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ISBN : 2702161707
Éditeur : Calmann-Lévy (11/10/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 121 notes)
Résumé :
DÉTROIT A PERDU SES REPÈRES.
SES HABITANTS L'ABANDONNENT.
SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.
Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 novembre 2017
Mars 2013. Une pluie battante, dégoulinante qui assombrit encore cette ville déjà bien grise. Une descente de police. Un suspect recherché, traqué depuis des jours qui n'oppose aucune résistance. Bien au contraire puisqu'il demande à parler à Sarah Berkhamp, l'inspectrice en charge de cette enquête. Une seule question importe : "Avez-vous tué les enfants ?"...
Novembre 1998. le corps a été retrouvé par un joggeur, aux abords de Palmer Park. L'enfant gisait au sol, des marques de strangulation épaisses et violacées. L'enquête est confiée à l'inspecteur Stan Mitchell, qui, malgré des recherches approfondies et sa ténacité, peine à trouver un semblant de piste. L'enquête prend une proportion alarmante dès lors qu'un second enfant est retrouvé mort dans les mêmes conditions...
Qui est donc ce Géant de brume qui terrifie non pas seulement les enfants mais aussi les parents ? Ce Géant, qui hante les rues de Détroit, ne se contente pas d'enlever les enfants, une fois la nuit tombée mais il les tue. Chargé de cette enquête qui piétine, Stan Mitchell, hanté, obsédé par ce meurtrier, redoute le pire lorsque, des années plus tard, des gamins sont à nouveau enlevés. Y aurait-il un lien entre tous ces méfaits, à 15 ans d'intervalle ? C'est ce qu'il devra (voudra) résoudre aux côtés de sa partenaire, Sarah Berkhamp. Deux flics cabossés, au passé lourd, devant faire face à leurs propres démons. Un duo improbable face à un Géant terrifiant. Autre personnage-clé : la ville de Détroit. Une cité déchue, abandonnée par bon nombre de ses habitants. Une cité brumeuse, humide, écrasante. Une atmosphère plombante. Presque aussi terrifiant que le Géant de brume, Jérôme Loubry nous mène en bateau tout au long de ces pages. de par son écriture travaillée, très descriptive, de par sa narration alternant passé et présent, il nous emmène dans les pas de ces deux flics si attachants vers un twist final surprenant.
Un premier roman abouti et intrigant.
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Ydamelc
  09 octobre 2017
Pour faire un bon roman policier, il nous faut :
- Un inspecteur divorcé, torturé, en pleine déchéance, voir violent, borderline, noyant son désarroi dans l'alcool,
- Une jeune partenaire, tout fraîchement arrivée dans le service, au passé douloureux, faisant face à un manque viscéral et à de vilaines blessures,
- Un lieu quasi mort, dépravé où l'avenir n'est que déprime, une ville, après le déclin, agonisante, où règne la peur et le crime,
- La réapparition d'un "monstre", le Géant de brume, s'en prenant à ce qu'il y a de plus cher et de plus innocent, les enfants... échappant à la police depuis 15 ans,
- Une enquête haletante , une intrigue bien ficelée, qui nous pousse à enchaîner les chapitres, les uns après les autres, sans pouvoir s'arrêter,
- Une atmosphère troublante, angoissante, lourde, où la tension est permanente,
- Des flashback, des secrets, des révélations, des retournements de situation, des situations curieuses et saisissantes...
- Une conclusion, un dénouement déroutant... cuit aux petits oignons, pour relever toutes les saveurs rencontrées tout au long de l'histoire et accentuer toute la maîtrise de l'intrigue, du sujet.
Dans Les chiens de Détroit, on y trouve tout ça !
Mais en mieux, encore.
Avec les ingrédients classiques d'un roman policier, qui ont déjà fait leurs preuves, Jérôme Loubry a su me titiller les papilles, en y saupoudrant tout ce qu'il fallait pour épicer, sucrer, aromatiser son livre, pour en faire un met succulent.
Convaincue !
Un auteur à suivre...
Merci aux Editions Calmann-Lévy et Netgalley de votre confiance, m'ayant permis de découvrir ce titre en avant-première.
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Crossroads
  27 octobre 2017
Et dire que c'est un premier roman...
Jérôme Loubry fait désormais partie de ces auteurs attendus au tournant.
Car pour pondre un second scénario du niveau de son prédécesseur, il va lui falloir faire fi de ce premier succès amplement mérité. C'est pourquoi, par souci de sérénité de l'esprit et de force contrôlée, je m'en vais lui filer, là, maintenant, sans crier GARE, le 06 de maître Yoda. On ne sait jamais, ça peut toujours servir. 06 ! Voilà, de rien, si on peut aider.
Les Chiens de Détroit ne brille pas par son originalité, non.
Des rapts d'enfants, un tueur en série, dans le polar, il y en a pléthore.
Malin de s'en prendre à de petits chérubins, la corde sensible vibre à plein. One point.
Ce qui fait la force de ce petit bijou inattendu, outre l'association opportune de deux flics amochés mais à la personnalité suffisamment originale pour ne pas tomber dans la caricature, c'est bel et bien son délicieux bad guy, le Géant des brumes.
Contrairement au Vert qui passe son temps à se poiler grassement en faisant le grand écart dans tous les champs de maïs environnants, le notre carillonne à nos oreilles comme une douce légende onirique transmise amoureusement de générations en générations alors qu'il n'est qu'un terrifiant conte horrifique sur pattes. Second poïnt.
Détroit, ville déchue, participe activement à ce climat anxiogène qui va méchamment vous coller aux basques et vous filer l'envie d'écouter Mad World en boucle. Je pose 8 et ♫ retieeens la nuiiit♪, trimo poynt. Ça commence à compter, dites-moi.
A force de courts chapitres tendus à l'extrême et de twists mesurés mais opportuns, l'auteur abolit le temps, offrant ainsi au lecteur comblé une parenthèse coupable qu'il lui tarde déjà de retrouver.
Les Chiens de Détroit ont la morsure facile. de celles, viscérales, qui ne s'estompent jamais vraiment.
Wouf ? Ouarf! Swiff%
Ouais, bon, je débute en imitations aussi...
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seshat123
  15 novembre 2017
Masse critique octobre 2017
« Il était une fois, dans un village reculé, une créature qu'on appelait Géant de brume. Chaque nuit, lorsque la lune voilée par les nuages n'éclairait qu'à moitié, et que la brume humide léchait les maisons, il venait enlever les enfants qu'on ne revoyait jamais... »
1998. Sept enfants sont assassinés, les journaux nomment le serial killer le Géant de brume, s'inspirant d'une légende locale. le flic en charge de l'enquête, Stan Mitchell, échoue et le tueur reste en liberté. Les meurtres s'arrêtent .
2013. Des enfants disparaissent à nouveau. Mais aucun corps n'est retrouvé. Stan chapeauté par Sarah Berkhamp reprend l'enquête.
Le roman commence par l'arrestation, en mars 2013, de Simon Duggan soupçonné d'être le Géant de brume. Après une trépidante semaine d'enquête. Puis l'auteur reprend le fil de l'histoire et alterne les deux époques, les deux enquêtes, jusqu'à ce que les récits se rejoignent.
« Les chiens de Détroit » est un roman très page-turner au rythme soutenu, au suspense haletant. La plume est fluide, les chapitres sont courts et efficaces. L'intrigue est particulièrement bien construite, la narration maîtrisée. Personnellement j'ai surtout aimé la profondeur, la complexité des personnages : les deux flics, le Géant de brume et bien sûr la grande héroïne tragique, la ville de Détroit. Et c'est bien là qu'est toute la force de ce thriller. Un subtil équilibre entre fluidité et densité.
Ambiance et personnages bien campés, l'immersion est parfaite. Les deux enquêteurs avec leur part d'ombre sont attachants. L'auteur soulève le voile de leur passé page après page et c'est assez addictif. Car ce n'était pas gagné avec ces deux là! Lui est alcoolique, violent, ne s'est jamais pardonné l'échec de la première enquête (entre autres). Elle est fragile, souffre d'une « légère » schizophrénie avec des hallucinations auditives. Des « impressions », puisque que c'est le terme qu'elle aime utiliser, mais nous guident-elles vers la solution ou nous perdent-elles dans la brume ?
Attention ne vous trompez pas, l'héroïne ce n'est pas la fliquette, c'est bien la ville de Détroit. Quel portrait !! Quelle triste balade devrais-je dire ! Cette ville qui fut le rêve américain dans toute sa splendeur, dans toute sa vanité, n'est plus, sous la plume de l'auteur, qu'une funeste héroïne, agonisant dans la brume, désertée par sa population. On en frissonne !!
Merci à Babelio et aux éditions Calmann Levy pour cette glaçante balade dans les rues de Détroit.
Si vous êtes amateur(e) de thrillers, n'hésitez plus, tentez le voyage!! Pas convaincu(e) ? Allez, un dernier argument pour la route : une fois n'est pas coutume, j'ai aimé le final, je l'ai même trouvé bouleversant...
PS : Avez-vous noté ? Je me suis permis une « inclusive touch » dans ma conclusion... pour être dans l'air du temps ! Hé hé !!
RePS : Je ne sais pas expliquer pourquoi je suis passée à un cheveu du coup de coeur !! Mais mon palpitant est une créature aussi fantasque qu'exigeante !! Désolée monsieur l'auteur. :-(
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Deslivresalire
  25 décembre 2017
1998, un tueur en série s'en prend à des enfants qu'il enlève puis abandonne, morts, dans les rues de Détroit, sans jamais être démasqué par l'inspecteur en charge de l'enquête, Stan Mitchell. A peine sait on à l'époque qu'il s'agit d'un homme particulièrement grand.
2013, Détroit se meurt. Dans la ville désolée et à l'abandon progressif, des enfants sont de nouveau enlevés, mais cette fois aucun corps n'est retrouvé, seulement l'absence.
"En même temps que la ville se désagrège, c'est la volonté des parents qui faiblit. Tout semble abandonner."
Stan est pourtant persuadé que « le géant de brume » est revenu.
Avec sa partenaire, l'inspecteur Sarah Berkhamp, ils tenterons de ne pas commettre les mêmes erreurs que par le passé.
Mais au moment d'attraper l'assassin, non seulement il ne veut parler qu'à Sarah, mais de surcroit, c'est lui qui demande de l'aide...
A mon avis :
Dans cette ville de Détroit, parfaitement dépeinte, à l'abandon et au bord de la faillite suite à la crise des "subprimes", dans certains quartiers, seuls les chiens hantent encore les rues.
Difficile de ne pas faire le parallèle entre la déchéance de cette ville et celle du personnage central du roman, Stan Mitchell obsédé depuis 1998 par ces enlèvements d'enfants, au point de s'y perdre.
Le nouveau duo qu'il forme avec Sarah le remettra en selle, pour mener une enquête prenante et pleine de rebondissements.
Même si le duo de flics névrosés pris dans une enquête sur des enlèvements d'enfants n'est pas d'une grande originalité, la description en profondeur des personnages de ce roman permet de happer le lecteur et de le maintenir dans le cours du récit qui réserve quelques surprises jusqu'à la fin.
Impossible d'en dire plus sous peine de déflorer l'intrigue du livre, néanmoins, on a souvent tendance dans les polars à jouer sur les failles de la mémoire et j'ai trouvé que celui-ci allait un peu loin dans cette voie au risque de situations sans doute improbables.
Soulignons par ailleurs que Jérôme Loubry est un auteur français qui publie là son premier roman... une réussite.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   27 novembre 2017
Nous sommes tous hantés. (…) Vous comme moi. Nous sommes ces maisons aux volets violentés par le vent que les habitants de cette ville fuient. Nous sommes les couloirs silencieux et leur peinture écaillée qui chute sur les parquets défoncés. Nous sommes ces cheminées désertées de toute chaleur. Nous sommes ces pièces vides hantées par les voix du passé. (…) Les fantômes de nos espérances, de nos projets essoufflés, de nos sourires effacés, tous nous hantent. Certains plus fortement que d'autres.
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marina53marina53   27 novembre 2017
L'inspecteur passa devant le chantier du nouveau casino qui démarrerait dans quelques mois. Perdu au milieu de pavillons vidés de leurs occupants, le terrain vague affichait les intentions des propriétaires : réaliser un édifice impressionnant et hors normes. La ville possédait déjà de nombreux établissements comme celui-ci, certains situés à Downtown et d'autres en périphérie. À quoi bon en construire un nouveau ? se demanda Stan. La réponse pourtant évidente lui fit mal au cœur : une nouvelle fois pour laisser les soucis au placard, imbécile. Pour distraire les gens de leur pauvreté, les "disneylandiser" au point que les étoiles effacent les larmes dans leurs yeux.
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seshat123seshat123   26 octobre 2017
L’officier crachota les directives dans son talkie et vérifia à son tour le chargement de son arme.
Au bout de la rue, une meute de chiens errants le fixait sans bouger. Malgré les trombes d’eau qui ne faiblissaient guère, ils demeuraient immobiles, comme dans l’attente d’un événement qui aurait justifié leur présence, ici, sous ce déluge éternel. Leurs carcasses faméliques émirent un dernier tremblement avant de disparaître au loin, les poils collés contre leurs côtes saillantes.
Ces animaux aussi devaient appartenir à quelqu ’un avant, pensa-t-il avant de se retourner et de se concentrer sur l’autre côté de la rue, en direction des deux silhouettes évanouies.
P13
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seshat123seshat123   06 novembre 2017
-Des fantômes? Que voulez-vous dire par là? demanda Stan, autant intrigué par cette phrase sibylline que par la fragilité subite affichée par sa partenaire.
-Nous sommes tous hantés, prononça faiblement celle-ci. Vous comme moi. Nous sommes ces maisons aux volets violentés par le vent que les habitants de cette ville fuient. Nous sommes les couloirs silencieux et leur peinture écaillée qui chute sur les parquets défoncés. Nous sommes ces cheminées désertées de toute chaleur. Nous sommes ces pièces vides hantées par les voix du passé. Vous le devenez lorsque vous parlez de votre fils. Je le vois à votre regard qui semble s’éteindre. Je le deviens à mon tour lorsque je parle de cet enfant que je n’aurai jamais. Les fantômes de nos espérances, de nos projets essoufflés, de nos sourires effacés, tous nous hantent. Certains plus fortement que d’autres. Voilà de quoi j’ai peur.
-Qui sont vos fantômes, Sarah?
P202
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YdamelcYdamelc   06 octobre 2017
Et maintenant, penchée au-dessus de son lave-vaisselle pour y déposer les verres bus avec Stan, elle comprit que le plus difficile n’était pas de faire entrer quelqu’un dans son appartement.
Non.
Le plus douloureux était le silence que laissait cette personne en partant.
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