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EAN : 9782073009760
Gallimard (11/04/2024)
4.03/5   58 notes
Résumé :
« On murmurait les terres saccagées, les vivres extorquées à vil prix, les rangées de têtes tranchées, les champs de cadavres mutilés, les filles disparues, les orgies. Car à la tête de tous ces hommes, il y avait celle qui se faisait appeler la Putain Blanche. Ses cheveux blancs lâchés comme ceux des prostituées, ses vêtements indécents, ses yeux rouges, attributs d’une créature de l’Abysse, étaient de toutes les rumeurs. »

Dans une Corée médiévale d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Une dark fantasy de bonne facture.

Yvan, jeune paysan est enlevé par une troupe de mercenaire pour assouvir la vengeance de sa meneuse, la putain blanche. Yvan va peu à peu prendre fait et cause pour ses geôliers et pleinement intégrer la horde.

Le background, bien travaillé, est crédible et tout à fait lisible. Il ajoute cette petite touche qui nous fait dire que l'autrice ne nous a pas simplement balancé son récit écrit un peu à la va vite, façon fan fiction. Néanmoins, nul raison de pleinement l'appréhender pour s'immerger dans l'histoire qui est avant tout une histoire humaine. La vengeance, un thème porteur, souvent utilisé, rarement égalé. Ici ça matche parfaitement et on aurait pu situer l'action en Europe médiévale ou en Styrie (cherchez si le coeur vous en dit).

C'est violent, ça saigne, ça tue. Les gentils sont pourris et les pourris sont gentils, mais qui est qui ? L'appellation dark fantasy est de circonstance, mais il manque un tout petit quelque chose, un peu de complexité peu être, pour en faire un grimm & gritty à la Abercrombie (si ça c'est pas un indice pour la styrie) et passer de 4 à 5 étoiles.

L'épopée initiatique – tu seras un homme mon fils – d'un jeune paysan devenu guerrier, trahi et trahissant. La vraie vie quoi.
Un one shot réussi. L'autrice pourra toujours développer un autre roman dans son univers, mais on a fait le tour ici de la horde blanche. C'est devenu tellement rare dans cet univers que cela mérite d'être mentionné.
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Premier roman de l'autrice Aurélie Luong, Quand vient la Horde s'apparente au genre de la dark fantasy et s'adresse en conséquence à un public averti. L'autrice nous y raconte les mésaventures d'Ivan, un jeune paysan enlevé par une horde de mercenaires qui souhaitent l'utiliser comme monnaie d'échange auprès d'un seigneur local. L'intrigue se déroule dans un univers dépaysant d'inspiration russo-coréen. Si l'autrice aborde les thématiques comme la vengeance, la guerre ou les conflits politiques, plutôt classiques pour un roman de fantasy, elle revisite un thème moins récurrent (du moins, dans ce genre littéraire-ci) : celui du syndrome de Stockholm.

Même si le terme « syndrome de Stockholm » peut aujourd'hui paraître galvaudé (puisqu'il a été beaucoup utilisé à tort et à travers), je trouve néanmoins qu'il qualifie bien la dynamique dans laquelle notre héros va plonger corps et âme, en acceptant de jouer le jeu de ses geôliers. À vouloir duper l'autre, on risque bien de ne plus distinguer ses amis de ses ennemis. Ou vice versa...

En effet, l'autrice nous peint avec brio les différentes nuances de gris qui composent la psychologie de ses deux personnages principaux, Ivan et la « Putain Blanche », de telle sorte qu'au fur et à mesure de la lecture,on ne sait plus trop ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui acceptable, ce qui est condamnable. Qui a tort ou qui a raison... En ce sens, l'étiquette « dark fantasy » n'est pas usurpé (comme ça peut parfois être le cas, notamment en YA) puisque le roman s'éloigne du manichéisme parfois un peu outrancier de la fantasy classique.

Les scènes de violence ne sont pas aussi abondantes que ne le laisse croire l'étiquette « dark fantasy » mais l'autrice ne fait pas dans la dentelle quand elle doit dépeindre la violence de son histoire. C'est cru, crédible et sans réelle esthétisation de la violence. Mais l'autrice ne cherche pas à aller dans la surenchère de détails pour faire du gore. J'ai apprécié cette approche.

Spoilers, attention :

Ce que j'ai préféré dans ce roman, c'est l'ambivalence du personnage de la Putain Blanche. Un personnage féminin badass, mais dont la psychologie est toute en nuances de gris. Jamais blanche, jamais noire. Elle est à la fois femme forte, femme fragile, femme sensible, femme retorse, femme déterminée, femme blessée, femme pleine de doutes et de contradictions, femme meurtrière, femme guerrière... Elle nous offre de très nombreuses facettes. Je l'ai adorée.

Le seul point qui m'a un peu embêtée dans ma lecture, c'est que je me suis sentie un peu perdue par rapport au fonctionnement du monde inventé par l'autrice. J'ai eu beaucoup de mal à retenir l'aspect géopolitique, les conflits entre les différentes hiérarchies régionales (malgré le lexique à la fin) J'aurais vraiment aimé que ce soit davantage explicité, que ce soit pour les éléments de géopolitique ou même les us et coutumes : on sent que l'autrice a pensé au fonctionnement de son monde, mais on manque par moment d'un peu d'éléments (à mon sens) pour être embarqué à 100% sur le background autour des personnages. Mais bon, je chipote... ^.^

En résumé, j'ai beaucoup apprécié ma lecture. J'ai trouvé le roman addictif, un vrai page-turner jusqu'au dénouement. Les personnages sont super bien campés et caractérisés, ils sont très plaisants à suivre. Quand vient la Horde est le premier roman d'Aurélie Luong, et j'espère bien que ce ne sera pas le dernier !!
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ScriNeo, c'est l'éditeur des textes d'Aurélie Welleinstein, c'est autrice de dark fantasy qui ne fait tant vibrer par la noirceur de ses univers et des péripéties de ses personnages. J'aurais dû m'en rappeler quand malgré mon envie de découvrir Quand vient la Horde, mes appréhensions quant à la cible jeunesse et Y.A. de l'éditeur, m'ont freinée. J'avais tort et ce roman est une petite pépite !


Premier texte d'Aurélie Luong, ce ne sera clairement pas le dernier ! Avec une force rare celle-ci m'a plongée dans un univers à couper le souffle, un univers étouffant, un univers sanglant qui n'épargne personne, dans lequel elle revisite à merveille le moyen âge coréen dans une épisode et intime histoire de fantasy et de revanche qui fait mal, mais mal.

De l'Histoire de la Corée, je ne connais pas grand-chose à par ce que j'ai grappillé dans des dramas historiques et dans deux-trois essais qui ne faisait qu'esquisser rapidement les grandes lignes de son passé avant de s'attarder sur L Histoire récente. Je suis donc loin d'être une experte. Cependant, j'ai beaucoup aimé l'ambiance que cela a donné au récit. C'est compliqué, divisé, sale, miséreux et plein de violence. Bref, un décor parfait pour un récit complexe et dur comme celui imaginé par Aurélie.


Tout au long de ces près de 400 pages, l'autrice nous plonge dans la vie d'un groupe de mercenaires : la Horde blanche, dirigée par une femme en quête de vengeance, qui a enlevé le fils présomptif de son ennemi. Dans une Corée divisée en plusieurs petits royaumes, dirigés par des hommes plus ou moins en avance sur leur temps ou tyran, cela se bat de tous les côtés, tandis que le fossé se creuse entre riches et pauvres dans la population. Certains rêvent d'une vie meilleure pour Ivan, le héros de l'histoire, mais ses idéaux vont être mis à mal quand il va se retrouver confronté à la réalité de la vie de ces hommes que le pouvoir loue pour combattre ses ennemis.

J'ai été d'emblée fascinée par le ton sans concession de l'autrice. Tout ce que vit Ivan est très dur, surtout pour un idéaliste comme lui. A ses côtés, nous allons découvrir la vie quotidienne de ses mercenaires fait de combats, de rapines et de viols parfaitement retranscrits sous une plume âpre qui ne nous épargne rien. Tout cela pourquoi ? Pour l'argent qu'ils envoient à leur famille restée derrière. Et leur cheffe pourquoi fait-elle cela ? Dans l'espoir de ce venger de ce qu'elle-même a subi. le ton est sombre très sombre. On déteste ces mercenaires dans un premier temps quand ils enlèvent et battent Ivan. Puis on en vient à les apprécier quand Ivan se forge une place à leur côté, apprenant à se battre et comprenant leurs idéaux. C'est très ambivalent et parfaitement rendu grâce aux nombreux monologues intérieur du héros qu'on voit changer et s'habituer à la vie de ce camp sous nos yeux ébahis.

C'est là la force de l'autrice. Elle parvient à nous retourner la tête. On est hyper mal à l'aise face à ce qu'on vit à plusieurs reprises, mais l'espoir naît également et on pense voir les choses autrement, avant d'être rattrapé une nouvelle fois, sans savoir que faire face à cette horreur et cette désespérance. Elle est fascinante dans cette description d'une Corée fantasmée barbare, où avancée sociale côtoient âmes les plus sombres de l'humanité, où le peuple est sans cesse ballotté et victime de tout cela. Les mercenaires ne sont pas des anges, les notables non plus. Ceux qu'on prend pour des Lumières ne sont que de sombres tyrans manipulant tout le monde pour leurs propres ambitions. Ça fait mal.

Au milieu de tout ça cependant, nos héros vivent et quelle vie ! J'ai été touchée par le parcours de vie d'Ivan, confronté à la dure réalité par rapport à ses idéaux. Héros au grand coeur qui ne peut s'empêcher d'aimer et se retrouve pris entre deux feux, deux mondes, deux femmes. Mais encore plus que lui, c'est le personnage de Yekaterina qui m'a fascinée. Cette jeune femme bafouée et violée par un allié qui n'est qu'une boule de colère et de vengeance, forte et fragile à la fois, dirige des hommes bruts comme personne. J'ai adoré sa noirceur, ses abîmes. Elle m'a terriblement émue. A leurs côtés, la troupe de mercenaires qu'on apprend à découvrir, faites de jeunes marqués par la guerre, d'hommes détraqués et de vieux baroudeurs était plus vraie que nature. Elle m'a rappelé un peu la fine équipe de Mulan dans le dessin animé éponyme, la noirceur et les horreurs en plus, ou alors la troupe du Faucon d'Or de Berserk, les idéaux en moins. Ils ont beau être déglingués, on apprend à les aimer et à être touché par leur camaraderie et leur profond respect pour leur cheffe, ainsi que pour leur façon d'intégrer Ivan dans leur vie. C'est déstabilisant.

Avec Quand vient la Horde, je pensais suivre une aventure épique dans la Corée d'autrefois, je ne m'attendais pas à une aventure humaine aussi bien ciselée, aussi fine, aussi profonde et marquante avec des personnages tout sauf manichéen et un univers tout sauf enjolivé. C'est âpre, rude, dure et sans concession. C'est l'humanité dans toutes ses nuances, toute sa complexité et toutes ses ambivalences. Aurélie Luong m'a à nouveau montré qu'il y a de grands auteurs chez ScriNeo, des auteurs qui osent faire mal à leurs lecteurs, mais qui leur offrent des histoires d'autant plus puissantes. Bravo madame et à bientôt !
Lien : https://lesblablasdetachan.w..
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Quand Vient la Horde est un roman dur et sombre qui se permet de traiter différents thèmes de manière approfondie, dans un environnement où la vengeance est la figure de proue et où l'amitié côtoie l'admiration malsaine.

Pour faire simple : Ivan est un jeune paysan idéaliste et progressiste, costaud, profondément humain, ce qui est démontré quand au tout début du roman il a le choix entre combattre seul trois personnes armées pour ce qu'il estime être juste, ou les laisser partir et ainsi sauver sa vie de même que celle de sa fiancée. Son acte est perçue par cette dernière comme de la lâcheté alors qu'au contraire, il pensait de manière logique : aurait-ce été vraiment courageux de mourir, là, à cet instant, pour empêcher des bandits de voler un butin qu'ils auraient de toute façon réussi à lui subtiliser à l'issue de sa mort ? On nous le montre dès le début : Ivan est un être humain tout ce qu'il y a de plus crédible.

C'est ce jeune homme au courage réaliste qui se fera capturer, torturer, humilier et enfin accepter au sein de la Horde, la troupe de mercenaires dirigée par Yekatelina, surnommée la Putain Blanche en raison de sa chevelure.

On se retrouve dans un univers de dark fantasy sans magie, ce qui, je dois l'avouer, m'attire beaucoup. Les seuls monstres présents dans l'histoire de Quand Vient la Horde sont les hommes et les femmes qui s'y trouvent. Les informations concernant les conflits géopolitiques qui secouent les régions que parcourent Ivan et la Horde sont lâchées au fur et à mesure de l'histoire pour cimenter peu à peu une intrigue plus vaste que ce que j'avais envisagé en premier lieu. Les personnalités sont d'ailleurs plus fouillées que ce à quoi je m'étais attendu, les batailles servent aussi à montrer les évolutions psychologiques des personnages, notamment Ivan dont les liens avec la Horde et Yekatelina se renforcent au gré des mélopées d'acier et des cadavres qui finissent par ne faire qu'un avec la flore locale.

Très clairement, les protagonistes principaux de l'histoire sont Ivan et Yekatelina : leur relation évolue, passant de la méfiance au doute, puis à la joie, à la colère, au ravissement et surtout : à l'admiration clairement malsaine que lui voue le jeune paysan, et ce, malgré le fait que la cheffe de la Horde lui ait expliqué dès le début qu'elle compte l'utiliser comme monnaie d'échange auprès d'un seigneur local pour récupérer une personne chère.

Concernant Yekatelina, elle expose plusieurs facettes tout au long de l'histoire : la guerrière et stratège implacable qui magnétise tout ce qui l'entoure au point où ses hommes lui vouent presque un culte, la jeune femme bafouée et meurtrie totalement névrosée, mais aussi la vengeresse où la violence confine à la folie pure.

La Horde elle-même est un personnage à part entière, composée de nombreux visages qu'on aura plaisir à suivre aux côtés d'Ivan dans son aventure au sein de leur troupe, mention spéciale à Antae, Junsa et Kisang de même que quelques autres compagnons d'infortune.

Il est impossible de dire en quoi ce roman est marquant sans spoiler, alors pour faire un retour concis et simple : le dernier quart du roman m'a tout simplement bouleversé par sa dureté, son réalisme, et par un retournement de situation. Ledit retournement avait été teasé dès le premier chapitre mais sans jamais révéler ce qui allait se passer précisément, et quand on y arrive, eh bien, c'est une claque. Il m'a vraiment choqué par la manière dont les événements sont présentés : comment en est-on arrivé à ce point de non-retour ? J'étais à 100% avec Ivan, j'ai souhaité les mêmes choses que lui, je m'identifiais totalement au personnage parce que je l'estimais être "juste", malgré un idéalisme parfois très prononcé. Il découvre tout simplement que c'est bien souvent dans la nature humaine que l'ignominie se révèle dans ce qu'elle a de plus odieux et de pervers.

Les aspects géopolitiques, les conflits de territoire, les cultures différentes qui se heurtent, la vengeance et les sentiments qui tournent autour de l'admiration qu'on peut avoir malgré tout pour quelqu'un qui nous a causé du tort, et fait tant de mal... mais qu'on aime malgré tout, voici ce qui est représenté en toile de fond élégamment peinte par Aurélie Luong. L'autrice nous fait profiter d'une plume travaillée qui va droit à l'essentiel, sans omettre pour autant les descriptions. Jamais trop, jamais trop peu. le coeur de l'histoire reste les relations tissées entre les personnages et leur évolution psychologique, en particulier Ivan, avec ses questionnements internes, moraux, concernant ses compagnons et Yekatelina.

On dit souvent que l'on se souvient d'une histoire pour sa fin. Celle de ce roman m'a fait ressentir des sentiments contradictoires mais intenses et m'a totalement gagné à sa cause : je m'en souviendrai longuement.

En quelques mots : j'ai adoré Quand Vient la Horde d'Aurélie Luong, d'autant plus qu'il s'agit de son tout premier roman : Pour une entrée en matière, il faut dire qu'elle n'y va pas avec le dos de la cuillère et fait forte impression !

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Une lecture très mitigée pour moi et j'en suis la première déçue tant le titre et la couverture de ce roman m'avaient immédiatement attirée.

Plusieurs points m'ont chagrinée:
- En premier et pas des moindres: le manque de background de l'univers. On est ici entre la Corée et la Russie médiévale. Problème, je n'ai jamais réussi à vraiment m'immerger dans cet univers. On est parachuté dans l'action dès le début et ça ne me pose aucun problème si au bout d'un moment on m'explique les tenants et les aboutissants géopolitiques. On suit la Horde, une bande de mercenaires engagés dans une guerre qui dure depuis plusieurs années, mais l'auteure ne prend pas le temps de nous expliquer cette guerre, la politique mise en place, les différents protagonistes au pouvoir. du coup c'est très flou. On suit des combats sans vraiment prendre conscience de l'intérêt de tout cela.

- Deuxième point qui rejoint le premier: le manque de description des lieux. Je ne suis jamais arrivée à m'imaginer réellement la Corée ou la Russie. Cela pourrait se passer dans n'importe quelle autre partie du monde que ce serait la même. L'auteure nous parle du climat quand même avec la mousson, mais sans vraiment s'attarder dessus. Je ne suis pas pour des descriptions interminables, mais quand je lis un livre se passant dans un univers particulier, j'aime que l'on me le fasse découvrir.

- Et troisième et dernier point: les dialogues. Alors oui c'est cru, vulgaire, on est quand même avec une bande de mercenaires et cela ne me dérange absolument pas. Mais là ou le bât blesse c'est que ça ne sonne pas médiéval, ça ne sonne pas d'époque et j'ai eu l'impression d'avoir plutôt à faire à du langage actuel juron inclus, ce qui sonne un peu faux pour l'époque (ayant lu et adoré "La compagnie noire" je trouve les dialogues ici sans commune mesure avec cette autre série de dark fantasy médiévale dans le vocabulaire utilisé).

En point plutôt positif je trouve les deux personnages principaux, Yek et Ivan, plutôt bien développés.
Yek est un personnage très complexe et l'auteure a parfaitement développé celui-ci. Elle réussit à nous montrer totalement les multiples facettes de cette femmes: ses blessures, ses peurs, sa froideur, son autorité, sa dureté, le magnétisme qu'elle exerce sur ses troupes, mais également ses grandes zones d'ombres qui nous font entrevoir que tout n'est pas ce qu'il parait.
Ivan, lui aussi est un personnage intéressant. de paysan froussard, il va devenir par la force des choses un "soldat" n'ayant pas peur de se battre. Son évolution se fait en douceur, par petite touche et de ce fait rend le personnage totalement crédible.
Par contre petite déception encore

En me relisant, je me trouve dure avec ce roman mais c'est parce que j'en attendais beaucoup, on a si peu de dark fantasy à se mettre sous la dent. Et surtout je pense que ce livre aurait gagné à être beaucoup plus étoffé quitte à en faire un diptyque ou un beau pavé. Il y a beaucoup d'action dans ce livre et ça va vite, trop pour vraiment s'installer et s'immerger dans cet univers.
C'est vraiment dommage car l'auteure a une belle écriture. C'est vif et nerveux.

Donc au final, une lecture en demi-teinte avec de bons éléments comme les personnages, mais aussi décevant par le manque de développement de l'univers crée par l'auteure.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
La flèche et l’archer sont saufs.
Geom revient de la bataille, les âmes des défunts dans son sillage.
Trois cents soldats gisent dans la plaine.
Accueillons les soldats perdus dans la bataille.
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Parce qu’ils nous envient, ils nous méprisent et nous traitent comme des moins-que-rien ?
C’est comme ça que fonctionne le monde, non ?
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Il détestait la violence. Il l'avait tellement subie, que ce soit par les "honnêtes gens" que par les descentes régulières de brigands, il l'avait tellement observée, des rues sombres d'Hewa aux portes closes du voisinage, qu'il avait fait le choix de suivre une autre voie. Celle-ci l'avait souvent mené à baisser la tête. À serrer les poings et à avaler l'injustice. À décevoir Saejin. Mais savoir qu'il restait fidèle à son idéal, qu'il ne reproduisait pas les comportements qu'il détestait, l'avait toujours aidé à tenir.
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Combien de fois avait-il ravalé sa colère ou son épuisement pour ne pas être mis à la porte ? Combien d'hommes et de femmes de même pas trente ans avait-il vus s'effondrer sous la chaleur écrasante des moussons faute d'avoir demandé une pause ? Pourtant, cet argent durement gagné, c'était un fragment de liberté. C'était la fierté de savoir qu'on a œuvré pour sa famille, pour soi.
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Le grêlé souriait. Ici, au milieu des siens, il montrait un tout autre visage. Comment pouvait-il être à ce point différent, alors qu'il traînait derrière lui un homme en laisse ?
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