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José Kany-Turpin (Éditeur scientifique)
ISBN : 2080709933
Éditeur : Flammarion (04/01/1999)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 124 notes)
Résumé :
" La poésie vit d'une vie virtuelle.
Les sciences peuvent étendre sa sphère, non augmenter sa puissance. " Victor Hugo justifie en ces termes l'intérêt extrême que l'oeuvre de Lucrèce suscite chez les lecteurs modernes. Or, de récentes découvertes scientifiques ont encore élargi sa sphère d'influence. Au Ier siècle avant J.C., le poète latin ne se contenta pas d'offrir à ses compatriotes la doctrine " salvatrice "d'Epicure, leur permettant d'accéder pleinemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
candlemas
  20 décembre 2017
De natura rerum... Ier siècle avant JC ... qu'on y songe...
Si, comme moi, vous étiez trop médiocre en version latine pour lire dans le texte la poésie de Lucrèce, vous pourrez au moins, dans la traduction française, en apprécier la justesse et l'efficacité démonstrative. Par ailleurs, il persiste, même en français, un souffle poétique, qui rappelle Homère. La lecture est donc plutôt agréable et compréhensible, malgré les archaïsmes.
Incroyable pre-science que celle de ce disciple d'Epicure, qui, observant la nature, pourfend - des siècles avant que l'expérimentation scientifique ne prenne le relais- les superstitions et nous introduit au règne de la raison et de la liberté individuelle. Certains concepts nous conduisent même aux découvertes scientifique les plus contemporaines, observant les effets du hasard sur l'atome !
Mais Lucrèce se fait avant tout notre guide dans la découverte de la philosophie de son maître ; et c'est bien par l'observation de la nature des choses qu'il tente d'en démontrer la justesse. Dans un monde en continuel mouvement, constitué à la fois de corps et de non-être (de vide), l'homme, en rapport avec une nature totalement dépourvue de finalité particulière ou de volonté divine, est absolument libre et responsable.
Ce traité, lu très tôt ado tout en poursuivant un bac scientifique, , fut pour moi la source d'une réflexion métaphysique conduisant tout naturellement à désinvestir la religion chrétienne et adhérer à une vision plus "énergétique" du monde, plus en adéquation avec son observation. D'autres lectures m'ont amené plus tard à retrouver un sens au coeur même de ce monde fait de corps chaotiques et de vides.
Au delà de mon expérience personnelle, le de Natura Rerum, reprenant Démocrite et Epicure, me semble avoir préfiguré le grand courant matérialiste ayant donné naissance à la pensée moderne. Lecture incontournable donc, injustement peu commentée, sans doute parce que, pendant des siècles, les religions y ont veillé...
La partie relative à l'éthique, qui découle pourtant des conceptions cosmologiques, m'a beaucoup moins marqué : elle me semble pouvoir se résumer à Candide cultivant son jardin loin des agitations du monde, et à une recherche d'ataraxie, mêlant plaisir mesuré et l'utile à l'agréable. Une quête de douceur et d'un juste milieu dans les comportements s'en suit, qui rapproche Lucrèce d'Aristote, et l'oppose d'une certaine manière à l'idéalisme platonicien.
Plusieurs points communs aussi avec les maîtres bouddhistes : c'est en levant l'ignorance que les peurs disparaissent, laissant ainsi espérer à l'humain qu'il pourra un jour cesser ses souffrances et atteindre l'ataraxie (l'éveil...). Et , si la démarche épicurienne est individuelle, elle n'exclut pas l'amitié "philosophique" entre les hommes, et n'est donc pas sans rappeler le concept de compassion.
Vraiment, un grand ouvrage scientifique et philosophique, doublé d'un style éloquent, que les humanistes de la Renaissance ont relayé jusqu'à nous, notamment Montaigne et Thomas More.

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michfred
  09 mars 2015
Comment expliquer ce qui nous inquiète ou nous terrifie? Comment parvenir à cette ataraxie du sage qui est le souverain bien?Qu'est-ce que la nature? la matière? Les dieux ont-ils une part dans ces mystères de l'univers qui nous dépassent ou la raison seule peut-elle permettre de les appréhender?
Avec patience, intuition, méthode Lucrèce s'emploie à répondre à toutes ces vastes questions, en s'adressant presque familièrement à son ami Memmius, dont le lecteur devient l'avatar.
Avec souffle, imagination, fulgurance des images aussi, et surtout. Car ce philosophe matérialiste, ce rationaliste convaincu est avant tout un poète.Il nous donne à voir le mouvement des atomes dans la matière en apparence inerte, la couleur dans les ténèbres aveugles. Il nous fait voyants par un intense et raisonné dérèglement de notre imagination.
Oui, voyants....et chaque fois que je relis ou retraduis Lucrèce - c'est particulièrement ardu, plein d'archaïsmes, mais beau... comme l'antique!- je pense à celui qui me l'a fait découvrir.
Il arrivait en cours, appuyé sur l'épaule de sa femme, une petite dame toute timide, pleine d'admiration pour son grand savant de mari- posait sur le bureau un énorme volume relié plein cuir, l'ouvrait et faisait courir ses doigts sur les pages écrites ....en braille. Les yeux aveugles, les mains agiles, la voix sûre, il lisait le texte, le traduisait, le commentait avec la même aisance inspirée.
Était-ce la cécité de ce professeur qui donnait une telle force aux images du vieux poète latin? Il me suffit de fermer les yeux pour les sentir affleurer sous mes paupières: Ah les cygnes noirs et les corbeaux blancs de Lucrèce que n'eût point reniés Nerval...
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dbacquet
  08 mars 2015
Dans le « de Natura Rerum » Lucrèce expose à un ami, Memmius, la philosophie d'Epicure dont il fait l'éloge, en un vaste poème composé d'hexamètres, lequel s'apparente davantage cependant à un livre de physique, où il est question de la formation du monde et des différents phénomènes naturels, tels que la foudre, les tremblements de terre, les éruptions volcaniques ou bien encore la diffusion des maladies, autant de phénomènes auxquels les anciens attribuaient le plus souvent des causes surnaturelles. Mais Lucrèce, en disciple d'Epicure, entend dépasser les superstitions et découvrir les véritables causes de ces phénomènes. Ce qui n'est pas sans implication morale, puisque c'est de la connaissance de la nature que dépendent la tranquillité de l'âme et le bonheur qui constituaient la recherche d'Epicure, lequel pouvait passer pour un thérapeute, en chassant les craintes et les passions excessives.
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pve735
  21 janvier 2016
De la nature est présenté comme un grand poème, une ode à la nature, mais les sujets qu'il aborde et les questions qu'il soulève sont essentiellement de nature philosophique et scientifique.
Les raisonnements présentés sont parfaitement stupéfiants quand on se rappelle qu'il a été rédigé il y a plus de 2000 ans, un siècle avant les débuts du christianisme. L'existence des atomes est déduit de l'observation, observation qui ne sera confirmé par la science (et accepté) que vers la fin du 19e siècle! D'ailleurs les Anciens avaient observés de nombreux phénomènes étranges comme la rame plongée dans l'eau et dont la hampe semble remonter vers la surface à cause d'un phénomène de diffraction des rayons.
Ce « poème » déduit que l'espace n'a pas de limites (ce que la science actuelle ne contredit pas), que les dieux n'interviennent pas dans les affaires humaines car « quels si grands avantages pourraient-il espéré de notre reconnaissance qu'ils en prennent envie de tenter quoi que ce soit en notre faveur? », que la terre et le ciel connaîtront une fin (ce que la science actuelle confirme), que l'âme et la pensée sont mortelles.
Que 2000 ans après de telles constatations, les religions soient encore aussi florissantes et en santé est proprement stupéfiant à première vue. Comment des mythes aussi loufoques et invraisemblables peuvent-il perdurer si longtemps? Seraient-ils porteurs d'une quelconque vérité? Évidemment brûler, pendre, écarteler et torturer tous les hérétiques pendant des siècles comme le fit la Sainte Inquisition catholique explique en partie la longévité de cette religion: vaut mieux croire ou faire semblant de croire que de mourir brûlé.
Cependant, on peut tirer d'autres conclusions: de un, la plupart des humains préfèrent croire ce qui leur plaît et ce qui les flattent plutôt que de savoir ce qui se passe vraiment dans la réalité. Plus important encore, la religion a une fonction sociale liée à la survie de l'espèce (Darwin), à la vie ordonnée en société par l'inversion de nos passions positives à l'état de nature (meurtre et destruction) en valeurs négatives (pitié et compassion), mais qui rend possible à vie en société (Généalogie de la morale, Nietzsche). La religion ne détient pas la Vérité, mais elle a une fonction fondamentale, voilà la raison de sa longévité. Il est même aisé de prédire qu'on ne peut pas la déraciner et que, toujours, la plupart des humains croiront en un mythe quelconque. Il le faut d'ailleurs pour éviter l'anarchie.
Lucrèce se fourvoie dans le chapitre sur les simulacres. La nature de la lumière échappe aux Anciens. Ce n'est d'ailleurs qu'avec Newton et ses expérience de diffraction que nous allons commencer à comprendre un peu. La voûte céleste, la nature des étoiles de la lune, du soleil et les éclipses sont des phénomènes sujet à débat à son époque. La foudre, les tremblements de terre, le magnétisme et la peste sont autant de sujets qu'il tente tant bien que mal de rendre compte. Une lecture recommandée que tout le monde devrait faire une fois dans sa vie même si pour nous, modernes, certains passages sont un peu long et fastidieux.
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Pingouin
  10 juillet 2012
De la nature est un -très- long poème destiné à exposer la doctrine épicurienne à "Memmius, gouverneur de Bithynie" et grand ami de son auteur, Lucrèce. Il est évident que ce dernier cherche à convertir cet être cher à l'épicurisme, l'emploi de la deuxième personne du singulier durant tout le livre en est une preuve assez évidente.
Mais ce livre, les poèmes qui le composent, ont beau avoir été destinés originellement à un seul homme, c'est à l'humanité entière que Lucrèce aura légué cette oeuvre d'art ayant été la principale source d'information au sujet de l'épicurisme, les ouvrages de son créateur -Épicure- ayant été pour la plupart détruits ou perdus.

L'emploi de la forme versifiée, -qu'Épicure reniait pourtant- permet à Lucrèce de faciliter l'assimilation des idées qu'il expose. La forme poétique est l'excipient permettant d'avaler ces idées abstraites qui ont pour objectif une application concrète, l'auteur aime à dire qu'il "enduit de miel", et rend de fait délicieuse et agréable à ingérer la philosophie épicurienne.
Cette philosophie, quelle est-elle ? Ces poèmes ont justement pour but de nous l'exposer dans le détail, de prétendre au bonheur ici et maintenant, de se contenter des plaisirs naturels, de fuir une gloire éphémère et exténuante, pour se contenter du nécessaire. Il est évident que Lucrèce cherche à discréditer toutes les religions pour convertir un maximum de personnes à la sienne, ainsi, il tape à coups de marteau sur l'idée de dieux vengeurs ou préméditant la destinée des hommes, selon lui, les dieux ne sont que des hommes, dont la constitution atomique diffère certainement de la nôtre, mais qui n'ont que faire de nos vies.
Mais alors, s'il n'y a pas de dieux, comment expliquer les phénomènes naturels ? Comment expliquer le tonnerre ? Comment expliquer les tremblements de terre ? Lucrèce s'y emploie d'une façon rationnelle et toujours très atomique, et même si la plupart de ses justifications sont aujourd'hui rendues caduques par la science, il est impressionnant de constater cette capacité à justifier l'incroyable pour permettre à ses contemporains d'être heureux. Il s'affaire à dénoncer la bêtise de certains qui croient que la vie n'est qu'un prélude à un outre-monde. La connaissance pour vaincre la peur, voilà l'un des grands édifices permettant de bâtir le château du souverain bien, de l'ataraxie.
L'atome est la base et la fierté de la doctrine épicurienne, et pour cause, quel incroyable pari sur la science que de prétendre -bien que Leucippe et Démocrite, réels découvreurs de ce minuscule organisme, aient précédé l'épicurisme- à une telle constitution du monde plusieurs dizaines de siècles avant que celle-ci soit prouvée !
Malgré tout ce génie, les justifications lucréciennes perdent un peu de leur intérêt lorsque l'on découvre cet ouvrage avec les yeux du lecteur du XXIème siècle, pour autant, quelques superbes images permettent d'apprécier la lecture.

Si vous avez déjà une bonne connaissance de l'épicurisme par la lecture d'ouvrages le résumant, vous n'apprendrez sans doute pas grand chose à son sujet, mais vous apprécierez la poésie de Lucrèce qui, bien qu'ayant forcément perdu de sa puissance évocatrice par l'intermédiaire de la traduction, n'en reste pas moins magnifique et agréable à lire. Ce poème est également une excellente introduction à cette philosophie de la vie, bien que, non équipé d'informations préalables, le travail d'interprétation des quelques unes disséminées çà et là -entre la poésie pure- quant à la philosophie exposée devra être fait de manière plus concentrée.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
candlemascandlemas   16 février 2018
Mère des Romains, charme des dieux et des hommes, bienfaisante Vénus, c'est toi qui, fécondant ce monde placé sous les astres errants du ciel, peuples la mer chargée de navires, et la terre revêtue de moissons; c'est par toi que tous les êtres sont conçus, et ouvrent leurs yeux naissants à la lumière. Quand tu parais, ô déesse, le vent tombe, les nuages se dissipent; la terre déploie sous tes pas ses riches tapis de fleurs; la surface des ondes te sourit, et les cieux apaisés versent un torrent de lumière resplendissante.
[ ] Dès que les jours nous offrent le doux aspect du printemps, dès que le zéphyr captif recouvre son haleine féconde, le chant des oiseaux que tes feux agitent annonce d'abord ta présence, puis, les troupeaux enflammés bondissent dans les gras pâturages et traversent les fleuves rapides tant les êtres vivants, épris de tes charmes et saisis de ton attrait, aiment à te suivre partout où tu les entraînes! Enfin, dans les mers, sur les montagnes, au fond des torrents, et dans les demeures touffues des oiseaux, et dans les vertes campagnes, [1,20] ta douce flamme pénètre tous les cœurs, et fait que toutes les races brûlent de se perpétuer. Ainsi donc, puisque toi seule gouvernes la nature, puisque, sans toi rien ne jaillit au séjour de la lumière, rien n'est beau ni aimable, sois la compagne de mes veilles, et dicte-moi ce poème que je tente sur la Nature [ ]
Fais cependant que les fureurs de la guerre s'assoupissent, et laissent en repos la terre et l'onde. Toi seule peux rendre les mortels aux doux loisirs de la paix, puisque Mars gouverne les batailles, et que souvent, las de son farouche ministère, il se rejette dans tes bras, et là, vaincu par la blessure d'un éternel amour, il te contemple, la tête renversée sur ton sein; son regard, attaché sur ton visage, se repaît avidement de tes charmes; et son âme demeure suspendue à tes lèvres. Alors, ô déesse, quand il repose sur tes membres sacrés, [ ] et que, penchée sur lui, tu l'enveloppes de tes caresses, laisse tomber à son oreille quelques douces paroles, et demande-lui pour les Romains une paix tranquille.
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PingouinPingouin   01 juillet 2012
Éloge d'Épicure

La vie humaine, spectacle répugnant, gisait
sur la terre écrasée sous le poids de la religion,
dont la tête surgie des régions célestes
menaçait les mortels de son regard hideux,
quand pour la première fois un homme, un Grec
osa la regarder en face, l'affronter enfin.
Le prestige des dieux ni la foudre ne l'arrêtèrent,
non plus que le ciel de son grondement menaçant,
mais son ardeur fut stimulée au point qu'il désira
forcer le premier les verrous de la nature.
Donc, la vigueur de son esprit triompha, et dehors
s'élança, bien loin des remparts enflammés du monde.
Il parcourut par la pensée l'univers infini.
Vainqueur, il revient nous dire ce qui peut naître
ou non, pourquoi enfin est assigné à chaque chose
un pouvoir limité, une borne immuable.
Ainsi, la religion est soumise à son tour,
piétinée, victoire qui nous élève au ciel.
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fdelormefdelorme   27 mars 2014
C'est donc ainsi que le monde entier évolue dans le temps et que d'état en état passe la terre: ce dont elle était capable, elle ne l'est plus, mais elle peut ce qui lui fut impossible. Que de monstres la terre en travail s'efforça de créer, étranges de traits et de structure! On vit l'androgyne, qui tient des deux sexes mais n'appartient à aucun, et n'est ni l'un ni l'autre; on vit des êtres sans pieds et sans mains, ou muets et sans bouche, ou sans regard, aveugles, ou bien dont les membres adhéraient tous au tronc et qui ne pouvaient ni agir, ni marcher, ni éviter un péril, ni pourvoir à leurs besoins. Tous ces monstres et combien d'autres de même sorte furent créés en vain, la nature paralysa leur croissance et ils ne purent toucher à la fleur tant désirée de l'âge, ni trouver de nourriture, ni s'unir par les liens de Vénus. Il faut en effet, nous le voyons, tout un concours de circonstances pour que les espèces puissent durer en se reproduisant: des aliments d'abord, puis des germes féconds distribués dans l'organisme avec une issue par où ils puissent s'écouler hors du corps alangui, et enfin, pour que la femelle puisse se joindre au mâle, des organes qui leur permettent d'échanger des joies partagées. Beaucoup d'espèces durent périr sans avoir pu se reproduire et laisser une descendance. Toutes celles que tu vois respirer l'air vivifiant, c'est la ruse ou la force, ou enfin la vitesse qui dès l'origine les a défendues et conservées.
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FaeruneFaerune   16 février 2015
Maintenant, personne, tant on est lassé et blasé de cette vue, ne daigne plus lever les yeux sur les espaces lumineux du ciel. Si tous ces objets apparaissaient aujourd'hui pour la première fois aux mortels, s'ils étaient soudain présentés, on ne pourrait rien citer de plus étonnant ou dont les hommes aient moins osé concevoir la possibilité de l'existence. Par l'accoutumance des yeux, les esprits s'habituent, et ne s'étonnent plus des choses qu'ils voient toujours ni n'en recherchent plus les raisons.
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pve735pve735   17 janvier 2016
La piété, ce n'est pas se montrer à tout instant la tête voilée devant une pierre, ce n'est pas s'approcher de tous les autels, ce n'est pas se prosterner sur le sol la paume ouverte en face des statues divines, ce n'est pas inonder les autels du sang des animaux, ni ajouter des prières aux prières, mais c'est plutôt de regarder toutes choses de ce monde avec sérénité.
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Videos de Lucrèce (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Lucrèce
Émission de radio "Commentaire", par Raphaël Enthoven, diffusée le 26 septembre 2003 sur France Culture. Invités : Jean Salem et Jean Pautrat.
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