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EAN : 9782844852397
219 pages
Éditeur : Allia (05/02/2007)
3.22/5   74 notes
Résumé :

Malgré la réserve et la modestie de mes exercices amoureux comme de mon langage, mes scrupules de moraliste ne vont pas jusqu'à m'interdire de baiser une mère sur sa fille et de déflorer ensuite la fille sur la mère. Pierre Louÿs.

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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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Bouvy
  16 août 2015
Un jeune homme de vingt ans (ici le narrateur) rencontre sur son palier une jeune fille de quatorze ans qui, sans hésitation, le séduit, s'introduit chez lui. Elle se déshabille et lui offre son derrière, voulant ainsi préserver sa virginité. Elle se présente comme la deuxième fille de sa nouvelle voisine. Elle lui avoue que sa mère est une putain et qu'elle a deux soeurs. Peu à près, la mère arrive. Rebecca, jolie femme méditerranéenne de 36 ans. Sa fille lui a avoué qu'elle avait eu une relation sodomite avec son nouveau voisin. La mère ne le reproche pas au jeune homme et lui offre à son tour son derrière. Spontanément, elle lui propose ensuite de lui envoyer Lili, sa plus jeune fille (dix ans !!!) et ensuite son aînée, Charlotte (vingt ans) qui fut élevée ou plutôt dressée à la prostitution depuis ses huit ans. ...
J'ignore un peu comment aborder cet ouvrage. Il fut publié clandestinement, de façon postule, en 1926, un an après le décès de son auteur. Ce livre est qualifié de chef-d'oeuvre, voir de roman majeur de Pierre Louÿs. Je peux le considérer comme patrimoine littéraire mais je me pose la question quant à son contenu. L'histoire est profondément scandaleuse, voir dégoûtante. Je suis persuadé que ce livre serait publié de nos jours, son auteur serait traduit sans délai devant les juges. Ici, aucune morale. La mère donne ses filles, entretient avec elles des relations incestueuses. Peu importe leur âge, 10 ans, 14 ans, prostituée des l'âge de 8 ans. le narrateur, qu'on pourrait penser victime de ses voisines nymphomanes, abuse en toute sérénité de la petite Lili et de Mauricette, 10 et 14 ans. Se réfugiant sous l'excuse que la mère indigne propose et que les fillettes sont consentantes. Il affirme même qu'il n'est en aucun cas violeur.
Plusieurs fois j'ai voulu lâcher l'ouvrage, les poils hérissés, scandalisé. Je me suis senti coupable d'une telle lecture mais le style irréprochable m'a conduit à achever ce roman profondément dérangeant. J'avais lu régulièrement des éloges sur l'auteur. Je n'imaginais pas tomber sur un livre qui me rendrait si mal à l'aise de le lire. Je n'ai peut-être pas choisi le bon roman de Pierre Louÿs mais cette première découverte m'a refroidi. Chat échaudé craint l'eau froide.
Par contre, le style, l'écriture, rien à redire, proche de la perfection mais je ne pense pas que ça puisse excuser le contenu.
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Unhomosapiens
  24 avril 2020
C'est après avoir découvert Wikisource et y avoir ouvert un compte que j'ai enfin pu avoir accès à ce récit pornographique de Pierre Louys. En ces temps de confinement obligatoire, on ne trouve plus une librairie ouverte. Il est vrai que, pour les autorités qui nous gouvernent, l'on n'y vend pas de marchandise essentielle à notre santé. « Allez, je t'échange un Pierre Louys contre un camembert ! » Vous imaginez un peu le dilemme ! « Bon je te rajoute 1 kg de pâtes si tu rajoutes le dernier Houellebecq ! ». Non ce ne serait pas possible. Heureusement, des outils comme Wikisource sont là pour pallier au manque livresque essentiel à ma santé, et certainement à beaucoup de babeliotes.
Ceci dit, je ne suis pas sûr que « Trois filles de leur mère » soit très nourrissant pour l'esprit. Je préfère quelque chose comme « Bilitis », où l'auteur, entremêle érotisme, saphisme, antiquité, poésie… pour nous offrir un récit agréable emprunt de légèreté. Ici, c'est au contraire assez frontal. On a droit à à peu près toutes les déviances sexuelles possibles, jusqu'à l'écoeurement. Au début, la curiosité l'emporte, on s'amuse un peu de toutes ces incongruités, puis, au fil des chapitres, on finit par se lasser assez rapidement, devant la redondance (inévitable) des situations qui deviennent assez rocambolesques pour terminer le livre en diagonale. Sur une tablette, c'est encore plus facile qu'avec un support papier. On laisse défiler… Juste le temps parfois de relever une citation, d'un hasardeux copier/coller. Certains auteurs « fin de siècle » semblent s'être complus dans des descriptions alternant érotisme et pornographie. Aucun nom ne me vient à l'instant, mais en croisant la littérature de cette époque avec d'autres arts comme la peinture, il me semble que le thème était apprécié. Je pense entre autre, à « L'origine du monde » de Courbet. Je veux donc voir dans le livre de Pierre Louys une certaine complaisance à la mode de l'époque, plus qu'à une véritable volonté littéraire que je n'ai pas vraiment trouvée.
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Bequelune
  27 juillet 2015
Un jeune homme fait la rencontre, dans l'immeuble où il vient d'aménager, d'une prostituée et de ses trois filles... Il couchera avec chacune d'elle, ce qui donnera lieu à des situations de plus en plus transgressives.
Ce Trois filles de leur mère n'est pas à proprement parler un roman érotique. Ce n'est pas un livre exitant, qu'on va lire pour être émoustillé. C'est plutôt un roman qui brave les interdits, qui cherche à aller de plus en plus loin dans la transgression.
En cela on pourrait peut-être rapprocher Louÿs de Sade. A la différence, à mes yeux fondamentales, que Sade met en scène de la domination et de la violence, alors que chez Louÿs il y a toujours consentement, et même un certain humour ironique.
Louÿs est beaucoup plus sain. Il s'amuse en écrivant, et nous aussi, en dépassant les limites autorisées. Et comme il a une très jolie plume, la lecture de ce roman des éditions Allia est bien agréable !
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Claire066
  27 février 2014
J'adore ce petit bijou d'un de mes auteurs fétiches, à savoir Pierre Louÿs, sans doute à cause de son côté interdit, puisqu'il a été publié clandestinement en 1926.
Ensuite, il y a autre chose qui m'interpelle: c'est la mise en garde de l'éditeur qui avertit, je cite "Ce petit livre n'est pas un roman. C'est une histoire vraie jusqu'aux moindres détails. Je n'ai rien changé, ni le portrait de la mère et des trois jeunes filles, ni leurs âges, ni les circonstances."
Et c'est vrai que j'ai un faible pour les histoires vraies. Attention c'est très chaud! Mon passage préféré est celui au cours duquel il baise la mère sur sa fille adolescente et ensuite il déflore la jeune fille sur la mère. Sans parler des sodomies particulièrement bien décrites.
A ne pas mettre entre toutes les mains.
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Lofiyo
  12 juillet 2018
La libido a ses raisons que la morale ignore.
En effet, ce livre (certes érotique donc tirant son autonomie de lui-même) n'est pas à mettre aux mains des moralistes.
Niveau écriture: Irréprochable, alors là, si le diable a bien donné un don à l'homme, c'est d'entretenir sa curiosité grâce à la qualité des représentations (par l'écriture ou la peinture et surtout par le cinéma)
Niveau contenu: Je crois avoir commencé un début de calvitie à force de m'arracher les cheveux en lisant les abominations.
Sans rire, je veux bien concevoir que braver les interdits ou s'adonner à des expériences sexuelles dépassant les limites de l'entendement ou l'imagination soit une cause de l'excitation. Mais ce livre est au masochisme, ce que "La philosophie dans le boudoir" ou "Les 120 journées de Sodome" sont au sadisme. Comme pour Sade, si l'on fait abstraction (ce qui est déjà bien difficile) des images qu'il nous envoi de ces fantasmes, on découvre avec force et sans détours les profondeurs et les méandres maudits du désirs, et avec ce livre celui surtout de la femme, plus marqué que celui masculin à coup sûr.
Toutefois, même si l'on en est à lire une "histoire vraie" à propos d'une mère qui a vendu ses filles et les a éduquées à se prostituer, cette affirmation d'une prostitution maso-scato-foutre-incesto-sodomite enveloppée bien entendu par l'affirmation du "consentement" des jeunes filles et leur mère a de quoi repousser même les plus libertins. Que la prostituée soit disposée à satisfaire les caprices sexuels masculins, certes, mais de là à en laisser apparaître que ces jeunes filles et cette femme sont dénuées de toute dignité et valeur vis-à-vis de leur corps, jusqu'au point d'être et devenir l'objet des plus noirs désirs, je trouve cela abominable - ces paroles viennent de la bouche d'un homme au fait, pas totalement féministe, mais qui serait bien encouragé à lire de telles histoires.
Sade aura mis en avant la domination violente de l'objet féminin, et Louÿs aura quant à lui montrer la soumission masochiste de la femme au point où elle ne s'accorde même plus aucune valeur humaine.
Que le plaisir vienne de la nature, bien entendu, mais (et je me montre pleinement en tant que moraliste là-dessus - même si je ne le suis pas d'habitude) ce n'est pas parce que la nature le veut, qu'il faut bien la suivre.
Difficile bien sûr de ne pas bander, de ne pas mouiller, mais l'excitation ne légitime pas de telles actes, et ne doit pas servir comme argent comptant, car parler d'érotisme ou de luxure est bien trop vague, on peut y mettre et représenter tout et rien.
Conclusion, si vous êtes adeptes des histoires haut-le-coeur, et des intensités sado-masochistes, vous avez trouvé votre trésor; mais si l'érotisme ne rime pas pour vous (comme pour moi) avec de telles expériences, fuyez cet ouvrage.
Génie dans la forme, abomination dans le contenu.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
BouvyBouvy   14 août 2015
Une jeune fille était venue m’offrir son pucelage comme si c’était de l’or, la myrrhe et l’encens. —Éternel malentendu ; les jeunes filles s’abusent un peu sur le plaisir que nous prenons à recevoir un tel cadeau ; et les jeunes hommes comprennent rarement que si les pucelles, par une erreur qui est une innocence, rêvent que leur présent vaut tout notre amour, c’est qu’elles nous offrent avec lui tout leur amour qui vaut bien le nôtre pour ne pas dire plus.
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sarracinosarracino   24 janvier 2017
Elle reprit son air de gosse en bonne humeur, et, sans élever la voix, mais nez à nez :
« Si je n'en avais pas envie, tu mériterais que je me rhabille.
— Envie de quoi ?
— Que tu m'encules ! fit-elle en riant. Je te l'ai dit. Et avec moi, tu n'as pas fini d'en entendre. Je ne sais pas tout faire, mais je sais parler.
— C'est que... je ne suis pas sûr d'avoir bien entendu.
— J'ai envie de me faire enculer et de me faire mordre ! J'aime mieux un homme méchant qu'un homme taquin.
— Chut ! chut ! mais que tu es nerveuse, Mauricette !
— Et puis on m'appelle Ricette quand on m'encule.
— Pour ne pas dire le « Mau »... Allons ! calme-toi.
— Il n'y a qu'un moyen. Vite ! Tu veux ? »
Pas fâchée, peut-être même plus ardente, elle me rendit à pleine bouche le baiser que je lui donnais et, pour m'encourager sans doute, elle me dit :
« Tu bandes comme du fer, mais je ne suis pas douillette et j'ai le trou du cul solide.
— Pas de vaseline ? Tant mieux.
— Oh ! là ! là ! pourquoi pas une pince à gants ! »
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UnhomosapiensUnhomosapiens   24 avril 2020
Que l’amour et l’érection sont deux phénomènes distincts, voilà ce qu’il faudrait apprendre aux jeunes filles à la veille de leur premier flirt. Rater une femme, c’est quelquefois prouver qu’on l’aime jusqu’à l’évanouissement des sens. Par contre, à l’improviste, entrer en érection devant une femme qu’on n’aime pas, c’est la traiter de putain d’une façon galante mais catégorique.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   23 avril 2020
Monter une pareille femme est un exercice plus dangereux que de chasser à courre sur une jument qui devient folle. À tomber de cheval, on ne risque guère de se casser un bras ou une jambe. Teresa donnait de telles ruades ou, pour parler plus juste, elle avait la croupe si fougueuse qu’elle manqua vingt fois de me rompre un membre plus précieux que n’est la jambe.
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BouvyBouvy   11 août 2015
« Tu m’en fais dire plus que je n’en pense. Je n’ai pas le droit de les traiter de cochons, de vaches et de bandits, tous ces gens. Ils ne m’ont pas violée… ce que je voudrais te faire comprendre… c’est que plus on est putain et plus on est vierge. »
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Videos de Pierre Louÿs (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Louÿs
Pierre LOUŸS – À la rencontre de Pierre Louÿs (France Culture, 2002) L’émission « Mauvais Genres », par François Angelier, diffusée le 21 septembre 2002 sur France Culture. Invités : Jean-Yves Bochet, Jean-Pierre Bouyxou et Emmanuel Pierrat, pour évoquer ‘Pierre Louÿs. Une vie secrète’, la biographie de Jean-Paul Goujon publiée chez Seghers, l’auteur n’ayant été présent qu’à travers la communiaction téléphonique.
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