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ISBN : 2914916140
Éditeur : Les Editions du Relié (26/03/2003)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Quelle est notre conception de l'engagement spirituel ? Sommes-nous prêts à tout donner pour vivre cette paix et cette liberté intérieures ? N'y a-t-il pas une seule vérité et une multitude d'interprétations possibles ? Avec verve, Lee Lozowick tente de nous sortir de notre torpeur, de notre petit confort égocentrique de chercheurs spirituels. Il revivifie le sens de la pratique en démontrant que la vérité est plus proche de la douleur, de la peine et de l'effort co... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (1) Ajouter une critique
Ledraveur
03 février 2015
Ce livre s'adresse principalement à des lecteur(rice)s “averti(e)s”, impliqué(e)s réellement dans un cheminement Spirituel authentique. Plus particulièrement encore à ceux et celles qui auront fait le choix d'une relation “intimiste” avec l'“aîné(e) spirituel” d'une Lignée. C'est une “cartographie” non exhaustive du sujet dont il est question, et nous pourrions dire à l'expérience, qu'il serait fort recommandable à toute personne souhaitant franchir le pas dans ce domaine, de le lire attentivement, avant de se fourvoyer dangereusement … !
Car en effet ce dont il est question, c'est de l'ordre de la “brisure intérieure”, de nos habitudes gravitationnelles psychologiques ; en deux mots, cela concerne ni plus ni moins que notre équilibre physiologique et mental dans ses fonctionnements toujours aléatoires et instables, régi par la neuroplasticité du cerveau. C'est dire combien nous nous mettons en risques et périls, et dont l'issue avouée est l'émergence de “la Paix en soi” ; mais rien n'est garanti, les écueils de tous ordres, nombreux, peuvent s'avérer redoutables jusqu'à nous faire être bien pire que ce que nous étions, avec un coeur en “ruine”, vidé, dans un néant sans paix ni amour... !
Mister LEE*, dans un franc parler, à la fois provocateur et plein d'une espiègle tendresse, soulignant parfois jusqu'au grotesque caricatural nos façons “civilisées” de nous comporter avec nous-mêmes ou autrui, nous renvoie à notre propre responsabilité devant ce qu'il faut bien nommer, les folies de l'errance humaine, et ce sans détour, mais plein d'Amour fraternel.
Il nous rappelle que si les maître dignes de ce nom sont rares, les bons “disciples”, peut-être encore plus !
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* Issu d'une Lignée de la tradition « Bâul » bengalî, la narration est très proche des « Soufi » ou du Vajrayana du « Dzo-tchen » ou « Tchà-djà tchenpo », « zen » etc.
Lien : http://camisard.hautetfort.c..
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Citations & extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LedraveurLedraveur19 janvier 2014
Dans l'Introduction de "Éloge de la folle sagesse" Lee Lozowick nous confie ceci :

En fait, chacun aspire intuitivement, en son for intérieur, à discerner le vrai du faux, sachant que le vrai est objectif, autrement dit vrai pour tout le monde. Pour aborder cette vérité et l’intégrer dans leur vie, les gens doivent, à un moment donné, se mettre en quête du chemin spirituel.
La majorité des instructeurs spirituels, des centres, des stages et des livres de cette catégorie ne proposent qu’une forme de consolation. Ils allèchent l’ego par la promesse d’une transformation ou d’un éveil, puis lui donnent un petit quelque chose pour le satisfaire. Ils font danser les gens, les amènent à un peu d’extase ou leur font un peut massage, tout cela afin qu’ils soient suffisamment excités pour avoir l'impression d’aller dans la bonne direction. Ces voies encouragent les gens à rechercher ce qu’ils veulent, à savoir le confort et le plaisir plutôt que le dur labeur. Les gens sont si paresseux, si peu résolus à payer le prix pour une vraie découverte, que la plupart des prétendus Chemins spirituels se sont compromis. À force de chercher la réussite de surface au lieu de s’employer à réellement transmettre le Travail*, ils ont capitule face à l’ego ordinaire. Ils font la volonté de l’ego au lieu de demander à l’élève sur la voie de se conformer à l’exigence d’une tradition authentique.
Le résultat final d’un tel chemin, C’est que l’élève aboutit non pas à Dieu, non pas à la Réalité, à la Vérité ou à l’Éveil... mais à lui-même ; il ne change pas fondamentalement mais revêt sa névrose d’un nouveau costume. Sa psychologie n’a pas bougé, il est toujours aussi égocentrique ; la seule différence est une nouvelle illusion, celle qui lui fait croire avoir atteint un accomplissement profond et sacré. La plupart des gens se font de l’accomplissement spirituel une idée bien différente de ce qu’il est en réalité.
—————
* « Le Travail » : terme emprunté à Georges Ivanovitch Gurdjieff, utilisé tout au long du présent livre pour désigner une méthode traditionnelle de transformation et de maturation de la personne.

Il ne s’agit pas d’égrener de sympathiques clichés et autres platitudes spirituelles. Non qu’il n’existe pas de réalités cosmiques méritant que l’on s’en émerveillé, visions, extases, béatitudes. . . Tout cela existe, en abondance. Mais nous existons aussi au sein d’un écosystème mortel et délicat. C’est un fait, pas moins réel que le précédent.
...
Un chemin spirituel digne de ce nom fera le tri entre ceux qui ont une réelle demande et ceux pour qui la voie n’est qu’un passe-temps, ou encore ceux qui n’ont pas actuellement l'envergure pour s’y engager.
...si nous n’avons jamais eu ne serait-ce qu’un avant-goût de la liberté, l’esclavage est supportable. Je ne vois aucun inconvénient à ce que la majorité demeure endormie et ignorante, car la voie baul en particulier, comme la vie spirituelle en général, implique une certaine souffrance en même temps qu’une certaine extase. Mais si nous demeurons sur la Voie, le prochain aperçu sera plus substantiel. Il durera plus longtemps et sera plus déterminant. Finalement, nous goûterons la mangue entière, avec tout son jus, ses fibres et ses aspérités. La totale. Agonie et extase, en même temps.
...
Il n’y a qu’une seule Vérité et beaucoup d'interprétations possibles de cette unique Vérité : les chrétiens en ont une, les bouddhistes une autre, les hindous encore une autre... Mais la Vérité est une, et elle n’a rien à voir avec les arcs-en-ciel, les arbres verdoyants et les belles fleurs jaunes. En fait, elle est plus proche de la douleur et de la peine, mais nous y viendrons ultérieurement.
Les gens connaissent déjà la Vérité. La vie spirituelle ne consiste pas à leur enseigner quelque chose qu’ils ne sauraient déjà. Même nos mères savent la vérité. Si nous en venions à avoir une conversation suffisamment profonde avec elles, nous découvririons qu’à un moment de leurs vies elles ont eu une extraordinaire révélation du divin. Chacun ou presque a connu ce genre d’expériences, mais comme elles se situent tout à fait en dehors des repères de la conscience ordinaire, comme elles sont de l’ordre de l'étrange et de l'inconnu, nous avons tendance à les enfermer dans le placard, à tourner la clef puis à reprendre le cours de nos existences endormies.
De plus, il n’est pas si facile de tirer parti de la Vérité lorsqu’elle point en nous. Peut-être serons-nous capables de la supporter si, dans notre ignorance, nous n’en percevons qu’une fraction infime. Mais si, au lieu de cinq pour cent, nous commençons à en voir dix pour cent, quinze pour cent, trente pour cent... alors elle commence à nous poser un problème, parce qu’elle met en cause notre vision du monde dans ce qu’elle a de statique.
Bien que nous connaissions déjà la Vérité, certaines choses font barrage : nous pouvons connaître la Vérité, le savoir et cependant ne pas être apte à la vivre dans nos existences quotidiennes. Si nous n’accédons pas à la vérité, c’est essentiellement pour deux raisons :
1. à cause de notre psychologie primale — l'identification qui se met en place chez le petit enfant à partir de ses projections et de ses attentes vis-à-vis du monde ;
2. du fait de nos illusions à propos de la vie spirituelle — toutes nos fausses croyances au sujet de la méditation, de la pratique, des différents yogas, des lois fondamentales de l'identification, de la nature du réel et de l'irréel, etc.
...
Dans nos existences ordinaires, nous sommes coupés de la Vérité. Tant que nous nous satisfaisons du statu quo, nous ne pourrons en aucune circonstance réaliser la Vérité. Si nous nous sentons en sécurité, plein de certitudes, jamais nous ne chercherons ou ne réaliserons la Vérité. Si nous dansons les yeux dans les yeux de nos compagnons sur la voie, nous ne trouverons jamais la vérité mais la confondrons avec la sensiblerie et le romantisme. Nous ne chercherons la Vérité que si nous sommes dérangés.
Par conséquent, la raison d’être du chemin spirituel et la fonction d’un maître spirituel digne de ce nom consiste à nous rendre métaphoriquement malades, à provoquer en nous une crise que seule la Vérité pourra guérir. L’une des manières d’y parvenir sera de travailler avec l'irritation, le conflit et la confusion, ...

En tant que chercheurs spirituels sincères, nous devons passer par une forme de crise et de perturbation qu’aucun remède n’apaisera. Si, alors, nous aspirons réellement à émerger de cette confusion, nous découvrirons la Vérité en nous-mêmes ; pour cela, cependant, il nous faudra être profondément inspirés et prêts à ne reculer devant rien pour atteindre l'objet de notre quête.
La vie spirituelle n’est pas à la portée de tous ; elle est à la portée des rares personnes qui ont la force, la lucidité et la détermination nécessaires pour s’immerger dans le courant de l'enseignement et le remonter jusqu’à l'océan.
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enkidu_enkidu_04 janvier 2017
La soumission ou lâcher-prise est un espace où l'on respire un air rare. C'est un espace clair et merveilleux, mais aussi tout à fait inconnu, car nul ne peut concevoir le Divin. On peut être un grand esprit comme Einstein ou Nietzsche – mais même un tel esprit est insignifiant comparé à l'esprit du Divin. Non que Dieu cache quoi que ce soit aux êtres humains ; mais son esprit est si grand qu'il ne peut être saisi ou englobé par l'esprit humain ordinaire. Les bauls le savent, et c'est pourquoi ils s'efforcent de se soumettre afin de pouvoir être absorbés par l'intelligence de Dieu au lieu de se soumettre à l'intelligence tellement plus petite de leur ego.

Être « soumis » ou « abandonné » à la volonté de Dieu signifie que notre volonté personnelle est abandonnée et soumise à l'influence du Divin telle qu'elle se meut. Quand on s'est rendu à cette influence divine, on renonce à ses préférences personnelles afin de servir celles du maître et du Divin ; on est alors animé par une sorte d'instinct du service en toute circonstance. Tous les désirs personnels, de pouvoir, de succès, d'argent ou d'opulence deviennent secondaires et passent après ce que commande la bénédiction divine.

Quand on est soumis à la Volonté de Dieu, on est animé par Lui jour après jour, instant après instant. Chaque jour on reçoit ses ordres : « Va à tel endroit aujourd'hui. Fais ceci. Écris ceci. Fais en sorte que ceci se fasse. Mange ceci. Ne mange pas ça. Pratique telle discipline. »

Tout ce l'on fait obéit à ces « ordres » divins, lesquels, cependant, ne se présentent pas sous la forme de voix que l'on entendrait ou de signes que l'on percevrait, mais s'imposent naturellement. L'avenir demeure inconnu. Dans la soumission, on se donne entièrement au Divin ou à la Vie, ou encore à l'Univers, et l'on dit : « Dieu, je ne te résiste plus... La Vie, je ne te résiste plus... Univers, je ne te résiste plus... Fais de moi ce que tu veux ! »

L'essentiel est que l'on ne contrôle plus. C'est le Divin qui est aux commandes et nul ne sait ce que le Divin va vouloir pour chaque individu.
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LedraveurLedraveur03 février 2015
Libération, responsabilité et humanité
Si les gens savaient ce qu'être libéré ou illuminé veut dire, ils s'enfuiraient en courant très vite dans la direction opposée. Ils se soûleraient, baiseraient et deviendraient outrageusement riches. Car la libération relève de la responsabilité. Et combien sont-ils, ceux qui veulent vraiment être responsables ? Beaucoup de gens sont relativement responsables, uniquement parce qu'ils doivent l'être pour nourrir leur famille et conserver leur travail.
p. 231
Ne vous occupez pas de la libération. La libération, c'est dégueulasse. Il n'y a aucune dignité dans la libération. Elle fait de vous un animal sauvage qui ne peut plus ni choisir ni espérer. La libération ne vous donne rien sinon un sentiment de responsabilité envers la folie de la race humaine. On ne peut pas dire que ce soit un bon plan.
Essayons plutôt d'être humains — d'avoir ne serait-ce qu'un minimum de sensibilité les uns envers les autres, ne serait-ce qu'un peu de dignité. La dignité et la bonté, la capacité de se traiter les uns les autres avec respect me paraissent maintenant plus importantes que la libération.
p. 232
L'illumination, ou soumission, n'est pas mûre tant qu'elle n'a pas été mise à l'épreuve sur la place publique. Dans la tradition zen, quand quelqu'un était censé avoir réalisé le satori, son maître l'envoyait sur la route pour qu'il teste sa réalisation, non seulement auprès d'autres maîtres zen, mais au contact de l'existence même. Il nous faut prouver notre maturité spirituelle sur la place publique — en mangeant, en dormant, à travers nos relations, en allant travailler, en étant dans la circulation... surtout, en conduisant dans la circulation. On se retrouve coincé dans un embouteillage, sans nulle part où s'échapper, avec tous ces moteurs diesel qui vomis-sent de la fumée et nous polluent les poumons et en regardant sa montre, on se rend compte qu'on est en retard à un rendez-vous important... Voilà une mise à l'épreuve de l'illumination !
p. 246
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« Éloge de la folle sagesse », Lee Lozowick, Éditions Le Relié© 2003
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LedraveurLedraveur03 février 2015
Malheureusement, au sein des communautés d'élèves sur la voie, organisées ou non, il est rare que l'on soit prêt à se mettre au service les uns des autres en s'aidant mutuellement à traverser les résistances, en toute lucidité et en toute générosité. Souvent, lorsque quelqu'un manifeste de manière évidente de la négativité, les autres membres de la communauté veulent éviter la tâche délicate et souvent ingrate consistant à aider son prochain dans une période de crise. Ils n'aident pas la personne mais veulent au contraire que cette manifestation disparaisse là où ils ne la verront plus — loin des yeux, loin du cœur. Il arrive donc que lorsqu'une personne aurait le plus besoin d'être soutenue par la communauté elle se trouve au contraire rejetée parce que ce à quoi elle se confronte en elle-même fait peur à ceux qui ne l'ont pas encore traversé. Ou bien, si on a traversé une crise et que l'on voit l'autre passer par la même expérience, il arrive que l'on manque de compassion et que l'on se dise : « Je m'en suis sorti. Il n'a qu'à faire pareil. » Dans leur prétendue « lucidité », ceux qui se positionnent ainsi manquent en fait de patience et mini-misent la crise que traversent les autres. C'est pour cette raison que l'éducation est toujours importante. Apprendre, apprendre, apprendre.
Si une personne traverse une crise et s'en sort en ayant progressé, cela profite à toute la communauté. Cette vérité doit être reconnue à sa juste valeur.
p. 111
La plupart des gens ont une vision romantique du chemin spirituel. Ils découvrent un maître, lisent quelques bouquins, connaissent des extases en psalmodiant des chants indiens, se font prendre dans les bras par une quelconque Mère Divine et s'imaginent qu'ils vont en retirer un progrès spirituel. Mais tout cela ne changera rien.
p. 113
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LedraveurLedraveur03 février 2015
La technique produit un état qui a toute l'apparence d'un éveil, d'une clarté, d'une supra-conscience tout en amenant simultanément le trop-plein d'énergie ainsi libéré dans les zones d'ombre, non travaillées de notre névrose. La technique réveille une énergie bien plus grande que celle que l'être humain a appris a utiliser dans sa vie ordinaire, et quand toute cette énergie va dans des zones d'ombre, dans les aspects névrotiques, elle exacerbe la névrose au lieu de la dissoudre. Prenons le cas extrême de quelqu'un qui, n'ayant pas travaillé sur ses tendances à la manipulation sexuelle, devient un maître spirituel et se retrouve tout d'un coup face à un parterre de disciples confiants vénérant le moindre de ses gestes : la névrose finit par l'emporter et cette personne a des relations sexuelles avec hommes, femmes et enfants sans se préoccuper de la souffrance et du mal ainsi infligé.
Les techniques mystiques sont très courantes, mais nous ne pouvons accéder au cosmos sur une base de névrose. Ces techniques sont faciles à trouver et faciles à enseigner, mais c'est une insulte au Divin et au chemin spirituel d'apprendre quelque chose pour ensuite ne pas en faire usage ; d'acquérir un outil pour le mettre au placard et de le laisser rouiller. Il y a beaucoup de trucs cosmiques à dénicher, mais comment allons-nous nous y retrouver et en tirer quoi que ce soit de valable si nous sommes dépourvus d'une fondation stable ?
p. 81
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