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ISBN : 2081387115
Éditeur : Flammarion (02/03/2016)

Note moyenne : 3.23/5 (sur 152 notes)
Résumé :
Il nous a fait redécouvrir La Fontaine, Rimbaud et Céline. Il incarne l'esprit et le panache de la langue française. En prose, en vers et même en verlan, il a donné sa voix à d'immenses auteurs, auxquels il sait faire respirer l'air de notre temps. Il a quitté l'école à quatorze ans pour devenir apprenti coiffeur. Il est aujourd'hui l'un de nos plus grands comédiens, célébré pour ses lectures-spectacles, couronné pour ses rôles au cinéma. Dans son autobiographie, Fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (59) Voir plus Ajouter une critique
Nowowak
  13 juillet 2019
Ne jamais nourrir d'attentes. Si ma maman ne me l'a pas dit mille fois, elle ne me l'a jamais dit ! Pour le premier livre de Luchini j'espérais qu'il publie dans une autobiographie le résumé de toutes ses fracassantes improvisations sur les plateaux de la télévision. Page 40 : "Énorme audience. Énorme audience Frédéric Lopez ! Ça peut monter à huit millions de gens. Huit millions de gens qui voient les riches qui voient des pauvres : c'est magnifique ! "
J'espérais naïvement que Luchini parle de sa vie maritale, de son rôle père (il a une fille (Emma), de sa névrose au quotidien, de sa psychanalyse, de sa déclaration d'impôts. J'espérais les coulisses, j'attendais des anecdotes inédites, je salivais à ce qu'il nous livre sa vision du couple, de l'amour, de la politique, de l'argent, de la littérature, de la poésie et PATATRAS que du réchauffé ! Luchini relate beaucoup ses débuts mais on sait par coeur comment l'apprenti coiffeur qu'il était à treize ans est devenu acteur chez Rohmer. Peu sur les tournages de ses autres films, sur les rencontres avec d'immenses metteurs en scène, comédiens et actrices. Rien sur Drucker, Ardisson, Ruquier, Pivot. Déception.
J'avais déjà tout lu ou presque à droite à gauche et notamment dans la biographie de Jean-Dominique Brierre. Comédie Française n'est pas vraiment une autobiographie mais plutôt une ode aux grands textes, un préliminaire agréable avant d'aller voir ses spectacles parisiens. Presque une bande-annonce. Un poème de Murray dure huit pages. Molière n'est pas en reste. J'adore Molière mais je voulais un livre sur Luchini pas sur ses auteurs fétiches même s'il en parle à merveille ! Luchini écrit page 83 : "Dire de Molière que c'est un dialoguiste de génie est trop faible : il est LE dialoguiste. Parce qu'il ne démontre rien, il laisse sa chance à chacun. Un exemple : le duel entre Clitandre et Trissotin dans Les Femmes Savantes. A chaque réplique, on change de camp. La tête passe de l'un à l'autre comme à Roland-Garros quand on regarde les échanges."
J'aurais tant aimé qu'il s'allonge sur le divan et nous décortique la frontière entre le Luchini acteur, le Luchini diseur, le Luchini en représentation, le Luchini pantouflard. Il fait tellement dans la profusion et la générosité que j'y croyais ! Quel naïf je suis ! Cela faisait des années que j'attendais son livre lui qui jusqu'à présent parlait avec les livres des autres. Lui qui est constamment à la recherche de "la note parfait", je lui mettrais tout de même une bonne note à mon chouchou (trois étoiles) parce que c'est Luchini mais sous réserve qu'il sorte un jour un livre écrit avec ses tripes, ses viscères, ses sphincters ! Un livre où il se déshabille sans se cacher derrière le paravent De La Fontaine, Molière, Murray, Céline, Valéry et autres génies.
"Que faire du désir de l'autre ?" demande-t-il page 203. Par égoïsme je dirai d'y répondre, par lucidité je dirai faut voir... au risque de rester sur sa faim. Trop de redites dans ce livre pour calmer un énorme appétit de cet homme qui est pour moi un génie ! Il le reste, je savais que ce n'était pas un écrivain. Il ne passe pas toujours avec brio du langage parlé au langage écrit.
Qui est l'homme derrière l'acteur ? "J'aurais adoré être de gauche mais écrasé par la grandeur et la difficulté du projet, j'ai renoncé". Il est difficile de savoir s'il est vraiment ce personnage réac qu'il se plait à décrire dans ses shows. Difficile aussi d'imaginer qu'il est renfermé, névrosé, dépressif, comme il l'affirme. "J'avais un besoin immense d'être aimé et je m'effondrais dès qu'on ne m'aimait plus". L'acteur Luchini cache bien son jeu mais il ne dévoile pas grand-chose dans cet ouvrage. Même quand il parle de lui il utilise la voix des autres. Ainsi page 214 : "Je suis une femme du monde, moi, je tapine à mes horaires, comme disait Céline".
J'ai du mal à trouver dans ce livre bizarroïde des phrases luchiniennes qui fassent éclat ! Il est si brillant à la télé ! Lui le prodigieux porte-parole (ce mot semble avoir été invité pour lui) qui cite les autres ne gagne pas à être cité. Sa bouche appartient aux auteurs et elle avale ses propres mots. "On ne demande pas à l'acteur d'être génial : on lui demande seulement de travailler en légèreté pour ne pas gâcher l'effet et la puissance de la phrase".
"Je n'ai aucune ambition littéraire" dit Fabrice Luchini sur Europe 1 en mars 2016. Force est de constater qu'il ne s'est pas trop fatigué sur la planche à ouvrage. Désabusé que l'acteur ne soit pas écrivain lui qui à l'oral est si grand ! Je continuerai de guetter ses apparitions télévisuelles tout en regrettant de ne l'avoir jamais vu sur scène ! Paris est un peu loin de mes bases. Je continuerai de rêver, d'aimer la poésie et Fabrice Luchini.
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lecassin
  21 avril 2016
Tout d'abord, il faut que je l'avoue : je suis un inconditionnel du Fabrice… Oui : j'aime beaucoup, même quand il fait du Luchini à la demande, promo oblige.
Alors là, « Comédie française, Ça a débuté comme ça… » annoncé comme autobiographique : la promesse d'un régal, doublée d'une occasion d'en connaître un peu plus sur le phénomène. Car il s'agit bien d'un phénomène, le Fabrice : mémoire de numéro de foire, diction tellement particulière, emphase et excès en tous genres. Un numéro à lui tout seul.
Petite déception néanmoins dans la mesure où le coté autobiographique est vraiment secondaire et pas vraiment révélateur : coiffeur, petits boulots, puis Rohmer…
Pour le reste une série de textes commentés à la façon de ses spectacles… Il écrit comme il parle le bougre, on l'entend en lisant… On retrouve La Fontaine, Molière, Céline, évidemment, mais aussi Proust, Rimbaud, Stendhal, Nietzsche … ses habitués, Barthes, Genet également… On rencontre Jouvet… Vient Philippe Muray ; c'est long Philippe Muray : un auteur que je m'étais promis de lire un jour mais que le chapitre 9 du bouquin m'a permis d'éliminer (provisoirement ?) de ma liste des auteurs en attente…
Bref ! Quelques passages succulents comme seul Luchini sait nous en produire, malgré quelques redites maintes fois entendues à la télé et à la radio lors de la promotion de l'ouvrage. Un peu déçu ? Oui… je me dois de le dire, tout inconditionnel de l'auteur que je suis et que je pense, je serai encore à l'avenir.
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carre
  23 juin 2017
Ce récit de Fabrice Luchini me laisse sur une impression mitigée. Preneur du Luchini acteur, je dois avouer que ce monologue est à la fois à l'image du bonhomme, capable d'envolées surréalistes, drôles qui font de lui un bon client des plateaux télés, mais aussi ici, une forme d'agacement, l'impression que lui l'autodidacte apprenti coiffeur, devenu l'ami par textes interposés des plus grandes plumes, étalait son érudition devant un parterre de candides ou de sots. Pourtant, certains passages sont passionnants (j'ai adoré le texte de Philippe Muray) et on pardonne à Luchini une forme de condescendance. Mais du coup, pour l'autobiographie, on reste quand même sur notre faim. Reste l'immense acteur, formidable passeur de mots pour nos oreilles toutes ouïes.
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Epictete
  08 mai 2016
La plupart de ceux qui ont acheté ce livre (pour ne pas dire tous) sont des fans de Luchini. En effet, l'homme ne laisse pas indifférent : On adore ou on déteste.
Pour ma part j'aime beaucoup cet acteur, lecteur, etc, même quand il est en représentation dans les émissions de promotion.
J'ai entendu parler de ce bouquin dans plusieurs émissions de radio et bien sûr je me suis précipité. Outre que l'éditeur nous parle bien d'autobiographie, j'ai sérieusement l'impression que certains pseudo-critiques qui en ont parlé (pas tous) n'avaient lu que les vingt premières pages, les dix dernières et la quatrième de couverture. En effet il y a toute une partie où l'on pouvait attendre Fabrice Luchini : Celle où il aborde, cite, dissèque, explique ses auteurs fétiches, ses maîtres. Et on retrouve bien sûr Céline, La Fontaine, Rimbaud, Barthes, Proust, Nietzche et même Philippe Murray qui est cité dans un étonnant poème sur huit pages !
Toute cette partie m'a plu car elle est érudite, intelligente, même si elle ressasse de nombreuses anecdotes déjà entendues ça et là. Mais je suis désolé : ce n'est pas de l'autobiographie.
Tout cela a finalement peu d'importance. J'ai passé un très bon moment de lecture et je me suis senti plus heureux en refermant ce livre.
A vous de juger.
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Bazart
  23 mai 2016
Je me suis plongé, quelques semaines avant Cannes où il venait présenter Ma Loute de Bruno Dumont ( dont j'ai parlé vendredi dernier) dans la première autobiographie tant attendue de l'immense Fabrice Lucchini qu'il avait publié chez Flammarion en mars dernier et que chaque fan de l'acteur- dont je fais assurément partie, ne pouvait que se procurer.
Un livre qui ne constitue pas vraiment ses mémoires comme on avait eu tendance un peu à le vendre à sa sortie, puisque si Fabrice Lucchini y raconte rapidement sa vie, il revient surtout sur ses tous débuts, en nous expliquant comment l'apprenti coiffeur qu'il était à 13 ans est devenu celui qui fait aimer les Lettres par ses lectures seul en scène et surtout sur cet amour de la langue française qui l'anime et qu'il défend et au théâtre et dans les médias avec sa verve et la faconde légendaire.
Par contre, que les amateurs des coulisses de tournage ravalent leur déception : on n'aura pas droit à des anecdotes de tournage que Lucchini juge d'emblées peu interessantes et on n'aura donc rien de tel,
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à part un petit journal de bord très bref sur le tournage de "Ma Loute," que Lucchini tournait au moment de l'écriture du livre, et on s'aperçoit comme l'acteur l'a confirmé à Cannes que les relations de tournage avec Bruno Dumont - qui a réalisé la vie de Jésus ( cqfd) ne fut pas des plus simples qui soient.
Mais avant tout, "Comédie Francaise " est surtout une ode aux grands textes : La Fontaine, Céline, Molière, Philippe Murray, Roland Barthes ou encore Nietzsche. sont ainsi glorifiés et analysés dans ce "Comédie Française" qui sonne parfois comme un recueil de citations qu'on lit avec en tête le phrasé si particulier de Lucchini.
Parfois , c'est aussi délectable qu' à l'oral, parfois en revanche, ca passe un peu moins bien et on s'aperçoit alors en lisant quelques phrases de ce livre, combien il s'avère difficile de transposer le langage parlé en langage écrit..
De même, la charge contre la société actuelle n'est pas toujours des plus fines et accentue le coté un peu réac qui colle souvent à la peau de ce fan de Philippe Muray..
Cependant, malgré ces quelques réserves (et puis on connait le bonhomme, on sait que tout n'est pas à prendre au pied de la lettre), le plaisir de lecture est évident si on aime le bonhomme ...et les allergiques au comédien passeront évidemment leur chemin..

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (1)
LaPresse   23 mars 2016
Ce livre est surtout une autre occasion pour lui de redire toute son admiration pour ceux dont il se voit comme le passeur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
ahasverusahasverus   13 avril 2016
Aujourd'hui le deux-roues est comme une métaphore de la société, agressive ; il veut aller plus vite, il ne supporte pas de s'arrêter, même dans les embouteillages. Il n'a même plus deux roues mais trois. Il a le portable écrabouillé dans l'oreille, il écrit des SMS tout en roulant. Ce qui est impressionnant à remarquer, modestement, c'est le feu rouge. Le feu rouge ne peut plus être subi. Car le feu rouge subi, c'est le rien. Le feu rouge sans SMS, c'est l'homme sans Dieu. Il n'en peut plus, il est irrité. Il n'est pas du tout le deux-roues d'il y a trente ans ouvert aux vents dans une vision panthéiste de l'actualité. Aujourd'hui, il veut aller plus vite que la voiture. Il regarde son portable comme au précédent feu rouge, 1,27 mètre plus tôt, et il se demande s'il a un SMS. Quelque chose qui se soit passé. Mais rien ne s'est passé. C'est ça qui est fascinant.
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BazartBazart   23 mai 2016
" Par les soirs bleus d’été, j’irai par les sentiers (Rimbaud). "Avouez que c'est quand même autre chose que ces images où les gens sont très épanouis mais toujours avec des chips et où tout le monde est en groupe »
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alainmartinezalainmartinez   23 août 2016
Rue Custine d’abord. Elle cache son jeu la Custine, la rue Custine. Elle est un peu rétrécie, elle est sombre, mais elle ouvre des perspectives, elle reste à son rang mais elle sait qu’elle va devenir la rue Caulaincourt. La rue Caulaincourt, elle est un peu complexée, c’est un peu l’avenue Victor-Hugo du pauvre, mais disons qu’elle prétend à quelque chose.
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ahasverusahasverus   13 avril 2016
Nous, nous voulons communiquer avec le monde entier sauf avec notre voisin. Le voisin est considéré comme un gros paquet de merde et on ne lui dit même pas bonjour. Maintenant, on entre dans le train et on a plus un , mais quatre appareils avec nous : portable de boulot, portable privé, tablette, casque. Le voisin direct qui pourrait être le miracle n'a même pas droit à un regard.
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NotaBeneNotaBene   10 mai 2016
Je propose des textes ahurissants, je me confronte à eux jusqu'à l'épuisement. Ils sont ma raison d'être, et je souffre que des gens heureux viennent les entendre. Qui sont à mon humble avis assez loin des problèmes de l'"Alchimie du verbe". En disant "A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert", j'ai senti dans le public un trouble, presque un désarroi. J'avais le souvenir des remerciements des sponsors, sur un air de Puccini. Les banques, les magasins de vêtements, les hôtels, etc. Les gens avaient l'air heureux, ils ont même applaudi très fort.
Ils avaient l'air d'aller très bien les gens de Ramatuelle...
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