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Francois. Bon (Traducteur)
EAN : 9782757887110
144 pages
Éditeur : Points (01/10/2020)
3.91/5   482 notes
Résumé :
Présentés dans une traduction remise à jour, les quatre récits qui composent ce recueil sont moins des nouvelles au sens courant du terme que de vertigineuses plongées dans le monde terrifiant de Howard P. Lovecraft. L'humanité y est aux prises avec des êtres surnaturels qui ont été les maîtres de la Terre bien avant l'apparition de l'homme et qui tentent de recouvrer leur suprématie. Faisant appel eux images, aux mythes, aux récits de toutes les traditions perdues,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
3,91

sur 482 notes

Alfaric
  25 septembre 2019
Le professeur d'économie Nathaniel Peaslee a un malaise durant un cours donné à l'université… Et il se réveille 5 ans plus tard pour découvrir que durant tout ce temps il étudié en autodidacte tous les savoirs possibles et imaginables avec un don des langues inouï, des talents mathématiques hors du commun et une incroyable mémoire eidétique avant de partir en explorations aux quatre coins du monde. Pour ses médecins il s'agit d'un de dédoublement de la personnalité, pour sa femme qui est partie avec leur fille et leur fils aîné il s'agit cas d'usurpation d'identité, pour le père et le fils cadet c'est un mystère et ils se reconvertissent l'un et l'autre dans la psychologie pour le résoudre. Ils traversent la WWI, les Années Folles et la Grande Dépression pour découvrir que ce mystère s'est reproduit siècle après siècle depuis des générations et des générations. Mais c'est quand ils se font une raison et qu'ils acceptent que tout cela est le fruit de leur imagination, un ingénieur australien vient leur prouver qu'ils avaient raison et que la réalité dépasse la fiction !
Étrange homme qu'H.P. Lovecraft capable de créer indéfiniment autant de démons que de merveilles, capable de magnifiques démonstrations d'humanité comme de faire l'apologie de criminels contre l'humanité. "Dans l'Abîme du temps" (traduction maladroite de "The Shadow Out of Time") parue en 1935 est la dernière nouvelle du Maître de Providence, pierre angulaire du genre horrifique qu'il a révolutionné avant de le marquer à tout jamais de son empreinte. Il s'agit un peu de son testament, qui est à la fois le remake et la suite des "Montagnes hallucinées". On retrouve l'expédition dans un lieu reculé voire inaccessible de la planète, la découverte d'une civilisation antédiluvienne pas si disparue que cela, ainsi que l'horreur indicible qui a causé leur perte et qui pourrait causer la perte de l'humanité (sans parler du Professeur Dyers survivant de l'expédition polaire qui ici aide Nathaniel Peaslee à comprendre et à aller de l'avant avant d'achever sa quête de vérité). Alors certes la mise en place du récit est différente mais comme d'autres inspiré du film "Berkeley Square" et de la nouvelle "The Shadowy Thing" : on associe transfert d'âmes et voyages dans le temps et on reconnaît "L'Affaire Charles Dexter Ward" et "Le Monstre sur le seuil", ainsi que plusieurs oeuvres majeures du pape du space opera Edmond Hamilton (on va dire que ces tropes ont fait les beaux des genres de l'imaginaire à l'époque où il n'y avait pas de frontières entre les genres de l'imaginaire). Ensuit il reprend ses thématiques favorites mais avec une inflexion optimiste peu courante dans la mythologie qu'il a façonnée de ses propres mains…
La peur de soi :
Nathaniel Peaslee ne se reconnaît plus, plus il enquête sur lui-même et les 5 années qu'il a perdues et moins il se reconnaît… Sa perception du temps est étrange, et les incroyables visions qui assaillent ses rêves débordent sur la réalité. Qui est-il ? D'où vient-il ? Où va-t-il ? Quel est le vrai et le faux entre celui qu'il a été, celui qui l'a remplacé pendant 5 ans et celui qu'il est aujourd'hui. Notre narrateur ne sait plus s'il fou ou saint d'esprit, où la frontière entre la réalité et ce que son esprit peut inventer, et à un moment s'il est encore humain...
La peur de l'autre :
L'autre c'est l'ennemi, et l'ennemi c'est l'horreur. Les exceptions sont rares dans la bibliographie de l'auteur, et donc d'autant plus marquantes (l'alien perdu en croisade contre les abominations de la Constellation du Taureau, le zombi qui ignorait qu'il était un zombie, le mystérieux sorcier saxon venu du passé). Dans "Les Montagnes hallucinées" les créatures venues du passé n'interagissaient pas directement avec les humains, les traitant comme les humains auraient traité n'importe quelle « espèce inférieure », et même si on apprenait leur histoire et leur destin où elles passaient de maîtres à esclaves, de bourreaux à victimes, elles étaient plutôt moralement neutres par rapports aux autres créatures du mythe elles carrément maléfiques… Dans le présent récit, les créatures venues du passé décrites du manières plutôt positives : des purs esprits en quête de savoir, observant sans intervenir mais défendant la terre contre les envahisseurs octopodes ou reptiliens avec les technologies venues de toutes les civilisations du passé et de l'avenir. Mais tout pouvoir rencontre un jour un pouvoir plus grand, et on prend parti pour elles quand elles affrontent des créatures d'outre-espace encore plus éloignées de nous qu'elles dans l'échelle de l'évolution, et qu'elles choisissent la fuite plutôt que la guerre à outrance. En plus dans leur exode elles auraient pu parasiter l'humanité ce qui nous aurait donné une Histoire Secrète bien paranoïaque que Philip K. Dick aurait adorée, mais elles ont choisi d'habiter la race coléoptère qui succédera à la race humaine (encore une fois l'auteur rend hommage à H.G. Wells et à "La Machine à explorer le temps")...
La peur de l'inconnu :
Chez H.G. Wells comme chez H.P. Lovecraft l'homme n'est plus l'être créé par Dieu à son image qui règne sur une planète créée pour lui et placée au centre de l'univers, mais une espèce comme les autres qui apparaît, évolue et disparaît comme les autres… Mais entouré voire cerné par d'autres espèces bien plus vieilles, bien plus intelligentes et bien plus évoluée que l'humanité. Dans la mythologie créée par l'auteur elles sont le plus souvent malveillantes, et prêtes à écraser les êtres humains comme des insectes dès que les astres seront propices. Mais ici on nous dépeint des explorateurs et des chercheurs plongés dans une éternelle quête de savoir, suivant une éthique stricte et rigoureuse et appliquant une diplomatie claire : ne pas être agresseur et ne pas être agressé… le narrateur les découvre eux et leurs ennemis, et s'ils ne parvient pas à révéler l'ultime vérité à l'humanité c'est peut-être mieux ainsi. Alors certes l'humanité n'est pas grand-chose, et si elle n'est pas seule elle n'a pas forcément que des adversaires indicibles et incommensurables totalement étrangers à notre mode de pensée. Malgré tous les jets de SAN qu'il aura dû effectuer, il trouve ainsi une forme d'équilibre donc de sérénité !

Alors j'ai été très bavard sur l'oeuvre d'H.P. Lovecraft mais que penser de l'oeuvre de Gou Tanabe ? Elle est de qualité, très fidèle et très respectueuse, pleine de bonne volonté et d'humilité. Dans "Les Montagnes hallucinés", les explorateurs étaient un peu les hobbits dans le "SdA" de JRR Tolkien : ils étaient là pour les lecteurs soient à la fois spectateurs et acteurs du drame… Ici le récit est plus intimiste, et nous suivons de manière très touchante la quête d'un père et d'un fils qui veulent découvrir la vérité pour reconstruire leur famille. le mangaka prend tout son temps pour mettre en scène leurs questions, leurs doutes et leurs peines durant les 27 années de tortures psychologiques que subit le narrateur : la mise en scène est très travaillée et très soignée, et pour rien gâcher l'ambiance et le rythme qui s'en dégage sont parfait. Après je ne suis complètement convaincu par ses graphismes en particulier le charadesign, mais le sentiment d'étrangeté qui s'en dégage colle parfaitement aux univers et aux ambiances lovecraftiennes. Par contre les dialogues / monologues sont excellentes : les échanges entre Peaslee et Dyers sont denses et intenses, le monologue final est ciselé de main de maître, et il y a ce passage sur l'Allemagne où on dézingue subtilement mais clairement les accointances douteuses entre le régime nazi et le Maître de Providence. Pour terminer, je n'ai qu'un chose à dire : vivement le prochain ! (car oui, il y a encore d'autres adaptations d'H.P. Lovecraft par Gou Tanabe !)
Lien : http://www.portesdumultivers..
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domisylzen
  15 septembre 2016
Quatre nouvelles regroupées sous ce titre :
Dans l'abîme du temps ;
La maison de la sorcière ;
L'appel de Cthulhu ;
Les montagnes hallucinées.
Dès le début nous rentrons dans l'univers de Lovecraft, fantastique et angoissant au possible. Des mondes fait d'étranges rêves ou de rites venus du fin fond des âges, à ne plus savoir discerner le réel du fictif. Des mondes imaginaires certainement très révolutionnaires, à une époque ou le fantastique n'était pas très développé.
J'avais beaucoup entendu parlé de la troisième, l'appel de Cthulhu, pourtant c'est la première et la dernière est qui m'ont le plus séduit des quatre. Peut-être simplement qu'elles sont les plus longues et que j'ai eu plus de temps pour m'installer.
Dans l'abîme du temps : Nathaniel Wingate Peasle fait d'étranges rêves et tout le monde le croit fou. Avec son fils, Ils se rendent en Australie ou ils s'apercevront que ses cauchemars sur une civilisation ayant vécu il y a des millions d'années pourrait bien être réelle.
Les montagnes hallucinées : Un groupe de scientifique partent étudier l'Antarctique, ce continent encore si mystérieux. Sur place ils découvriront une immense chaîne de montagne et les restes de ce qui a été, il y a fort longtemps, une immense ville.
Un excellent recueil qui vous tient en haleine tout au long de ces quatre nouvelles, à lire pour tous les amateurs du genre.
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cicou45
  20 septembre 2015
Certes, ce n'est pas la nouvelle que j'ai préféré de Lovecraft mais cela reste néanmoins un très bon écrit où l'auteur nous plonge une nouvelle fois dans l'horreur la plus extrême et nous plonge dans les méandres de la complexité du cerveau humain. Dans cet ouvrage, le lecteur y retrouve des sujets propres aux ouvrages de science-fictions à savoir notamment celui des mondes parallèles, a vie extra-terrestre mais aussi la mythologie et bien d'autres encore. Dans cet ouvrage "Dans l'abîme du temps" qui porte son nom à merveille, le lecteur doit affronter le monde des rêves mais aussi celui de l'amnésie ? Que savons-nous réellement de cet espace-temps durant lequel un homme est confronté à une perte de mémoire et où il la recouvre subitement ? C'est le cas de notre héros qui perd la mémoire durant un laps de temps de cinq longues années et qui revient à lui avec d'étranges connaissances ? Alors que tout le monde le prend pour un fou, exception faite de quelques-uns de ses amis et de l'un de ses fils, lui, va cependant démontrer, sans preuve cependant, que durant sa période de troubles avec un dédoublement de la personnalité, certain es révélations lui ont été faites et ces dernières sont loin d'être des plus rassurantes ...
Un ouvrage extrêmement bien documenté sur le subconscient et c 'est une véritable prouesse de la part de l'auteur d'avoir réussi à se plonger dans la complexité du cerveau humain . Un auteur très en avance sur son temps, ce qui a d'ailleurs fait son malheur puisqu'il n'aura jamais connu de son vivant la notoriété qui lui été destinée. A (re) découvrir grâce à cette nouvelle traduction et à faire découvrir !
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PiertyM
  21 février 2021
Dans l'abîme du temps est un court roman ou simplement un témoignage, assez flippant, d'une aventure ou d'une amnésie, une effroyable amnésie qui pose un réel problème d'identité. de par là, c'est la nature humaine qui est interrogée, les faiblesses de l'homme face à certains phénomènes paranormaux qui ne peuvent trouver leur explication dans les sciences ou encore échappent tout nettement à l'intelligence humaine....
En effet, dans ce livre, Lovecraft nous raconte l'aventure de Nathanael Wingate Peasle, un professeur qui souffre d'une amnésie pendant une longue période. IL se trouve, soudainement, en plein cours à l'Université, dans la peau d'une autre personne, parlant une autre langue, menant une vie qui sort de son quotidien. Et c'est pendant cinq année que notre professeur va vivre ce calvaire. Lorsqu'il revient en lui, son petit monde s'est déjà écroulé autour de lui, sa femme n'était plus là, ni ses enfants, sauf un pour qui il se battra pour obtenir la garde. En même temps, bien que Nathanael Wingate Peasle soit revenu en lui mais son âme reste perturber. Sa mémoire, de pendant sa période d'amnésie revient de temps en temps le hanter, et lui révéler sa double personnalité, celle qui est capable de traverser le temps et des civilisations...
J'ai aimé ce récit, je l'ai trouvé très sensible, très intime, je me suis facilement attachée à Nathanael Wingate Peasle, je me suis glissée astucieusement dans ses douleurs et essayer d'en trouver une explication logique...
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Slava
  02 janvier 2015
C'est par le recueil Dans l'abîme du temps que j'ai découvert Lovecraft, qui de plus est contient les nouvelles les plus célèbres de celui-ci, c'est à dire L'appel de Cthulhu et les Montagnes hallucinées. Les deux autres nouvelles que sont Dans l'abîme du temps et La Maison de la sorcière sont néanmoins excellente aussi. Chacune des quatre nouvelles nous propulsent dans des récits de terreurs ou l'humain est confronté à l'irrationnel et à des entités monstrueuses qui peuvent le faire basculer dans la folie totale. le tout par une écriture à la fois limpide et archaïque et de longues descriptions assez captivantes.
Dans l'abîme du temps est, en plus de donner son nom au recueil, celle qui ouvre le livre. Un jeune homme sombre dans une étrange amnésie avant de retrouver la mémoire cinq ans plus tard. Il a par la suite, des cauchemars liè à cette période... C'est une nouvelle à l'intrigue très mystérieuse, nous présentant notamment une race d'extra-terrestre bien particulière... en plus de nous faire réfléchir sur nos origines, elle nous questionne également sur le temps. Et évidemment, une bonne chute !
La Maison de la sorcière est la plus 'fantastique" des quatre nouvelles, ayant le plus recours au surnaturel qu'à la science-fiction. Où comment un jeune étudiant de mathématique s'étant installé dans une maison bien lugubre, est vite hanté par sa propriétaire, une sinistre sorcière... bien angoissant, l'histoire fait hommage à différent élément de folklore et la sorcière en question est tellement horrible que vous espéreriez qu'elle ne viendra pas vous hanter à votre tour...
Passons maintenant aux deux nouvelles qui sont les plus connues !
L'Appel de Cthulhu, véritable oeuvre fondatrice du Mythe de Cthulhu. Elle présente l'enquête d'un anthropologique autour d'un certain culte vénérant un dieu nommé Cthulhu... impossible de passer à coté de cette nouvelle sans connaitre l'essentiel des oeuvres de Lovecraft ! En effet, narrée de manière subtile et dense, cette oeuvre est terrifiante et dévoile l'horreur sous un angle cosmique et inhumain, ou se présente le dieu Cthulhu, dont l'apparition est terriblement spectaculaire ! Et dire que Lovecraft s'est notamment inspiré du Horla de Maupassant (je vous jure que c'est vrai ! Donc, cette anecdote rajoute le fait que Maupassant est indispensable à la littérature mais je m'éloigne du sujet...).
Et enfin, Les Montagnes hallucinées. On suit une équipe de scientifique au fin fond de l'Antarctique mais qui s'embarque dans une aventure cauchemardesque... Formidable récit de terreur, elle est la plus complète sur le Mythe et nous entraîne dans une exploration fascinante mais qui tourne dans l'effroyable... Et les dernières pages sont les plus tendues, celles qui vous accrochent tant vous vous sentez dans la peau des protagonistes...
Ces quatre nouvelles sont la splendeur même de Lovecraft. Aucune ne sont mauvaises. Bon, toutefois, je pourrais critiquer l'abondance des détails scientifiques (qui cependant contribuent au réalisme des histoires), à certaines longueurs de descriptions. Mais si vous aimez le fantastique, n'oubliez pas Lovecraft.
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critiques presse (5)
ActuaBD   22 novembre 2019
Goū Tanabe parvient, tout en développant un style léché, à conserver cette part de mystère, suscitant l’imaginaire du lecteur et retranscrivant les intentions de l’auteur initial. Une réussite en tout point !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDGest   29 octobre 2019
Tanabe s'attaque aux descriptions les plus abstraites de la science fiction, et encore une fois, il défie toutes les attentes : réussissant à représenter un bestiaire improbable de manière tangible, à figurer des architectures et éléments contre-nature, l'auteur nous fait littéralement pénétrer cauchemars et hallucinations, donnant une chair inespérée à l'indescriptible !
Lire la critique sur le site : BDGest
Actualitte   14 octobre 2019
Un one shot d’une telle qualité, je vous forcerais presque à le prendre et à le lire. Vraiment. L’œuvre initiale de Lovecraft est parfaitement respectée. On garde cette lenteur au démarrage et cette descente aux enfers qui s’accélère et nous coupe le souffle au fur et à mesure.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Elbakin.net   08 octobre 2019
La vision du dessinateur colle à l’ambiance, et on prend plaisir à rester quelques minutes sur une double-page pour en admirer la richesse des détails. [...] Il y a fort à parier que cette lecture vous interrogera sur le destin de l’homme, sa place dans l’univers, et qu’elle provoquera chez vous quelques sueurs froides…
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Elbakin.net   12 septembre 2016
On espère simplement que les derniers épisodes nous apporteront l’apothéose que mérite amplement ce récit d’excellente facture. Un modèle du genre.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   27 décembre 2015
Walter Gilman ne sut jamais si les rêves lui apportèrent la fièvre ou si la fièvre lui apporta les rêves.
A la base de tout, il y avait l'horreur de la vieille cité plongée dans ses noires méditations, et la mansarde moisie, hantée de lugubres fantômes, où il poursuivait ses études, luttant pendant des heures contre des chiffres et formules pour chercher ensuite un sommeil agité sur son petit lit de fer.
Son sens de l'ouïe prenait peu à peu une acuité surnaturelle, presque intolérable, et il avait depuis longtemps arrêté la pendule placée sur la cheminée, dont le tic-tac résonnait à ses oreilles comme un fracas d'artillerie.
Au cours de la nuit, les bruits mystérieux de la ville, les sinistres galopades des rats derrière les cloisons vermoulues, les craquements des poutres de la maison plusieurs fois séculaires, lui donnaient l'impression d'être au cœur d'un pandémonium de stridentes clameurs.
"La maison de la sorcière"
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AlfaricAlfaric   15 octobre 2019
- Selon la théorie de l’évolution, toute forme de vie se transforme graduellement au fil des générations pour s’adapter à son milieu, par conséquent l’intégralité des espèces vivantes actuellement sur Terre sont des variantes de…
- « L’intégralité » ? Allons, donc :
- Euh… Vous avez une question, Monsieur Peaslee ?
- Et bien, loin de moi de prétendre que cette théorie est entièrement fausse… Cependant vouloir l’appliquer à l’ensemble des espèces est un raisonnement bien puéril, vous ne trouvez pas ?
- Vous considérez sans doute, d’un point de vue religieux, que ce principe ne peut pas rendre compte de l’origine de l’homme, n’est-ce pas ? Pourtant, la science est formelle : l’homme est un primate !
- Non, je ne parle pas de l’homme. Je sais très bien qu’il n’est que la fragile et imparfaite évolution d’un vulgaire germe. Ce que j’aimerais savoir, c’est jusqu’où porte votre connaissance de tous les êtres venus des étoiles voilà des milliards d’années ! Euh... ha ha ha ha ! Pardonnez-moi ! Je plaisante, bien évidemment ! Ha ha ha ha !
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colimassoncolimasson   06 octobre 2016
Il y avait un esprit de la planète que nous appelons Vénus, qui vivrait dans un nombre incalculable d’époques à venir, et un autre d’un satellite de Jupiter qui venait de six millions ‘années avant notre ère. Parmi les esprits terrestres, il y en avait de la race semi-végétale, ailée, à la tête en étoile, de l’Antarctique paléogène ; un du peuple reptilien de la Valusia des légendes ; trois sectateurs hyperboréens de Tsathoggua, des préhumains couverts de fourrure ; un des très abominables Tcho-Tchos ; deux des arachnides acclimatés du dernier âge de la terre ;cinq des robustes espèces de coléoptères, successeurs immédiats de l’humanité, à qui ceux de la Grand-Race transféreraient un jour en masse leurs esprits les plus évolués face à un péril extrême ; et plusieurs des différentes branches de l’humanité.
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colimassoncolimasson   27 septembre 2016
Leurs actions, pourtant inoffensives, me terrifièrent plus encore que leur apparence – car on ne regarde pas impunément des êtres monstrueux faire ce dont on croyait les humains seuls capables. Ces objets-là allaient et venaient avec intelligence dans les grandes salles, transportaient les livres des rayonnages aux tables ou vice versa, en écrivant parfois, soigneusement, avec une baguette spéciale au bout des tentacules verdâtres de leur tête. Les grosses pinces servaient à porter les livres et à conserver – la parole consistant en une sorte de cliquetis ou de grattement.
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domisylzendomisylzen   15 septembre 2016
J'étais seul quand j'ai découvert cette horreur - et jusqu'à présent je n'en ai parlé à personne. Je n'ai pu empêcher les autres de creuser dans sa direction mais le hasard et les éboulements de sable leur ont toujours éviter de la rencontrer. Il me faut aujourd'hui rédiger une déclaration définitive, non seulement pour mon équilibre mental mais pour mettre en garde ceux qui me liront sérieusement.
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Open the Moon!  Nommée au Eisner Award 2012 de la meilleure histoire courte Retrouvez la famille Locke le temps d'une nuit d'été aussi tragique que magique, où une nouvelle clé révèle un pouvoir fantastique : celui d'ouvrir la Lune…
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