AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Maurice Nadeau (Préfacier, etc.)Max-Pol Fouchet (Auteur de la postface, du colophon, etc.)Clarisse Francillon (Traducteur)Stephen Spriel (Traducteur)
EAN : 9782070363513
635 pages
Éditeur : Gallimard (16/03/1973)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 412 notes)
Résumé :
Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  12 octobre 2012
Quel livre déprimant ; magistralement écrit ; mais déprimant.
Essayez de vous imaginer, enfermé, sans espoir, dans le fond d'une gigantesque bouteille de tequila ou d'une obscure gourde de mescal aux proportions dignes du Popocatepelt et que vous essayiez de voir la lumière du jour par l'étroit goulot qui vous surplombe.
Malcolm Lowry nous plonge dans l'univers atroce d'un alcoolique éperdument amoureux et mélancolique, témoin de sa propre déchéance, sans espoir, dont l'issue ne peut être que fatale.
Geoffrey Firmin entraine dans sa chute la femme qui l'aime et dont il est pourtant, lui aussi, follement amoureux.
L'oeuvre se déroule sur 24 heures, une journée pendant laquelle on revit plusieurs vies et leur cortège de bonheurs accessibles et d'occasions ratées.
Le texte transcrit bien l'impression de pataugeage dans la boue de son héros, d'engluement, de "no way", cette espèce de rendez-vous dans les forges abyssales d'Héphaïstos.
Le livre est lent à démarrer et monte en intensité tout au long de la lecture mais n'en procure pas moins un sentiment de détresse et de malaise parfois très déprimants.
Rien à redire sur le style efficace et travaillé de l'auteur qui signe un livre éminemment autobiographique et crépusculaire. (N.B. : Je possède la traduction "Sous le volcan" des cahiers rouges chez Grasset et ne connais pas la précédente traduction "au dessous du volcan" ni le texte original anglophone, mais il est évident que cette traduction est d'une grande qualité, essayant de reproduire la musicalité du langage d'origine).
Pour conclure, une expérience intéressante, d'un point de vue de mon empathie de lectrice, mais pas agréable du tout quant au ressenti de lecture car Lowry cherche (et réussit) à nous faire ressentir le calvaire que vit son héros. Néanmoins, tout ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de choses.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          912
Dandine
  19 mai 2019
C'etait dans l'extreme sud marocain. Une chaleur accablante descendait du ciel et remontait de la route. Elle nous penetrait, mes amis et moi, nous ecrasait, nous extenuait. A un tournant, soudain, de l'eau! Mirage? Non, un vrai petit cours d'eau, etroit, minuscule, mais il coulait! Arretant la voiture illico, nous nous precipitames dedans. L'extase! L'orgasme! Que nous avons paye cher parce qu'une fois ressortis nous etions badigeonnes d'une epaisse couche de boue, durcie en deux secondes, dont nous ne pumes nous debarrasser completement qu'une bonne heure apres, arrives a Tata. Tata, derniere etape avant l'immensite desertique, notre derniere etape avant de rebrousser chemin.
Le plongeon dans la relecture de Sous le volcan me fait aujourd'hui un effet semblable. J'en ressors emboue, me grattant de partout. Une boue qui charbonne l'ame, mais devient en fait boue protectrice. Elle se colle, s'installe, et pollue. Mais au lieu de souiller elle depure, elle purifie.
Et puis non, ce livre n'est pas un ruisselet, c'est un volcan, comme son titre l'indique. Il n'enduit pas de boue, mais de lave brulante, parce qu'il est toujours actif. Et la lave, c'est bien connu, brule, rase tout sur son chemin en un premier temps, mais fertilise au long terme. Elle fait mine de tout detruire, quand en fait elle donne vie. Et de ce livre explose une lave a effarer beacoup de braves, mais recompensera les plus constants.
Ce livre est considere comme un monstre sacre, et c'est pourquoi je m'y suis plonge apres l'Ulysse de Joyce. Il est moins long. Un pave mais pas enorme. Comme dans Ulysse, c'est le recit d'une journee, et plus exactement de 12 heures, chacune d'elles ayant droit a un chapitre. Comme dans Ulysse il y a beaucoup d'introspection, et il est fait grand usage de monologues interieurs, de “courants de conscience”, entrecoupes ici aussi (et donc compliques) de dialogues, de relations d'actions reelles et de descriptions des cadres ou les personnages se meuvent, villes et nature environnante.

C'est la derniere journee de Geoffrey Firmin, consul dechu de Grande Bretagne a Cuarnavaca, Mexique (le nom de la ville est deguise en Quauhnahuac, qui me semble etre son ancienne denomination indienne, mais la Cuernavaca reelle et son entourage sont decrits fidelement). La derniere journee de sa descente aux enfers, son aboutissement. Ou l'on peut voir peut-etre aussi son ultime triomphe, envers et contre tous, la defaite des demons qui l'assaillaient depuis longtemps, sa salvation, la finale salvation de son ame, le repos de son ame inquiete, la quietude, enfin.
Longtemps avant son arrivee a Cuernavaca le consul a commis une faute. Ce n'est meme pas sur qu'il l'ait commise. Mais il n'a pas reussi a empecher d'autres de la commettre. Il a ete juge et acquitte. Mais lui ne peut s'absoudre. Il se sent responsable. C'est “SA” faute. Alors il essaye de la noyer dans l'alcool. De l'effacer dans l'alcool. A Cuernavaca c'est dans le mescal, ce liquide apre a gout de javel. Pas dans la biere ou le “pulque” populaire, de faible teneur, pas dans la tequila, faite pour les touristes, dans le mescal. Noyer le passe dans le mescal. Tuer l'avenir dans le mescal. Le probleme c'est qu'il le supporte bien. Apres chaque nuit de beuverie il continue de se tenir droit. Enfin, presque toujours. Il reste concient. Enfin, presque toujours. Il sait que derriere son dos on l'appele “Mescalito”. Il entend, etouffes par la brume, les quolibets: “borracho, borraaacho, borrachooo (soulard)”. Mais c'est peut-etre lui qui profere ces mots, dans sa tete?
Nombre de gens essaient de l'arreter sur cette pente. Sa femme, son frere, qui l'aiment. D'autres, qui l'estiment. Il a perdu sa femme. Perdu? En ce jour des morts de 1938 ou la ville est en liesse sa femme est revenue, apres un an de separation. Elle lui avait ecrit de nombreuses lettres, qu'il n'a jamais ouvertes, jamais lues. Des son depart elle lui avait envoye une carte, qui apres avoir fait un long parcours a travers villes, pays et continents, n'arrive qu'avec elle, en ce jour des morts. Qu'avait-elle ecrit? “Mon cheri, pourquoi suis-je partie? Pourquoi m'as-tu laisse partir?” Elle l'a toujours aime. Elle l'aime. Elle reve de le sauver, de recommencer une nouvelle vie avec lui, ailleurs, dans des contrees plus froides, moins grisantes...
Rien n'y pourra faire. le mescal n'est pas la cause de sa maladie, au contraire, son espoir de guerison. Ou en ses propres mots, dans ses propres pensees: “Mais sa soif etait plus que jamais inextinguible. Parce que sans doute n'etait-ce pas de l'eau qu'il buvait mais de la legerete, une promesse de legerete – comment se pouvait-il qu'il but une promesse de legerete? Parce que sans doute n'etait-ce pas de l'eau qu'il buvait mais une certitude de clarte – comment se pouvait-il qu'il but de la certitude de clarte? Certitude de clarte, promesse de legerete, de lumiere, encore et toujours plus de lumiere, de lumiere, de lumiere, de lumiere!”
Il n'est des fois, il n'est souvent de juge plus inflexible, plus impitoyable, que soi-meme. C'est ce jugement qui dicte des fois la sentence la plus lourde: le suicide. Et cette sentence personnelle devient une delivrance. Dans ce debat d'assises aucun autre juge, aucun jure n'y pourra rien. Dans ce livre la femme aimante du consul n'y pourra rien. Elle assistera a sa descente aux enfers sans pouvoir l'assister. Impuissante. Comme face a eux, la fiancée aimante du Popocatepetl, l'eteinte Ixtaccihuatl, le regarde, impuissante et triste, deverser sa rage, sa fumee et sa lave. Comme tous les personnages de ce roman qui assistent de loin, impotents et consternes, a la bataille de l'Ebre qui est en train de mettre fin a la republique espagnole. L'ivresse du consul est l'ivresse de toute l'humanite. La crise de valeurs est noyee dans des relents ethyliques, en des endroits qui deviennent partout miserables “cantinas” sinon bordels.
La femme du consul ne pourra s'en remettre. Elle mourra avant lui, a la onzieme heure de cette journee, une heure avant le consul, en un bizarre accident agence par les dieux, tolteques ou azteques, qui l'avaient depuis longtemps decide. Moi je n'ai compris cette mort qu'avec cette relecture. Je ne m'en rappelais pas. Je ne l'avais pas vue venir. La mort du consul avait tout efface.
Je ressors de ce livre touche. Encore une fois. Je l'ai avale a longues gorgees, comme du mescal. Et pourtant, il y a tellement de passages, tellement de pages, qui meritent d'etre degustees lentement... Comme s'il m'avait fait entrer de force en une tarantelle endiablee. Je sue de l'alcool, mais, moi, je m'en remettrai. Sans pour autant oublier. Oui, c'est un livre inoubliable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          348
HORUSFONCK
  15 avril 2019
Allons!
Je ne couperai pas à la relecture de ce livre qui sut m'hypnotiser voici quelque quarante ans... peut-être avec la nouvelle traduction Sous le volcan.
Je n'ai gouté au mescal que quelque temps après Au-dessous du volcan, et j'y ai retrouvé la saveur du chef-d'oeuvre de Malcolm Lowry. le mescal, pas la tequila.... La tequila n'ayant pas ce "bouquet" particulier de terre, de fumée et de mort.
L'alcool et une déchéance aussi continue que flamboyante accompagnera le consul ("completamenta borracho") jusqu'à une fin de gueux, misérable.
La lumière est crue et la nuit chaude, oppressante comme la prose de l'auteur habité par ses personnages...marionnettes hantées par leurs démons et leurs souvenirs prégnants.
Commenter  J’apprécie          481
trust_me
  23 août 2014
Je ne sais pas si, comme moi, vous avez l'habitude de sauter les avant-propos, préfaces et autre postfaces avant de vous lancer dans un roman mais, pour le coup, je vous conseille de ne pas faire l'impasse sur celles qui ont accompagnées la publication d'Au-dessous du volcan en France à la fin des années 50 et que l'on retrouve dans cette version chez Folio. Vous y trouverez les clés indispensables pour bien comprendre la substantifique moelle de ce texte que Paul Morelle n'a pas hésité à qualifier dans le Monde de « chef d'oeuvre comme il n'en existe pas dix par siècle ».

C'est un fait, Au-dessous du volcan n'est pas simple d'accès. Il demande de l'attention, il vous pousse dans vos derniers retranchements de lecteur. le premier chapitre, d'une centaine de pages, est déstabilisant, presque inintelligible. Il se dresse comme un mur qu'il vous faudra contourner pour accéder à ce monument de la littérature, rien de moins. L'histoire est pourtant simplissime. Un homme, consul britannique déchu, échoué dans un coin perdu du Mexique, noie son mal-être dans la tequila et le mescal. Douze chapitres retraçant ses douze dernières heures, sa chute vertigineuse et inéluctable. Yvonne, sa femme, qui l'a quitté, qui revient, qui l'aime et qu'il aime, ne pourra que constater les dégâts, impuissante. Dans l'avant-propos, Maurice Nadeau parle de l'histoire d'amour du consul et d'Yvonne comme d'une « des plus belles et des plus poignantes qu'on ait jamais lues. »

Mais Au-dessous du volcan ne se résume pas à une magnifique histoire d'amour impossible. C'est « le roman d'un alcoolique qui, avec une lucidité effrayante et une suprême maîtrise de moyens, décrit tous les symptômes de sa maladie et lui trouve ses véritables causes, qui ne sont pas du ressort de la médecine » (Nadeau, encore). Car le consul est malade de l'âme, incapable d'aimer, incapable de communier avec l'autre. On assiste au spectacle de son dérèglement, à sa volonté délirante de dépasser l'ivresse pour accéder à l'absolu. Et le consul de finir abattu par des policiers fascistes à la sortie d'une gargote. Il bascule dans un ravin, mort. Quelqu'un jette auprès de lui le cadavre d'un chien.
Dis comme ça, ça fait ne fait pas très envie, je le concède. Mais ce roman est proprement fascinant. Sa construction, son exigence, son style inclassable en font un texte à part, essentiel, et je me répète, un monument de la littérature.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4510
ibon
  08 février 2013
Un décor grandiose, volcanique et irréel: le Popocateptl est à distance, comme un témoin du drame.
Le roman commence par la fin, deux personnages se rappellent du dernier jour du Consul, un notable déchu, charismatique et en souffrance.
C'est un roman de plus de 600 pages sur cette fameuse journée qui aurait dû bien commencer puisque la jolie femme du Consul, tant aimée, est revenue mais, durant une promenade, en proie au démon de l'alcool, le temps d'appréhender le premier mezcal , ce dernier fuit...
Quel bonheur que de suivre les déambulations du Consul, torturé par son passé. Ce personnage imposant, alcoolique et en quête de solitude tient le lecteur en haleine car peu à peu un portrait se dessine dans les vapeurs d'alcool.
Mais il faut parfois subir des descriptions ou des retranscriptions de la radio mexicaine fort longues car elles semblent sans intérêt et parasitent, à mon avis, l'histoire. Si bien que j'ai parfois évité ces "déserts" en sautant ces pages.
S'il n'a pas abandonné, le lecteur est ainsi récompensé de sa patience par les 100 dernières pages qui accélèrent furieusement le rythme. Et c'est en lisant la fin que j'ai compris... le début.
Pourquoi relire un roman si âpre?
Parce qu'il est si dense qu'il garde une part de mystère très attirante, parce qu'il subsiste une émotion intense de cette oeuvre si dérangeante, si poétique sur la déchéance, bien construite, finalement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
NMTBNMTB   18 avril 2017
A présent le Consul faisait de cette Vierge-ci l'autre qui avait exaucé sa prière et, comme ils se tenaient en silence devant elle, il pria encore : "Rien n'est changé et malgré la miséricorde de Dieu je suis toujours seul. Bien que ma souffrance semble n'avoir aucun sens je suis toujours dans l'angoisse. Il n'y a pas d'explication à ma vie." En effet il n'y en avait pas, et ce n'était pas là non plus ce qu'il avait voulu exprimer. "Je vous en prie, accordez à Yvonne son rêve - rêve ? - d'une vie nouvelle avec moi - je vous en prie laissez-moi croire que tout cela n'est pas une abominable duperie de moi-même", essaya-t-il... "Je vous en prie, laissez-moi la rendre heureuse, délivrez-moi de cette effrayante tyrannie de moi. Je suis tombé bas. Faites-moi tomber encore plus bas, que je puisse connaître la vérité. Apprennez-moi à aimer de nouveau, à aimer la vie." Ça ne marchait pas non plus... "Où est l'amour ? Faites-moi vraiment souffrir. Rendez-moi ma pureté, la connaissance des Mystères, que j'ai trahis et perdus. Faites-moi vraiment solitaire, que je puisse honnêtement prier. Laissez-nous être heureux encore quelque part, pourvu que ce soit ensemble, pourvu que ce soit hors de ce monde terrible. Détruisez le monde !" cria-t-il dans son coeur. Le regard de la Vierge était baissé comme pour bénir, mais peut-être n'avait-elle pas entendu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ilalunailaluna   17 janvier 2008
Mais ne vois-tu pas espèce d'encorné de cabron qu'elle est en train de se dire que la première chose à laquelle tu penses après son arrivée à la maison comme cela c'est à boire de la strychnine dont la malencontreuse nécessité et les circonstances annulent l'innocence tu vois donc qu'en face d'une telle hostilité tu pourrais aussi bien ne pourrais-tu t'y mettre au whisky maintenant au lieu d'attendre à plus tard pas à la tequila à propos où est-elle bon bon bon bon nous savons où elle est qui serait le commencement de la fin ni au mescal qui lui serait la fin quoique peut-être une sacrée bonne fin mais au whisky la bonne et saine eau-de-feu-au-gosier des ancêtres de ta femme nacio 1828 y siguiendo tan campante et puis après tu pourrais peut-être prendre de la bière c'est bon pour toi et aussi plein de vitamines car il y aura ton frère et c'est un événement et le cas ou jamais peut-être d'une petite fête bien sûr que c'est le cas et en buvant le whisky et ensuite la bière tu pourrais néanmoins ne faire que te restreindre poco a poco comme tu dois mais tout le monde sait qu'il est dangereux de tenter ça trop vite mais poursuivre l'oeuvre de ton redressement par Hugh bien sûr que tu le ferais !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
sylvainesylvaine   23 août 2012
Oui, elle le comprenait maintenant, toute cette histoire de taureau, c'était comme une vie: l'importante naissance, la belle chance, le tour de l'arène d'abord hésitant, puis assuré, puis à demi désespéré, un obstacle aplani_ exploit mal reconnu_ puis l'ennui, la résignation, l'effondrement; puis une autre naissance, plus convulsive; un nouveau départ; les efforts circonspects pour s'y reconnaître dans un monde maintenant franchement hostile; l'encouragement apparent, mais décevant, de ses juges , dont plus de la moitié étaient endormis; les embardées dans les commencements du désastre, à cause de ce même obstacle négligeable qui avait été jadis franchi d'un coup, la chute finale....(p 438)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
JdoJdo   23 décembre 2011
Aussi quand tu partis, Yvonne, j'allai à Oaxaca. Pas de plus triste mot. Te dirai-je, Yvonne, le terrible voyage à travers le désert, dans le chemin de fer à voie étroite, sur le chevalet de torture d'une banquette de troisième classe, l'enfant dont nous avons sauvé la vie, sa mère et moi, en lui frottant le ventre de la tequila de ma bouteille, ou comment, m'en allant dans ma chambre en l'hôtel où nous fûmes heureux, le bruit d'égorgement en bas dans la cuisine me chassa dans l'éblouissement de la rue, et plus tard, cette nuit-là, le vautour accroupi dans la cuvette du lavabo ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Nastasia-BNastasia-B   02 septembre 2012
Suintant l'alcool par tous les pores, le Consul était debout à la porte du Salón Ofélia. C'était une riche idée d'avoir bu ce mescal. Une sacrément riche idée ! La boisson idéale, la seule boisson possible en la circonstance ! (...) N'eût été cette légère danse sautillante de puces de sable, dans son champ de vision, il eût pu se convaincre n'avoir rien bu depuis des mois. Le seul problème à l'instant, c'était qu'il avait un peu chaud.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Videos de Malcolm Lowry (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Malcolm Lowry
Vidéo de Malcolm Lowry
CONVERSATIONS et QUESTIONS sur ce livre Voir plus
autres livres classés : mexiqueVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Au-dessous du volcan

Dans quelle ville se passe l'intrigue du roman ?

Oaxaca
Mexico
Quauhnahuac
Los Angeles

18 questions
14 lecteurs ont répondu
Thème : Au-dessous du volcan de Malcolm LowryCréer un quiz sur ce livre
.. ..