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EAN : 9782251800271
512 pages
Éditeur : Les Belles Lettres (15/09/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Dans ce traité de physique en vers, traduisant la doctrine épicurienne, Lucrèce nous enjoint à guérir le mal de vivre par la promesse du néant et à soigner notre angoisse par la contemplation des lois d'un monde fruit du hasard, où rien ne se perd ni ne se crée.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Sivoj
  15 août 2020
La traduction en alexandrin non rimés d'Oliviers Sers (aux Belles Lettres) rend certes gracieux les passages poétiques, mais les trois-quarts du livre consistent en des explications rhétoriques sur la conception épicurienne de la physique atomiste. C'est plus rébarbatif à lire qu'autre chose car ces passages là auraient gagné à être retranscrit en prose, comme Molière en eut le projet.
Autre problème : la ponctuation. le texte latin en vis-à-vis contient plus de points et de point-virgules que la version française qui se contente de virgule induisant parfois des confusions sur le sens : difficile de savoir si un bout de complément se rapporte au groupe verbal précédent ou au suivant. Et le choix de débuter chaque vers par une majuscule, au lieu de les réserver aux débuts de phrase, ajoute à la difficulté de lire fluidement, obligé de revenir en arrière pour chercher le discret point final et le début de phrase qu'on a loupé.
Finalement, en suivant sans raison des règles de versification françaises classiques, cette traduction cherche à forcer des ronds dans des carrés. le sens y est, sans doute, et certains vers n'ont pas été écrits sans talent, mais on sent bien une inadaptation de la forme au fond, et la lecture se transforme vite en corvée.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   25 janvier 2020
III-161 : l'âme et l'esprit sont matériels.
Et la même raison montre que leur nature
Est corporelle, car elle ébranle les membres,
Les arrache au sommeil, transforme le visage,
Et c'est l'homme en entier qu'on la voit commander ;
Ce dont rien, on le voit, ne se peut sans contact ;
Sans corps, pas de contact : il faut donc avouer
Que l'âme et que l'esprit sont des corps par nature.
En outre on voit qu'avec le corps l'esprit pâtit,
Et qu'il sent tout ensemble avec nous dans le corps.
Si, sans prendre la vie, une flèche acérée
Pénètre dans les chairs et déchire os et nerfs,
S'ensuit une langueur, un doux affaissement
À terre ; et là, l'esprit s'échauffe, avec parfois
Comme une volonté vague de ressurgir.
Forcément donc l'esprit est par nature un corps,
Puisqu'il souffre des traits et des coups corporels.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   25 janvier 2020
III. 806, mortalité de l'âme. -Traduction d'Ariel Suhamy :
En outre pour rester éternel, il faut, soit
Avoir un corps solide et repousser les chocs,
Sans laisser pénétrer rien qui puisse au-dedans
Détruire l'union étroite des parties :
Tels avons-nous montré les corps de la matière ;
Ou bien pouvoir durer toute l'éternité
Parce qu'exempt de coups : c'est ainsi qu'est le vide,
Qui demeure intangible, inapte au moindre choc ;
Ou parce qu'alentour il n'y a pas de place
Où les choses pourraient comme aller se dissoudre :
Telle est l'éternité de la somme des sommes,
Hors de laquelle il n'est ni place où s'échapper,
Ni corps pour la dissoudre en l'accablant de coups.

Et si l'on croit plutôt que l'âme est immortelle
Car tenue à l'abri des travers de la vie,
Soit que nul corps ne vienne attenter à ses jours,
Soit que quelque moyen repousse ceux qui viennent
Avant que nous puissions en sentir la nuisance,
(lacune probable d'au plus un vers signifiant :
« On s'écarte bien loin du vrai raisonnement. »)
Outre en effet qu'elle est malade avec le corps,
Advient aussi souvent l'avenir qui la mine,
La peur qui la meurtrit, les soucis qui l'épuisent,
Et des crimes passés le remords qui la ronge ;
Ajoute pour l'esprit la folie et l'oubli,
Et l'onde noire où le plonge la léthargie.
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MacabeaMacabea   31 janvier 2018
Voilà pour nous Vénus, voilà ce qu’on nomme l’amour,
voilà cette douceur qu’en nos cœurs goutte à goutte
Vénus a distillée, puis vient le froid souci :
que l’aimé soit absent, ses images pourtant
sont présentes, son nom hante et charme l’oreille.
Mais il convient de fuir sans cesse les images,
de repousser ce qui peut nourrir notre amour,
de tourner ailleurs notre esprit et de jeter
en toute autre personne le liquide amassé,
au lieu de le garder, au même amour voué,
et de nous assurer a peine et la souffrance.
À le nourrir, l’abcès se ravive et s’incruste,
de jour en jour croît la fureur, le mal s’aggrave
si de nouvelles plaies n’effacent la première,
si tu ne viens confier au cours d’autres voyages
le soin des plaies vives à la Vénus volage
et ne transmets ailleurs les émois de ton cœur.
Fuir l’amour n’est point se priver des joies de Vénus,
c’est au contraire en jouir sans payer de rançon.
Oui ! la volupté est plus pure aux hommes sensés
qu’à ces malheureux dont l’ardeur amoureuse
erre et flotte indécise à l’instant de posséder,
les yeux, les mains ne sachant de quoi d’abord jouir.
Leur proie, ils l’étreignent à lui faire mal,
morsures et baisers lui abîment les lèvres.
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Jean-DanielJean-Daniel   14 février 2020
Il est doux, quand la vaste mer est soulevée par les vents, d'assister du rivage à la détresse d'autrui ; non qu'on trouve si grand plaisir à regarder souffrir ; mais on se plaît à voir quels maux vous épargnent.
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Videos de Lucrèce (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Lucrèce
LUCRÈCE – De Rerum Natura : le Poème philosophique (France Culture, 2003) Émission de radio "Commentaire", par Raphaël Enthoven, diffusée le 26 septembre 2003 sur France Culture. Invités : Jean Salem et Jean Pautrat
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