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Jean-Paul Goujon (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070325894
341 pages
Éditeur : Gallimard (01/01/1990)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 40 notes)
Résumé :
En 1916, il tombe sur des notes rédigées à l’époque de sa liaison avec Marie et reprend un poème qui sera en de ses chef d’œuvre : le Pervigilium Mortis.

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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PatrickCasimir
  28 août 2017
Bien sûr que c'est un canular ! Mais combien de prétendus hellénisants et autres snobs littéraires s'y sont laissé prendre ?
En tout cas, canular littéraire génial dont le thème et le style n'auraient sans doute pas laissé Sapho indifférente. Pat
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Pastenague
  27 octobre 2018
Magique ! Beau à pleurer.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   20 août 2015
CLV LA MORT VÉRITABLE


Aphrodita ! déesse impitoyable, tu as voulu que sur
moi aussi la jeunesse heureuse aux beaux cheveux
s’évanouît en quelques jours. Que ne suis-je morte tout
à fait !

Je me suis regardée dans mon miroir : je n’ai plus ni
sourire ni larmes. Ô doux visage qu’aimait Mnasidika,
je ne puis croire que tu fus le mien !

Se peut-il que tout soit fini ? Je n’ai pas encore vécu
cinq fois huit années, il me semble que je suis née
d’hier, et déjà voici qu’il faut dire : On ne m’aimera
plus.

Toute ma chevelure coupée, je l’ai tordue dans ma
ceinture et je te l’offre, Kypris éternelle ! Je ne cesserai
pas de t’adorer. Ceci est le dernier vers de la pieuse
Bilitis.

p.188
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BigmammyBigmammy   22 juin 2012
8 — LE REVEIL

Il fait déjà grand jour. Je devrais être
levée. Mais le sommeil du matin est doux et
la chaleur du lit me retient blottie. Je
veux rester couchée encore.

Tout a l'heure j'irai dans l'étable. Je
donnerai aux chevres de l'herbe et des
fleurs, et l'outre d'eau fraiche tirée du
puits, ou je boirai en même temps qu'elles.

Puis je les attacherai au poteau pour traire
leurs douces mamelles tièdes; et si les
chevreaux n'en sont pas jaloux, je sucerai
avec eux les tettes assouplies.

Amaltheia n'a-t-elle pas nourri Dzeus?
J'irai donc. Mais pas encore. Le soleil
s'est levé trop tôt et ma mere n'est pas
éveillée.
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coco4649coco4649   10 janvier 2014
La Pluie


La pluie fine a mouillé toutes choses, très doucement, et en silence. Il pleut encore un peu. Je vais sortir sous les arbres. Pieds nus, pour ne pas tacher mes chaussures.

La pluie au printemps est délicieuse. Les branches chargées de fleurs mouillées ont un parfum qui m’étourdit. On voit briller au soleil la peau délicate des écorces.

Hélas ! que de fleurs sur la terre ! Ayez pitié des fleurs tombées. Il ne faut pas les balayer et les mêler dans la boue ; mais les conserver aux abeilles.

Les scarabées et les limaces traversent le chemin entre les flaques d’eau ; je ne veux pas marcher sur eux, ni effrayer ce lézard doré qui s’étire et cligne des paupières.
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coco4649coco4649   20 juin 2020
Épigrammes dans l’île de Chypre
La robe déchirée


« Holà ! par les deux déesses, qui est l’insolent qui a mis le pied
sur ma robe ? — C’est un amoureux. — C’est un sot. — J’ai été
maladroit, pardonne-moi.

— L’imbécile ! ma robe jaune est toute déchirée par derrière, et
si je marche ainsi dans la rue, on va me prendre pour une fille
pauvre qui sert la Kypris inverse.

— Ne t’arrêteras-tu pas ? — Je crois qu’il me parle encore ? —
Me quitteras-tu ainsi fâchée ?… Tu ne réponds pas ? Hélas ! je
n’ose plus parler.

— Il faut bien que je rentre chez moi pour changer de robe. —
Et je ne puis te suivre ! — Qui est ton père ? — C’est le riche
armateur Nikias. — Tu as de beaux yeux, je te pardonne. »


/Ed. Librairie Charpentier et Fasquelle, 1949
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coco4649coco4649   19 août 2015
HYMNE A LA NUIT


Les masses noires des arbres ne bougent pas plus
que des montagnes. Les étoiles emplissent un ciel
immense. Un air chaud comme un souffle humain
caresse mes yeux et mes joues.

Ô Nuit qui enfantas les Dieux ! comme tu es douce
sur mes lèvres ! comme tu es chaude dans mes
cheveux ! comme tu entres en moi ce soir, et comme je
me sens grosse de tout ton printemps !

Les fleurs qui vont fleurir vont toutes naître de moi.
Le vent qui respire est mon haleine. Le parfum qui
passe est mon désir. Toutes les étoiles sont dans mes
yeux.

Ta voix, est-ce le bruit de la mer, est-ce le silence de
la plaine ? Ta voix, je ne la comprends pas, mais elle
me jette la tête aux pieds et mes larmes coulent dans
mes mains.

p.138
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Videos de Pierre Louÿs (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Louÿs
Pierre LOUŸS – À la rencontre de Pierre Louÿs (France Culture, 2002) L’émission « Mauvais Genres », par François Angelier, diffusée le 21 septembre 2002 sur France Culture. Invités : Jean-Yves Bochet, Jean-Pierre Bouyxou et Emmanuel Pierrat, pour évoquer ‘Pierre Louÿs. Une vie secrète’, la biographie de Jean-Paul Goujon publiée chez Seghers, l’auteur n’ayant été présent qu’à travers la communiaction téléphonique.
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