AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9791028107499
360 pages
Éditeur : Bragelonne (14/02/2018)
3.65/5   100 notes
Résumé :
Automne 1880. Le Dr John Watson rentre d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout pour oublier son passé, Watson voit sa vie changer lorsqu’il rencontre Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans le quartier londonien de Shadwell. Des victimes qui semblent mortes d’avoir été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors qu’elles ont été vues en bonne santé à peine quelques jours plus tôt…
Holmes établit un lien entre les mo... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
3,65

sur 100 notes
5
7 avis
4
21 avis
3
9 avis
2
0 avis
1
1 avis

Bobby_The_Rasta_Lama
  03 juillet 2019
Iä ! Elémentaire, mon cher Watson...
Il y a une histoire de Stephen Leacock, un humoriste canadien, intitulée "Les méprises du Père Noël". Cela parle de cadeaux que l'on offre uniquement parce que tôt ou tard on compte mettre nous-mêmes la main dessus. C'est comme cela que cet incroyable ragoût qui mélange Sherlock Holmes et Cthulhu a atterri sur mon chevet.
La couverture est belle, mais on sait tous que dans ces cas-là, le contenu l'est souvent moins. Et puis, le nom de l'auteur - Lovegrove ! - ne me dites pas que ce n'est pas un pseudo, et un peu facile, qui plus est !
Mais comme l'heureux donateur (qui l'a lu, évidemment, bien avant moi) a été très enthousiaste, je me suis dit : "Courage, testons ! Et fuyons cette "Etude en vert indicible", s'il le faut..."
J'ai failli prendre la fuite après avoir lu l'introduction un peu laborieuse de Lovegrove, mais finalement je suis restée, retenue par ces mots à sa fin : "Appelez ça un "crossover". Ou un "mashup". Ou une machine à fric. Ou appelez ça une révélation. A vous de voir."
Après la "Préface du Dr. Watson", j'ai commencé à me demander si, après tout, je ne suis pas tout de même en face d'une sorte de "mashed-mushroom-révélation"... et au bout du premier chapitre, j'étais déjà totalement sous le charme tentaculaire du bouquin.
Les fans de Holmes y trouveront leur bonheur, car le style de Doyle, son vocabulaire, sa façon de raisonner et son humour sec sont très pieusement repris par Lovegrove. Il ne s'est pas contenté d'utiliser les noms de personnages; il a réussi, avec beaucoup d'intelligence, de cerner l'essence même d'une bonne aventure "holmesienne". Mais il y aura peut-être quelque chose en trop...
Les fans de Lovecraft se réjouiront de ces ombres qui envahissent le quartier londonien de Shadwell, et des nombreuses références et clins d'oeil à leur mythe favori. Encore une fois, tout est scrupuleusement respecté. Mais il y aura peut-être quelque chose qui va leur manquer...
Par contre, les fans de ces deux auteurs à la fois devraient être aux anges. Lovegrove, fort de ses lectures (sûrement très attentives) n'a pas jugé utile d'en rajouter trop, et c'était une bonne décision. Toujours à mi-chemin entre hommage et parodie (je n'arrive pas à trancher), on a vraiment l'impression de lire Doyle. Peut-être une de ses histoires un peu farfelues comme "La bande tachetée" (les prémices à la flûte cthulhienne ?) - et les innommables abominations lovecraftiennes se glissent dans l'histoire avec une telle aisance, que c'en est presque déconcertant : c'est un peu comme les anneaux d'un magicien qui sont d'abord séparés, et puis - cling ! - il se trouvent imbriqués l'un dans l'autre, et on ne sait même pas comment.
Préparez-vous à découvrir dans ce récit apocryphe comment Holmes et Watson ont vraiment (ha !) fait connaissance. de visiter les fumeries d'opium, les ruelles crades de Londres et les sous-sols des bibliothèques. de rencontrer les inspecteurs Gregson et Lestrade, mais aussi Mycroft et l'indispensable abominable Moriarty. Apprenez à traduire le r'lyehen. N'oubliez pas de mettre des gants avant de toucher au Necronomicon. Et faites bien attention en descendant dans la crypte de l'église St. Paul à Shadwell, pour affronter "L'Inexorable Chaos" !
On peut difficilement parler d'un spoiler, si je vous révèle que Holmes et Watson s'en sortiront sains et saufs... et je m'en vais de ce pas attaquer la suite, "Les Monstruosités du Miscatonic".
Excellente lecture pour cette période caniculaire, j'ose dire, malgré cette dédaigneuse revue de presse aperçue sur Babelio.
... et, oui ! Lovegrove n'est pas un pseudo !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          498
cicou45
  11 septembre 2020
Oubliez tout ce que vous croyiez savoir sur les célèbres aventures du nom moins renommé Sherlock Holmes et sa rencontre avec le docteur John Watson. Oubliez l'esprit cartésien de ces derniers, bref oubliez presque tout ce que vous croyiez connaître et laissez-vous embarquer à la rencontre d'un nouveau Sherlock Holmes. Ici, c'est le docteur Watson qui prend de nouveau la parole mais pour contredire, ou plutôt devrais-je dire, pour rectifier, une part de vérité qu'il aurait omis de nous raconter sciemment dans les exploits de détective de Sherlock. Il tient ici, sous la plume remarquable de James Lovegrove, à ce que le lecteur, c'est à dire nous, sachions exactement toute la vérité, aussi obscure soit-elle, afin de mieux cerner le personnage dans toute sa complexité et c'est un exploit réussi tant le lecteur retrouve ici mêlées un soupçon de l'écriture de Sir Arthur Conan Doyle et de H;P Lovecraft. Retrouvez ici comment notre jeune détective fut amené à être confronté au mythe de Chtulhu et aux monstres démoniaques qui lui sont apparentés. Etes-vous d'ailleurs aussi certain de connaître Sherlock Holmes que son fidèle meilleur ennemi le dénommé Moriarty ? Et si l'on vous avez fait croire ce que l'on voulusse que vous croyiez et ce, pour votre propre santé mentale ?
En espérant avoir éveillé en vous ne serait-ce qu'un peu de curiosité, je ne peux que vous inviter à découvrir cet ouvrage, ô combien surprenant mais extrêmement bien écrit et dans lequel le lecteur, si il accepte volontiers de jouer le jeu, se laisse bien vite prendre au piège et se laisse envoûter, pour ne pas dire horrifier par moments, par cette lecture ! A découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          470
LePamplemousse
  15 mars 2018
Vous avez envie d'une enquête palpitante mettant en scène Sherlock Holmes et son acolyte le docteur Watson, mais vous avez aussi envie d'une aventure fantastique qui reprend l'univers horrifique de Lovecraft ?
Oui, dit comme ça, ça semble à la fois assez ambitieux et très farfelu, mais pour moi, le mélange bien qu'improbable a parfaitement fonctionné.
J'ai adoré suivre nos héros dans le Londres de 1880 où une série de meurtres aussi macabres que mystérieux à lieu au coeur du quartier de Shadwell.
L'auteur nous entraîne dans les bas-fonds de la ville mais aussi dans des endroits beaucoup plus lointains et même dans des sortes de transes oniriques qui nous font entrevoir un univers peuplé de créatures aussi malsaines que véritablement terrifiantes.
Alors prêts pour un combat mémorable entre Sherlock, Watson et Lestrade unis contre Moriarty, des hommes serpents et le grand Cthulhu ?
Commenter  J’apprécie          360
Lenocherdeslivres
  22 novembre 2020
D'un côté Sherlock Holmes personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle, enfant maudit détesté sur la fin. Modèle littéraire connu de tous pour sa rigueur de raisonnement, sa capacité à déduire à partir d'un faisceau infime d'indices. de l'autre Cthulhu, monstre imaginé par H.P. Lovecraft, horreur pleine de mépris pour les humains qui ne sont que des possibles aliments, de méprisables larves sans importance. Entre les deux, James Lovegrove, écrivain britannique auteur, entre autres de Royaume désuni, roman catastrophe sympathique bien que mal fichu. le résultat de cette union : une trilogie dont ce roman est le premier opus.
Disons-le tout de suite, je pense que les amoureux de Sherlock Holmes ne peuvent qu'être déçus. Tout comme les admirateurs du mythe de Cthulhu. Par contre, si l'on prend ce roman pour ce qu'il est, c'est à dire un divertissement de qualité, alors là, bingo ! Car James Lovegrove connaît son affaire. Et les deux univers auxquels il s'attaque. Et il le montre bien (mais sans trop faire étalage de sa culture holmesienne ou cthulhienne). Et, pour quelqu'un comme moi, qui connaît ces deux mondes et les apprécie, mais n'est définitivement un spécialiste ni de l'un, ni de l'autre, la sauce prend.
On commence comme dans pas mal de romans de ce type, par un texte retrouvé dans un vieux coffre et transmis au narrateur, presque par hasard. Il s'agit en l'occurrence de mémoires du Dr Watson qui s'engage à raconter enfin toute la vérité. Pas pour être publiée, mais pour être expulsée hors de lui, afin de lui permettre de la supporter. Pour continuer à vivre malgré le poids de ces cauchemars horribles dus à l'irruption des créatures du mythe dans sa vie. Car Watson, avec Holmes, a découvert l'existence des Grands Anciens. Et il a pu en voir les effets. Et même rencontrer une divinité. Cela, à coup sûr, peut perturber une vision du monde. Voire perturber définitivement un esprit. Il faut toute la force d'âme de Sherlock Holmes et du Dr Watson pour résister à de telles révélations.
James Lovegrove mélange donc plutôt habilement les deux mythes, les deux logiques. On retrouve les rues de Londres et leur brouillard épais, mais aussi les cimetières et les cryptes. On croise le 221B Baker Street, avec Mme Hudson, mais aussi les bas-fonds des bibliothèques avec les livres interdits. On aperçoit la pipe, le violon et la drogue de Sherlock, mais aussi le Necronomicon et des références au fameux Abdul al-Hazred On rencontre Mycroft, Lestrade et bien sûr Moriarty, mais aussi des êtres reptiliens et des adorateurs humains inconscients des horreurs qu'ils invoquent. Un peu de tout. Juste ce qu'il faut pour que l'on se sente en territoire connu, mais sans excès : pas de grands raisonnements à la Holmes qui bluffent le lecteur ; pas non plus de grandes scènes d'horreur dévastatrices (même si certaines valent leur pesant de cacahuètes et sont à éviter d'être lues seul dans un maison abandonnée en plein milieu des bois – heureusement que l'on se trouve rarement dans ce genre de situation!).
J'ai, au final, passé un bon moment de lecture, bourré de clins d'oeil venant de l'univers de Sherlock Holmes et d'autres venant de celui de Cthulhu et de ses sbires. Avec peu de surprises, mais sans aucun déplaisir. Quand je me serai procuré le tome suivant, je m'y attellerai avec enthousiasme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
alberthenri
  27 février 2020
Lecteur de longue date de Lovecraft, et plus récemment de Conan Doyle, dont je connaissais surtout l'oeuvre par ses adaptions ( l'excellente série télévisée de Granada television avec Jeremy Brett dans le rôle de Holmes), c'est tout naturellement que j'ai eu la curiosité de lire ce livre qui fait se réunir les deux mythes littéraires.
Dans ce premier tome de la trilogie, c'est surtout du personnage créé par Sir A Conan Doyle dont il est question.
Lovegrove, revisite le canon holmésien, en donnant une version alternative de la rencontre de Watson et d'Holmes, initialement présentée dans le roman "Etude en rouge".
L'aspect lovecraftien de l'histoire s'installe peu à peu jusqu'à prendre une importance cruciale à la fin du récit.
Je n'ai pas été convaincu à 100 % par ce roman, mais j'ai trouvé que l'auteur se montrait respectueux de ses illustres prédécesseurs, et ne ridiculisait pas les protagonistes, même si Holmes est parfois à la limite de l'antipathique tant certains traits de son caractère sont accentués.
Dans l'ensemble, "Les ombres de Shadwell" est une lecture agréable, et je suis tenté, malgré quelques réserves, de découvrir la suite.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300


critiques presse (1)
Elbakin.net   31 août 2018
Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell est un roman bancal,paré de bonnes intentions et de bonnes idées parfois, mais qui ne sait pas mélanger ses deux ingrédients principaux. On retiendra malgré tout l’objet-livre en lui-même, beau visuellement.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   01 juillet 2019
Holmes l'admettait : sa carrière de détective conseil n'avait pas pris un départ éblouissant. Jusque-là, il n'avait eu qu'une poignée de clients, qui lui avaient apporté quelques "jolis petits problèmes" comme les meurtres de Tarleton, l'affaire de Vamberry le marchand de vin, la singulière affaire de la béquille en aluminium, et Ricoletti au pied bot et son abominable épouse. Il y avait aussi eu l'énigme nettement plus fascinante impliquant Reginald Musgrave, ancien camarade d'université de Holmes, et concernant un étrange cérémonial connu sous le nom de Rituel des Musgrave. Et comment pourrait-il oublier l'insolite aventure de la main momifiée dans le grenier du Gloucestershire ? Ces affaires lui avaient apporté les revenus nécessaires à l'entretien du corps et de l'âme, et lui avaient donné à penser qu'il avait raison de poursuivre dans la carrière qu'il s'était choisie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Bobby_The_Rasta_LamaBobby_The_Rasta_Lama   02 juillet 2019
Holmes, Gregson et moi fîmes involontairement un pas en arrière.
Les yeux exorbités, dans une gerbe de postillons, Stamford répéta son exclamation incompréhensible :
- Fhtagn ! Ebumna fhtagn ! Hafh' drn wgah'n n'gha n'ghft !
- Qu'est-ce donc ? Fis-je dans un souffle. S'agit-il seulement d'une vraie langue ?
- Aucune idée, répondit Gregson. Il a passé la matinée à débiter le même charabia. Quelqu'un pensait que c'était peut-être un dialecte de Cornouaille, ou du gaélique. Quelqu'un d'autre a pensé au gallois, mais j'ai fait venir notre résident réfugié du Pays de Galles, l'inspecteur Athelney Jones, pour qu'il écoute ça, et il dit que ce n'en était pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          2212
cicou45cicou45   11 septembre 2020
"_Mais le christianisme, au long de son histoire, a eu pour habitude de s'approprier des sites d'une grande importance préchrétienne, termina Holmes. Depuis toujours, et c'était particulièrement le cas dans ses débuts, l'Eglise rase des sanctuaires, des temples et d'autres lieux considérés comme sacrés par des cultures païennes, et construit ses propres édifices sur leurs ruines. De même, cette religion s'est approprié les fêtes païennes. Ainsi, les saturnales ont donné Noël, et Samhain, la veillée de la Toussaint. De cette façon, le christianisme naissant a affirmé sa domination en supplantant les traditions et lieux de culte de ses rivaux, si bien que leurs fidèles en étaient réduits à aller accomplir leurs rites ailleurs, ou à se convertir."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
cicou45cicou45   11 septembre 2020
"_C'est valable pour nous quatre. Pour le pire et pour le meilleur, nous sommes des conscrits dans une guerre qu'il va nous falloir mener en secret, sans que le public en entende jamais parler. Car le civilisation repose sur l'hypothèse que l'univers a de bonnes dispositions envers l'humanité, qu'il est créé dans le but de noua avantager. Imaginez le bouleversement que cela provoquerait si les gens apprenaient qu'il n'en est rien."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
cicou45cicou45   09 septembre 2020
"Je savais que j'avais raison, mais pour la police, et selon les apparences, je n'avais, comme vous le dites, qu'une théorie. Et une théorie sans preuves irréfutables pour la corroborer est aussi solide et crédible qu'une aile vaporeuse de fée."
Commenter  J’apprécie          200

autres livres classés : fantastiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3622 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

.. ..