AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2917817534
Éditeur : Contre Allée (01/10/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
" C’ est une drôle de chose l’ écriture. Quand je lis Testimony de Charles Reznikoff, je sais. Je sais que c’ est là que je veux aller. Je veux tenter l’ expérience du poète américain mais pas à partir d’ archives. Je veux me rendre dans un tribunal. Je veux assister à des procès. Je veux frotter l’ écriture à cette réalité. Je veux capter des paroles, travailler des voix, des histoires. Je veux comprendre ce que disent ces procès... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
myriampele
  06 mars 2018
Des textes courts, incisifs, comme le sont souvent les déclarations des hommes et des femmes qui sont ici cités, à coup de mots et d'émotions, de larmes et de cris qui souvent n'ont pas pu surgir. Fautifs? Victimes? Ici Sophie G. Lucas ne juge pas, elle témoigne, avec sa belle plume qu'elle a trempé dans la poésie, dans le respect de l'âme humaine et peut-être dans sa propre histoire?
Commenter  J’apprécie          90
MarianneL
  02 août 2017
Témoignage sensible des histoires qui se font et des vies qui se défont à la barre, et de leurs échos intimes.
Pour son film «10e chambre, instants d'audience», sorti en 2004, Raymond Depardon avait filmé pendant deux mois la succession des audiences de la dixième chambre correctionnelle de Paris. Adoptant une approche en apparence similaire, la poète nantaise Sophie G. Lucas a suivi pendant plusieurs mois des procès en correctionnel au tribunal de Grande Instance de Nantes, pour écrire ce livre publié en octobre 2016 aux éditions de la Contre Allée.
Avec leurs titres qui reprennent quelques mots ou une expression du prévenu prononcée à la barre, les textes courts se succèdent, descriptions des accusés et des faits comme des brèves, sans transitions ni guillemets. Les mots entièrement inscrits dans ce qui s'est passé et dit au tribunal et la construction remarquable des textes donnent au lecteur la sensation d'être lui-même le témoin des procès, et permettent de ressentir ce qui se joue là, au coeur du tribunal, au-delà des faits de violence conjugale, d'alcool au volant, de vol de cartes bancaires, de conduite sans permis, de viol ou de surendettement : la misère et le désarroi, la difficulté de vivre et de dire des accusés qui sont «comme des enfants perdus».
La suite sur mon blog ici :
Lien : https://charybde2.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          32
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MarianneLMarianneL   02 août 2017
Caïd

Il tire. Deux fois. Mais les coups ne partent pas. On ne saura pas si le fusil était chargé. Ou enrayé. Il ne dit pas. Le fusil a été jeté dans le fleuve. Son complice a commandité l’expédition. Il voulait se venger. Se venger de son patron. Se venger de sa vie. Il avait été renvoyé. Et il lui a demandé. À son ami. De le faire. Il l’a emmené en voiture. Au restaurant du patron. Lui. Il ne parle pas beaucoup. Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Je me le demande encore. Des mois que je suis en prison. Et je me le demande. Je sais pas. Mon ami avait été humilié. Des cartouches 22 long rifle retrouvées dans la rue. Des résidus de poudre sur ses mains. J’ai essayé l’arme avant. Pour voir. Il y avait l’alcool. Il y avait l’honneur. Il y a qu’il voulait être un caïd. Il a vingt-quatre ans. Vingt-trois mentions au casier judiciaire. Il venait de sortir de prison.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
MarianneLMarianneL   02 août 2017
La longue peine (8)

Mon père vole. Un singe à la maison c’est pour un ami. Mon père vole. Des bijoux dans une boîte c’est pour un ami. Mon père haut comme deux hommes était un faiseur d’histoires. Mon père haut dans le ciel, sa vie n’était pas assez réelle. J’aurais préféré qu’il braque des banques. Des inconnus. J’aurais préféré que ça ait plus de gueule. Que ce soit moins personnel. Mon père manipulait les mots comme des armes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
myriampelemyriampele   06 mars 2018
Ton père n'était pas quelqu'un de bien. Ton père n'a jamais gagné sa vie.
Commenter  J’apprécie          30
autres livres classés : procèsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Testez vos connaissances en poésie ! (niveau difficile)

Dans quelle ville Verlaine tira-t-il sur Rimbaud, le blessant légèrement au poignet ?

Paris
Marseille
Bruxelles
Londres

10 questions
750 lecteurs ont répondu
Thèmes : poésie , poèmes , poètesCréer un quiz sur ce livre