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EAN : 978B0152726WU
40 pages
Éditeur : (06/09/2015)
3.69/5   60 notes
Résumé :
Robert Blake est retrouvé mort chez lui, une expression de terreur sur le visage. Que s'est-il passé ? Quelle est l'indicible vérité ?
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Biblioroz
  21 avril 2021
Pour valider cet auteur dans le challenge Solidaire, je me suis posée, l'espace d'un bref instant, dans l'univers fantastique-horreur qui m'est inconnu. C'est avant tout l'ambiance inquiétante très bien installée sur peu de pages, la plume évoquant parfaitement des lieux ténébreux qui ont remporté mon adhésion vu que je ne suis pas très ouverte à l'évocation de forces d'un autre monde.
Qu'est-il arrivé à Robert Blake, officiellement mort des suites d'une décharge électrique ?
Cette très courte nouvelle présente une analyse des derniers jours de Blake étayée par son journal retrouvé à ses côtés. Son corps fut découvert le visage hideusement déformé, comme terrorisé.
Écrivain et peintre, celui-ci menait une quête permanente de l'étrange, du fantomatique, flirtant avec l'occultisme. Son installation au dernier étage d'une demeure géorgienne perchée sur une haute colline de la ville de Providence dans l'État du Rhode Island lui donne vue sur une énorme église d'aspect austère dont le clocher semble éloigner les oiseaux. Cette église lui offrira matière à se perdre au coeur de mythes qui le fascinent.

Une écriture très agréable nous emmène sur les traces de ses derniers jours à partir du moment où il aura exploré ce bâtiment abandonné et craint des habitants du quartier. Il en était pourtant ressorti en courant mais une irrésistible attirance mêlée à une peur viscérale le ramènera sur ces lieux maléfiques.
Le sinistre de l'atmosphère va crescendo. La désolation et la décrépitude renvoyées par l'édifice donnent toute la force à ce petit texte. On s'y laisse prendre, l'espace de quelques minutes, même si l'on survole très brièvement les raisons de cette peur mortelle.
Howard Phillips Lovecraft nous laisse deviner un monde sectaire où superstitions et sectarisme donnent une crédibilité sans doute possible au duel bien-mal, lumière-obscurité.

Si vous hésitez déjà à sortir par une nuit ténébreuse sans lune et sans réverbère, il est clair qu'après avoir refermé ce livre, vous dormirez avec une veilleuse et investirez dans un groupe électrogène. Une lecture qui irait à merveille pour une soirée Halloween !
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Millencolin
  12 mai 2017
Petite nouvelle sympathique de l'inévitable Lovecraft.
Encore une créature abominable vivant cachée dans notre monde et que le personnage principal (différent dans chaque nouvelle de l'auteur) découvre et amène à se découvrir...
Le héros arrive après la bataille, pénètre dans un lieu qui servait autrefois à organiser des rassemblements autour d'un culte obscur, y trouve un exemplaire du fameux Necronomicon, ainsi qu'un mystérieux objet permettant d'étabir un lien avec les Anciens et aussi l'Egypte.
En finalement peu de pages, on retrouve les thèmes chers à Lovecraft. Une pièce supplémentaire du grand puzzle de son oeuvre et du mythe de Cthulhu.
Sans être géniale, cette nouvelle est plutôt agréable et très facile d'accés.
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PiertyM
  08 mai 2019
Une nouvelle bien écrit, on ne la lâche pas un seul. Une histoire fantastique qui vous fait frémir un peu, qui vous rend lourd le silence, et vous crée quelques petits êtres comme ça dans le noir! Comment est mort Blake? Si la police estime que c'est suite un choc électrique causée par la foudre mais pour l'auteur la raison en est une autre. Blake a mis les pieds là où il ne fallait pas, dans une église abandonnée où se tenait dans l'ancien des cérémonies de sacrifices humains. Il a touché à ce qu'il ne fallait pas, un cryptogramme qui parle de l'existence de celui qui hantait les ténèbres...attention, il ne faut pas les lumières s'éteignent, sinon...
Avides d'horreur, n'hésitez pas à la lire, cette nouvelle!
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philippemarlin
  30 mars 2018
Celui qui hante les ténèbres (1935, in Weird Tales 1936). Dans cette nouvelle, Lovecraft met en scène son ami Robert Bloch sous les traits de Robert Blake, artiste, écrivain et peintre qui vient de s'installer à Providence, dans College Street, à proximité de la Brown University et de sa bibliothèque John Hay. Il est connu pour ses oeuvres fantastiques comme Celui qui creuse sous la terre, l'Escalier de la Crypte, Shaggaï, dans la vallée de Pnath et le Dévoreur venu des Étoiles. Il est fasciné par le paysage de la ville qu'il observe de sa fenêtre et notamment par la colline de Federal Hill au faîte de laquelle il remarque une église qui semble déserte. Il finit par se décider, traverse la ville et arrive dans un quartier où les habitants ont des visages exotiques et le peau mate. Avec difficultés, un quidam se décide de répondre à ses questions et lui explique que l'église abandonnée a été le siège d'un culte maléfique qui appelait des êtres atroces à sortir d'un gouffre noir inconnu. Une opération d'exorcisme a du reste dû y être menée.
Blake pénètre dans les lieux par un soupirail. La nef colossale était un espace maintenant dévasté, avec des amoncellements et montagnes de poussière sur ses bancs à caissons, autel, chaires et choeur, et des enchevêtrements titanesques de toiles d'araignées tendues sous les ogives de la galerie et s'entrelaçant sous les colonnes gothiques du cloître. Sur toute cette désolation silencieuse jouait une lumière sans source visible tandis que le soleil de fin d'après-midi lançait ses rayons déclinant à travers les étranges panneaux mi- obturés des grandes baies de l'abside. Il découvre dans la sacristie une bibliothèque de livres maudits et un petit carnet rempli de signes incompréhensibles. Dans le clocher, il met la main sur un petit coffret dans lequel est entreposé un « Trapézoèdre Luisant » et le cadavre d'un journaliste, Edwin M. Lillibridge dont le journal parle de la secte « la Sagesse des Etoiles » et d'invocations à « Celui qui Hante les Ténèbres » par le biais du trapézoèdre. La contemplation de cette pierre a sur lui d'étranges effets : Il se sentait enchevêtré dans quelque chose – quelque chose qui n'était pas dans la pierre, mais qui à travers elle l'avait regardé –, quelque chose qui pourrait le suivre désormais sans cesse avec une connaissance qui débordait la vue physique.
Il s'enfuit, rentre chez lui, mais reste obnubilé par son aventure. Il apprend par la presse que les bruits qui agitent le quartier de l'église redoublent d'intensité lors des nuits d'orage, lorsque le courant « saute ». Et de plonger dans des cauchemars terrifiants au cours desquels il se retrouve dans l'église en proie au Chaos Ultime. On le retrouvera mort à sa fenêtre, les traits tordus par une horreur indicible.
° Cette nouvelle est la revanche du Visiteur venu de l'Espace (1935) dans laquelle Robert Bloch va tuer Lovecraft….
Un écrivain oisif en manque d'inspiration met la main sur un exemplaire du de Vermis Mysteriis. Il se rend chez un ami et lui met ce livre entre les mains. L'ami imprudent récite alors une formule en latin et attire sur lui la fureur d'un vampire stellaire qui le vide de son sang. L'écrivain qui a acheté le livre repart en brûlant la maison.
° Livres : Dans la sacristie, il découvrit un bureau mangé des vers et plusieurs rayonnages montant jusqu'au plafond, surchargés de livres moisis dont les titres lui inspirèrent une horreur sans nom, car ces volumes renfermaient les secrets et les formules redoutables des temps fabuleux antérieurs à l'existence de l'homme. Blake lui-même en avait déjà lu plusieurs : une traduction latine du Necronomicon, le sinistre Liber Ivonis, l'infâme Culte des Goules du comte d'Erlette, l'Unaussprechlichen Kulten de von Juntz, et le de Vermis Mysteriis de Ludvig Prinn. En outre, il y en avait d'autres qu'il ne connaissait que de réputation (tels que les Manuscrits pnakotiques et le Livre de Dzyan), et un ouvrage rédigé en caractères indéchiffrables, mais contenant certains symboles et diagrammes parfaitement clairs pour un étudiant ès sciences occultes.
Apparaissent dans cette nouvelle :
* de Vermis Mysteriis, créé par Robert Bloch dans le Tueur Stellaire. Il est censé avoir été écrit en prison par un certain Ludvig Prinn, brûlé vif à Bruxelles par l'Inquisition au XVe siècle ou XVIe siècle ; d'après ses propres dires, Prinn était un survivant de la neuvième croisade (1271-1272).
* le Livre de Dzyan supposé être un ancien texte, d'origine tibétaine, et possiblement relié à une branche ésotérique du Lamaïsme. Il a été la base de la Théosophie, le mouvement spiritualiste ésotérique fondé par Helena Blavatsky en 1875 et diffusé par la Société théosophique. L'oeuvre majeure de cette dernière, La Doctrine Secrète (1888), se propose de faire l'étude de certaines stances (voir Wikisource) tirées de cet ouvrage légendaire, identifié depuis plusieurs années par des chercheurs anglo-saxons avec le livre de Kiu-Te.
° Les créatures : le panthéon habituel est au rendez-vous avec Yog Sothoth, Nyarlathotep le Pharaon Noir, Azathoth, le Chaos Ultime…
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Diabolau
  23 décembre 2020
Avec cette nouvelle, écrite à la fin de sa vie, Lovecraft ne change pas grand-chose à sa recette bien éprouvée : un lieu étrange et délabré (ici, une église) qu'un homme décide d'explorer, ce qui lui coûte la vie, sans que le lecteur ait jamais une explication très élaborée sur la chose ou l'être qui avait élu domicile dans ce temple.
Ce qui est plutôt nouveau, c'est que cette fois, l'histoire se déroule à Providence, dans la ville de l'auteur, ce qui fait que j'ai cru un moment que le héros malheureux de cette nouvelle, Robert Blake, était une émanation de lui-même (un écrivain qui rédige des histoires d'horreur dont les titres ressemblent étrangement à ceux de Lovecraft, et s'intéresse aux sciences occultes, la ressemblance est frappante), avant de me renseigner un peu et d'apprendre que c'est en fait une référence à son ami Robert Bloch, qui reprendra le mythe de Cthulu après la mort du reclus.
Comme d'habitude, aucun suspense à prévoir : on apprend dès le début que Robert Blake est mort de bien vilaine façon et la nouvelle va juste nous apprendre comment. Comme d'habitude également, le point fort du texte est l'atmosphère irrespirable qui s'en dégage. La description de l'église est, à cet égard, particulièrement puissante... même si, encore une fois, le texte conservera les défauts de ses qualités, c'est-à-dire un énorme espace pris par le descriptif, et peu de place pour une intrigue.
Le résultat est pour moi un peu meilleur (car moins abscons) que d'autres nouvelles usant des mêmes procédés (La cité sans nom, La maison de la sorcière), mais néanmoins en dessous de L'horreur à DunwichLovecraft a pris la peine de dérouler une véritable histoire, tout en gardant toutes les qualités de son atmosphère "hideuse" (un de ses adjectifs préférés).
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critiques presse (1)
CNLJ   14 mai 2021
Les héros finissent mal chez Lovecraft, ce qui apporte un élément essentiel à l'impression produite sur le lecteur : la crainte de la véracité. Une collection remarquable et d'une parfaite cohérence, à compléter donc !
Lire la critique sur le site : CNLJ
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
MillencolinMillencolin   12 mai 2017
Il parle très souvent du Trapézohèdre étincelant qu’il
définit comme une fenêtre ouverte sur le temps et
l’espace, et dont il retrace l’histoire jusqu’à l’époque où il
fut façonné sur la sinistre planète Yuggoth, avant que les
Anciens l’aient apporté sur la Terre.
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MillencolinMillencolin   12 mai 2017
J’ai vu le sombre univers béant
Où les noires planètes roulaient sans but,
Où elles tourbillonnaient, dans leur horreur inaperçues,
Sans connaissance, lustre ou nom.
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MaksMaks   03 avril 2016
Plusieurs années auparavant, l’église avait appartenu à une secte maléfique qui faisait surgir des créatures abominables hors du gouffre de la nuit. Il avait fallu un bon prêtre pour exorciser ces démons, mais certaines personnes prétendaient que la lumière suffisait à les chasser. Si le père O’Malley avait encore été de ce monde, il aurait pu raconter maintes histoires…
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brigetounbrigetoun   17 août 2010
La nef colossale était un espace maintenant dévasté, avec des amoncellements et montagnes de poussière sur ses bancs à caissons, autel, chaires et choeur, et des enchevêtrements titanesques de toiles d’araignées tendues sous les ogives de la galeries et s’entrelaçant sous les colonnes gothiques du cloître. Sur toute cette désolation silencieuse jouait une lumière sans source visible tandis que le soleil de fin d’après-midi lançait ses rayons déclinant à travers les étranges panneaux mi-obturés des grandes baies de l'abside.
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brigetounbrigetoun   17 août 2010
Il se sentait enchevêtré dans quelque chose – quelque chose qui n’était pas dans la pierre, mais qui à travers elle l’avait regardé –, quelque chose qui pourrait le suivre désormais sans cesse avec une connaissance qui débordait la vue physique.
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Videos de Howard Phillips Lovecraft (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Howard Phillips Lovecraft
Découvrir : https://tidd.ly/3xA6tqb
Il se passe quelque chose à High Place, le manoir ancien où la cousine de Noemí Taboada réside depuis son récent mariage : sa lettre parle d'empoisonnement, de visions et d'entités qui la tourmentent.
Avec ses robes fifties et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place dans les soirées mondaines que dans une demeure isolée de la campagne mexicaine. Mais elle n'est pas du genre à se laisser impressionner par l'époux de sa cousine, aussi troublant qu'hostile, ou le patriarche de la famille, fasciné par la jeune invitée… ou la maison elle-même, qui suscite en elle des rêves de meurtres et de cérémonies impies.
Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Longtemps, la fortune colossale de la famille l'a préservée des regards indiscrets. Noemí va maintenant découvrir son effrayante histoire de violence et de folie.
Et elle risque fort de ne plus jamais pouvoir s'en échapper…
Traduit dans 24 pays Bientôt adapté en série télévisée
« Lovecraft rencontre les soeurs Brontë en Amérique latine. » The Guardian
« Une terrifiante réécriture du roman d'horreur gothique. » Kirkus Reviews
« C'est comme si une puissance surnaturelle nous forçait à tourner les pages de cet envoûtant roman. » The Washington Post
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