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EAN : 9782277300687
123 pages
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1999)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Démons ! Ils sont légion dans l'univers de Lovecraft. Ils peuplent les rêves, la nuit, les cités obscures, nos rues, nos maisons. Depuis le grand lézard aquatique jusqu'à ces créatures hybrides, momies à têtes d'animaux qui hantent les catacombes pharaoniques... Même les chats, ont une aura étrange. On raconte qu'à Ulthar, ils se sont livrés à un sordide festin... Au-delà des monstres, il y a ce chemin qui mène vers l'Inconnu Le palais des Soixante-Dix Délices est l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  03 novembre 2012
C'est avec ce recueil de nouvelles que j'ai fait la connaissance, il y a quelques années maintenant, de cet auteur prodigieux qu'est Howard Phillips Lovecraft. Et parmi les huit textes, il y en a un qui m'avait particulièrement marquée : "Les Chats d'Ulthar".

Imaginez une petite ville perdue où un phénomène inquiétant s'accentue : la disparition des chats. Dès que ces derniers s'approchent d'une certaine maison, ils n'en ressortent pas vivants. Un couple semble prendre du plaisir à torturer ces petites bêtes. Les habitants auraient très bien pu aller trouver les deux vieillards et mettre les choses au point. Pourtant, ils ne le firent pas car ils en avaient peur. Ils essayèrent seulement d'empêcher leur animal de compagnie de se rendre dans cet endroit morbide. Un jour, une caravane de nomades arriva dans ce village. On sait le lien que peuvent avoir ces gens-là avec leurs animaux. Un petit garçon, Ménès, avait un chat noir qui lui servait de compagnon, de confident. Celui-ci disparut. Ménès fit alors des prières, le ciel changea, les nuages prirent des formes mystérieuses... La caravane partit. Comme par miracle, tous les chats revinrent... Et je ne raconte pas la suite, fabuleuse, comme d'habitude.

On nage en plein mystère. Lovecraft a ce don de créer une atmosphère. Ce texte commence comme un conte mais on s'aperçoit très vite qu'il s'agit d'un conte cruel où irréel, surnaturel et malédiction se côtoient. Proche du Joueur de flûte de Hamelin, cette nouvelle est une pure merveille.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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Ambages
  01 septembre 2015
Rêve ? Réalité ? ...Cauchemars !
Huit nouvelles écrites dans les années 20 par Lovecraft.
Mes préférées : la première "Herbert West, réanimateur" (un médecin fou veut redonner vie à des morts) et la dernière "Prisonnier des pharaons" (un magicien chute au fin fond d'une pyramide). Elles ne se ressemblent pas du tout, mais ont du caractère ! Il fait sombre et on manque d'air, à chaque fois.
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Alcapone
  24 décembre 2011
Ces huit nouvelles ont été publiées en 1965 dans Dagon. Ecrits entre 1920 et 1926, ces textes courts de Howard Phillips Lovecraft, abordent les thèmes du savant fou (Herbert West, réanimateur), celle la malédiction des chats (Les Chats d'Ulthar). Ils proposent également des incursions dans des mondes imaginaires (Les autres dieux, L'étrange maison haute dans la brume, Celephais), décrivent des créatures monstrueuses (La malédiction de Sarnath), célèbrent l'irréel (La tombe) ou encore abordent les sciences occultes (Prisonnier des Pharaons). Bien que l'on y décèle clairement l'empreinte littéraire du célèbre père du Mythe de Cthulu ou de L'affaire Charles Dexter Ward, ces récits m'ont semblé fades, voire ennuyeux. Comme à son habitude, Lovecraft y exploite habilement le champ lexical de l'horreur mais il manque cette sombre magie qui a fait la renommée de l'auteur. Folie, monstres, occultisme, mystère, les thèmes chers à l'auteur sont ici réunis, malheureusement, l'"indicible", l'"inquiétant" et l'"insondable" auxquels m'avait habitué Lovecraft, n'ont pas suffit à me convaincre. J'ai pourtant trouvé un intérêt à lire Herbert West, réanimateur et La tombe, mais les sujets abordés (ceux du savant fou et celui de la folie) ont déjà été traités avec brio par Stevenson avec son L'étrange cas du Docteur Jekyll et Mr. Hyde ou encore par Théophile Gauthier avec son excellent Roman de la momie. Personnellement, j'apprécie beaucoup la fantasy et la littérature fantastique mais pas n'importe lesquelles. Là, je dis non, quand bien même c'est Lovecraft...
Lien : http://livresacentalheure-al..
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Davalian
  20 mars 2015
Voici un recueil de huit nouvelles relevant du genre "fantasy old school". Par vieille école il faut s'attendre à une plongée dans les années 1917-1926. Les histoires sont indépendantes même si certaines tissent des liens sous forme de références communes. L'ambiance est quelque peu particulière car il est ici souvent question de monstres, de créatures étranges, de magie, d'autres mondes.
Le meilleur récit reste le premier : Herbert West, réanimateur. Nous voilà replongés dans une ambiance proche de Dracula et de L'étrange cas du docteur Jekyll. Dommage que les répétitions (conséquence d'une publication en plusieurs temps ?) tiennent autant de place. le dénouement est pour le moins frustrant. Les chats d'Uthar devrait plaire aux admirateurs de félins. La tombe est également une nouvelle pour le moins troublante et intéressante de par son originalité. de même Celephais, est un récit plutôt sympathique bien que trop prévisible.
Les autres dieux et L'étrange maison haute dans la brume baignent dans une ambiance bien particulière faite de mystère et d'une ambiance trop hermétique. La malédiction de Sarnath est trop convenue, elle aurait pu devenir une parabole avec un brin de texte en plus. Enfin Prisonnier des pharaons reste un récit très étrange, cauchemardesque, inquiétant.
L'écriture et le style de Lovecraft sont assurément immersifs. La qualité de la plume est indéniable. En revanche, l'ambiance est très particulière : elle plaira ou ne plaira pas. En tous cas, il s'agit là d'un Petit plaisir, vite lu.
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Luniver
  03 mai 2016
Je n'avais jusqu'à présent lu qu'une seule oeuvre de Lovecraft, mais qui m'avait fait fort impression : des années après, je me souviens encore très bien de ces titanesques puissances maléfiques aux reflets verdâtres, attendant leur heure, tapies dans les ténèbres.
J'espérais retrouver de tels frissons avec ce recueil de nouvelles, mais les histoires proposées n'étaient pas à la hauteur de mes attentes. J'ai trouvé que la plupart avait pris un sérieux coup de vieux : à une époque où on peut voir des trolls, des aliens et des créatures mythologiques quotidiennement à l'écran, une malédiction d'un gitan, ça a du mal à impressionner.
Dans certaines nouvelles, j'ai retrouvé un petit quelque chose du mythe de C'thulhu, avec des créatures inconnues et inquiétantes échappées d'on ne sait où, mais ce n'était qu'un léger frémissement comparé à ce que Lovecraft m'a déjà provoqué. Seule la première nouvelle tire son épingle du jeu : l'expérimentation sur l'être humain, le retour forcé à la vie d'êtres décédés de mort violente provoquent toujours un certain malaise.
Après, bien sûr, les peurs sont très intimes, et ce qui terrifie l'un fera bailler l'autre d'ennui. Cette nuit-ci, je devrais m'endormir facilement, et après tout, ce n'est pas une mauvaise chose !
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   03 novembre 2012
À Ulthar, longtemps avant que l’on interdît d’abattre les chats, il y avait un vieux paysan et sa femme qui prenaient plaisir à prendre au piège, pour les tuer, les chats de leurs voisins. Pourquoi se livraient-ils à ce massacre? Je l’ignore. Beaucoup de gens ont les chats en horreur, et ils ne supportent pas de les voir se glisser furtivement dans les cours et les jardins après le crépuscule. Peut-être ce couple était-il du nombre, toujours est-il qu'ils tuaient tous les chats qui s’approchaient de leur maison. D’après les cris que l’on percevait la nuit, de nombreux villageois pensaient que le couple devait avoir un procédé bien particulier pour se défaire des animaux. Mais ils évitaient soigneusement d’en parler avec le vieil homme et sa femme. Il faut dire que l’expression de leurs deux visages ridés était effrayante. En vérité, si les propriétaires de chats haïssaient ces étranges habitants d’une minuscule chaumière, dissimulée sous des chênes centenaires, derrière une cour abandonnée, ils les craignaient plus encore. Et au lieu de les traiter comme des assassins, ils se contentaient d’empêcher leurs animaux favoris de s’approcher de la maison maudite. Lorsque, à la suite d’une imprudence, un chat disparaissait et que l’on entendait dès la nuit tombée les bruits étranges, il ne restait plus à son maître qu'à se lamenter, ou à se consoler en remerciant le destin que ce ne fût pas l’un de ses enfants qui eût disparu.
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AlcaponeAlcapone   24 décembre 2011
Les hommes doués intellectuellemnt savent qu'il n'y a pas de différence nette entre le réel et l'irréel, que les choses ne nous apparaissent qu'à travers la délicate synthèse physique et mentale qui s'opère subjectivement en chacun de nous. Mais le matérialisme prosaïque de la majorité condamne comme folie les éclairs de voyance qui déchirent, chez certains, le voile habituel de l'empirisme banal. Extrait de La tombe. p.81
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AmbagesAmbages   01 septembre 2015
Le vieux Caire est par lui-même un livre d'histoire et un songe. C'est un labyrinthe de ruelles étroites, parfumées de secrets épicés, dont les balcons mauresques et les fenêtres en saillie se rejoignent presque au-dessus des rues. Il y a des embouteillages avec des cris étranges, des claquements de fouet, des chariots qui grincent, des pièces d'argent qui tintent et des ânes qui braient. C'est un kaléidoscope de vêtements de toutes couleurs, de voiles, de turbans et de tarbouches. Des porteurs d'eau et des derviches, des chiens et des chats, des diseurs de bonne aventure et des barbiers s'y croisent. Et par-dessus tout cela, le gémissement des mendiants aveugles accroupis sous les porches et les appels sonores des muezzins dans les délicats minarets, qui se détachent sur un ciel d'un bleu profond et immuable.
Nous visitâmes les bazars couverts et plus calmes, qui ne nous parurent pas moins attirants. Aromates, parfums, encens, tapis, soieries, cuivres s'y étalaient à profusion. Plus loin, une colonne corinthienne venue peut-être d'Héliopolis, où Auguste avait placé l'une de ses trois légions égyptiennes, attira nos regards. L'Antiquité commençait à se mêler à l'exotisme.

p. 98
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AmbagesAmbages   19 août 2015
Les hommes ont perçu les pleurs des dieux sur Thurai au sommet neigeux, mais ils ont cru que c'était la pluie, et ils ont entendu leurs soupirs, à l'aube, dans les vents plaintifs de Lerion. Les dieux voyagent dans des vaisseaux de nuages, et les sages villageois connaissent des légendes qui les retiennent de passer dans certaines montagnes la nuit, lorsqu'il y a des nuages, car les dieux ne sont pas aussi cléments qu'autrefois.

p. 47-48
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AmbagesAmbages   21 août 2015
Malgré son éducation conservatrice, ou à cause d'elle, car les existences routinières nourrissent des désirs silencieux pour l'inconnu, il fit le serment d'escalader cette falaise interdite et de visiter l'antique maison grise qui se dressait dans le ciel.

p.56
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Videos de Howard Phillips Lovecraft (118) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Howard Phillips Lovecraft
Frédérique Roussel, journaliste à Libération et membre du jury, présente le lauréat du Prix Imaginales pour la catégorie prix spécial.
Félicitations à S.T. Joshi pour "Lovecraft, je suis Providence, tomes 1 et 2" (ActuSF) !
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