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EAN : 9782253074403
408 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (30/10/2019)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Le destin poignant d'une femme hors du commun   Doris, âgée de 96 ans, habite seule dans un petit appartement de Stockholm. Ses journées sont rythmées par le défilé régulier d'auxiliaires de vie et par les appels de sa petite-nièce Jenny, sa seule famille et source de joie, qui vit aux États-Unis. Son bien le plus précieux est un carnet d'adresses, qu'elle possède depuis 1928. Ce petit objet rouge contient le souvenir des gens qu'elle a rencontrés tout au long de so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (96) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  01 novembre 2018
Doris est désormais une femme très âgée, vivant seule dans sa campagne suédoise. Chaque semaine, via Skype, elle retrouve sa nièce Jenny pour un échange rempli de tendresse. Doris n'a plus de famille, plus d'amis, à 96 ans c'est qu'on voit les êtres s'éteindre les uns après les autres. Il lui reste Jenny. Et puis, son petit carnet rouge, souvenirs de toute sa vie qui respirent dans les lignes de ce petit carnet rouge.
En alternant le quotidien de Doris aujourd'hui et les souvenirs du carnet rouge, on part enchanté dans la vie de Doris qui a tant vécu et surtout tant aimé.
Lorsqu'elle n'est encore qu'une jeune fille, sa mère l'envoit à Paris comme bonne à tout faire. Elle s'acclimate mal à ce pays étranger mais finira par l'aimer, à travers la littérature française, les jolies ruelles parisiennes, elle deviendra alors mannequin pour Chanel.
C'est aussi à Paris qu'elle rencontrera son grand et unique amour, Allan Smith. Mais la deuxième guerre mondiale sévit arrachant à Doris son plus grand rêve de femme. Elle quite Paris pour New-York à la recherche de son grand amour.
Les rencontres s'enchaînent pour Doris. Souvent heureuses et parfois dramatiques.
La vie de Doris mérite d'être lue pour tout le bonheur et les leçons d'humanité que celle-ci tend à nous offrir.
C'est beau, c'est doux, c'est un peu triste mais plus souvent lumineux encore.
Cela chante les rêves comme une douce mélodie, on aurait tort de s'en priver, «parce qu'il faut cultiver les talents qu'on possède, ne pas avoir peur de la vie, la dévorer, exister, rire, penser que la vie n'est pas là pour s'occuper de nous, que c'est nous qui devons nous en occuper, qu'il faut saisir les opportunités qui se présentent et en faire quelque chose. »
Et finalement,
« L'Amour.
Ce n'est qu'un mot.
Mais il contient tant de choses.
Il n'y a que l'amour qui compte.
As-tu aimé assez ? »
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cicou45
  14 juin 2019
Cet ouvrage s'achève sur cette phrase qui est, on peut le croire, une question adressée au lecteur : "As-tu aimé assez ?" En ce qui me concerne, je crois, enfin non, je suis persuadée qu'on n'aime jamais trop, on aime parfois maladroitement, pas comme l'autre le voudrait mais trop, cela non et de cela, j'en étais déjà convaincue avant d'entamer la lecture de cet ouvrage. Attention, si il est vrai que cet ouvrage parle d'amour, ce n'est pas sur un ton de romance avec nécessairement une happy end à la fin, non cela n'a rien à voir. Ici, il est question d'amour- certes celui avec un grand A mais aussi celui que l'on porte à une soeur, à une nièce, à un ami et bien d'autres encore. Ici, c'est celui que Doris, une dame âgé que porte à sa petite nièce Jenny qui est au centre de l'attention. Elles ont beau habiter l'une et l'autre aux extrémités de la planète et ne pas se voir assez souvent, elles se parlent régulièrement sur Skype, un outil que la vieille dame maîtrise parfaitement et qui lui permet de rester en contact avec le reste du monde - elle qui a eut une vie si remplie et n'a pas arrêtée de voyager tout au long de sa vie. C'est en cela que l'ordinateur est une invention extraordinaire pour Doris car, alors qu'elle n'arrive pratiquement plus à se déplacer et qu'elle est dépendante des aides-ménagères qui viennent chaque jour lui préparer ses repas, dès qu'elle se connecte à Internet, elle revient à la vie et se sent moins seule, elle qui n'a d'autre famille que sa chère Jenny.
Aussi, n'ayant pas grand chose à lui léguer en héritage, décide-telle de lui laisser une chose extrêmement précieuse à ses yeux : ses souvenirs ! Elle se met alors à lui raconter son début de vie en Suède jusqu'au jour où sa mère, n'arrivant plus à se débrouiller, décida de la placer chez une dame riche afin qu'elle y officie en tant que bonne et c'est là que sa vie va basculer. Tout d'abord sa rencontre avec un homme (non, non, ne vous faites pas de fausses idées dès le départ : celui-ci pourrait très bien être son père et in est homosexuel), puis la vie à Paris, celle de mannequin, la guerre, la fuite, les Etats-Unis.., le fait de devoir prendre à sa charge sa jeune soeur et de lui donner tout ce qu'elle n('a pas eu étant enfant et surtout Allan (ou, cette fois-ci, il s'agit du bon : celui que l'on appelle amour avec un grand A). Bref, l'on pourrait presque dure qu'à l'âge de 96 ans, Doris a mené plusieurs vies dans une (attention, les lieux énumérés ne sont pas complets et les événements pas nécessairement dans l'ordre).
Aussi, à l'heure où elle cette dernière est, Jenny décide de se rendre au chevet de cette vieille tante chérie qui a veillé sur elle comme une mère et à qui elle doit tant. Partager les derniers instants de sa vie avec elle, aujourd'hui où elle est m mère à son tour, lui paraît la seule chose qu'elle se doit de faire et ce, pour la plus grande incompréhension de son mari !
Un ouvrage qui m'a bouleversé, avec une écriture fluide et des chapitres courts et que je ne peux donc que vous recommander . Franchement, lisez cet ouvrage, vous ne serez pas déçus !
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jeunejane
  23 décembre 2018
L'auteure, Sofia Lundberg, retrouve dans les souvenirs de sa grand-tante Doris, un carnet rempli de noms.
Cette découverte sera à l'origine du roman "Un petit carnet rouge".
Doris, une dame âgée de 96 ans, vit seule dans son appartement à Stockholm. Une équipe d'auxiliaires de soin veille sur elle.
Régulièrement, elle se branche sur Skype pour converser avec sa petite-nièce Jenny avec qui elle entretient une belle relation complice, affectueuse et amicale .
Dans un petit carnet rouge, Doris a noté le nom des personnes qui ont parsemé sa vie. de nombreux noms sont rayés et pour cause, elle en a perdu beaucoup en route.
Le récit se partagera entre les chapitres racontés par Doris au sujet de son enfance et de sa vie.
D'autres portent comme titre le nom d'une personne rencontrée et développeront la relation que Doris a vécu avec cette personne.
Notre vieille dame a eu une vie bien mouvementée.
Elle a d'abord dû quitter sa famille suite à un drame.
Elle est ensuite entrée au service d'une dame excentrique et a ensuite été enrôlée pour devenir mannequin mais pas dans le même contexte qu'en 2018. Sa jeunesse se situe dans les années 1930.
Une vie pas facile.
Nous la retrouvons à 96 ans à la fin de sa vie, sereine mais en souffrance physique. Chaque millimètre carré de son corps lui fait mal.
Nous sommes loin de Jeanne dans le livre " Un clafoutis aux tomates cerises" de Veronique de Bure où la vieille dame apparaît plus dynamique. Cela ne gâche rien.
Une belle idée que Sofia Lundberg a exploitée, avec quelques longueurs pour moi car je n'adorais pas le monde fréquenté par Doris.
Pour l'écriture, rien de percutant, nous avons affaire ici à une narration simple mais il s'agit d'un roman traduit du suédois.
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isabelleisapure
  12 juillet 2018
« Je feuillète parfois mon carnet d'adresse. Il est devenu une sorte de carte au trésor de mon existence. »
Ce petit carnet rouge, Doris l'a obtenue de son père pour son dixième anniversaire et année après année, il est devenu son compagnon, le témoin de ses rencontres. Elle y a noté précieusement le nom des personnes qui ont jalonné son existence.
A 96 ans, la vieille dame se souvient et nous l'accompagnons dans ce travail de mémoire. Beaucoup de nom sont suivis de la mention « Décédé », tel Gösta, l'ami de toujours, celui qui a tellement compté, aussi fidèle qu'indispensable, lorsqu'ils se perdaient de vue c'était pour mieux se retrouver.
Au soir de sa vie, elle se remémore son passé : son départ de la maison familiale pour travailler comme domestique dans une maison bourgeoise, jusqu'à la rencontre miraculeuse qui la propulse à Paris sur les podiums d'une maison de haute couture et dans les pages de « Vogue ». Des années de bonheur, de solitude, de chagrins, d'amour pour Alan, le seul homme de sa vie.
C'est par le biais d'un ordinateur que Doris communique avec sa nièce Jenny, sa qui vit à San Francisco, malgré son âge, elle a une grande aisance dans le maniement de Facebook ou Skype.
« Cette technologie occupe ses journées. Elle rend l'attente de la mort plus supportable »
Ce roman tendre et émouvant retrace le parcours de vie d'une femme volontaire qui, malgré les épreuves difficiles qu'elle a traversées, a toujours su puiser en elle une incroyable force de vie !
L'auteur fait preuve de beaucoup de tendresse pour nous entraîner dans la psychologie et les pensées intimes de son personnage, nous faisant partager les émotions qui l'assaillent.
D'aucun pourront penser que la fin vire dans le roman à l'eau de rose, pour ma part, j'en ai été réellement émue et j'avoue avoir versé quelques larmes.
« Un petit carnet rouge » est un très joli roman qui se déguste comme une bouffée de bonheur.
Je remercie très vivement NetGalley et les Editions Calmann-Lévy qui m'ont permis cette découverte.
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ladesiderienne
  06 juin 2019
Pour son premier roman, Sofia Lundberg, auteure suédoise, s'est inspirée de sa propre histoire, après avoir retrouvé un carnet rempli de noms et d'adresses pour la plupart barrés, ayant appartenu à sa grand-tante.
Dès le début, le lecteur est plongé dans l'intimité d'une vieille dame Doris Alm, presque centenaire, qui décide de transmettre ses souvenirs au seul membre de sa famille qui lui reste, sa petite-nièce Jenny qui vit aux États-Unis et avec laquelle elle est régulièrement en contact grâce à Skype. Mais après une chute, la vieille dame est hospitalisée. le temps presse, Jenny sentant l'urgence, abandonne sa famille pour l'accompagner dans ses derniers instants et revient en Suède. Dans l'appartement de sa tante où elle vient dormir, la jeune femme retrouve un petit carnet rouge dans lequel Doris a consigné le nom de ceux et de celles qu'elle a côtoyés au cours de son existence, beaucoup sont barrés avec la mention "Décédé" en face, sauf un, celui de Allan Smith. Jenny veut en savoir plus. En aura-t-elle le temps ?
Je vais être honnête, ce genre de roman n'est pas ma tasse de thé habituelle, c'est l'enthousiasme de ma bibliothécaire pour cette histoire qui m'a convaincue. J'ai quand même commencé ma lecture sans emballement. Mais rapidement les personnages très attachants et le talent de l'auteure qui joue sur diverses cordes sentimentales m'ont séduite. Des moments dramatiques alternent avec des échanges d'une grande douceur. Dans cette chambre d'hôpital, trois âges de la vie sont représentés : l'enfance avec le bébé de Jenny qu'elle a emmené avec elle, l'âge mûr et enfin la vieillesse. le lecteur est confronté d'une part à une fin de vie, avec ce qu'elle sous-entend : la solitude, la dépendance, le manque d'intimité dans les hôpitaux, pour ensuite être plongé dans le récit de la vie de Doris, qui n'a rien de commun. En effet, après avoir échappé à son milieu d'origine plutôt modeste, elle connaîtra pour un temps le destin d'une femme indépendante et libre, en tant que mannequin à Paris, fait assez rare pour l'époque. J'ai bien aimé aussi le personnage secondaire de Gösta, l'ami homosexuel de Doris et artiste peintre sans succès qui sera toujours d'un soutien indéfectible et qui partage avec elle les rêves de la ville-lumière. Malgré des épisodes assez tumultueux, ce roman est loin d'être larmoyant car Doris n'est pas triste de mourir, elle emporte avec elle le souvenir des personnes qu'elle a aimées et c'est la leçon de vie qu'elle veut transmettre à sa nièce : l'existence n'est rien sans aimer, au sens large du terme. Si je veux être tout à fait honnête, je dois quand même reconnaitre que certains éléments notamment à la fin tiennent de l'improbable.
Je suis étonnée que ce livre auquel j'accorde un 16/20 n'ait pas eu plus de succès sur Babelio. Je vous invite donc à ouvrir ce petit carnet rouge et vous tomberez sous le charme de Doris et Jenny.
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   01 novembre 2018
« Je... te souhaite... assez..., chuchote-t-elle, épuisée, avant de fermer les yeux.
–… Assez de soleil pour illuminer tes jours, assez de pluie pour apprécier le soleil, assez de joie pour nourrir ton âme, assez de peine pour savoir profiter des petits plaisirs et assez de rencontres pour savoir dire adieu. »
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LadybirdyLadybirdy   31 octobre 2018
Skype, Facebook, e-mails. Elle disait que personne n’était trop vieux pour apprendre. Doris, qui était bien de son avis, lui avait répondu que personne n’était trop vieux pour réaliser ses rêves. Peu de temps après, Maria avait repris des études.
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cicou45cicou45   10 juin 2019
"Tant de noms ont le temps de défiler dans la vie d'un être humain. Tu as déjà pensé à ça, Jenny ? Tous ces noms qui apparaissent et disparaissent. Des noms qui brisent le cœur et font monter les larmes aux yeux. Des amants ou des ennemis. Je feuillette parfois mon carnet d'adresses. Il est devenu une sorte de carte au trésor de mon existence. Je vais prendre ma plume et te parler de lui. Pour que toi, Jenny, la seule personne qui se souviendra de moi, saches ce que fut ma vie. Ce sera une sorte de testament. Je vais te faire don de mes souvenirs. Ils sont ce que j'ai de plus cher."
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GuylaineGuylaine   06 juillet 2018
Je me souviens de chaque détail. La robe bleue qu'elle était en train de recoudre, posée sur le tabouret. La casserole dans laquelle avaient cuit les pommes de terre, la mousse qui avait débordé et qui était collée sur les bords. L'unique bougie qui plongeait la pièce dans une douce pénombre. Les déplacements de ma mère entre l'évier et la table. Le frottement de sa robe sur ses jambes.
"Qu'est-ce que ça veut dire ?" ai-je réussi à articuler.
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ladesiderienneladesiderienne   02 juin 2019
J'ai appris le français à l'aide des livres de la bibliothèque et d'un dictionnaire. J'ai commencé par les moins épais et j'ai continué, volume après volume. Tous ces ouvrages merveilleux qui m'ont tant appris sur la vie et sur le monde. L'Europe, l'Afrique, l'Asie, l'Amérique étaient réunis sur ces étagères. Tous les pays, leurs parfums, leur climat leur culture. Et leurs habitants. Ils vivaient dans des mondes différents et pourtant, ils étaient si semblables. Remplis de peurs, de doutes, de haine et d'amour. Comme nous tous.
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