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EAN : 9782352949107
432 pages
Bragelonne (21/10/2015)
4.2/5   92 notes
Résumé :
Howard Phillips Lovecraft est sans nul doute l'auteur fantastique le plus influent du xxe siècle. Son imaginaire unique et terrifiant n'a cessé d'inspirer des générations d'écrivains, de cinéastes, d'artistes ou de créateurs d'univers de jeux, de Neil Gaiman à Michel Houellebecq en passant par Metallica. Le Mythe de cthulhu est au coeur de cette oeuvre : un panthéon de dieux et d'êtres monstrueux venus du cosmos et de la nuit des temps ressurgissent pour reprendre p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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liliaza
  31 mars 2017
Je vais d'abord parler du livre en général puis des nouvelles indépendamment les unes des autres. Quelle brillante idée que ce regroupement des nouvelles de Lovecraft sur le mythe de Cthulhu. On a presque l'impression de lire un roman et non des nouvelles tellement les lieux se recoupent. le portofolio à la fin est un plus qui nous montre les paysages qui ont inspirés Lovecraft. Dans l'introduction nous en apprenons plus sur l'auteur, ses influences et son cercle d'amis si brillant (ex : Edgar Allan Poe ou Robert Bloch). Rien que pour ce travail accompli ce livre vaut le détour. On retrouve dans chaque nouvelles le schéma lovecraftien à savoir un homme raconte une histoire incroyable qui lui est arrivé ou qui est en train de lui arriver. La pression monte jusqu'au dénouement final. Je vais raconter juste le début des nouvelles histoires de vous situer l'histoire mais éviter de trop en révéler bien sur.
La Cité sans nom : Un explorateur découvre une cité enfouie au milieu du désert arabe. Au plus profond des tunnels, il découvre des fresques évoquant une attaque sur la ville ainsi que des momies humaine à l'apparence reptilienne. Cette nouvelle est la première où l'on peut lire le nom d'Abdul al-Hazred, auteur du Necronomicon. Cette nouvelle est très courte mais elle est angoissante. Une cité vide et des tunnels sombres : on s'y croit presque. Cela donne le ton.
Le Festival: le narrateur revient dans son ancienne maison en vue d'une cérémonie qui clôt le festival. Là il voit le Necronomicon et commence à le lire. On retrouve le Necronomicon. J'ai eu plus de mal avec cette nouvelle. Elle était un peu confuse et ne m'a pas tellement emballé. S'il n'y avait pas la mention du Necronomicon je crois que je l'aurai passé.
L'Appel de Cthulhu : Francis Wayland Thurston hérite de la propriété de son oncle un brillant anthropologue. Là il trouve des documents attestant d'une créature humaine à tête de poulpe munie de tentacules au corps écailleux. Il décide de continuer les recherches. Voilà pour le gros de l'histoire. C'est une longue nouvelle (88 pages !) qui pose vraiment l'histoire de Cthulhu et de ses adorateurs. On y découvre une vraie mythologie. Plus que de l'horreur on est ici dans du fantastique. Ce qui est amusant c'est que Lovecraft considère cette nouvelle comme étant « de qualité moyenne ».
L'Horreur à Dunwich : À Dunwich, Lavinia Whateley met au monde un enfant étrange, Wilbur, de père inconnu. Appartenant à une branche dégénérée de la famille Whateley, Lavinia réside dans une ferme isolée avec son père. Wilbur grandit à une vitesse surnaturelle, apprenant rapidement à marcher, parler et lire. Avant de mourir, le vieux Whateley parvient à transmettre la totalité de son savoir interdit à son petit-fils. J'ai dévoré cette nouvelle. Je voulais absolument savoir la fin. L'ascension incroyable du jeu Wilbur est impressionnante. On vit vraiment la scène. Il est difficile de parler de cette nouvelle sans révéler sa fin qui est grandiose. La tension monte et monte jusqu'à son paroxysme. A lire sans tarder.
Celui qui chuchotait dans le noir : le 3 novembre 1927, une inondation sans précédent survient dans l'État du Vermont. Peu de temps après, la presse locale se fait l'écho de témoignages relatant la découverte de créatures inconnues charriées par les rivières en crue. Albert Wilmarth s'intéresse à l'affaire. Il reçoit une lettre d'un habitant du Vermont qui affirme posséder la preuve de la présence d'êtres monstrueux. J'avais cette nouvelle en petit folio dans ma Pal depuis longtemps mais je n'arrivais jamais à passer le cap des premières pages. Là je me suis un peu forcée et j'ai bien fait. Cette nouvelle se passe pratiquement uniquement par correspondance. On essaie de lire au travers des lignes pour deviner l'histoire. J'ai eu des frissons en la lisant. Après c'est peut être aussi la nouvelle traduction qui m'a fait cet effet là. Mais vraiment cette nouvelle est géniale.
Le Cauchemar d'Innsmouth : le narrateur, partit à la recherche de ses origines, est bloqué malgré lui à la gare d'Arkham. Pour ne pas prendre de retard il doit se rendre en bus à Innsmouth. Mais cette ville cache quelque chose de bizarre. Pourquoi ses habitants sont ils si laids et obsédés par la mer ? Pour la première fois nous découvrons la ville d'Arkham (l'équivalent de Salem pour Lovecraft) et celle d'Innsmouth au passé non moins horrible. Une nouvelle pas forcement terrifiante mais très instructive. J'ai pris plaisir à découvrir cette ville côtière qui pue le poisson. On s'y croirait presque. Mais au-delà de Cthulhu c'est l'arrivée d'un petit nouveau qui vient prendre le devant de la scène : Dagon, un des « Grand Ancien » connu comme un dieu poisson.
La Maison de la Sorcière : Walter Gilman est étudiant en mathématique et en folklore à l'université Miskatonic de la petite ville d'Arkham. Il est fiévreux depuis plusieurs semaines. Il vit dans une vieille maison du quartier pauvre de la ville. La chambre qu'il occupe est particulièrement réputée pour avoir servi de foyer à Keziah Mason, une vieille sorcière s'étant échappée de la prison de Salem en 1692. Je l'avoue tout de suite je n'ai pas réussis à finir cette nouvelle. Je n'ai pas réussis à rentrer dedans. Alors je l'ai lu en diagonale, chose que je fais rarement. D'ailleurs cette nouvelle a été très mal accueillit par la critique. Pour citer Lovecraft dans sa lettre à August Derleth : « je ne pense pas que ce torchon soit aussi mauvais que vous ne le pensiez ».
Le Monstre sur le seuil : le narrateur, commence son récit en revendiquant avoir tiré plusieurs coups de feu dans la tête de son meilleur ami dans le but de le sauver. Il décrit alors la vie et la carrière du défunt qui se ferait posséder par sa femme Asenath Waite d'Innsmouth. J'ai adoré cette nouvelle. On voit progressivement la folie du mari, l'influence de la possession par sa femme et surtout on le voit d'un regard extérieur : celui de l'ami. C'est l'ami qui aimerait aider mais en même temps ne veut pas s'imposer dans les affaires de couples. C'est une histoire prenante qui regroupe tout les aspects du mythe ne serais ce qu'en clin d'oeil. de toute façon j'aime beaucoup les histoires sur la ville d'Innsmouth.
Celui qui hante les ténèbres : Habitant de Providence, Robert Blake est fasciné par la sombre réputation d'une église locale à l'histoire sinistre. Alors qu'il s'infiltre dans la tour de l'église, Robert trouve un mystérieux artefact et accidentellement invoque des profondeurs de l'espace et du temps "celui qui hantait les ténèbres". J'ai eu aussi du mal avec cette nouvelle que j'ai lu en semi-diagonale (c'est-à-dire juste une partie au milieu) histoire de faire avancer un peu plus vite l'histoire. Cette histoire est dédiée à Robert Bloch (qui inspire le personnage de Robert Blake) en réponse à sa nouvelle le Rodeur des étoiles qui avait pour héros un personnage inspiré par Lovecraft. On y retrouve tout les éléments qu'affectionnent Lovecraft mais l'histoire était un peu trop longue à mon goût. Mais voilà, en passant vite le milieu, on est sur une histoire sympa.
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Tinaju
  04 avril 2019
Torturé. C'est le 1er mot qui me vient à l'esprit quand je pense à cette lecture.
Tout est torturé dans ce livre. Les personnages et l'histoire bien sur, mais aussi l'écriture.
Mais on se retrouve là devant une référence. Lovecraft a ouvert la voie a bien d'autres écrivains et on ne peut être que respectueux.
Cependant, cette lecture ne se fait pas sans mal. Cthulu se mérite.
Bref, une lecture qui reste difficile mais qui donne satisfaction. A réserver tout de même aux amateurs du genre.
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JeanRene43
  08 juillet 2019
Cthulhu le mythe Livre 1 aux éditions Bragelonne, publié en septembre 2015, traduction de Maxime le Dain et Sonia Quémener avec une belle introduction de Jérôme Bouscaut qui aide à se situer dans l'oeuvre et les nombreuses suites données par le cercle des auteurs, Lovecraft ayant fait école. Il s'agit d'une suite de nouvelles publiées en anglais entre 1920 et 1930. Cette édition est donc récente au regard des premières publications. Quelles sont ces nouvelles ? Les éditeurs ne sont pas tous d'accord pour définir la liste des nouvelles qui appartiennent au mythe de Cthulhu. Jérôme Bouscaut et l'éditeur donnent leur liste :
La Cité sans nom
Le festival
L'appel de Cthulhu
L'horreur à Dunwich
Celui qui chuchotait dans le noir
Les montagnes hallucinées
Le cauchemar d'Innsmouth
La maison des sorcières
Le Monstre sur le seuil
Dans l'abîme du temps
Celui qui hante les ténèbres
J'ajoute, pour bien informer le lecteurs, que seuls Les montagnes hallucinées et Dans l'abîme du temps ne sont pas inclus au livre 1.
Ils indiquent que d'autres théoriciens de l'oeuvre de cet auteur ajoutent 8 autres nouvelles :
Dagon
Nyarlathotep
Le molosse
Azathoth
Le Descendant
L'étrange maison haute dans la brume
La couleur tombée du ciel
L'affaire Charles Dexter Ward
N'étant pas un adepte du cinéma du genre fantastique, je découvre cet auteur suite à l'essai de Houellecq qui lui a rendu un bel hommage.
L'oeuvre est en lien à l'univers onirique et plus spécifiquement aux cauchemars de l'auteur. Un univers imaginaire qu'il a cultivé en raison d'une existence quelque peu recluse. Ce n'est pas du fantastique pour faire rêver ou nous éblouir à l'instar d'un féérique feu d'artifices, mais le contraire nous faire peur comme on a pu frémir enfant avec les contes tels que le Petit chaperon rouge et Tom pouce. Eh bien, malgré une litanie d'adjectifs appropriés pour décrire les montres et les situations qui menacent notre humanité, j'avoue avoir plus d'émotions avec un thriller qu'avec ce genre de menaces. J'ai quelques difficultés à entrer dans un cauchemar en étant pleinement éveillé, malgré le génie littéraire incontestable de l'auteur. C'est tellement irrationnel que je reste un spectateur éloigné et donc épargné des frayeurs. Ces nouvelles sont pour moi davantage un festival de situations fantastiques, phénoménales qu'épouvantables. Sur ce registre incontestablement Lovecraft est un auteur génial et ce n'est à la portée de n'importe quel auteur de créer un mythe...
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Xapur
  14 mai 2020
La Cité sans nom. Un récit qui aurait mérité d'être un peu élagué, mais qui est intéressant par le côté « dépaysant » (une cité maudite au coeur du désert) et son aspect « préhistorique » (un mystérieux peuple antique qui connu grandeur et décadence avant notre ère). On y trouve également la première mention de l'arabe dément Abdul Alhazred, mais pas de son Necronomicon que H.P.L. n'avait pas encore inventé. Par contre, sa fameuse citation est bien là : N'est pas mort ce qui à jamais dort. Et au fil des âges peut mourir même la mort. Des noms ou termes que l'on retrouve ici ou là dans les récits ultérieurs. Les bases du Mythe…
Le Festival. Un homme arrive pour une réunion familiale dans la petite ville sinistre de Kingport. C'est la Yule (période païenne de Noël) et il suit un étrange vieillard sur un lieu de culte où bon nombre des habitants se rassemblent… Une sorte de version précoce pour le Cauchemar d'Innsmouth, sans doute, avec une lente montée dans l'horreur très maîtrisée.
L'Appel de Cthulhu. Récit mythique, que j'ai déjà chroniqué dans sa version superbement illustrée par François Baranger dans cet article. Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn
L'Horreur à Dunwich. ou L'Abomination de Dunwich. le rejeton des Whateley, curieusement précoce pour son âge et au physique… particulier, se livre à des recherches qui pourrait bien faire venir sur Terre une créature pas vraiment bienveillante. Heureusement, le bibliothécaire flaire les soucis et s'oppose à lui, avant de découvrir l'ampleur de l'horreur dans la maison familiale. Un scénario classique de jeu de rôle, avec un « investigateur » actif, ce qui divise les experts mais qui m'a bien plu même si les surprises ne sont pas vraiment au rendez-vous.
Celui qui chuchotait dans le noir. ou Celui qui chuchotait dans les ténèbres. Un long récit épistolaire qui démarre suite à des inondations dans le Vermont, charriant des corps plus qu'étranges, et qui conduit le « héros » (au sens de HPL, donc le narrateur !) à entretenir une correspondance avec un interlocuteur qui le met progressivement sur la piste d'êtres particuliers relativement hostiles, avant de finalement essayer de le convaincre d'autres intentions. Bien sûr, le lecteur est moins naïf que le personnage principal, et la confrontation est inquiétante à souhait (d'où le titre !). Et il y a même un côté science-fiction très spécial et spatial…
Le Cauchemar d'Innsmouth. Quelle idée que d'aller visiter le port de pêche d'Innsmouth, peuplé d'habitants dégénérés affectés d'une bien étrange maladie de peau ! Si elle ressemble par bien des aspects au Festival, la nouvelle va plus loin dans les descriptions et dans la montée progressive vers l'horreur, au hasard des rues d'Innsmouth, en discutant avec l'ivrogne du coin (saoulé comme il se doit pour le faire parler), et lors d'un séjour dans le miteux hôtel du coin, qui va se révéler plus qu'inhospitalier ! Là encore, le lecteur verra arriver les ennuis bien avant le narrateur, décidément bien crédule (reflet de l'époque et/ou du style ?). Et après cette virée dans l'angoisse et une fuite échevelée vient le moment de la choquante révélation finale !
La Maison de la Sorcière. Là encore, le narrateur cherche les ennuis en allant loger dans la maison, et même la chambre, d'une sorcière pourtant bien connue de la région. Il ne faudra pas s'étonner que son « assistant », un rat à visage curieusement humain, apparaisse ni faire des rêves étranges qui virent au cauchemar cosmique. La nouvelle mêle sciences (ici les fameuses mathématiques à la géométrie non euclidienne) et épouvante (la sorcière, l'homme noir), un mélange assez incongru (où le fameux Mythe n'a guère sa place malgré la présence d'un de ses représentants les plus célèbres) mais finalement plutôt réussi.
Le Monstre sur le seuil. ou La Chose sur le Seuil. Une phrase d'accroche de toute « beauté » (« S'il est vrai que j'ai logé six balles dans le crâne de mon meilleur ami, j'espère par la présente déclaration démontrer que je ne suis pas son assassin.« ), un récit résumé dans les premières lignes puis développé ensuite (un procédé éprouvé chez Lovecraft) et bien sûr des surprises et révélations tout au long de l'histoire, ce fameux monstre – mais pas que – se révélant angoissant à souhait même si là encore le narrateur joue son rôle de naïf. Pour mieux nous surprendre.
Celui qui hante les ténèbres. ou Celui qui hantait les ténèbres. La dernière nouvelle écrite par Lovecraft met en scène, sous une forme altérée, son ami Robert Bloch (à qui on devra plus tard Psychose) ! Une église abandonnée, un clocher poussiéreux où l'on trouve un artefact étrange, des rituels d'invocation… Rien de bon ne peut sortir de tout ça, surtout quand la tempête éclate et qu'une panne d'électricité prive la ville de Providence de la seule chose qui semble pouvoir retenir l'entité prisonnière : la lumière.
Des nouvelles à déguster à petites doses qui manquent parfois de surprise à notre époque (le temps et les lectures sont passées par là) mais qui sont toujours, ou presque, de qualité. Je ne reviendrai pas sur le manque de personnages féminins, ou le racisme latent de Lovecraft (et/ou du lieu et de l'époque) pour en retenir surtout des récits aux confins de l'horreur, du fantastique voire de la SF. Et le fameux Mythe n'est jamais autant réussi que lorsqu'il évoque des créatures cosmiques indifférentes à la pathétique et fugace espèce humaine !
Ce premier tome se termine par un portfolio « Les terres de Lovecraft en images » constitué de photos, noir et blanc bien sûr, des lieux réels ou supposés qui apparaissent dans les textes précédents (qui contiennent d'ailleurs parfois des notes ou plans signés H.P.L.). Un complément intéressant et bien trouvé pour mettre dans l'ambiance (ou inspirer une partie de jeu de rôle) !
Lien : https://bibliosff.wordpress...
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Superpapa
  14 janvier 2021
Ce bel ouvrage regroupe plusieurs nouvelles de Lovecraft.
Le tout est précédé d'une longue introduction de cinquante pages.
Tout d'abord cette introduction...
Même si elle nous donne quelques indications intéressantes sur l'univers de l'auteur, ses inspirations, et ceux qui l'ont inspiré, elle est très longue, et très lourde, frôlant parfois l'indigestion.
Venons en donc aux nouvelles en détail
La cité sans nom. ***
On commence par cette nouvelle bien sympathique qui nous met en confiance pour la suite.
On est sur un mécanisme d'horreur contemplatif, ou la description des lieux, de l'immensité vertigineuse du désert qui l'entoure, jusqu'à la claustrophobie et l'étrangeté de ses profondeurs, réveillent un sentiment d'oppression et de malaise permanents, jusqu'à sa conclusion que je ne vous révélerait pas.
Le festival ****
Petite nouvelle sympa où le narrateur est convié, le soir de Noël à un étrange festival.
La description de la procession des adeptes vers le lieu de la cérémonie est inquiétante...
Un rite ancestral, des adeptes, des créatures....
J'adore
L'appel de Cthulhu *****
L'appel de Cthulhu est la nouvelle principale du '' mythe '' et la jouissance de ce statut lui est parfaitement méritée.
Une secte et ses adorateurs se livrant à un culte ancestral, des rêves collectifs, la folie, une créature cosmique....
Tout ce qu'on attend de la littérature d'épouvante nous est livré ici sur un sombre plateau...
L'horreur à Dunwich ****
C'est une nouvelle que j'ai beaucoup aimé, pour une fois écrite dans un style non narratif
Une ville oublié du temps, ou la consanguinité est une habitude une famille d'adorateurs d'un culte ancestral, le tout dans une croissance exponentielle du mystère et de l'horreur, jusqu'à son paroxysme.
Seule ombre au tableau, la transcription du langage '' bouseux '' qui m'a bien fait mal à la tête.... Peut être aurait il fallut adapter ces parties différemment...
Celui qui chuchotait dans le noir *****
J'ai beaucoup aimé, les visites menaçantes autour de la maison puis le changement brusque de comportement de Akeley jusqu'au dénouement.
Une ambiance oppressante, le récit apeuré de Akeley fait est glaçant, mais pas aussi glaçant que son changement brusque d'attitude...
Le cauchemar d'Innsmouth ****
J'ai bien aimé cette nouvelle, qui nous fait découvrir la sinistre petite ville côtière moribonde.
On sent bien l'ambiance sinistre du lieu, puis on ressent l'oppression de la fuite du personnage...
Et cette fin !
Malheureusement un poil trop long.
La maison de la sorcière *****
J'ai bien aimé cette nouvelle d'hier, non narrative, assez classique, mais très bien construite et agréable.
Mention spéciale pour le familier de la sorcière.

Le monstre sur le seuil. *****
J'ai adoré cette nouvelle, terrifiante ou un homme est sous le joug de la domination démoniaque de sa femme, originaire de la ville maudite d'Innsmouth,
On est inquiet, ça fait peur, jusqu'à l'abominable dénouement.
Celui qui hante les ténèbres ***
J'ai un peu moins aimé cette nouvelle, qui est tout de même assez bonne (paradoxal non)
Peut être cela vient il du caractère répétitif de l'ensemble du receuil, cette nouvelle étant la dernière.
La description de l'église et la terreur qui s'empare du personnage reste malgré tout sympathique.

En gros pour résumer mon impression sur l'ensemble du receuil, les excellentes nouvelles corrigent le tir d'une introduction trop longue et soporifique.
Malgré tout, leur construction, et leur thème, très semblables même si elles demeurent excellentes, pourraient rendre leur lecture plus agréable et moins répétitive si on les lit une par une, en parenthèse d'autres lectures, sur le long terme.
Je rajoute deux étoiles pour l'introduction... Ce qui baissera ma notation de ce receuil....
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
JeanRene43JeanRene43   05 juillet 2019
Poussés par la curiosité, Johansen et ses hommes avaient poursuivi leur route à bord de l'Alert. Ils avaient bientôt aperçu une grande colonne de pierre qui semblait jaillir des flots. Par 47°09' de latitude sud et 123°43' de longitude ouest, ils étaient en vue d'une côte boueuse abritant, sous la vase et les algues, l'architecture cyclopéenne du lieu qui concentrait toutes les peurs de cette terre : R'lyeh, la cauchemardesque cité-nécropole, bâtie d'innombrables millénaires plus tôt par ces ombres immenses et répugnantes déversées sur notre monde par les étoiles. C'était là que gisaient le grand Cthulhu et ses nuées...
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JeanRene43JeanRene43   05 juillet 2019
Johasen, Dieu merci, ne savait pas tout, même s'il avait contemplé la cité et la Créature ; pour ma part, je ne pourrai plus jamais dormir sereinement maintenant que je sais quelles horreurs hantent sans relâche les coulisses de la vie, dans l'espace comme dans le temps, et quelles entités blasphématoires venues des astres immémoriaux rêvent au fond des océans, idolâtrées par une secte de cauchemar prête à tout pour les relâcher sur le monde à la faveur du prochain séisme qui fera émerger leur monstrueuse cité de pierre à la surface.
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JeanRene43JeanRene43   05 juillet 2019
Quant aux démons basanés qui manœuvraient l'Alert, il en faisait une description proprement terrifiante. Une telle ignominie se dégageait d'eux que les mettre en pièces paraissait un devoir moral, et Johansen faisait preuve dans son manuscrit d'une ingénue perplexité devant l’inculpation de cruauté que les agents de l'amirauté avaient portée contre lui et ses défunts compagnons.
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JeanRene43JeanRene43   05 juillet 2019
Quand je pense à l'immensité du territoire tapi sous la surface de l'océan, j'ai presque envie de me tuer sur-le-champ.
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liliazaliliaza   24 mars 2017
Car n'est pas mort ce qui a jamais dort
Et, au long des ères étranges, peut mourir même la mort.
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Catherine Dufour et Pierre-William Fregonese se sont déjà adressés à vous pour présenter leur contribution au mook. Poursuivons ce tour d'horizon des participants – parmi celles et ceux qui se sont prêtés au jeu – avec Alex Nikolavitch.
Ce dernier multiplie les casquettes : scénariste de bande dessinées (Howard P. Lovecraft, celui qui écrivait dans les ténèbres), romancier (Les Canaux du Mitan), nouvelliste (Le retour d'Apophis, in Dimension Super-héros n°04), essayiste (Les dieux de Kirby), traducteur (The Boys) et éditorialiste (Fiction). Bref, un homme complet.
Dans sa vidéo, il vous explique que la famille Harkonnen n'était pas son premier choix de sujet… et en quoi son approche risque de vous surprendre.
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