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ISBN : 226202054X
Éditeur : Perrin (28/08/2003)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 42 notes)
Résumé :
De 1764 à 1767, une bête mystérieuse sème la terreur dans le Gévaudan et dans le sud de l’Auvergne, tuant hommes, femmes et enfants. Michel Louis nous livre de cette fameuse affaire un récit passionnant : toutes les attaques de la bête, les grandes chasses, la terreur des campagnes, les actions héroïques de certains paysans, les intrigues des puissants qu’excite la convoitise des honneurs et de l’énorme récompense promise à qui tuerait la bête. Cet ouvrage est le pl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
alberthenri
  02 avril 2017
L'histoire de France, on le sait pour peu qu'on s'y intéresse, regorge de mystères et d'énigmes sujets de nombreuses théories et enquêtes.
Parmi ces mystères, l'un des plus fameux, est probablement celui de la bête du Gévaudan.
Un peu à l'instar de Jack l'Eventreur, dont la véritable identité n'est toujours pas établie avec une absolue certitude, la "Bête" a fait couler autant d'encre que de sang, inspiré bien des auteurs, chercheurs, historiens.
Entre 1764 et 1767, la Bête va tuer plus de 100 personnes !
On comprend qu'il y ait de quoi marquer les esprits.
Entre diverses théories, plus ou moins sérieuses, parfois un tantinet fumeuses (on n'a pas manqué de parler de loups-garous), celle avancée par Michel Louis est l'une des plus vraisemblables, même si elle semble sortie de l'imagination d'un auteur de fictions.
Vous me permettrez de ne pas trop en dire sur son hypothèse, même si le livre étant paru depuis déjà quelques années, le suspense est un peu éventé !
Quoiqu'il en soit "La bête du Gévaudan" de Louis Michel, reste un des plus intéressants livres sur le sujet, ne serait-ce que pour la qualité de sa documentation.
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Woland
  30 décembre 2007
Le livre de Michel Louis, que vous pourrez vous procurer à un prix très abordable dans n'importe quelle bonne librairie, en ligne ou pas, s'inscrit désormais comme un incontournable parmi le lot d'ouvrages, fantaisistes ou réalistes, de bonne ou de mauvaise foi, qui furent consacrés à la Bête du Gévaudan.
J'ajouterai que les amis des animaux ET les écologistes ne pourront que s'enchanter de cette lecture qui nous apprend, par la plume d'un zoologiste expérimenté, tout ce qu'il faut savoir sur cet animal abusivement vilipandé par l'opinion publique qu'est le loup
Quand on s'intéresse à la Bête du Gévaudan, on est très vite surpris par un fait primordial : l'animal n'hésitait pas à attaquer alors qu'elle se trouvait au beau milieu d'un village. En d'autres termes, la Bête n'avait nullement peur de l'homme. Et les loups, eux - qui les en blâmera ? - redoutent beaucoup les méchants tours de notre espèce et, un peu comme les chats d'ailleurs, nous considèrent avec un mépris dont notre supposée intelligence supérieure n'a pu venir à bout.
C'est que le loup sait, par exemple, ce que veut dire le mot "solidarité" et qu'il l'entend comme recouvrant autant de devoirs que de droits. Dans la meute, il y a souvent plusieurs mâles et femelles. Mais, pour avoir le droit de vivre en meute, tous s'effacent (et ne tombent d'ailleurs jamais en rut) devant le mâle dominant et sa femelle. (Rappelons au passage que le loup est partisan de la monogamie.)
Contrairement aux légendes engendrées par la Peste noire, qui faisait s'accumuler les cadavres aux quatre coins de l'Europe et notamment de la France, le loup ne s'attaque jamais à l'homme, même s'il est en meute. Il suivra l'homme affaibli dans l'espoir de le voir tomber et de se nourrir de son cadavre, mais il ne l'attaquera pas. Sauf s'il souffre de la rage. Mais un animal enragé n'a plus toute sa raison et meurt très vite.
La preuve de la pusillanimité des loups et paradoxe qui ne peut que frapper dans la terrible histoire de la Bête, les bergers et bergères de l'époque savaient qu'ils pouvaient faire fuir un loup en lui lançant des pierres ou en heurtant leurs sabots l'un contre l'autre.
De tels expédients n'ont pourtant pas fonctionné face à la voracité de la Bête du Gévaudan et cela tend bien à prouver qu'elle n'appartenait pas à l'espèce lupine.
Des faits de ce type, Michel Louis en aligne un grand nombre dans un récit divisé en deux parties :
a) l'histoire de la Bête qu'on lit ici sans se lasser un seul instant de cette accumulation de meurtres (ce qui n'est pas le cas, par exemple, dans l'ouvrage du curé Fabre) ;
b) et les mystères de la Bête où l'auteur pointe du doigt avec passion le refus politique de Versailles de voir les choses telles qu'elles étaient après l'abattage de la présumée Bête et la reprise des crimes, les incohérences des enquêtes (les cadavres n'ont jamais été retrouvés immédiatement. Louis estime que des nécrophages bien réels étaient passés par là, après la Bête.), le manque de méthode des enquêteurs (le XVIIIème siècle ne possédait certainement pas les méthodes adéquates pour recueillir les indices en l'état : après tout, la création de la police, au sens où nous l'entendon aujourd'hui, ne date-t-elle pas d'un siècle plus tôt, du règne de Louis XIV ?) et, bien sûr, la mauvaise foi patente de certains écrivains (dont Guy Crouzet) qui, par la suite, se penchèrent sur l'affaire.
Michel Louis m'a définitivement convaincue de la nature hybride de la Bête et de la relation qu'elle avait avec un ou plusieurs sadiques sexuels. Car, loup ou hybride, aucun animal de cette taille ne peut trancher une tête humaine. Pas plus qu'un animal, quel qu'il soit, ne déshabille ses victimes avant ou après les avoir tuées.
Et Michel Louis fait mieux encore : en authentique amoureux des animaux et du sort que nous leur imposons trop souvent, il nous rend la Bête sympathique. Après tout, si on ne l'avait pas dressée à tuer ...
Un livre passionnant, à lire ab-so-lu-ment ! ;o)
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LydiaB
  22 décembre 2010
Pour avoir lu quelques bouquins sur le sujet, je dois avouer que c'est celui que j'ai trouvé le plus intéressant. Il est constitué de deux parties: la première consiste à relater tous les meurtres de la fameuse bête. Même si le style de l'auteur est agréable, je dois avouer que j'ai quand même sauté quelques passages. Mais on ne pourra pas reprocher à Michel Louis un quelconque manque d'exhaustivité. La deuxième partie est analytique. C'est le spécialiste des loups qui parle alors. L'auteur nous guide dans une réflexion. La seule véritable chose qu'il me manque, c'est une absence de prise de position véritable. Non pas par rapport au fait que la bête aurait été aidée par un humain, j'avais déjà mon idée sur la question, que ne fera que confirmer M. Louis. Mais par rapport à la nature de la bête elle-même. Je suis un peu sceptique sur les hypothèses émises.
Ceci dit, je vous conseille vivement ce livre fort instructif et intéressant.
Lien : http://livresetmanuscrits.e-..
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lry12
  23 juillet 2010
Parmi tout Les livres consacrés au mythe de la bête, celui de Michel louis se démarque des autres ouvrages. Louis est un spécialiste des fauves, et non un historien. Il a consulté les archives départementales, s'est rendu sur place pour enquêter afin d'écrire ce livre fort intéressant.
Dans la première partie, l'auteur narre l'histoire de ce loup (ou autre animal, en fait on ne sait pas vraiment) qui attaqua les habitants du Gevaudan entre 1764 et 1767, et fit plus de cent victimes. Mais loin d'un compte-rendu historique, les faits sont relatés de manière parfois romancée, ce qui enlève l'austérité propre aux livres d'histoire. Cette manière de raconter des faits réels est d'ailleurs utile pour accrocher le lecteur.
La deuxième partie aborde les hypothèses émises par différents spécialistes depuis deux siècles. Qu'était la bête? Un ou plusieurs loups? Peu probable à en croire les zoologistes. Un tueur en série déguisé? Si on se rapporte aux témoignages de l'époque, tous montrent un animal. Alors un fauve d'Afrique échappé d'une ménagerie? Comment aurait-il supporté les hivers rigoureux de la région?
L'hypothèse la plus intéressante est celle de l'auteur. Un animal dressé pour tuer, revêtu d'une cuirasse pour se protéger des balles des chasseurs et des fourches des paysans, lui donnant un aspect effrayant. le dresseur serait l'un des protagonistes de cette histoire, mais aucune preuve ne vient certifier cette théorie. le mystère reste entier... Un livre passionnant.
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Xian_Moriarty
  31 août 2013
J'avoue avoir dévoré cet ouvrage (pour ouvrir cet avis sur un très mauvais jeu de mots). Bien écrit, bien documenté, l'auteur revient sur cette affaire qui traumatisa toute une région avec un oeil « neuf », celui du zoologiste et de l'éthologue.
L'ouvrage se divise en deux parties : une sur les faits, l'autre sur l'interprétation et la recherche « du coupable ».
L'auteur n'est pas historien et ne se revendique pas comme tel. Cependant, il en a fait le travail.
La première partie correspond donc aux récits des événements : les attaques et les différentes entreprises qui ont pour but de terrasser la Bête.
La narration des faits est parfois romancée, mais les principaux faits y sont clairement énoncés. Les principaux protagonistes y sont présentés avec, pour chacun, leurs buts, les problèmes… le tout appuyé de références et de témoignages issus d'archives.
Sur ce début, je ne peux pas dire grand-chose si ce n'est qu'il se lit tout seul et est très dynamique. Comme dit plus haut, on est proche du roman, si bien qu'avec une bonne musique d'ambiance, on peut frissonner face aux descriptions des atrocités.
C'est vraiment la seconde partie qui est intéressante, car il s'agit de l'analyse des faits. L'auteur, grand admirateur de la faune sauvage et principalement du loup, démontre ici que les loups n'ont pas pu être les auteurs de ces terribles attaques. D'avis personnel, j'avoue que la thèse des loups ne m'avait jamais emballé, même avant de lire cet ouvrage. Je trouvais la chose un « peu grosse », et surtout bien facile pour les historiens. de plus, les descriptions de la première partie laissent peu de doute quant à cette thèse, car le comportement de ou des Bêtes n'a rien de « naturel » si je peux m'exprimer ainsi.
Mais avant d'exposer ses idées, l'auteur présente ses principales sources ainsi que d'autres ouvrages sur le sujet (ce qui laisserait aux passionnés la possibilité de faire des lectures supplémentaires).
Grand connaisseur des loups et de leur comportement, l'auteur s'attaque à démontrer comment ces animaux n'ont pas pu être cette/ces fameuse(s) Bêtes. Car soyez-en sûr, vous avez plus à craindre d'un fauve que d'un loup, ou même d'un chien (d'ailleurs combien de personnes sont mordues, voire tuées, par des chiens chaque année ?). Donc si les loups ne sont pas responsables des attaques, qui alors ?
L'auteur pose la possibilité, bien documenté et bien renseigné, que cette Bête ait été un animal dressé par un ou des hommes qui permettaient à ses maitres d'assouvir quelques envies sadiques ou mégalomanes.
N'ayant lu aucun autre livre sur le sujet, je ne peux pas faire une analyse plus critique sur les suppositions de l'auteur. Ceci dit, ses thèses se tiennent et sont crédibles (bien plus que celles des loups à mon humble avis).
Évidemment, il est fort probable que l'on ne saura jamais qui ou ce qu'était cette Bête, tout comme Jack l'Éventreur.
À la fin de son livre, Michel Louis, outre le fait qu'il défend les loups dans l'ensemble de son ouvrage, livre un vrai plaidoyer pour la faune sauvage et principalement pour les prédateurs et autres « nuisibles ».
Un livre que j'ai vraiment apprécié, bien construit même si le récit des faits est un peu romancé, avec des thèses construites et une connaissance des loups qui permet un éclairage différent sur cette affaire.
Je recommande chaudement ce livre aux amateurs, si ce n'est pour les thèses de son auteur, au moins pour sa retranscription des faits, qui il me semble, sont très fournis.

Lien : http://xian-moriarty.over-bl..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   22 décembre 2010
Dresser un chien à attaquer sur l'ordre de son maître est une chose ; le dresser à TUER n'importe quel être humain pour le DÉVORER en est une autre. Il y a là recherche délibérée du meurtre.

Tout dressage doit débuter tôt, alors que le chien est âgé de huit à douze mois. Pour dresser un chien à l'attaque, on le harcèle, on cherche à lui donner du mordant, de l'agressivité. On lui fait mordre le costume d'attaque, puis on associe un commandement précis à l'attaque de l'homme en costume. Celui-ci fait semblant d'avoir peur, pour que le chien prenne de l'assurance. A terme, le commandement lancera le chien à l'attaque de toute personne désignée par le maître.

Il a fallu commencer par nourrir la Bête uniquement à la viande, puis la dresser à l'attaque. Mais ensuite, il a fallu la conditionner à tuer l'homme systématiquement, même en l'absence du maître. Pour cela, les maîtres lui ont donné une motivation: la faim ! Il a fallu faire jeûner la Bête, l'affamer au point de la rendre encore plus agressive ; mettre en elle l'obsession de la recherche d'une proie. Et alors, le commandement d'attaque a été donné sur un homme vivant. La Bête a tué, elle a dévoré sa victime. Puis ce fut une nouvelle période de jeûne, et un nouveau meurtre...
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   04 août 2013
A celui qui me reprocherait d'être parfois à la limite du récit d'épouvante, je répondrai que plus de cent personnes se sont fait massacrer et qu'il est difficile, dès lors, d'en faire une histoire à l'eau de rose...
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   25 août 2013
Denneval ne prétend pas comme Duhamel que la Bête soit une sorte de monstre hybride ; mais il se forge peu à peu l'idée que la Bête du Gévaudan n'est pas seulement un loup ou des loups, qu'il y a "autre chose".
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   29 août 2013
Il n'est pas rare, dans Abruzzes, que des chiens ensauvagés tuent une cinquantaine de moutons en une demi-heure et s'attaquent ensuite à des vaches, à des poulains, à des chevaux, sans laisser de traces particulières permettant de les identifier. Et alors, dans les campagnes, les loups sont accusés de ces forfaits.
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Xian_MoriartyXian_Moriarty   29 août 2013
Toutes les études sociologiques menées sur la vie pastorale en France jusqu'au XIXe siècle montrent que les bergers et les bergères avaient beaucoup moins à craindre les loups que les sadiques et les violeurs.
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Video de Michel Louis (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Louis
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=44328&razSqlClone=1
LA SERVEUSE DU PALAIS
Gad Dahan
Théâtres
Michel Louis, la petite quarantaine, plombier, se lie d'amitié avec Maître Delage, qu'il rencontre pour son divorce. Séduit par les études et par le nouveau milieu qu'il fréquente grâce à son mentor, il devient avocat et se transforme jusqu'à aller beaucoup plus loin que lui. Influencé par son élève, Maître Delage change lui aussi : il se décontracte, profite de la vie et même s'encanaille. Les deux personnages se fondent, tant l'influence des deux s'imbriquent.
ISBN : 978-2-343-03663-2 ? septembre 2014 ? 146 pages
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>Coutumes, savoir-vivre, folklore>Folklore>Littérature populaire orale (601)
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