportable vide. Celui qui ne donnait plus signe de vie, ce père qui avait condamné son fils au doute et à l’abandon décidait qu’il était temps de reprendre son rôle dans cette maison au bord de l’hypothèque.
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Lilou08Lilou08   29 mars 2017
— … Professeur Blur, souffla-t-il, croyez-vous aux fantômes ?
La question surprit Desmond.
— Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en rencontrer.
— Pourtant, un tueur en série et un revenant ne sont guère si éloignés l’un de l’autre : ils hantent et terrorisent de manière égale leurs victimes.
Le visage émacié de David Owens, l’odeur de sueur et de sable mouillé qui collait à sa peau lui revinrent cruellement en mémoire.
— Les plus difficiles à chasser sont ceux que l’on fabrique avec nos souvenirs, lâcha-t-il. Les autres me sont inconnus.
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Lilou08Lilou08   29 mars 2017
Bien après la fermeture de la mine un homme était apparu, curieux de ces cicatrices. Il avait exploré les galeries, palpé le ventre de la Terre de ses doigts maigres et il s’était proclamé roi. Muscles tendus, jurant, crachant, l’homme avait charrié là d’horribles choses, ensemencé le sol de prières impies, et il était reparti, géant sinistre rapetissant à l’horizon couleur de feu.
Le coyote leva le museau ; du sable adhérait à sa truffe noire et vernie. Il tourna les oreilles à droite, à gauche, devina plus loin un arbre de Josué hérissé de feuilles piquantes et fila sous ses branches y replier les pattes.
La rumeur enflait, figeait le crotale et la tortue.
Bientôt, la nature vomirait son flot de pluie aux gerçures du désert.
Toute l’eau serait bue.
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Lilou08Lilou08   29 mars 2017
Et cette chemise légère que Lola portait, ce vêtement dont le seul homme qui comptait pour elle désormais l’avait un jour revêtue après qu’elle eut barboté tout habillée dans son jacuzzi, lui tenait lieu de refuge. Endurer son absence, ce néant qui allait l’engloutir, serait de chaque instant. Elle s’allongea sur le lit, frissonnant au contact des draps, et le ventre picoré d’un désir sourd, ferma les yeux.
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Vidéo de Sophie Loubière
Sophie Loubière, l?étape polar de la Route 66 | lecteurs.com .Corsé, comme un petit noir tôt le matin, puis suave, comme un Capuccino décoré d?un latte art. Black Coffee et White Coffee nous entraînent sur le bitume de la Route 66, à la poursuite d?un serial killer sans relâche qui sévit depuis des décennies, puis dans la (re)construction et l?évolution de Lola et Desmond, les héros. L'article est en ligne sur lecteurs.com: http://www.lecteurs.com/article/sophie-loubiere-letape-polar-de-la-route-66/2442947 Visitez le site : http://www.lecteurs.com/ Suivez lecteurs.com sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/orange.lecteurs/ Twitter : https://twitter.com/OrangeLecteurs Instagram : https://www.instagram.com/lecteurs_com/ Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCWQQ-VlGEFs22XKdO15tQCg/videos Dailymotion : http://www.dailymotion.com/OrangeLecteurs
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