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ISBN : 2879297567
Éditeur : Editions de l'Olivier (17/08/2017)

Note moyenne : 2.72/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Gustavo « Grandroute » Sanchez sait imiter à la perfection Janis Joplin quand il a trop bu. Il sait également déchiffrer les dictons des gâteaux chinois, et même faire la planche. Mais Gustavo n’est pas une personne comme les autres, c’est le meilleur commissaire-priseur du monde. Et il ambitionne de réaliser son plus grand coup : se faire extraire toutes les dents et les vendre en les faisant passer pour les restes d’« infâmes personnages » tels que Plato... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  29 septembre 2017
Gustavo Sanchez Sanchez, dit « Grandroute », autoproclamé meilleur commissaire-priseur du monde.raconte aux pauvres lecteurs que nous sommes comment il est venu à exercer ce métier et comment il a abouti à un morceau de bravoure totale à savoir la vente aux enchères de ses propres dents, qu'il fait passer pour des dents d'illustres grands hommes.Il se fait retirer r toutes ses dents pour les mettre aux enchères en faisant croire qu'elles appartiennent à différentes figures historiques, de Platon à Virginia Woolf.
Farce complètement farfelue et rocambolesque autour d'un personnage qu'il est tout autant, ce texte écrit par une jeune romancière mexicaine vivant à New York n'est jamais linéaire et facile à appréhender.
Un style et un projet aussi atypique que cynique et drôle, qui pourra dérouter un lecteur peu habitué à ce genre de littérature.
A l'origine, comme Valéria Luiselli l'explique dans une post face, cette histoire une commande pour une exposition et a fini par devenir une réflexion le sens et la valeur des objets, et plus profondément l'attachement sentimental aux objets quotidiens. de même on apprend que le livre a largement évolué entre la première parution ( édition en espagnol) et les suivantes ( édition en anglais), la romancière ayant utilisé des éléments qu'on lui a donné au gré de rencontres et ateliers pour faire évaluer certains de ses personnages et même construire des arbres généalogiques dans le roman, qui n'existaient pas à l'origine.
Cette réflexion, qu'on peut voir comme une critique de l'art contemporain, rend, une fois qu'on a pris connaissance de ses éléments, la fantaisie de départ plus profonde et moins gratuite que prévu et font de cette histoire de mes dents un objet aussi déroutant que prenant et certainement l'un des OLNI ( objets littéraires non identifiés) les plus marquants de cette rentrée littéraire 2017 .

Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Pirouette0001
  23 septembre 2017
Roman qui se veut résolument original dans sa structure, sa présentation et son histoire. Je m'y étais plongée sur conseil de ma libraire et vu la référence à Vila-Matas (encore lui !) au quatrième de couverture.
C'est largement trop déjanté pour moi, je n'ai pas ris ni même souri, mais j'ai apprécié cette recherche de style pour sortir des sentiers battus. J'aime tellement peu les romans construits avec algorithmes ou lorsque l'on sent les études à l'américaine de "creative writing" dans la trame convenue de beaucoup trop de romans aujourd'hui que je souligne grandement ce genre de tentatives.
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mayim
  20 janvier 2020
Voilà un livre atypique et farfelu, pas désagréable mais qui laisse un goût pour le moins étrange.
On suit les aventures de Grandroute. Celui-ci est atteint de collectionnite aigüe depuis l'enfance (ongles, pailles, tout y passe) et souffre d'un complexe concernant ses dents. Il se découvre sur le tard une passion pour la vente aux enchères et devient commissaire-priseur. Il invente des méthodes de vente originales et il décide un jour de vendre ses propres dents en les faisant passer pour celles de personnages célèbres.
Si j'ai trouvé ce début assez amusant bien que déroutant, j'ai nagé dans la perplexité par la suite. C'est une plongée dans l'absurde le plus total. J'ai hésité entre un rire franchement nerveux et une envie d'envoyer le livre en l'air en hurlant au foutage de gueule. le récit tourne à l'exercice de style, sûrement brillant mais très agaçant. Cela devient une succession de digressions, un étalage de références littéraires, d'extraits de textes, de mots en chinois, latin ou russe et de phrases sans queue ni tête qui semblent tout droit sorties d'un cadavre exquis.
Je suis têtue, j'ai continué à lire pour voir jusqu'où tout ça pouvait bien aller. Et voilà que la dernière partie et la postface apportent un nouvel éclairage sur tout le récit ! L'ensemble prend alors un tour beaucoup plus ironique et devient une réflexion sur l'intérêt qu'on porte aux objets, à la valeur qu'on leur accorde en fonction des histoires qu'on nous raconte sur ces objets et qui influencent nos perceptions. On découvre alors une mise en abyme du récit puisque, de la même manière, on porte un regard différent sur le texte après avoir lu les histoires qui l'entourent. Que ce soit une oeuvre d'art ou ce livre, le sens qu'on lui donne dépend de ce qu'on nous en raconte et c'est plus l'esprit de l'oeuvre que l'oeuvre elle-même qu'on achète ou qu'on lit. Car, en fait, le réel ne nous suffit pas, personne ne s'en contente et nous aimons tous qu'on nous raconte des histoires.
Ce texte a donc finalement une démarche assez intéressante. Il semble placer la littérature dans l'art contemporain et donne l'impression de mettre le lecteur au coeur d'une expérience. Je dois dire que je ne sais pas encore vraiment ce que j'en pense. En tout cas, il ne laisse pas indifférent.
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oiseaulire
  03 novembre 2017
Ce livre est né de la commande véridique d'une entreprise de jus de fruits, le groupe Jumex qui finance parallèlement à son activité commerciale une galerie d'art du même nom installée dans une banlieue déshéritée de Mexico. L'auteur, Valeria Luiselli, a créé son personnage, Grandroute, avec la collaboration d'employés de l'usine réunis hebdomadairement dans un atelier de lecture improvisé. La progression de son histoire a tenu compte des réactions de ces ouvriers-lecteurs au fur et à mesure que des épisodes du roman leur étaient livrés. Grandroute, le héros, après avoir végété de nombreuses années dans un emploi de gardien de sécurité, est soudain devenu commissaire priseur après avoir effectué un stage aux Etats Unis. Mais un commissaire priseur d'un genre particulier. En effet il collectionne les objets les plus hétéroclites, dont certains proviennent même d'une décharge privée, et les revend aux enchères en en attribuant la possession à des auteurs fameux de la littérature mondiale, tels que Unamuno, Virginia Woolf et bien d'autres. Il crée à leur propos des anecdotes qui stimulent l'imagination du public des salles de vente et parvient à amasser une fortune considérable. Cela va-t-il durer, et dans quelles aventures cocasses va s'embarquer, ou plutôt être embarqué notre personnage ? je ne le révèlerai pas. Ce livre ressemble à une parabole : le post-capitalisme ne finit-il pas par vendre du vent, et ne devrait-il pas se reconvertir dans la production des biens immatériels que constituent les belles histoires ? Ce livre m'a tout d'abord déconcertée, mais il ne manque ni d'intérêt, ni d'originalité. Il est même furieusement inventif quant au fond et à la forme et s'apparente pour la littérature à ce qu'est la performance dans le domaine de l'art.
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lafilledepassage
  21 novembre 2017
Ce livre, commande pour une exposition dans la galerie d'art d'une usine de jus de fruit à Ecatepec, dans un quartier pauvre de Mexico, est le résultat d'une collaboration entre l'écrivain et un groupe d'ouvriers de l'usine. En cela, il constitue déjà une oeuvre particulière et intéressante.
Le héros est un sympathique escroc à la petite semaine, ancien portier de l'usine de jus de fruit et actuellement commissaire-priseur de son état, possesseur des dents de Marylin … et inventeur de théories sur le discours des commissaires-priseurs. L'atmosphère est très bien rendue et rappelle les romans de Céline et le très beau « Amores Perros » d'Inarritu. le tout est parsemé de clins d'oeil à Sartre, Proust, Montaigne, Quintilien, …
Malheureusement après ce début déjanté très réussi, le roman s'essouffle et j'ai dû m'accrocher pour terminer cette histoire. Et donc impression mitigée …
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   11 septembre 2017
Déjà traduit dans une vingtaine de langues, un roman complètement farfelu qui nous fera parfois sourire de toutes nos dents.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   29 septembre 2017
Je suis Gustavo Sanchez Sanchez, ai-je dit. Je suis le seul, l'unique Grandroute. Et je suis mes dents. Elles peuvent vous paraitre jaunies, et certes, pas de première fraicheur, mais je peux vous l'assurer: ces dents ont jadis appartenu à Marilyn Monroe, qu'il est inutile de présenter. Si vous les voulez, il faudra que vous me preniez avec. Je n'ai pas fourni plus d'amples explication. Qui ouvre les enchères, ai je demandé sur un ton calme , tranquille, croisant les yeux de Siddahrata, fixés sur moi.
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baaab894baaab894   09 juin 2017
Je suis le meilleur commissaire-priseur au monde, mais personne ne le sait parce que je suis un homme du genre discret. Je m’appelle Gustavo Sánchez Sánchez, toutefois les gens m’appellent Grandroute, avec affection, je crois. Après deux rhums, je suis capable d’imiter Janis Joplin. Je sais interpréter les devises des fortune cookies chinois. Je peux faire tenir un œuf droit, comme Christophe Colomb dans l’anecdote fameuse. Je sais compter jusqu’à huit en japonais : ichi , ni , san , shi , go , roku , shichi , hachi . Je sais faire la planche.
Voici l’histoire de mes dents et mon traité sur les objets de collection et la valeur changeante des choses.
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volubilaevolubilae   16 mars 2018
Les jours suivants ont été déconcertants et difficiles, et je préfère ne pas en parler. J'ai suivi une thérapie de groupe. J'ai regardé la Formule 1 à la télé. J'ai envisagé le catholicisme. J'étais perdu comme une hirondelle en Antarctique, comme dit Napoléon.
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volubilaevolubilae   01 mars 2018
Pendant un certain temps, j'ai tenu le coup, comme dit Napoléon, tel le bois vert qui refuse de brûler, l'arbre qui ne prend pas racine.
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lafilledepassagelafilledepassage   21 novembre 2017
Je lui ai expliqué que ce que je voulais dire c’est que je pourrais raconter des histoires dont le degré de déviation par rapport à la section conique des objets relatifs serait supérieur à zéro. En d’autres termes, comme le grand Quintilien l’avait formulé jadis, je pouvais rétablir la valeur d’un objet par le truchement d’un « élégant dépassement de la vérité ».
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