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EAN : 9782253259923
360 pages
Le Livre de Poche (04/09/2019)
3.74/5   883 notes
Résumé :
Les souvenirs sont parfois meurtriers.

Été 1986. David et Samuel ont 12 ans. Comme chaque année, ils séjournent au bord de l’océan, dans le centre de vacances appartenant à l’employeur de leurs parents. Ils font la connaissance de Julie, une fillette de leur âge, et les trois enfants deviennent inséparables. Mais une ombre plane sur la station balnéaire et les adultes deviennent de plus en plus mystérieux et taciturnes. Puis alors que la semaine se ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (267) Voir plus Ajouter une critique
3,74

sur 883 notes

Autant j'ai été subjuguée par Les refuges autant le douzième chapitre m'a un peu laissée de marbre. Au point que je ne sais comment argumenter ma chronique.

Happée au départ par cette histoire de manuscrit mystérieux que reçoivent deux amis, David et Samuel, un manuscrit qui réveille les murmures et fantômes du passé. Happée par ce côté mystérieux qui semble cher à l'auteur et déjà omniprésent dans Les refuges, j'ai aimé la distillation de l'angoisse que génère les secrets, un passé trouble. On a envie de savoir ce qui s'est tramé cet été 1986 et ce que contient ce fameux douzième chapitre.

Passé ce cap, j'ai perdu le fil de l'histoire, ce douzième chapitre trop sibyllin pour assembler des pièces de puzzle.

Il y a des lectures comme ça, qui commencent bien puis vous emmènent en zone absente. Vous décrochez, vous lisez jusqu'au bout mais vous n'y êtes pas. Cela vous parle ?

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Pour moi , ce seront cinq étoiles, sans négociation possible .Pourquoi ? Ben , parce que.....parce que c'est comme ça, parce que j'ai pris un immense plaisir , parce que j'ai fini et que je me demande si j'ai bien fait d'accélérer ou si j'aurais dû ralentir.....Pour tout vous dire , le soleil brillait , le toubib m'avait recommandé de marcher , mon épouse voulait sortir......et moi ,j'étais dans l'histoire et quelle histoire.....superbe roman , une construction fine , habile , haletante. ...Une expression fluide , une intrigue palpitante et facile à lire , une intrigue qui semble claire mais nous ramène dans des temps passés , des temps de jeunesse , de mystéres , de secrets....Des victimes , on en a , des petites filles , c'est atroce.....Un coupable , on l'a ,il purge sa peine en prison , et va bientôt sortir : remise de peine pour bonne conduite...Facile , trop facile , oui , sans doute , mais c'est sans compter sur de mystérieuses enveloppes déposées ça et là , et révélatrices de secrets qu'on croyait enfouis à jamais , des secrets....ben des secrets , quoi...Ils sont plusieurs à les lire , à s'interroger , à s'inquiéter ,à trembler...

Rendez - vous au chapitre 12....Rendez- vous pour des révélations étonnantes , surprenantes , spectaculaires ,inattendues.....David , Samuel , Emilie , Julie ,Tatie , Franck, le Rouquin ,Vermont, Henri , Olivier , Sarah , des personnages touchants ou intriguants , des personnages qui nous marquent , pour qui on ne reste pas indifférents....des personnages pleins de mystères , des personnages pas forcément tout noirs , pas forcément tout blancs....des personnages humains , en somme...

Jérôme Loubry a écrit là un roman qui ne laisse pas indifférent , un page-turner , le roman d'un été tragique , un roman où les secrets douloureux et les drames d'enfance prouvent qu'ils restent gravés à jamais malgré le temps qui passe , le temps qui a passé , qui a passé sans jamais rien effacer .. le temps qui , jamais , n'oublie .

Bon , le soleil brille , mon épouse m'attend , le médecin m'a conseillé de " me bouger " ....J'y vais , j'y cours et ....je reviens vite , j'ai trop hâte. Et si cela n'avait tenu qu'à moi....Mais j'y pense , sur les bords de Vienne , il y a des bancs ? Et si je l'emportais , mon bouquin ? Non ? Ah ,oui , dix mille pas....Et lire en marchant ? Ben non , quand même pas , l'eau est encore froide....Alors , ce sera au retour....Quelle belle perspective , quel bonheur en vue . Je suis trop élogieux ? Mais non , j'ai adoré , c'est tout et je vous souhaite une bonne lecture , à vous aussi.....On en reparlera.

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Août 2017. Écrivain renommé, David mène une vie paisible et heureuse aux côtés de sa femme, Sarah. Jusqu'au jour où, sur le seuil de sa maison, il tombe sur une enveloppe marron contenant un roman de plusieurs chapitres. Il s'avère que son meilleur ami et éditeur, Samuel, en a reçu un également, de même qu'une troisième personne. du moins, c'est ce que l'auteur écrit dans son épilogue. le sourd, le muet et l'aveugle, c'est ainsi qu'il les nomme. Ce roman va immédiatement plonger David dans ses souvenirs de cet été de 1986... Un été au cours duquel, séjournant au centre de vacances appartenant à l'entreprise familiale des Vermont, David et Samuel, alors âges de 12 ans, font la connaissance de Julie. Un été et une rencontre qu'aucun des adolescents n'oubliera...

David et Samuel, deux amis liés par un terrible drame survenu au cours de leurs vacances au coeur de la station balnéaire de Saint Hilaire de Riez. Que s'est-il passé et pourquoi remuer un passé que chacun tentait d'oublier ? Comment ce dernier connait-il d'ailleurs tant de détails sur ce qui s'est passé ? Dans ce roman à l'atmosphère parfois angoissante et au climat social tendu, Jérôme Loubry alterne habilement passé et présent. Il déroule, par le menu, les événements liés au drame de cet été-là mais aussi ceux d'un présent énigmatique. L'auteur, par une facilité déconcertante, nous entraine, au fil des pages, à la recherche d'une vérité insoupçonnable. Une intrigue rondement menée, des personnages terriblement attachants et un suspens garanti. Terriblement efficace !

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Pas que le passé soit rancunier mais, visiblement, il n'oublie pas.

David va en faire l'amère expérience.

Écrivain à la renommée certaine, le bonhomme se voit rappeler violemment à son passé, plus particulièrement à cet été 86 où tout a commencé et tout fini.

Trois décennies plus tard, il aura suffi d'une enveloppe énigmatique déposée sur le seuil de sa maison ainsi que sur celui de son éditeur et meilleur ami, Samuel, pour remonter le temps et se remémorer cette courte parenthèse enchantée alors porteuse de nombreux drames.

Un récit narré par le menu et susceptible de bouleverser totalement sa vision d'alors.

Jérôme Loubry est un auteur multifacette.

Surfant aussi facilement sur la vague de l'enfance nostalgique que sur celles du social et du thriller, il confirme magistralement tout le talent qu'on lui prêtait à la découverte de son premier roman "Les chiens de Détroit".

Puisant sa trame dans une jeunesse touchante qu'il évoque de façon tout à fait convaincante, Jérôme Loubry élabore un scénario diabolique où passé et présent s'entremêlent habilement, usant ainsi d'un procédé devenu hyper tendance désormais, avec une élégance manifeste et une efficacité redoutable.

Un même drame relayé par divers protagonistes, c'eut pu lassé, il n'en est rien.

Les pages défilent, puissantes, évocatrices et troublantes, pour finalement délivrer une sentence que l'on pressentait sans que cela ne porte aucunement préjudice à l'entièreté de l'oeuvre, c'est dire le panard pris auparavant pour taxer ce dénouement attendu d'anecdotique.

Jérôme Loubry fait désormais partie de ces auteurs monstrueusement doués attendus au coin du bois.

Perso, j'm'en fous, j'habite la campagne...

Merci à Babelio et aux éditions Calmann Lévy Noir pour l'envoi de ce douzième chapitre...et de tous ceux qui l'ont précédé.

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Pardonnez-moi, ma PAL, parce que j'ai péché.

J'avais prévu de ne pas rajouter de livre. C'était sans compter sur cette drôle de communauté qu'on appelle, entre initiés, Bookstagram … Cette secte implacable qui remplit tes étagères !

Je le vois passer, une fois, cinq fois, douze fois… Et là, je ne peux plus tenir, je le veux.

Je le feuillette, je pense juste lire les premières pages, pour voir. Pour me faire une idée.

Je le commence et ne m'arrête plus !

Jérome Loubry est un sacré coquin ! Il débarque et il ne te lâche plus, il te prend par tous ces sentiments qu'il sait créer en quelques pages et il te tient. Fermement.

C'est l'histoire de David, écrivain de son état, qui reçoit un mystérieux manuscrit dans sa boite à lettres, qui semble raconter des événements survenus des années plus tôt. le lecteur va partir avec lui dans la lecture de ce manuscrit et va finir par arriver à ce douzième chapitre ! le fameux !

Lorsque les souvenirs traumatisants et enfouis dans la mémoire reviennent à la surface, peut-on leur échapper ?

On se fait balader, on croit comprendre, et puis non finalement, le lecteur s'embourbe et ne peut lâcher ce livre. Entre faits divers et histoire dans l'histoire, on passe un vrai bon moment ! Si la première partie du livre m'a laissé en apnée littéraire, la deuxième partie souffre malgré tout de quelques petites longueurs. On veut connaître le fin mot de l'histoire.

J'ai particulièrement apprécié l'aspect social du récit, le fait divers, l'auteur rappelant d'ailleurs l'affaire du petit Grégory à certains moments de l'histoire. Mêlant enfance et thriller, une lecture qui oblige le lecteur à aller au bout, on VEUT savoir !

Je suis content sur ce coup là de m'être laissé salement influencé. Il est certain que je vais lire d'autres ouvrages de Jérôme Loubry car il possède une plume et un rythme qui présagent de belles choses !


Lien : https://labibliothequedejuju..
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Citations et extraits (120) Voir plus Ajouter une citation

Une mauvaise blague.

C’est d’abord ce à quoi j’ai cru lorsque j’ai ouvert l’enveloppe. Une mauvaise blague.

Ensuite, c’est ce que j’ai espéré.

A lire tant de détails et d’exactitudes, j’ai souhaité de tout mon cœur qu’il s’agisse d’une tromperie, peut-être un lecteur qui désirait se payer la tête e son écrivain préféré (ou détesté).

Mais les faits relatés dans le texte étaient bien trop graves et douloureux pour n’être qu’une plaisanterie.

Alors il fallut que je lise, encore et encore.

Pour tenter de comprendre, pour percer la vérité.

C’est ce que je fis pendant une semaine. Au point d’en oublier la présence de Sarah…

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Lundi dernier, en découvrant les premières pages, j’avais appelé Samuel. Et cette fois-ci, c’était ma voix qui était devenue nerveuse, presque étrangère.

- Qu’est-ce que c’est que cette connerie ?

- Je… n’en… sais… rien !

- Tu as bu ?

- Oui, et tu devrais aussi, me conseilla-t-il.

- Trois personnes ?

- Je n’ai aucune idée de qui est la troisième, et je n’ai aucune putain d’idée de qui peut se payer notre tête. Tu as lu combien de pages ?

- Juste les deux premiers chapitres. Je ne sais pas si j’ai envie de continuer.

- Tu le feras, même si cela te dégoûte. J’en suis au sixième. J’ai arrêté et je vais me saouler jusqu’à n’être plus capable de différencier un b d’un d.

- Nos versions sont identiques ?

- Aucune idée. Vas-y, pioche des phrases du premier chapitre.

Je lus cinq phrases prises au hasard. Chaque fois, Samuel m’assura avoir les mêmes. Nos versions étaient donc jumelles. Et j’en étais le personnage principal.

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Une mauvaise blague.

C’est d’abord ce à quoi j’ai cru lorsque j’ai ouvert l’enveloppe. Une mauvaise blague.

Ensuite, c’est ce que j’ai espéré.

A lire tant de détails et d’exactitudes, j’ai souhaité de tout mon cœur qu’il s’agisse d’une tromperie, peut-être un lecteur qui désirait se payer la tête e son écrivain préféré (ou détesté).

Mais les faits relatés dans le texte étaient bien trop graves et douloureux pour n’être qu’une plaisanterie.

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"Quelle chance vous avez d'être écrivain ! Vos journées doivent être passionnantes ! "

C'est ce que je lis.

C'est ce que j'entends .

C'est ce que je devine parfois dans le regard incrédule et envieux de celui à qui je viens d'énoncer ma profession .

Et à chaque fois je me retiens de répondre :" Si vous saviez , il n'y a rien de plus ennuyeux er répétitif ."

Non , la journée d'un écrivain n'a rien de passionnant , sinon dans l'imaginaire de ceux qui la fantasment .L'écrivain , lui , il s'emmerde.Voilà pourquoi il invente des histoires .La routine morne et soporifique est donc nécessaire à son métier. Pour lui , les journées " passionnantes " représentent le plus grand risque de page blanche , tout comme elles sont synonymes pour son éditeur d'un manuscrit hors délais. ( p 19 )

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Sa folie avait un nom à consonance allemande : Alzheimer. Ce kraken pris au piège dans l’océan céphalorachidien de cette pauvre femme avala le moindre de ses souvenirs. Voilà ce que disaient les adultes une fois revenus de ces soirées lorsque, fatigués ou honteux de leurs moqueries étouffées, ils prenaient conscience que cette maladie risquait un jour ou l’autre de se lancer à l’abordage de leurs propres esprits.

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