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ISBN : 9791028107499
Éditeur : Bragelonne (14/02/2018)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Automne 1880. Le Dr John Watson rentre d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout pour oublier son passé, Watson voit sa vie changer lorsqu’il rencontre Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans le quartier londonien de Shadwell. Des victimes qui semblent mortes d’avoir été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors qu’elles ont été vues en bonne santé à peine quelques jours plus tôt…
Holmes établit un lien entre les mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  15 mars 2018
Vous avez envie d'une enquête palpitante mettant en scène Sherlock Holmes et son acolyte le docteur Watson, mais vous avez aussi envie d'une aventure fantastique qui reprend l'univers horrifique de Lovecraft ?
Oui, dit comme ça, ça semble à la fois assez ambitieux et très farfelu, mais pour moi, le mélange bien qu'improbable a parfaitement fonctionné.
J'ai adoré suivre nos héros dans le Londres de 1880 où une série de meurtres aussi macabres que mystérieux à lieu au coeur du quartier de Shadwell.
L'auteur nous entraîne dans les bas-fonds de la ville mais aussi dans des endroits beaucoup plus lointains et même dans des sortes de transes oniriques qui nous font entrevoir un univers peuplé de créatures aussi malsaines que véritablement terrifiantes.
Alors prêts pour un combat mémorable entre Sherlock, Watson et Lestrade unis contre Moriarty, des hommes serpents et le grand Cthulhu ?
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belette2911
  27 juin 2018
Qu'as-tu lu ? le Chtulhu ? le cul qu'à lu ? Non, le Cul-Tu-Lu ! Et Sherlock Holmes…
En fait, on aura plus de Holmes que de Cthulhu car ce dernier sera cité mais jamais présenté à nos yeux avides ou révulsés.
Prendre le canon, en faire des confettis et le réécrire est un exercice qui peut se révéler casse-gueule s'il n'est pas bien réalisé.
Si à cette opération périlleuse vous ajoutez une confrontation de Holmes avec le fantastique, vous risquez de vous retrouver sur une planche savonnée et inclinée au-dessus d'une mer infestée de requins à jeun !
L'auteur doit aimer vivre dangereusement ou avoir eu envie d'assouvir ses fantasmes littéraires les plus fous. Beaucoup ont essayés et tous n'y sont pas arrivés.
Verdict de l'autopsie ? Ça aurait pu casser, ça a passé, mais à un certain moment, j'ai eu l'impression tout de même qu'on avait sorti les forceps ou la vêleuse car le truc était quand même gros à passer.
On se serait bien passé de la cantinière de Watson, du manuscrit qu'il n'a jamais osé écrire et qu'il rédige une fois qu'il est âgé, sur la fin de sa vie, pour confier, tenez-vous bien, à Lovecraft, l'auteur américain à qui il va demander de les enfermer dans un coffre et de jeter la clé car Watson veut exorciser littéralement ce qu'il a vécu au début de sa collaboration avec Holmes. On lui dirait bien de l'écrire et de le brûler ensuite !
Anybref… Une fois passé cette intro qui m'a fait froncer les sourcils, j'ai entamé le récit réécrit de la rencontre Holmes/Watson et de ce côté là, je n'ai rien à redire, l'auteur a maitrisé ses personnages et la nouvelle version est tout à fait dans la ligne de ce qui va se dérouler ensuite.
Comme je le disais, l'exercice de la confrontation de Holmes et du fantastique est périlleuse, foire souvent, réussi rarement, surtout si le fantastique se révèle être du véritable surnaturel et pas de faux, comme dans le Chien des Baskerville, par exemple.
Une partie de l'enquête est bien contée, réaliste pour Holmes, avec un Watson aux avants-postes et pas en train de jouer les remplaçant sur le banc de touche ou le benêt de service.
On a du suspense, des morts mystérieuses, un méchant avec de l'envergure et on aurait pu continuer sur ce terrain là et puis, le surnaturel est entré en jeu et j'ai trouvé que l'auteur n'amenait pas la rencontre entre Holmes et le côté éthéré de la meilleure manière. Ça manquait de réalisme, c'est arrivé bien trop vite et de manière totalement inattendue.
Pourtant, pour le reste, le côté fantastique avec ses créatures sorties de je ne sais où passe assez bien et la créature qui m'a fait soupirer était une réelle, en la personne d'un certain professeur. Il allait bien dans le rôle et pour l'explication finale, mais j'aurais préféré un autre méchant que l'habituel canonique.
Au final, malgré ces bémols, j'ai tout de même trouvé le roman bien fichu et la sauce a pris entre Holmes et les créatures qui avaient tout des envahisseurs reptiliens de la série V ou de la créature version fog londonien tout noir.
Pas de coup de coeur mais le roman n'est pas à balancer dans le talus car il avait ses points forts et à souffert à cause de cette manie qu'on les auteurs de prendre la malle en fer blanc ou la cantinière de Watson ou de nous faire le coup du récit jamais raconté et qui tombe dans les mains d'une personne qui en hérite.
Minime, je sais mais l'auteur aurait pu trouver autre chose que Watson l'écrivant pour l'envoyer à un auteur qui devra l'enfermer… Ce n'est pas vraiment plausible si on désire réellement que ce récit ne soit jamais publié.
Mais là où le bât a blessé vraiment, c'est lorsque Holmes est mis devant ce qui règne dans l'obscurité et dans l'univers. Ça manquait un peu de réalisme dans la manière dont c'est amené.
Pour le reste, j'ai apprécié l'aventure, le mystère, le fantastique, les monstres des profondeurs, les incursions dans les bas-fonds londoniens, le suspense était bien dosé, les personnages réalistes par rapport au récit et assez fidèles canoniquement parlant, quant au final, il était enlevé et bourré d'adrénaline.
Si l'auteur publie les deux autres récits et qu'ils sont traduit, je serai au poste afin de voir les évolutions (ou pas) de nos deux héros qui devraient de nouveau se retrouver confrontés aux créatures divines et comment tout cela va être amené.
Un roman à déconseiller aux esprits cartésiens, aux allergiques au fantastique, aux adeptes du canon holmésiens pur et dur.
Pour ceux qui sont ouverts au fantastique et veulent voir Holmes dans une enquête inhabituelle, le roman pourrait leur procurer du plaisir. de mon côté, je ne regrette pas de l'avoir découvert.
Pour la cotation, un 2,5 aurait été vache, un 3 un peu trop large… Comptons un 2,75 pour la possibilité d'amélioration et en encouragement pour avoir osé réécrire le canon et confronter Holmes aux bestioles qui auraient eu plus leur place chez Lovecraft que chez Doyle (même dans ses mondes perdus).

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Davalian
  14 janvier 2019
Comme la plupart des ouvrages de sa collection steampunk, le roman Les ombres de Shadwell a bénéficié d'un beau travail d'édition. La couverture joue sur les teintes dorées, noires et vertes pour donner un ensemble de toute beauté. Il est difficile de résister lorsque l'oeil s'arrête dessus.
Il s'agit du premier volume d'une trilogie consacrée à un affrontement entre Sherlock Holmes et les Grands anciens. Une nouvelle fois, le grand détective va donc devoir affronter Cthulhu et les siens. le résultat est plutôt sympathique, du moins pour quelqu'un qui n'a pas (encore ?) lu l'oeuvre de Lovecraft.
James Lovegrve se place ici clairement dans la tradition des romans apocryphes en tentant de trouver une origine plausible pour expliquer l'apparition de nouveaux écrits composés par Watson. Il va même plus loin en donnant une nouvelle orientation iconoclaste au Canon. Ce premier volume s'intéressera surtout à la rencontre entre Holmes et Watson et à la résolution de mystérieux assassinats, sans pour autant se priver de références à d'autres nouvelles.
Nous découvrons donc ici un Sherlock Holmes qui va progressivement accepter l'existence de nouveaux dieux, d'un monde qu'il ne soupçonnait pas. du moins, tout cela sera l'objectif recherché par l'auteur dans le cadre d'une enquête des plus intéressantes car faisant intervenir des personnages secondaires hauts en couleurs et une ambiance particulièrement réussie.
Le style de l'auteur est plaisant, l'histoire est très intéressante et permet un juste équilibre entre fantasy et approche traditionnelle. Il faudra d'ailleurs attendre la moitié du roman pour voir l'orientation fantasy prendre davantage d'importance avant d'occuper l'essentiel du dénouement. Nous voici plongés dans un roman qui gagnera progressivement en intensité et qu'il est impossible de lâcher. Seule la fin est quelque peu… décevante. Cousue de fil blanc, elle permet surtout d'annoncer les deux romans à venir.
Voici donc un bon roman qui peut être lu isolément, mais à condition d'accepter de rester sur sa faim. Les adeptes les plus traditionalistes du grand détective devront toutefois accepter l'orientation fantaisiste retenue ici, car le roman le leur rendra bien…
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Lhotseshar
  28 octobre 2018
Ce roman est une lecture plaisir, tant destinée aux lecteurs du Sherlock original de Conan Doyle qu'aux amateurs des histoires Cthulhiennes plus classiques. Aucun des deux types de lecteurs ne sera déçu, mais j'ose dire qu'aucun des deux ne sera non plus totalement emballé. En tout cas c'est l'impression que j'ai eu tout au long du roman. Mais je vais trop vite, reprenons au commencement…
Dès les premières pages, on est confronté à la découverte d'un hypothétique écrit de feu le docteur Watson par un lointain héritage familial (impliquant au passage un certain Lovecraft…). le récit découvert constitue le livre développé ensuite, mais on est prévenu qu'il y aura 2 suites à venir, sur deux autres époques de la vie de Sherlock Holmes. On imagine bien vite que tous ces écrits constituent les enquêtes réelles de Sherlock Holmes, les aventures racontées par Conan Doyle n'étant que des histoires inventées pour cacher la vérité indicible du monde…
Les premières scènes racontent la véritable rencontre entre Watson et Holmes, et le début de leur collaboration / amitié, le tout sur fond d'une série de meurtres étranges. On retrouve donc tout ce qui fait l'essence des romans de Conan Doyle – le Londres de la fin du XIXème siècle plutôt côté petite gens, des personnages hauts en couleur, une enquête a priori compliquée mais dont Sherlock arrive très vite à tirer les grandes lignes, et les lieux habituels tels que les clubs, tripots, et l'inévitable 221 baker street. Moriarty est bien sûr présent, en la personne du grand méchant (je ne pense pas spoiler quelqu'un en disant cela, personnellement je me demandais à chaque chapitre quand il allait apparaître). Cependant l'auteur a instillé des éléments pour que l'enquête dérive petit à petit vers une lutte contre le retour des Anciens et autres Dieux extérieurs. Ce mélange est habile, et s'insère bien dans l'enquête, bien que certaines choses soient un peu téléphonées, mais ce point est assez fréquent chez Conan Doyle, avec souvent un événement qui vient débloquer une situation quasi inextricable.
Au niveau de l'histoire poulpesque, il ne faut par contre pas chercher de nouveauté, c'est du ultra classique, presque pré-digéré par un shoggoth. On a le droit à du vrai tentacule, les 1000 formes de Nyarlathotep, des sectateurs (avec une pointe d'originalité), et bien entendu une recherche dans les livres, et le bien entendu-encore-prédigéré Necronomicon. Cette partie sur le mythe est la plus convenue du livre.
Que retenir de ce livre ? On y passe un bon moment, en retrouvant des personnages que l'on connait et que l'on redécouvre dans une situation (encore) plus tendue que d'habitude. c'est bien fait, assez crédible, mais voilà ça ne m'a pas passionné. On ne tremble pas un seul instant, beaucoup de choses sont prévisibles, et même si cela est assez fidèle à Conan Doyle le livre soufre d'un manque de rythme.
Sherlock Holmes et les Ombres de Shadwell s'adresse donc aux amateurs du mythe de Cthulhu voulant aller lorgner du côté de Sherlock, plutôt qu'aux lecteurs de Conan Doyle voulant découvrir une intrigue plus corsée. Ma déception vient surtout du fait que la logique de Sherlock se trouve confrontée à l'inexplicable, en fait un inéluctable du coup trop « simple », et que le mythe est vraiment trop conventionnel. Je lirai sans doute la suite, en espérant que le livre me passionnera plus que ce tome-ci. Un bel exercice de style, mais qui ne tient pas toutes ses promesses !
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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philippemarlin
  04 juillet 2018
J'adore les pastiches holmésiens ; j'adore les récits néo-lovecraftiens. Et les crossover entre les deux genres sont une de mes friandises préférées. Aussi Sherlock Holmes et les Ombres de Shadwell de James Lovegrove (Bragelone 2018) a-t-il à priori tout pour plaire, d'autant plus que l'objet, avec sa tranche dorée, est magnifique. Mais cela commence mal, avec une histoire emberlificotée de manuscrit reçu par l'auteur, qui est d'une branche éloignée de la famille Lovecraft, avec pour instruction de le mettre dans un coffre après lecture et de l'oublier. Un artifice qui n'était pas vraiment nécessaire.
Le récit est celui du Dr Watson qui raconte la vérité sur sa rencontre avec Holmes et qui nous explique que tout ce qu'il a écrit par la suite n'est que de la poudre aux yeux pour dissimuler l'atroce vérité : les Grands Anciens sont de retour et réclament leur dû.
Récrire le Mythe Holmésien à la lumière du Mythe de Cthulhu est un exercice audacieux, mais périlleux. Et l'auteur n'arrive pas à convaincre, car les ficelles sont grosses et donnent à l'ensemble un caractère très téléphoné. On démarre avec d'étranges meurtres dans le quartier de Shadwell, les victimes étant retrouvées dans un état de maigreur squelettique, comme complétement « vidées ». Holmes découvre l'existence des Grands Anciens après avoir absorbé une drogue proposée par un chinois des plus louches alors que Watson se souvient d'avoir visité un temple de l'horreur lors de sa campagne militaire en Afghanistan. Et de se livrer à des recherches érudites dans le Département des Livres Réservés du British Museum. Las, l'ouvrage convoité, le Necronomicon, a été dérobé au grand dam de la bibliothécaire. La fiche de consultation indique que le dernier lecteur est un certain Moriarty. le reste s'enchaîne sans surprise : Moriarty a conclu un pacte avec Ceux du Dehors dont il doit assurer la nourriture. Holmes, son frère Mycroft, Watson et un inspecteur de police seront les prochaines proies. Et on a droit à une interminable scène de bagarres dans un souterrain sous une église de Shadwell où, bien sûr, la créature émergera du lac enfoui. de façon curieusement hérétique, le monstre écailleux aux nombreux tentacules n'est pas Cthulhu mais Nyarlathotep. Ouf, Moriarty sera vaincu, on ne s'en doutait pas…
Deux autres ouvrages sont annoncés pour poursuivre la réécriture de la saga holmésienne. Espérons que l'auteur fera montre de plus d'originalité !
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critiques presse (1)
Elbakin.net   31 août 2018
Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell est un roman bancal,paré de bonnes intentions et de bonnes idées parfois, mais qui ne sait pas mélanger ses deux ingrédients principaux. On retiendra malgré tout l’objet-livre en lui-même, beau visuellement.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   25 juin 2018
— Œil de triton et orteil de grenouille, hein ?
— Plutôt salpêtre et teinture de myrrhe. Ce n’est pas de la magie, Watson, c’est de l’alchimie. Vous pouvez trouver la distinction ténue, mais elle est importante. L’alchimie est l’ancêtre de la chimie moderne, et les deux ont bien plus de points communs qu’on pourrait le croire.
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belette2911belette2911   25 juin 2018
— Si deux personnes peuvent être décrites comme les deux faces opposées d’une même pièce, c’est bien Mycroft et moi, répliqua Holmes. Il en a toujours été ainsi, même quand nous étions enfants. Notre père descendait d’une longue lignée de soldats et traitait tout ce qu’il faisait avec une discipline martiale. Notre mère était différente. C’était la nièce d’Horace Vernet, le peintre français, et elle était d’un naturel beaucoup plus bohème. Mycroft et moi, nous tirons nos caractéristiques des deux généalogies, mais à des degrés extrêmement différents. Il aime manger ; je considère la nourriture comme un simple carburant pour le corps et l’esprit. Il désire la cohérence et la systématisation ; je suis attiré par le chaos créatif.
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belette2911belette2911   25 juin 2018
Il y avait des opiomanes partout ; des hommes et des femmes réduits à une loqueteuse indigence, qui vendaient tout ce qu’ils avaient, jusqu’à leurs enfants, afin de nourrir leur dépendance au narcotique.

Il n’y avait que deux classes de gens qui en bénéficiaient : les représentants de la Compagnie Britannique des Indes Orientales qui cultivaient le pavot aux Indes et envoyaient la drogue en Chine, et les intermédiaires locaux qui la vendaient aux Chinois.

Par ce moyen, la Compagnie parvenait à récupérer une grande partie de l’argent dont la Grande-Bretagne abreuvait la Chine depuis la moitié du XVIIe siècle, moment où le pays avait ouvert son marché pour vendre ses produits – principalement de la soie, de la porcelaine et du thé – dans le monde entier.

Le commerce de l’opium relevait de l’impérialisme sournois ; c’était une façon de soumettre une nation sans tirer un seul coup de fusil.
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belette2911belette2911   25 juin 2018
— Prenez cette expression d’"extrême terreur", par exemple. C’est une idée fausse répandue sur les cadavres. J’ai vu bien des morts dont on pourrait dire qu’ils avaient le visage horrifié, alors que je savais la personne décédée paisiblement dans son sommeil. Le rictus de la bouche est une conséquence normale de la rigidité cadavérique ; il donne parfois l’illusion que le mort hurlait. De plus, la peau se tend et se rétracte post mortem à cause du dessèchement, ce qui a pour effet de retrousser les lèvres sur les dents et d’écarter les paupières. Pour le profane, cela pourrait signifier que le défunt a connu la terreur dans ses derniers instants, mais tout cela est parfaitement naturel, faites-moi confiance. Une simple phase initiale du processus de décomposition.
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belette2911belette2911   25 juin 2018
— Je n’aurais pas cru que vous étiez homme à lire ce genre de sornettes, M. Holmes. Ces journaux s’adressent au fond du panier, à un lectorat irrémédiablement assoiffé de sang et de scandale.

— Et cependant, Police News, Famous Crimes, Police Budget et leurs semblables s’avèrent une ressource inestimable pour quelqu’un comme moi. Ils couvrent les crimes et méfaits que les périodiques plus intellectuels ont tendance à fuir. De bien des manières, ils brossent un portrait plus authentique de la vie britannique – violente, fruste, parfois scandaleuse – que les quotidiens grand format. En tout cas, pour un penny par semaine, c’est un investissement que je suis disposé à faire. Ouvrez en page deux, si vous le voulez bien, et lisez le deuxième article important.
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