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Yves Rivière (Traducteur)
EAN : 9782070421206
237 pages
Gallimard (31/12/2001)
3.97/5   261 notes
Résumé :
Entre le fantastique et la science-fiction, Lovecraft occupe une position unique, si radicalement originale même, que son oeuvre demeure sans postérité.
Lovecraft est à la fois le fondateur et l'illustrateur d'une inquiétante archéologie de l'Amérique et le chantre d'un XVIIIème siècle utopique.

La cité sans nom et ses milliers de cercueils où gisent des créatures monstrueuses en habit de fête ; l'appartement du docteur Munoz à -3° ; la viole ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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domisylzen
  16 septembre 2016
Onze très courtes nouvelles regroupées sous ce titre.
Des nouvelles de vingt ou trente pages en moyenne.
C'est surement ça qui m'a gêné pour ne pas les avoir apprécié à leurs justes valeurs. J'ai besoin de temps pour m'installer dans un livre : un bon livre gros et gras. Celui-ci est à déguster comme un carré de chocolat : une nouvelle de temps en temps, manger la tablette d'un coup et fatalement on le regrette.
La nouvelle qui porte le titre de regroupement est, parmi les onze, m'a préféré.
L'histoire d'un homme qui vit seul dans un château. Il n'a pas de souvenir, ne voit jamais personne. Tout ce qu'il sait vient des nombreux livres de la bibliothèque. L'idée de s'enfuir le pousse à grimper en haut d'une tour en ruine. Après avoir retiré la grille et traversé la campagne il découvrira un autre château ou tous les occupants s'enfuient lors de son arrivée.
A noter aussi une belle histoire de vampire dans "la maison hantée".
Toujours cette écriture simple qui a le don de vous décrire l'horreur comme-ci tout cela était d'un évident naturel.
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Slava
  06 janvier 2015
Après Dans l'abime du temps et l'Affaire Charles Dexter Ward, j'ai continué mon avancée dans les écrits' lovecraftiens' avec le recueil Je suis d'ailleurs, qui a la particularité d'être surtout composé des histoires macabres, n'ayant aucune référence au Mythe de Cthulhu. Et là... pour la première fois, je tombe sur certains textes moyens. Attention, aucunes nouvelles de Lovecraft n'est mauvaise, ni médiocre. Mais là, certains sont moyens, je suis désolé. Mais le recueil est pourtant bon dans son ensemble !
Je suis d"ailleurs est une belle nouvelle où Lovecraft rend hommage à Edgar Allan Poe, autre grand maître du fantastique, avec l'atmosphère mystérieuse et gothique, avec surtout une splendide référence au Masque de la Mort Rouge (qui en passant, est une de mes nouvelles fantastiques préférées). C'est une nouvelle axée sur la solitude et qui comporte une chute non seulement inattendue mais aussi tragique.
La musique d'Erich Zann est intéressante elle aussi car ici, la musique joue un rôle important, voire inquiétant...
L'indicible est la première nouvelle qui me semble moyen. le rythme est là, la traque de la créature aussi... mais la sauce ne prends pas. Désolé Lovecraft.
Air froid est ma nouvelle préférée. Elle est la plus effrayante à mon gout, une des rares nouvelles où j'ai vraiment été prise dans l'histoire... elle nous aborde sur la mort et vous fera craindre le froid... Pour ma part, j'ai vraiment ressenti cet air froid malsain et glaçant, brr... Et évidemment, une bonne chute !
Le molosse est une nouvelle tout aussi charmant. Deux profanateurs de tombes dérobent une amulette décrit dans le Necromicon (bon oui, à part ça, pas grand chose avec le Mythe) et vont vite etre victime d'une horrible créature... flippant et glauque, le style rappelle encore une fois notre Edgar Allan Poe et la créature est original et atroce. Si le début est légèrement lent, on est pris dans le récit et emporté dans les tristes sorts de nos protagonistes.
La maison maudite où une enquête dans une maison supposée hantée... celle-ci est légèrement moyenne mais reste relativement bon. Les dernières pages son les plus actives et la maison en question donne vraiment pas envie d'y rentrer... même si je regrette un début bien long.
La tourbière hantée ne m'a pas trop enchantée. Malgré le changement agréable de décor, le mystère autour de la tourbière et de sublimes descriptions, je n'ai pas aimé.
Arthur Jermyn reprend le thème de l'hérédité qui plus tard, sera formidablement exploité dans l'Affaire Charles Dexter Ward. La généalogie de la famille du protagoniste est guère rassurante et la chute encore moins (même si elle est légèrement prévisible...).
Le modèle de Pickman est une perle. Un jeune homme va voir les tableaux de son ami peintre, d'ailleurs sordides, mais est troublé par une en particulier... le thème de la peinture maudite (déjà merveilleusement exploité dans le Portrait ovale de Poe, encore lui...) est brillamment interprété par Lovecraft, qui nous 'traumatise' presque avec les tableaux, avec des détails sinistres...
La cité sans nom est particulière puisqu'elle est la première nouvelle de Lovecraft à aborder le fameux Necromicon (même si son nom n'apparaît pas dans la nouvelle mais seulement son auteur et les deux vers 'N'est pas mort...'). Où une découverte d'une curieuse cité nous prend en haleine...
La peur qui rode est bien aussi. La traque d'un être cannibale dans les montagnes ainsi que les horreurs qui s'y déroulent nous absorbent, malgré encore des longueurs... et encore une chute surprenant !
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Torellion
  31 mars 2016
Si loin et si proche de Cthulhu, ce recueil de nouvelles est un excellent panégyrique des talents de Lovecraft. Les récits sont excellents, le style simple nous entraîne malgré tout dans l'horreur sans nom qui habite l'esprit de l'auteur. "La cité sans nom" sonne comme un prélude au mythe cher à HPL, une civilisation disparue peuplée de créatures de cauchemars. le "Molosse" présentera en filigrane le désormais célèbre Nécronomicon. a noter, une histoire de vampires, à la marge de l'oeuvre mais qui fait bien état de la cruauté de ces êtres démoniaques, "La maison hantée".
Au final, ce recueil illustre parfaitement la psychose monomaniaque de Lovecraft et le thème majeur de son oeuvre : la peur de l'autre et la monstruosité caché au plus profond de lui.
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Meygisan
  27 septembre 2012
Je me surprend à découvrir d'autres pans de l'univers de Lovecraft...ici le mythe est peu présent....seules les deux dernières nouvelles "la cité sans nom"et "la peur qui rôde" y font à mon sens directement allusion... je suis dans un premier temps un peu déçu car les nouvelles ne correspondent pas à mes attentes mais je les dévore néanmoins en peu de temps et d'une seule salve....j'apprécie beaucoup "la musique d'Erich Zann" "l'indicible" et "la tourbière hantée" qui me permettent de m'évader avec plaisir dans les décors décrits pat l'auteur...Mais j'ai quand même l'impression que ces nouvelles ne sont que des essais de sa part avant la mise en place du mythe.... allez le suivant!!!
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liliaza
  17 mars 2017
Je l'avoue. Je n'avais jamais lu Lovecraft. Honte à moi. Mais voilà je ne pourrai plus dire cela. Un Lovecraft à mon compteur et pas des moindres car c'est dans ce livre qu'apparait pour la première fois ce qui posera les bases du Necronomicon avec la nouvelle la Cité sans nom. Il est toujours difficile de donner son avis sur une recueil de nouvelles tant elles peuvent être de qualités différentes. Ce fut le cas ici. Il y a des nouvelles qui m'ont fait frémir et d'autres qui m'ont fait bailler. J'ai vraiment adoré la Musique d'Erich Zann (qui est d'ailleurs considéré par Lovecraft comme l'une de ses meilleurs histoires). L'histoire est celle d'un étudiant fauché qui loge là où il peut. Chaque soir le locataire du dessus joue de la viole comme si sa vie en dépendait. Je n'en dis pas plus. Mais sachez que cette nouvelle m'a vraiment donner des sueurs froides. Et il m'en faut beaucoup pour que je dise ça. Lovecraft considère La Musique d'Erich Zann comme l'une de ses meilleures histoires, en partie parce qu'il évite d'y être trop explicite, contrairement à ses autres oeuvres, ce qu'il voit comme un défaut majeur dans certains de ses autres livres.
Je voudrais revenir sur la nouvelle La Cité sans nom ainsi que sur celle le Molosse. Dans le Molosse, deux jeunes décident de déterrer le cadavre d'un sorcier (riche idée) où il trouve une amulette qui leur rappelle « cette chose évoquée dans le Necronomicon de l'arabe fou Abdul al-Hazred. » Dans la Cité sans nom, un explorateur tombe sur une cité enfouie. Il conclut que c'est de cet endroit que l'Arabe fou Abdul al-Hazred avait rêvé avant d'écrire :
« N'est pas mort ce qui à jamais dort, Et dans les ères peut mourir même la Mort. »
Il faut savoir que l'Arabe fou Abdul al-Hazred est aussi connu pour avoir tout simplement écrit le Necronomicon. Si vous ne connaissez pas ce livre je vous conseille une petite recherche. Il y a quelque chose de grisant à lui ces nouvelles quand on connait l'histoire du Necronomicon et qu'on n'a jamais lu les nouvelles. C'est un peu comme regarder Star Wars avec quelqu'un qui ne l'a jamais vu. On se sent privilégié et en même temps on stress que la personne n'aime pas. Ben voilà, je connais l'histoire du Necronomicon mais j'avais peur de ne pas aimer les nouvelles. Ce ne fut pas le cas heureusement. D'autres nouvelles m'ont paru un peu fade mais je recommande ce livre ne serais ce que pour la Musique d'Erich Zann.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   16 septembre 2016
Et comme l'esprit, pour pouvoir provoquer toutes les manifestations qui lui sont attribuées, ne peut se plier aux lois qui régissent la matière, pourquoi serait-il grotesque d'imaginer des choses mortes douées d'une vie psychique et possédant des formes ou des absences de forme qui serait pour les humains ordinaires fonciérement, terriblement innommables ?
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MeygisanMeygisan   11 juillet 2014
Prétendre que nous n'étions pas inquiets, par cette nuit pluvieuse où nous prîmes notre première veille, serait une bravade ridicule. Nous n'étions pas, comme je l'ai dit, puérilement superstitieux, mais nos études scientifiques et nos méditations nous avaient enseigné que l'univers connu à trois dimensions ne comprend qu'une infime partie de tout le cosmos de substance et d'énergie. Dans cette perspective, le poids des preuves fournies par de nombreuses sources authentiques démontrait l'existence tenace de certaines forces très puissantes et d'une malignité exceptionnelle à l'égard des hommes. Dire que nous croyions véritablement aux vampires et aux loups garous serait une déclaration inconsidérée. Il conviendrait plutôt de dire que nous n'étions pas disposés à nier la possibilité de certaines modifications insolites et peu connues de la force vitale et de la matière atténuée. Elles apparaissent rarement dans l'espace à trois dimensions, à cause de leur rapport plus intime avec d'autres unités spatiales; pourtant elles sont assez proches des frontières de notre univers pour se manifester parfois dans des circonstances telles que nos sens, impropres à cette perception, ne nous permettront sans doute jamais de les comprendre.
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domisylzendomisylzen   13 septembre 2016
Incliné au-dessus de l'insondable abîme,
Noir chaudron de sorcière où bouillonnent les herbes,
J'entrevis aussi loin que porte le regard
Les parois de jais sombre, lisses comme du verre
Enduites de la poix que le royaume des Morts
Jette sur ses rivages visqueux.
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domisylzendomisylzen   01 septembre 2016
Nous vivions une existence de reclus, sans le moindre ami, seuls, dans quelques pièces d'un ancien manoir construit au milieu de longs marécages méphitiques et déserts. Il était bien rare qu'un visiteur vînt frapper à notre porte.
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laulauttelaulautte   30 octobre 2021
C'est que seul un véritable artiste connaît vraiment l'anatomie du terrible ou la physiologie de la peur - le genre précis de proportions et de traits en rapport avec des instincts latents ou des souvenirs de terreur venus du fond des âges, ou encore les contrastes de couleur et de lumière indispensables pour ranimer le sens de l'étrange quand il est endormi. Je n'ai pas besoin de vous dire pourquoi un Fuseli vous donne vraiment le frisson, alors que les illustrations d'une méchante histoire de fantômes vous font simplement rire. Un homme comme ça est capable de saisir quelque chose au-delà de la vie et de nous le faire sentir, l'espace d'une seconde.
[Le modèle de Pickman]
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Videos de Howard Phillips Lovecraft (125) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Howard Phillips Lovecraft
La Grande Table critique : commentaire expert et subjectif de l'actualité culturelle. Chaque semaine, des critiques invités par Lucile Commeaux se rencontrent autour de deux disciplines dans l'amour de l'art et de la dispute.
Au sommaire, deux albums de bande dessinée : "Lapinot - Tome 6 - Par Toutatis !" ou Astérix parodié par Lewis Trondheim (L'Association) & le nouvel album de Daria Schmitt, "Le Bestiaire du Crépuscule", hommage graphique à Lovecraft et à ses créatures antédiluviennes (Dupuis).
#BD #bandedessinée #astérix _____________________ Découvrez d'autres critiques https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrrnICYZQfP92U3K2¤££¤20Découvrez D21¤££¤ ou sur le site : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-critique
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