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ISBN : 2021399435
Éditeur : Seuil (03/05/2018)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 22 notes)
Résumé :
" L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. "
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jujuramp
  06 mai 2018
Le nouveau livre d'Edouard Louis est sorti.
Un livre sur le père.
Son père.
On retrouve les tourments de son premier ouvrage, En Finir Avec Eddy Bellegueule. L'auteur s'engage et mêle politique et fragments de souvenirs.
Au dos du livre : « L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. »
Tout est dit, le livre est bel et bien résumé.
Un livre lu en une heure où l'écriture est forte, précise.
Pourtant.
Pourtant, je n'en garderai pas un souvenir extraordinaire personnellement tant le propos m'a semblé ténu. Edouard Louis y raconte son père et les non dits qu'il y a entre eux. Des souvenirs souvent troublants, touchants. Puis une explication rapide du titre pour finir proprement.
Je sais qu'il est de bon ton de crier au génie lorsqu'on évoque ce jeune auteur. Moi, ce livre à le goût du trop peu. Je passe donc à côté.
Et je pense que définitivement, ses livres ne sont pas pour moi. Cette deuxième tentative me le confirme.
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ValerieLacaille
  20 mai 2018
Premier livre que je lis de cet auteur... visiblement pas le meilleur. Pourtant j'y suis entrée facilement, attirée par la comparaison de son style à celui de Christine Angot sur je ne sais plus quel média. C'est vrai qu'il y a une petite ressemblance, dans la manière de ne citer que des souvenirs très précis de leur enfance, avant de chercher à les analyser avec les matériaux critiques et pseudo-psychologiques dont raffolent les "intellectuels".
L'écriture est juste, sans trop de pathos même si on sent que la douleur est omniprésente sous chaque phrase formulée. Mais on reste sur notre faim quand brutalement, à la page 75, le récit s'arrête pour laisser place à un pamphlet accusant les gouvernements qui se sont succédé depuis 2006 d'enfoncer les classes sociales défavorisées encore plus dans la misère. Etait-ce vraiment nécessaire?
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jostein
  16 mai 2018
Non, Édouard Louis n'en a pas fini avec son passé. Après son premier roman, En finir avec Eddy Bellegueule, qui engendra une polémique opposant l'auteur à sa famille puis Histoire de la violence, le jeune romancier voudrait-il « se faire pardonner » en lançant un cri d'amour à son père.
« Je n'ai pas peur de me répéter parce que ce que j'écris, ce que je dis ne répond pas aux exigences de la littérature, mais à celles de la nécessité et de l'urgence, à celle du feu. »
Il y a effectivement beaucoup de sentiments dans l'écriture, notamment de la rage mais aussi un amour latent qui n'a jamais pu vraiment s'exprimer entre le père et le fils. Et c'est ce qui rend ce court récit si poignant.
A cinquante ans, le père fortement diminué par la maladie veut enfin renouer avec son fils, un fils qui n'attendait que cette main tendue. Alors, Édouard évoque les souvenirs trouvant de la tendresse à ce père qu'il préférait éviter dans sa jeunesse.
Son texte devient ensuite un réquisitoire, dénonçant les coupables, ceux qui ont cassé le corps de ce travailleur modeste. Édouard Louis s'en prend aux politiques de tout bord, et il les nomme, » parce qu'il y a des meurtriers qui ne sont jamais nommés pour les meurtres qu'ils ont commis. » Les propos sont assez violents, stigmatisants et sûrement contestables. Mais c'est le cri aveugle des oubliés de la politique, de ceux qui la subissent et se noient au quotidien dans la misère.
« Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique : une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne. Pour nous, c'est vivre ou mourir. »
Seulement, il m'est difficile d'oublier les propos racistes, homophobes de ce père que la masculinité a condamné à la pauvreté, répète Édouard Louis. J'ai encore à l'esprit la volonté d'étudier du fils pour sortir de son milieu, prouvant ainsi que la misère n'est pas toujours une fatalité.
Cette lecture me laisse très perplexe. Ce texte est sans aucun doute une prouesse littéraire mais la forme du réquisitoire restrictive me laisse une sensation d'aveuglement, sans aucun doute lié à la colère et à cette volonté de retrouver l'amour d'un père.
« Pour que tu m'aimes encore« , je pardonne et j'accuse. C'est beau, c'est fort mais peut-être discutable
Lien : https://surlaroutedejostein...
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Christophe_bj
  10 mai 2018
Ce livre est beaucoup trop court, on a un peu l'impression quand même que l'auteur se fiche de nous à nous donner si peu. Ça se lit en à peine plus d'une heure. La plus grande partie du récit est intéressante, mais, comme d'habitude chez cet auteur, cela se dégrade dès qu'il commence à introduire de la sociologie ou de la politique – ici, à la fin. La vision manichéenne qui en ressort est grotesque. Mais surtout, littérairement, la fin semble être une leçon de ce qui précède, ravalant toute l'histoire – qui est quand même celle de sa vie – à même moins qu'un apologue : une fonction purement illustrative. le schéma de ses « pensées » politiques est si simpliste que malgré la chronologie de l'écriture, tout se passe comme si les idées politiques n'étaient pas déduites de son histoire, mais son histoire plaquée sur elles de façon artificielle. Plutôt que d'essayer de faire entrer sa vie dans ses préjugés politiques, il ferait mieux de la raconter pour elle-même : lorsqu'il le fait, c'est en général réussi (passons sur « pour ne pas qu'ils vous rattrapent » page 43…). Il ne devrait pas instrumentaliser sa vie au service d'une « révolution » plus qu'hypothétique.
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topobiblioteca
  23 mai 2018
Edouard Louis avait chamboulé le monde littéraire avec En finir avec Eddy Bellegueule en 2014, relatant son enfance dans un petit village de Picardie. Une enfance violente et rude, jugée par certains improbable en ces temps, mais pourtant bien réelle…

Son second ouvrage, moins remarqué, Une histoire de la violence, relate son viol et sa tentative d'assassinat, un soir de décembre 2012.
Dans son dernier né, Qui a tué mon père, il écrit une longue lettre à son géniteur, en reconstruisant son histoire et leur relation en évoquant ses souvenirs.
Edouard Louis s'inscrit dans un schéma littéraire autobiographique. Les événements relatés dans Une histoire de la violence ont fait l'objet d'une procédure judiciaire. L'avocate de Réda, l'homme accusé du viol, expose sa théorie sur l'auteur : son oeuvre littéraire prendrait le pas sur la réalité. Alors fictions ou véritables confessions sans faux semblants, ni pudeur ? Nul ne le sait et c'est ce qui fascine…
Il est troublant de lire les ouvrages de Edouard Louis et Qui a tué mon père n'en fait pas exception. Entre dénonciation de la rudesse de la société face au travail à risque et souvenirs de sa relation houleuse et compliquée avec son père, ce livre est autant une autobiographie qu'une nouvelle sur un fait de société actuel. Il cite à l'intérieur même du roman son premier ouvrage, En finir avec Eddy Bellegueule, insérant par là même le caractère non fictionnel de l'oeuvre.
Un auteur atypique dans le paysage de la littérature contemporaine, qui s'inscrit tout de même dans la lignée des auteurs qui utilisent leur vie comme matériau premier pour construire leur univers littéraire.
Lire Edouard Louis c'est faire l'expérience de mots dures, francs et sans concessions. Mais c'est aussi repousser plus loin les limites entre fiction et réalité. Un thème cher à notre société ces dernières décennies…

Lien : https://topobiblioteca.wordp..
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   18 mai 2018
Avec “Qui a tué mon père”, le fils donne un nouvel éclairage au parcours de son paternel, qu’il envisage sous l’angle des relations dominant-dominé.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   11 mai 2018
L’auteur d’« En finir avec Eddy Bellegueule » signe « Qui a tué mon père », réquisitoire contre les politiques dont les décisions auraient détruit le corps d’un homme, son père.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   04 mai 2018
Ce nouveau livre d'Édouard Louis est un véritable pamphlet politique, porté par une voix littéraire qui s'installe avec évidence.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
cblanpaincblanpain   21 mai 2018
Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique : une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne, pour nous c’était vivre ou mourir.
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ValerieLacailleValerieLacaille   20 mai 2018
Est-ce qu'il est normal d'avoir honte d'aimer?
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ValerieLacailleValerieLacaille   20 mai 2018
Je parle de toi au passé parce que je ne te connais plus. Le présent serait un mensonge.
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DLNDLN   12 mai 2018
Tu appartiens à cette catégorie d'humains à qui la politique réserve une mort précoce.
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carrecarre   07 mai 2018
Est-ce que tu souffrais de cette chose, de ce paradoxe ? Est-ce que tu avais honte de pleurer, toi qui répétait qu'un homme ne devais pas pleurer ?
Je voudrais te dire : je pleure aussi. Beaucoup, souvent.
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Videos de Édouard Louis (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Édouard Louis
17.05.18 - INTEGRALE - É. Louis, P. Kramer, G. Brisac, P. Labro, V. Huisman et M. Dorsan.
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