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EAN : 9782376650393
192 pages
Contre Allée (18/08/2023)
3.09/5   58 notes
Résumé :
"Remonter sa lignée familiale comme on le ferait d’un fleuve. Alluvions, sédiments, affluents, assèchements comme débordements… de qui sommes-nous faits ? De quels gestes, quels habitus ? De quels paysages, de quelles histoires individuelles et collectives ? Et qui nous raconte, nous, gens ordinaires ?"

Sophie G. Lucas

Fresque familiale à l’incroyable souffle romanesque, Mississippi charrie près de deux siècles d’Histoire, porté par le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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Suivre les mouvements d'un fleuve afin de mieux comprendre ceux des humains.

L'autrice, Sophie G. Lucas, est une poétesse française née à Saint-Nazaire mais vivant actuellement à Nantes. Elle ne voit paraitre son premier livre qu'après sa quarantaine. Elle était inconnue pour moi. On lui reconnait un regard social et documenté, qualité que j'ai approchées dans Mississippi.
Je vais essayer de trouver le livre « Se recoudre à la terre » ou « Neige blanche », ce recueil de poèmes pour lequel elle a été lauréate du Prix de Poésie de la ville d'Angers en 2007, et qui est dit autobiographique et parlant de la mort de son père.
La « Collection La Sentinelle, une attention particulière aux histoires et parcours singuliers de gens, lieux, mouvements sociaux et culturels » a très bien choisi en éditant ce livre pour illustrer des vies qui resteraient sinon plus facilement dans l'ombre.

L'image qu'elle suit dans ce récit est celle d'un fleuve avec ses mouvements, ses assèchements ou ses débordements, ses pérégrinations assimilées aux vécus générationnels. Elle essaie de calquer ses mouvements sur ceux des vies humaines en traversant le temps et les frontières.
L'histoire est difficile à résumer, même difficilement descriptible. C'est une espèce de « picorage » de vies humaines picorées au gré des choix de l'autrice. Je dis picoré car elle ne fait que s'approcher sous forme d'arrêts sur image sur des vies à un temps T.
Pour lier tout cela elle utilise une écriture qu'elle a certainement voulue proche de la poésie. C'est déroutant puisqu'on s'attend à un roman qui serait une fresque s'étalant de 1839 à nos jours. On ne suit pas à proprement parler une lignée familiale : on picore des moments forts de l'Histoire au travers d'émotions et sentiments de vies humaines individuellement observées.
L'image du fleuve calqué sur un arbre généalogique n'est pas si nette, mais on peut la retrouver si l'on cherche bien, si notre lecture se fait dans le calme, lentement, sans excès de jugement.

Les personnages et les temps forts.
On commence par un couple de parents nés en 1800 qui ont trois enfants dont une fille Françoise. le graphique de la lignée est présenté au tout début du livre. Vite on arrive à Impatient ce personnage dont le texte dit ; « Il est anguleux, furieux. Il n'a pas été déclaré, un oubli, une erreur ? On ne saura pas ». Il dit de lui «  Je ne suis peut-être pas dans ce registre, mais j'ai mille vies en moi ». Ce fils de franc-comtois arrive dans les plaines du Mississippi, « pour une terre, pour de l'or ».
Le lecteur passe ainsi de personnage en personnage de la lignée choisie par Sophie G.Lucas.
Alexis, Marie puis Edouard pour illustrer la révolution et « la foule tombée en silence ». Marthe en 1914 qui ne sait pas encore que c'est la grande guerre puisqu'elle-même vit la guerre de son corps, et pour laquelle il est question d'accouchement à l'hôpital et plus à domicile. Elie et la ruralité du siècle dernier. On en 1946 à Dakar, puis très vite on est en 1998 et enfin en 2006 aux côtés d'Odessa.

Citation pour mettre en scène l'écriture de l'autrice :
1967 : « L'homme en guerre crache du feu de son corps, on n'était pas sensé faire la guerre, pas à nos âges, pas à cette époque, yéyé et rock n'roll, ce n'était pas la promesse de nos ainés, l'homme en guerre a ravalé sa colère, a fait la guerre, enfin ce n'était pas la guerre disait-on là-haut, mais le maintien de l'ordre, ce n'était pas la guerre dans nos propres territoires, car c'était chez nous, l'homme en guerre ne faisait pas la guerre alors, , il pacifiait, , c'étaient des opérations de pacification, on gardait un col, on gardait une ferme, on fouillait des villages, et puis on tuait, bien sur on était tués aussi, on raflait, , on contrôlait, … ».
Ou encore : « c'était comme un fleuve en nous qui nous reliait, de génération en génération, de région en région, ça nous forgeait, et parfois ça débordait, et parfois ça soulevait… »

Merci aux Editions La Contre Allée et à lecteurs.com de m'avoir permis de découvrir cet éditeur et cet auteur.
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Déclinaison d'une généalogie du début du 19è siècle à nos jours, à travers huit personnages plus ou moins apparentés et pourtant si différents dans leur histoire.


Celui qui découvrira à son retour d'un voyage aux Etats-Unis qu'il n'a pas d'existence légale, faute d'avoir été déclaré à la naissance, et dont la forme de l'expression exprime bien le chaos intérieur d'un homme pris dans une tempête existentielle, ouvre le bal. Même s'il ne s'agit pas de liens du sang, il côtoiera de près le père des frères lumières, les inventeurs du cinématographe.
Puis d'alliance en naissances impromptues , les années s'écouleront sur un fond d'Histoire mouvementée.

De portrait en portrait, apparaissent ainsi de beaux profils de femmes indépendantes et rebelles, rejetant le moule de conformité qu'on tente de leur imposer.

On saisit aussi la fragilité de ces destins, ballotés au gré d'événements qui les dépassent et de hasard rarement heureux.

L'écriture, qui flirte avec l'exercice de style, s'adaptant à la personnalité de chaque personnage, permet d'éviter la monotonie.

Merci à lecteurs.com et aux éditions de la Contre-allée

192 pages Contre-Allée 18 Août 2023

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Fabuleux, un havre où chaque degré est une aube nouvelle.
« Mississippi » « La Geste des Ordinaires » fleuve littéraire fascinant, qui traverse les époques, et dont le halo souverain est résurgence.
Ce kaléidoscope est d'une force rare, d'une beauté inouïe. On retient entre nos mains cette généalogie spéculative. L'acuité des existences et ces êtres qui gravitent dans les pages intenses et puissantes.
Fleuve dont le reflet approuve la trame intrinsèque.
Sophie G. Lucas tisse les fils et nous écoutons le charme des phrases. Ces vies qui ne sont plus anonymes mais que les ombres infinies tourmentent encore inlassablement.
De 1839 à 2006, le flambeau passe de main en main.
« Mississippi » emblème et sceau, endurance et bravoure, tristesse et attachement. L'écriture coopère au rythme du temps.
L'histoire dans la grande, on aime d'emblée ce chant d'une langue aux multiples éclats de réel.
Les personnages comme des héros sidérants d'humanité, de ténacité et de fraternité.
L'évidence des liens, et l'obsession cardinale d'inclure le fleuve sur leurs coeurs.
L'incipit comme un tremblement d'eau glacée, paysan du monde, un homme debout, qu'on aime de toutes nos forces.
À quoi ça ressemble un homme du XIXe siècle ? Comment ça bouge dans son corps ? Comment ça épouse le paysage ?
Impatient, c'est son prénom, majuscule qui tient en main le fil d'Ariane d'un livre beau à couper le souffle. le premier du nom, lui, l'anonyme, herbe fauché. L'attente du regain. « Impatient Lansard, militaire et fils de vignerons ». le mal aimé, le prénom (le vrai), noyé dans le Mississippi. Jusqu'au jour de rédemption. Pas maintenant, pas tout de suite. Des fiançailles en advenir avec le pardon. Retrouver son prénom aux yeux de la loi.
« Es-tu satisfait Impatient. Impatient prend la lumière, la voix de Julien dans le dos. Merci, et s'en va, sort, fuit presque, le fourmillement de la ville de Vesoul encore sous ses pieds, quand les autres, ses compagnons étaient heureux de revenir au village après témoignage, comme quelque chose de perdu là-bas ».
On avance méandre après méandre, subrepticement, siècle de labeur, de sueur, et « un cours d'eau sur la peau de son visage ».
L'osmose d'un tableau frémissant, où les années content les turbulences, les efforts pour vaincre la pauvreté et s'émanciper. La dignité comme la grâce spéculative d'un fleuve-vie.
1868, voici donc les pages à apprendre par coeur. Fleuve-mère qui cherche l'enfant. On observe l'essentiel et le brûlant, le passage de l'initiation pour ce petit garçon. La fusion des évènements, des images, scène au ralenti. Edouard qui s'échappe, l'oisillon qui apprend, « né de la foule ». Relire alors ce chapitre, coopérer avec cette mère, Marie, qui devine l'heure où le fleuve vient d'happer son fils.
Le livre est ainsi. Vibrant, essentiel, Mississippi, le guide, entre champs, chemins et ténacité.
2006 Odessa.
« Après ça, Odessa changea de vie. Après ça, fit cabane et terre quelque part dans les marais ».
Écrire Odessa, contemporaine, altruiste, dévoreuse d'humanisme. La Louisiane gémellaire du Mississippi. La Louisiane est apeurée, fleuve qui charrie la boue et les corps engloutis.
Odessa, parabole vive, « communauté dansante entre le Mississippi et le lac Pontchartrain, Indiens, Noirs, Rois, Reines, Confréries, Tribus, Foule, Gens. Odessa ne reconnaît pas ceux et celles photographiés ».
« Mississippi » on a tous en nous quelque chose, du Mississippi. Les faillites humaines, les folies des hommes, Katrina, l'ouragan qui signe le temps passé, meurtri, et le présent, la lassitude des révoltes, ce qui déborde. le désastre des inégalités. le monde ici présent, est le recueil des vies. Des théologales échappées pour vaincre l'adversité. L'humanité des hôtes des pages carillonne comme un chant entendu et compris, en haute montagne .
« Mississippi », un pur chef-d'oeuvre. La traduction d'un fleuve mappemonde, littéralement grandiose. le triomphe des destinées singulières. À noter une première de couverture explicite et douce, illustrée par Renaud Buénerd, à la fois fleuve et arbre généalogique.
Publié par les majeures Éditions La Contre Allée .
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Tab'arnaque ! On m'avait vendu ça comme une grande fresque familiale traversée par le bouillonnement du fleuve Mississippi. Je me voyais déjà dans une saga à la Cent ans de solitude dont Tom Sayer serait un des personnages, un récit americain porté par les doubles voix de Steinbeck et d'Isabel Allende. Que dalle ! Déjà quand je l'ai reçu (merci Babelio et les Éditions de la Contre-allée !) et que j'ai vu que ça faisait moins de 200 pages, je me suis dit C'est pas possible; y a un loup quelque part. On m'avait dit que l'écriture était hyper originale et poétique. En fait non, on dirait que l'autrice a jeté sur le papier des mots clés comme quand je commence un cours par un nuage mots sauf que, dans mes classes, après qu'on a posé les hypothèse dans le nuage de mots, il y a un cours. Là non, y a rien; le livre est fini. C'est un brouillon qui coûte 18 euros et heureusement que je ne les ai pas déboursés. Chaque chapitre raconte un instant de vie d'un membre de la famille. Et puis on passe au suivant. Il n'y a donc aucun suspens, juste une logorrhée désagréable censée incarner le flot du fleuve (180 pages de métaphore filée, c'est long.) 180 pages de mots et de parenthèses mais aussi de clichés: les femmes y sont toujours fortes, libres, debout, en feu, sorcières (ah, c'est tellement à la mode d'être sorcière !)
Malgré tous ces défauts, j'ai adoré 2 chapitres: celui du récit de l'aventure industrielle des Frères Lumière (enfin, sur 10 pages) et celui de l'accouchement d'une fille-mere à l'hôpital de Port-Royal. A part ça, quel ennuiiii ! Les 180 pages les plus longues du monde.
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"Mississippi" est le premier roman de Sophie G.Lucas (l'auteure n'en est pas à son premier livre aux éditions de la contre allée), un texte remarquable en tout point, peut être le départ, espérons le !, d'une oeuvre romanesque riche.

Il est remarquable parce qu'il est structuré, mais surtout audacieux et poignant en plus d'être doté d'un style personnel et confirmé. C'est un texte très évocatoire où l'on retrouve des procédés du réalisme magique sans que l'on puisse le rattacher à ce “genre”. Aucune magie ici à part celle de la plume de Sophie G. Lucas qui parvient à retranscrire ce que la vie a d'étrangement bien fait ou de sadique, avec ces tours maudits et ces retournements extraordinaires.

Une fresque familiale ou ce dont chacun hérite

Dans ce superbe premier roman, des voix s'élèvent depuis le passé, dans leur solitude, elles résonnent comme l'eau qui se jette contre la pierre. Elles sont celles de personnages qui ont fait partie de la même famille ou du moins qui ont vécu ensemble par le passé. Elles sont presque anonymes, solitaires, comme des échos elles semblent dériver jusqu'à nous.

Avec ces voix, on traverse un siècle d'histoire française au prisme de la sensibilité de chaque personnage. Il y a celui qui part en Amérique à la fin du 19ème, ceux qui partent à la ville, ceux qui restent à la campagne, celui qui est envoyé à la guerre ou encore celui qui vit dans les colonies etc.

Une traversée d'autant plus intéressante que l'objectif ne semble pas être celui d'informer mais bien de transmettre la “substantifique moelle” de l'histoire avec le petit “h”, soit ce qui aurait pu être le vécu d'un jeune homme songeur et fougueux ou d'une femme abandonnée par son mari.

En effet si Mississippi est une fresque, son sujet est moins l'histoire que la question de l'héritage et de la transmission.

Le roman raconte comment chaque personnage reçoit en héritage toute une mythologie familiale, un lot d'histoires : les rêves brisés, les espoirs échoués, les vies volées de ses parents, de ses frères et soeurs ou de ses grands-parents. L'idée qui en ressort implique que l'on naitrait avec une sorte de mémoire qui ne serait pas la nôtre mais qui la deviendrait au sein du foyer familial _ comme par contagion plus que par déterminisme _ que l'on transmettrait à la génération suivante et qui nous accompagnerait jusqu'à la fin.

Une idée très séduisante, plutôt convaincante et surtout au potentiel immense adroitement exploité par Sophie G.Lucas.

150 ans d'histoire à l'épreuve de la narration

L'image du Mississippi grondant, bouillonnant, sert de fil conducteur au roman. le texte raconte comment les vies se télescopent et comment chacun se heurte à son époque, s'abîme contre le mouvement du monde en marche. C'est un livre qui raconte comment l'histoire et l'environnement socio-culturel affectent les individus et influent sur leur vie. Sont centraux l'anonymisation et la violence de la « vraie » vie. Inexorablement la vie des personnages crashe, dévie, se perd et s'éteint avant de s'effacer, d'être oubliée.

Sophie G.Lucas fait du fleuve l'allégorie de la vie : il arrache, empêche, noie, fait émerger etc. Et tout au long du texte, le style est au service de cette allégorie : le monde se transformant de plus en plus vite, le rythme de la narration s'accélère et les vies sont emportées avec la modernité et les horreurs du XXe.

Si l'on pousse plus loin il apparaît que le Mississippi sert aussi de fil conducteur au récit que les personnages font de leur vie. Ainsi ce roman s'intéresse aussi à la narration en général, à la façon dont les histoires sont racontées, comment elles prennent un sens et comment elles circulent (ce qui rejoint le point précédent). On mesure alors la fonction d'”exorcisme” de la narration dans ce texte.

Un travail sur le langage

Dans Mississippi, il y a aussi un intérêt évident pour la question du langage et de sa fonction, il semble que ce soit un des aspects les plus intéressants du texte d'un point de vue littéraire notamment.

Ainsi il y a une véritable recherche et une tentative de la part de Sophie G.Lucas de mettre en mots le passage du vécu, de la sensation brute à la formulation d'une pensée par le langage (il a très peu de dialogues). Par exemple, dans la première partie, des parenthèses créent des apartés, des éléments qui demeurent en suspens comme si tout n'était pas encore assimilé ou assimilable par le personnage. On trouve aussi de longues phrases, des répétitions et de nombreux autres procédés qui traduisent cette recherche.

Impatient, déployé dans tous ses sens, jamais n'oubliera, tout blaireau qu'il fut ( et ce ne fut pas la mer qui l'impressionna, il en avait même senti l'odeur de mort mais) le fleuve, comme une rencontre avec quelqu'un, le Mississippi est une personne, c'est ça se murmure-y-il, et ce qui coule dans mes veines n'est pas le sang de mon père mais l'eau du Mississippi, je suis le fils de Mississippi, C'est mon nom […]

Pour conclure, dans ce premier roman prometteur, on “écoute” des personnages marquants raconter leur combat pour la vie ou contre la vie, pour ou contre les leurs dans un monde dont le cours est en tout point similaire à celui du Mississippi : puissant, sauvage et incessant.

Ils sont tous pourvus d'une dimension tragique évidente mais leurs traits ne sont en rien forcés et il est évident que Sophie G.Lucas ne voulait pas raconter l'histoire de héros mais bien celles des “petites gens”.

Elle y parvient habilement dans une langue riche et envoûtante.
Lien : https://www.undernierlivre.n..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
À quoi ça ressemble un homme du XIXe siècle ? Comment ça bouge dans son corps ? Comment ça épouse le paysage ? Comment il s'arrange, ce paysan, de ses sabots, de son chapeau large bord, de ses vêtements sur les tissus de la crasse ?
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Jamais n’oubliera le Mississippi, jamais, et la toute première rencontre avec le fleuve effaça l’enfer de la traversée, et l’enfer du retour de fit dans les souvenirs du fleuve […] Impatient, déployé dans tous ses sens, jamais n’oubliera, tout blaireau qu’il fut ( et ce ne fut pas la mer qui l’impressionna, il en avait même senti l’odeur de mort mais) le fleuve, comme une rencontre avec quelqu’un, le Mississippi est une personne, c’est ça se murmure-y-il, et ce qui coule dans mes veines n’est pas le sang de mon père mais l’eau du Mississippi, je suis le fils de Mississippi, C’est mon nom […]
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Boum boum boum, le sol se soulève et Rebecca rouge vole et verte la musique sous ses pieds (talons aiguilles) (le talent de danser en talons) (ça donne une allure), orange et bleu, cordes, cuivres et grosse caisse, tourner, se déhancher, glisser sur la piste, vibre sous le poids des corps (...) .
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Je suis le fils de Mississippi. C'est mon nom, quelle force avait bien pu pousser Impatient sur les rives du Mississippi, il n'en sait toujours foutre rien, lui fils de vignerons, d'un village franc-comtois...
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Comment il tient, Impatient, dans ce paysage. Par la résistance. Il a résisté à ce pays. A sa famille. Il a résisté aux vignes, aux plaines, aux forêts, à la rivière; à la Grand'Rue. Mais Impatient est revenu. Et à présent c'est tout le pays qui lui résiste. Qui ne cède pas à sa demande d'homme. Exister. Ici.
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