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Karine Morange (Éditeur scientifique)
ISBN : 2710327902
Éditeur : La Table ronde (16/06/2005)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Le présent ouvrage – qui fait suite à N'essayez pas, vivrez et à Oui, et alors? – est la transcription d'une semaine d'entretiens avec Lee Lozowick dans le cadre de l'ashram d'Arnaud Desjardins en Ardèche. La première rencontre de ces deux instructeurs, de nature et de style si différents, a eu lieu en 1991. Depuis, Lee Lozowick se rend chaque année chez Arnaud Desjardins pour y répondre aux questions des élèves de celui-ci. Qu'il s'agisse de la vie conjugale, des r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Ledraveur
  15 janvier 2016
Excellent ouvrage qui traite à travers des dialogues chaleureux et directs, des véritables difficultés à mettre en place dans le quotidien une attitude, une “culture” d'être qui tend vers la « pleine conscience » de la Vie.
Différents aspects, parfois “tordus” et bien dissimulés, sont dans ce livre mis à jour et abordés en toute simplicité et franchise. Les clarifications sont salutaires, voire pour certaines assez “lumineuses”.
Ces échanges sont très vivants, en particulier, et surtout devrait-on dire, pour les personnes déjà engagées réellement sur un tel cheminement intérieur … Mais ils peuvent aussi toutefois donner une idée authentique de ce que cela représente à des personnes “curieuses” d'en savoir plus à ce sujet.
Pour ma part ce sont les passages qui traitent de “la mort physique” du maître qui ont vraiment retenu toute mon attention ayant vécu la chose en automne 1991. Vingt-cinq ans plus tard, j'entrevois une nouvelle dynamique de vie à 62 ans... la propre mort de mon corps étant certaine ! En attendant que la Vie vive !
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(page 53, “Mister” Lee et dans une erreur chronologique … en effet le “régent” Ösel Tenzin [alias Thomas Rich] est bien décédé après Chögyam Trungpa [qui lui est mort en avril 1987], en 1990 alors qu'il était en “retraite” stricte ordonnée par Dilgo Khyentsé) voir le magazine « Nouvelles Clés » de Novembre/Décembre 1991, pages 70 à 74.
Lien : http://camisard.hautetfort.c..
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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur   15 janvier 2016
… une distinction très claire entre ce qu'il appelle « le personnage du Travail* » et « le personnage primaire ». Si je voulais traduire dans un langage qui nous est familier, je dirais que ce qu'il nomme le personnage du Travail, c'est ce que nous appelons le disciple, le véritable élève en nous, et le personnage primaire ou “primate”, c'est celui qui n'a pas encore atteint l'état de disciple, l'élève sur la voie ordinaire. Or, Monsieur Gold dit que la différence entre ces deux personnages est tellement immense qu'on ne peut pas sauter de l'un à l'autre. On ne peut même pas progresser graduellement du statut de “primate” à celui de personnage du Travail, de celui qui pratique vraiment. En même temps, ces deux personnages ne peuvent pas cohabiter parce qu'ils sont complètement antagonistes. Le personnage du Travail n'est pas séparé, alors que le personnage primaire est séparé, le personnage du Travail est « un avec », tandis que le primate ne l'est pas. Ce matin, lors de la méditation, Arnaud parlait à un moment donné de l'ego et de sa saisie. Pour l'ego c'est mon mental, mes émotions, mes sensations, etc., alors que du point de vue du disciple, c'est : il y a des émotions, il y a des sensations, il y a des pensées, des manifestations mentales. Le personnage du Travail ou disciple peut être un avec le primate, mais le primate ne peut pas être un avec le disciple, puisqu'il est par définition séparé.
...
Monsieur Gold affirme que pour accomplir ce passage il faut abandonner le personnage du primate de manière immédiate, par un sevrage brutal. Bien sûr, on a alors l'impression d'une contradiction avec l'idée d'une progression dans la pratique. En fait, il n'y a pas d'opposition, mais l'enseignement en lui-même, le “dharma”, la transmission, ne peut pas résoudre cette contradiction apparente pour nous. Elle ne sera résolue que par notre propre pratique.
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* Le terme « Travail », au sens où Gurdjieff l'utilisait, fait référence à la voie, à la pratique, à l'enseignement.
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LedraveurLedraveur   15 janvier 2016
Un maître coréen du nom de Sensanim a vécu en Amérique pendant des années et il avait aussi fondé un certain nombre de centres en Europe et dans beaucoup de pays bouddhistes. En Asie, on considère que les femmes qui sont sur la voie accumulent des mérites pour renaître en tant qu'hommes dans leur prochaine existence. Beaucoup de maîtres bouddhistes ont tendance à penser que les femmes ne peuvent pas atteindre l'ultime réalisation spirituelle, même si elles peuvent bien sûr pratiquer et accumuler des mérites. Et, dans les organisations bouddhistes zen officielles de Corée, il est très rare qu'une femme puisse occuper une position importante ; tous les dirigeants sont des hommes et ils considèrent qu'une femme n'est pas qualifiée pour diriger quoi que ce soit. Sensanim semblait être une exception à cette règle puisque, quand il enseignait aux États-Unis, il traitait les femmes à égalité avec les hommes, il leur donnait des postes de responsabilité, même dans les “sesshins”. Un jour, lors d'une conférence, il a fait une remarque en disant que les femmes ne pourraient jamais être éveillées. Son assistante l'a suivi dans le couloir quand il a quitté la salle de conférence et l'a interpellé « Attendez une seconde, il y a quelque chose dont il faut qu'on parle ! » Elle était vraiment en colère. Il s'est tourné vers elle et elle lui a dit : « Voilà, ça fait des années que je suis avec vous et vous avez toujours traité les femmes de manière équitable, vous leur avez donné les mêmes responsabilités qu'aux hommes et je ne comprends pas que vous puissiez affirmer une chose pareille ! » Il l'a regardée et lui a répondu : « Ah bon, parce que maintenant vous vous prenez pour une femme ? » Vous comprenez ? Quand nous sommes pris dans ce monde de jugements, d'attentes, de projections, « je suis une femme, c'est un homme, c'est bien, c'est mal, etc. », à ce moment-là, la relation interfère avec l'intimité.
p. 155 - 56
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LedraveurLedraveur   15 janvier 2016
Quand je parle de ma relation à Yogi Ramsuratkumar, j'utilise un certain vocabulaire. Et le degré de ma transparence à ses bénédictions est le degré de ma réceptivité à sa transmission. Donc, plus Lee Lozowick, avec toutes ses caractéristiques, son inconscient, sa névrose, etc., est laissé de côté, plus la transmission de Yogi Ramsuratkumar peut se faire de manière transparente et fluide. La grâce est toujours en train de couler, la bénédiction se transmet toujours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, quelles que soient les circonstances. Quand la transmission se fait à travers un être humain, elle peut être — et est souvent — compromise ou teintée à différents degrés. Si le véhicule de la transmission est complètement purifié, c'est-à-dire que le labyrinthe psychologique, les interférences personnelles sont complètement remises à leur place, alors la transmission se fait de manière totalement fluide. Par conséquent, il ne peut pas se produire d'abus, de blessures, il n'y a rien qui puisse interférer avec la transmission entre le maître et l'élève. Mais elle peut être compromise par le moindre aspect inconscient à l’œuvre dans le véhicule humain. On pourrait traduire cela en vocabulaire psychologique contemporain. Si, d'une manière ou d'une autre, il y a un déni en nous, s'il y a une part que nous n'avons pas vue et que nous n'avons pas acceptée, au sens objectif de ces deux mots, c'est précisément cet aspect, qu'il ait à voir avec le sexe, l'argent, le pouvoir, la violence ou autre chose, qui rendra le véhicule humain non fiable. Il ne sera plus complètement digne de confiance. Par les temps qui courent, c'est une situation extrêmement courante. C'est le Nouvel Âge ! Tout le monde s'imagine que l'illumination est quelque chose de très commun, que l'on peut trouver au coin de la rue.
p. 203 – 204
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LedraveurLedraveur   15 janvier 2016
Gurdjieff dit que nous avons plusieurs “je”. Chacun de ces “je” se croit autonome et cherche à contrôler et à dominer. Chacun d'eux est comme un organisme vivant qui veut essentiellement survivre. C'est ce qui nous empêche d'être unifiés. C'est ce qui nous sépare de notre union avec “Dieu”. Nous nous identifions à tous ces “je”. À un moment donné, nous nous identifions à l'un d'eux et, la minute suivante, à l'autre. Le maître ne s'identifie à aucun des “je” qui montent. Il n'est pas une entité limitée et contenue. Il est diffus. Il n'est rien ni personne. Ou il est tout et chacun. Il n'y a donc personne pour s'identifier avec tous ces “je” mais les “je” se présentent encore. Ils sont disposés autour de son organisme physique formant une sorte de petit système solaire parce que ce système psycho-physique existe. Ce n'est pas une illusion. C'est quelque chose de réel. Et cela n'a pas une signification. Rien dans l'univers n'a de signification sinon celle que nous lui donnons. Mais c'est entièrement réel. Il arrive que certaines lois physiques s'appliquent à ça (Lee se désigne lui-même) de la même manière que certaines lois scientifiques s'appliquent aux bananes, aux grenouilles ou à la lune. Nous prenons ces lois physiques qui s'appliquent à ça (Lee se désigne à nouveau) et nous les personnalisons, comme si ces lois étaient « nous ». Le maître ne le fait pas. C'est toute la différence.
Il n'y a aucune loi dans l'univers qui dise que nous devons ne jamais être en colère. Que faire quand vous êtes en colère ? Rien. Rien. Rien. Rien. Rien. Ne faites rien. Laissez la vie se déployer comme elle veut. Parce que la vie est fondamentalement bénéfique et va dans le sens de l'évolution.
p. 241
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« Au fait, quel est le problème », Lee Lozowick, Éditions La Table Ronde© 2005
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LedraveurLedraveur   15 janvier 2016
L'orgueil est particulièrement pernicieux pour séparer les gens les uns des autres. Il nous faut être vigilants dans ce domaine, parce que nous pouvons être pleins d'orgueil et néanmoins être des individus très sincères qui veulent vraiment pratiquer et être utiles au chemin. Je suis incroyablement reconnaissant quand quelqu'un fait bien un travail qui lui a été confié, car c'est un souci de moins pour moi. Et, en même temps, quiconque est un élève sérieux sur la voie, doit se voir lui-même exactement tel qu'il est, clairement. Et, même si quelqu'un fait très bien son travail et que c'est vraiment utile, si la personne est pleine d'orgueil spirituel, il faudra bien s'en occuper à un moment ou à un autre, en tant que maître spirituel. Pour certaines personnes, cela peut être vraiment un choc. Au début, ces personnes se sentent extrêmement portées, soutenues, parce qu'elles sont sincères, elles font un bon boulot. Parfois, le soutien que nous recevons engendre la croyance que nous n'avons plus à persévérer sur la voie. De telle sorte que si le maître attire notre attention sur ce qui nous reste encore à voir, à travailler, nous sommes choqués, offensés, peut-être même que nous en arrivons à croire que le maître se trompe. Car, d'une certaine manière, nous nous sommes déjà bâti notre petit nid, nous avons l'impression que nous sommes établis et que notre secret est bien au chaud dans le nid. Mais nous ne pouvons jamais nous arrêter jusqu'à ce que, comme nous le disions par rapport à la pratique de l'investigation intérieure selon Ramana Maharshi — « qui suis-je » —, tout ce qui se présente se dissolve dans la même source unique.
p. 98
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