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Jacques Papy (Traducteur)Simone Lamblin (Traducteur)
EAN : 9782070424597
333 pages
Éditeur : Gallimard (03/09/2002)
4/5   157 notes
Résumé :
"Je t'en dirai davantage plus tard - à présent j'ai besoin d'un long repos. Je te parlerai des horreurs interdites qu'elle m'a fait pénétrer - des horreurs séculaires qui suppurent encore aujourd'hui dans des coins perdus, entretenues par quelques prêtres monstrueux. Il y a des gens qui savent sur l'univers des secrets que nul ne devrait connaître, et qui sont capables de choses que nul ne devrait pouvoir faire. J'y étais plongé jusqu'au cou, mais c'est fini. À prés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Myriam3
  05 mars 2021
Après une petite déception à la lecture de la nouvelle l'Affaire Charles Dexter Ward il y a quelques temps, j'ai cette fois-ci été happée par les quatre autres nouvelles qui composent ce recueil. Je garde un vague souvenir de celles d'Edgar Allan Poe, mais je n'ai pas pu m'empêcher d'en faire la comparaison.
Lovecraft maîtrise parfaitement l'art d'inculquer l'épouvante, l'angoisse, la terreur dans le coeur du lecteur par des procédés qu'il réutilise d'une nouvelle à l'autre, visibles, et qui pourtant fonctionnent à tout coup: le narrateur est généralement une personne qui se dit scientifique et pragmatique, qui se retrouve, pourtant, face à quelque chose de surnaturel et monstrueux qu'il ne peut expliquer tout en ne pouvant nier son existence. Résumer les quatre nouvelles ne serviraient pas à grand chose car cela se réduirait à des explications palichotes de ces récits qui, une fois sous la plume de Lovecraft, prennent une dimension à la fois fantastique et cauchemardesque.
J'ai parfois pensé à certains romans de Stephen King, d'ailleurs fan du maître de l'épouvante; il y a en effet du connu dans ces nouvelles qui s'expliquent sans aucun doute par son influence auprès de nombreux auteurs. Il a en tout cas une plume remarquablement envoûtante et habile qui m'a redonné le goût de le lire.
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colimasson
  23 janvier 2016
Michel Houellebecq : les plus cons lui tapent sur la gueule, c'est sans doute qu'il vaut quelque chose. Vous, vous le savez bien. Vous savez qu'il deviendra un homme légendaire dont on enseignera peut-être les textes, dans un avenir compromis. Il est grand temps de vous abreuver à ses passions littéraires. Commençons aujourd'hui par H. P. Lovecraft.
Lovecraft pense que la vie, c'est un genre d'erreur. Non content de l'affirmer, d'ailleurs, il propose une solution pour mettre fin au désespoir tout aussi dégoûtant que suscite cette erreur : reconnaître l'existence d'une autre vie, à notre portée inaccessible, et bien pire encore que celle que nous connaissons. « Il existe, à la lisière de la vie, des horreurs que nous ne soupçonnons pas. de temps à autre, un homme à la curiosité funeste les amène à notre portée. »

Dans son essai sur H. P. Lovecraft (les initiales du cher défunt laissent flotter derrière elles l'impression vague d'un prototype cybernétique précoce), Michel Houellebecq exalte si bien l'homme et l'écrivain qu'on se demande pourquoi nous n'avons pas lu plus rapidement ses nouvelles. le passage à l'acte, comme bien souvent, déçoit : Lovecraft est franchement emmerdant. Dans le métro, on finit par écouter les conversations au lieu de se concentrer sur le livre. Pourtant, dans le métro comme ailleurs, les bouches ne sont pas là pour la conversation, ce qui n'a rien de franchement hilarant. Si Lovecraft vient d'ailleurs, mieux vaut ne pas y aller.

Qu'y peut-on si Lovecraft connaît l'ailleurs ? Là-bas sans doute on ne lit pas comme ici. Faut pas lire Lovecraft comme on nous a appris à lire, en partant du début jusqu'à la fin, en essayant de s'intéresser à la possibilité d'existence d'une chronologie ou d'une intrigue. Cela ne vaut rien. Il faut revenir sur les nouvelles de Lovecraft par ennui, un soir un peu glauque et seul, au moment où la lecture semble être l'activité la moins laborieuse à laquelle on peut se livrer (ce qui ne veut pas dire qu'on se met toujours à la lecture avec plaisir, loin de là). Prenez une page au hasard et si vous avez un peu de chance, ce qui peut arriver même aux pires d'entre vous, vous tomberez peut-être sur un de ces passages étrangers, pas tout à fait normal et sincèrement désolé de ne pas l'être : « […] je sentis que, sans le moindre doute, je contemplais un visage derrière lequel se trouvait un esprit actif d'un ordre supérieur » ; « Tu as été mon seul ami sur cette planète, la seule âme qui m'ait deviné et recherché dans la répugnante dépouille gisant sur cette couche » ; « Ils avaient vu, entendu ou senti une chose interdite aux humains, et ils ne pouvaient l'oublier. Tous gardèrent un sceau de silence sur les lèvres » ; « Les commerçants parlaient des commandes bizarres qui leur étaient faites par le métis portugais, en particulier des quantités invraisemblables de viande et de sang frais fournies par deux bouchers » ; « Tel son portrait maudit, un an auparavant, Joseph Curwen gisait sur le sol sous la forme d'une mince couche de fine poussière d'un gris bleuâtre ». Puisque H. P. Lovecraft fréquentait peu la gente humaine, on imagine aisément qu'il constitue sa principale source d'inspiration. Bukowski écrivait « on s'imagine toujours qu'un solitaire n'a pas toute sa tête, et peut-être n'est-ce pas à tort ? ». Si c'était seulement sa tête que Lovecraft avait perdu, il aurait pu nous divertir, mais la perte semble avoir ravagé des régions bien supérieures. Dieu, permet-nous de comprendre Lovecraft si nous le méritons.
Lien : http://colimasson.blogspot.f..
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philippemarlin
  28 mars 2018
Selon S.T. Joshi, la nouvelle Par-delà le Mur du Sommeil (Beyond the Wall of Sleep,Pine Copes 1919, Weird Tales 1938) aurait été inspirée à Lovecraft par la lecture d'un article du New York Tribune concernant les populations des Montagnes Catskill dans l'état de New-York. Il s'agit du récit d'un jeune homme (non nommé) qui travaille dans un hôpital psychiatrique dans lequel va être interné, suite à un meurtre, un certain Joe Slater, paysan demeuré de la région des Catskill. Celui-ci est atteint de violences crises de démence, dont il ressort en décrivant une entité flamboyante vivant aux confins de l'espace et dont il désire se venger.
Le narrateur apporte un engin qu'il a mis au point, sorte de capteur psychique, pour tenter de pénétrer les visions du patient. En février 1901, une entité supérieure prend possession de son corps et révèle au narrateur qu'ils sont tous deux des « frères de lumière », que Slater va bientôt mourir et qu'il va pouvoir affronter son « oppresseur », Algol , l'étoile du démon.
Slater meurt en effet dans la nuit, et le narrateur apprend que le 22 février 1901, une nouvelle étoile a été découverte à proximité d'Algol, a brillé de façon très intense pendant deux semaines, puis semble avoir pratiquement disparu.
Il ne s'agit pas à proprement parler d'une histoire relevant du « Mythe », même si la nouvelle a été reprise dans le recueil Bragelone (Tome 2, 2015). A noter un premier « manifeste du rêve » dès les premières lignes du texte, thématique que nous retrouverons tout au long de l'oeuvre :
Je me suis souvent demandé si la majeure partie des hommes ne prend jamais le temps de réfléchir à la signification formidable de certains rêves, et du monde obscur auquel ils appartiennent. Sans doute nos visions nocturnes ne sont-elles, pour la plupart, qu'un faible et imaginaire reflet de ce qui nous est arrivé à l'état de veille (n'en déplaise à Freud avec son symbolisme puéril) ; néanmoins, il en est d'autres dont le caractère irréel ne permet aucune interprétation banale, dont l'effet impressionnant et un peu inquiétant suggère la possibilité de brefs aperçus d'une sphère d'existence mentale tout aussi importante que la vie physique, et pourtant séparée d'elle par une barrière presque infranchissable.

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Snail11
  04 novembre 2020
Dans ce livre, cinq nouvelles de H.P. Lovecraft (Par-delà le mur du sommeil ; Les rats dans les murs ; le monstre sur le seuil ; Celui qui hantait les ténèbres ; L'affaire Charles D'extérieur Ward) de longueurs et d'intérêt variables sur « les horreurs interdites et séculaires qui suppurent encore aujourd'hui dans des coins perdus, entretenues par quelques prêtres monstrueux ».
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meygisan
  04 octobre 2012
5 nouvelles riches en révélation quant au mythe dont une très longue l'affaire Charles Dexter Ward...on y retrouve le style de l'auteur dans la description de l'indescriptible, de l'horreur "indicible" (mot très cher à l'auteur)...je me suis plu à lire certaines nouvelles faisant référence à d'autres soit par des personnages, soit par des lieux ou encore des évènements, ce qui permet d'établir une cohérence certaine dans tous les sujets abordés....L'auteur abreuve sa mythologie de façon remarquable et nourrit ses récits de manière à nous affamer encore plus...je reproche simplement le fait que ces nouvelles sont pratiquement toutes construites de la même manière et en lire plusieurs à la suite peut s'avérer vite pompeux....même si leur contenu est un véritable régal....
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   01 septembre 2017
Les Sels essentiels des Animaux se peuvent préparer et conserver de telle façon qu’un Homme ingénieux puisse posséder toute une Arche de Noé dans son Cabinet, et faire surgir, à son gré, la belle Forme d’un Animal à partir de ses cendres ; et par telle méthode, appliquée aux Sels essentiels de l’humaine Poussière, un Philosophe peut, sans nulle Nécromancie criminelle, susciter la Forme d’un de ses Ancêtres défunts à partir de la Poussière en quoi son Corps a été incinéré.

[Borellus]
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colimassoncolimasson   04 février 2016
Les coupables, ce sont les rats ; les rats dont la galopade furtive ne me laissera plus jamais dormir ; les rats démoniaques qui courent derrière le capitonnage des murs de cette pièce et veulent m’entraîner vers des horreurs plus grandes que toutes celles que j’ai connues ; les rats que les autres n’entendent jamais ; les rats, les rats dans les murs.
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colimassoncolimasson   28 janvier 2016
Toi et moi nous avons atteint les mondes qui tourbillonnent autour d’Arcturus la rouge, nous avons habité le corps des insectes philosophes qui rampent fièrement sur la quatrième lune de Jupiter. Combien peu le moi terrestre connaît la vie et son étendue ! Combien peu il doit en connaître pour la paix de son âme !
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colimassoncolimasson   23 janvier 2016
Nous pouvons deviner que, dans nos rêves, la vie et la matière, telles que nous les trouvons dans notre monde, ne sont pas nécessairement constantes ; que le temps et l’espace n’existent pas tels que nous les comprenons à l’état de veille. Parfois, je crois que la vie matérielle n’est pas notre vie véritable, et que notre futile présence sur le globe terrestre est un simple phénomène secondaire ou virtuel.
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colimassoncolimasson   08 février 2016
Asenath affirmait que la conscience dépendait de notre enveloppe charnelle. Elle enrageait de ne pas être un homme, car elle estimait qu’un esprit masculin possédait des pouvoirs cosmiques. Si on lui donnait un cerveau d’homme, elle se sentait certaine de surpasser son père dans la maîtrise des forces inconnues de l’univers.
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Videos de Howard Phillips Lovecraft (123) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Howard Phillips Lovecraft
Découvrir : https://tidd.ly/3xA6tqb
Il se passe quelque chose à High Place, le manoir ancien où la cousine de Noemí Taboada réside depuis son récent mariage : sa lettre parle d'empoisonnement, de visions et d'entités qui la tourmentent.
Avec ses robes fifties et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place dans les soirées mondaines que dans une demeure isolée de la campagne mexicaine. Mais elle n'est pas du genre à se laisser impressionner par l'époux de sa cousine, aussi troublant qu'hostile, ou le patriarche de la famille, fasciné par la jeune invitée… ou la maison elle-même, qui suscite en elle des rêves de meurtres et de cérémonies impies.
Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Longtemps, la fortune colossale de la famille l'a préservée des regards indiscrets. Noemí va maintenant découvrir son effrayante histoire de violence et de folie.
Et elle risque fort de ne plus jamais pouvoir s'en échapper…
Traduit dans 24 pays Bientôt adapté en série télévisée
« Lovecraft rencontre les soeurs Brontë en Amérique latine. » The Guardian
« Une terrifiante réécriture du roman d'horreur gothique. » Kirkus Reviews
« C'est comme si une puissance surnaturelle nous forçait à tourner les pages de cet envoûtant roman. » The Washington Post
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