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Les Vieux Fourneaux (BD) tome 7 sur 7

Cauuet Paul (Autre)
EAN : 9782505113652
56 pages
Dargaud (04/11/2022)
4.17/5   463 notes
Résumé :
C'est la fête à Montcoeur ! Le maire a décidé d'organiser un « pique-nique de l'amitié et du vivre-ensemble ». Hélas, le vivre-ensemble a du plomb dans l'aile, ou plutôt un pic à brochette dans les fesses. Celles du maire, en l'occurrence, victimes d'une agression de Berthe, l'ancienne amante de Mimile. La fête est donc de courte durée, d'autant qu'on apprend bientôt la mort d'Armand Garan-Servier, le patron de l'entreprise qui porte son nom. À son décès s'ajoutent ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
4,17

sur 463 notes
Certains attendent la tournée des bredeles pour Noël. D'autres attendent impatiemment les vieux fourneaux. Chacun son truc. En tous les cas, c'est toujours une bonne opération commerciale à destination du grand public.

Il faut dire que les vieux fourneaux ont même fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Pierre Richard et Eddy Mitchell dans le style d'une comédie à la française sur le mode farce. Il faut dire qu'ils sont plutôt marrants nos petits vieux anarchistes et syndicalistes qui cabotinent joyeusement.

Ces farfelus se lancent cette fois-ci dans les grandes manifestations contre le gouvernement et seront aux prises avec des forces de l'ordre pas très commode. Une manière également d'égratigner notre société actuelle au passage qui m'entend plus les revendications pourtant légitimes sur fond de crise climatique. Cela permet au passage de gentiment secouer les consciences avec un message plein d'humanité.

D'ailleurs, il y a tout un passage assez intéressant sur le fait d'accuser les étrangers après n'importe quelle tragédie en France que cela soit l'explosion d'AZF ou encore l'incendie de Notre-Dame où on jurerait d'avoir vu un barbu sur le toit. L'accent sera mis sur le racisme et ses effets délétères sur notre société. Encore une fois, le vrai coupable ne sera pas celui qu'on croit ou qu'on accuse.

A noter également que j'ai bien aimé l'argumentaire dans le dialogue qui était vraiment nécessaire pour ouvrir les yeux. Tout est bien une question de structure dans la révolte.

Il y a toujours ce petit grain de fantaisie avec une mise en scène soulignant la vendetta sociale. Il est clair que si toutes les personnes âgées étaient des individus aussi survoltés, la France aurait forte à faire. Mais comme dit, ils sont si attachants qu'on n'a pas envie de rater leurs aventures.

Nous passons encore un vrai bon moment alternant les drôleries de ces irréductibles fantasques personnages chauds comme le climat. Répliques cinglantes mais également tendresse poussive seront au rendez-vous juste avant Noël. La couverture rouge est bien là pour nous le rappeler.

Sinon, au final, en ce qui me concerne, c'est sans doute le meilleur épisode de toute la série. J'ai littéralement adoré !
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En ce 1er mai, à Montcoeur, se tient le pique-nique de l'amitié et du vivre-ensemble. Une initiative de Mr le Maire, dont le vivre-ensemble est l'un des thèmes de sa campagne. Ce que ne manque pas d'ironiser le compagnon de Sophie qui s'étonne de ne pas voir, parmi les invités, les nombreux ouvriers agricoles, la plupart étrangers, des exploitations fruitières de la commune. C'est là qu'arrivent en grande pompe Berthe et Mimile. Cette dernière, un brin énervée contre les belles paroles du maire, ira jusqu'à lui planter une pique à brochette dans les fesses pour lui fermer un peu son clapet...
Pendant ce temps, à Paris, Pierrot, en tête de cortège, et Antoine remplissent les rangs des manifestations. D'ailleurs, ce dernier, voulant arrêter un casseur cagoulé frappant à coups de marteau la vitrine d'une banque, va subir les assauts de la police et se retrouver à l'hôpital...

Le « vivre ensemble », incluant l'entraide et la bienveillance, est au coeur de ce 7ième opus de nos papys qui ne s'entendent pas toujours mais qui, vaille que vaille, restent soudés et qui sont toujours aussi remontés contre... presque tout en fait ! Wilfrid Lupano y aborde également, pêle-mêle, les travailleurs étrangers, le racisme, la délocalisation, le chômage, les migrants, le réchauffement climatique, la violence... Autant (trop) de sujets qui donnent du rythme, certes, et pointent du doigt les travers, les contradictions de notre société, mais surtout donnent la sensation de trop en faire et de partir un peu dans tous les sens. Et si nos papys sont toujours aussi survoltés et attachants, cet album n'a toujours pas la saveur des premiers.
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Quel plaisir de retrouver nos vieux grincheux, même si je les ai trouvés un peu moins combattifs dans cet album. Il faut dire que « vieillir tue » lentement et qu'il est difficile d'être toujours à la hauteur. Ou plutôt à la bonne hauteur de ce que l'on souhaite. Comme Antoine qui court toujours les manifs mais qui souhaite une manif propre sans casse...

Et puis des occasions de râler dans ce septième opus, il y en a pas mal : le climat, la police, l'hôpital, les conditions de travail, l'argent, les ouvriers clandestins, le racisme ambiant, la jeunesse, les assurances, sans oublier les piques à brochettes... bref, nos papis n'ont pas fini de régler leurs comptes avec la société. Et ils sont prêts à accepter dans leur équipe des petits jeunes pour transmettre leur savoir et leurs revendications. Partager c'est important et le vivre-ensemble essentiel !

Notre trio de séniors, à la conscience politique toujours bien vive, continue de manifester joyeusement son mécontentement par des actions symboliques et des jeux de mots ironiques.
Qui n'en veut encore ? Moi moi moi...
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Le précédent « Vieux fourneaux » m'avait déçue, mais heureusement celui-ci m'a de nouveau bien déridé les zygomatiques !
Ce n'est pas tant par l'histoire elle-même, qui est un peu tarabiscotée en essayant de caser les travailleurs saisonniers migrants, la délocalisation des usines, le "vivre ensemble" faussement fédérateur, et les luttes syndicales.
Mais la tête de ces deux vieux anarchistes qui continuent à militer envers et contre tout, même au risque de leur vie en essayant d'arrêter un casseur qui défonce une banque, puis en se faisant charger par les CRS, est désopilante !
Comme un vieux couple, ils se disputent et s'assènent des « c'est pas en faisant griller des saucisses à l'arrière comme tes collègues de la CGT qu'on va changer le rapport de force » ou « maintenant que tu défends les banques en manif », avant de se réconcilier dans leur village natal où l'usine locale est ravagée par un incendie criminel...
On attend la suite, peut-être avec ce casseur de banque qui fait des confitures... (oui, pour comprendre il faut lire la BD...):-)
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C'est dans les vieux fourneaux qu'on fait les meilleures recettes !
Recettes garanties pour se dilater la rate.
Et même si il y a comme un petit goût de réchauffé dans cet énième album, c'est tellement savoureux qu'on en redemande !

On les adore nos vieux ronchons qui n'en loupent pas une pour revendiquer haut et fort leur engagement politique et social. Et dans cet album, il y a encore de quoi se mettre la rate au court bouillon : le réchauffement climatique, l'exploitation de travailleurs clandestins, les propos racistes, les Black blocs pendant les manifs, les policiers qui frappent dans le tas et envoie Antoine à l'hosto, la vieille Berthe qui s'attaque aux fesses du maire de Montcoeur...
Autant de sujets qui fâchent et qui font râler nos p'tits vieux.
Pour notre plus grand plaisir !
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critiques presse (5)
Sceneario
21 décembre 2022
C'est vrai que le scénario est toujours aussi bon. C'est vrai que l'intrigue tient toujours autant la route avec des points de départs assez anodins, le scénariste parvient à nous offrir une lecture à grand spectacle. Qu'est-ce que c'est bon ! Et jouissif !
Lire la critique sur le site : Sceneario
LeSoir
21 novembre 2022
Ni vieux ni maître ? Les héros pensionnés de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet manifestent contre le néocapitalisme dans la septième fournée des Vieux Fourneaux.
Lire la critique sur le site : LeSoir
BDGest
08 novembre 2022
À ceux souhaitant aller plus loin sur le déroulement exact des faits, nous ne saurions que conseiller la lecture du dossier spécial Chauds comme le climat de Wilfrid Lupano et Paul Cauuet : un vrai révélateur social qui, avec pertinence et humour, sait mettre en exergue les (gros) travers de notre société.
Lire la critique sur le site : BDGest
LigneClaire
07 novembre 2022
Un petit grand bonheur comme d’habitude qui fait du bien.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
ActuaBD
04 novembre 2022
Si Wilfrid Lupano assure le succès de la série, tant au scénario qu’aux dialogues, il ne faut pas sous-estimer le rôle et l’excellent travail de Paul Cauuet. Avec un trait vif et semi-réaliste, d’excellents cadrages et une galerie de personnages finement caractérisés, le lecteur est de suite emporté dans les cases de Montcoeur. Un travail visuel réussi auquel l’apport de Jérôme Maffre, responsable de la mise en couleur, est appréciable.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
- T'achètes Le Figaro, toi, maintenant ? T'as perdu la boule ?
- Ah tiens, t'as retrouvé ta langue ? Je l'ai pas acheté, je l'ai chouré. C'est pour toi.
- C'était pas la peine. L'hôpital public n'a peut-être plus beaucoup d'argent, mais il y a quand même encore du papier dans les chiottes.
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Il bouffera quand il aura faim ! Ça m’étonnerait qu’il se laisse dépérir. On parle quand même d’un gars qui dégaine son barbecue à la moindre éclaircie depuis cinquante ans.
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Dans les exploitations fruitières de la commune, ces temps-ci, on voit beaucoup d'ouvriers agricoles qui parlent pas trop français, si vous voyez ce que je veux dire...
Vous avez oublié de les inviter ? ils font tâche sur la nappe Vichy du pique-nique ?
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- Votre tête, on est sur quel niveau de douleur, sur une échelle de 1 à 10 ?
- Moins douloureux qu'une allocution de Macron, mais pas loin.
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- La pauvre. Je me demande combien de temps ça prend, avant que les assurances fassent leur boulot.
- Leur boulot ? C'est-à-dire ?
- Ben...qu'on lui reconstruise sa ferme.
- Sophie...parfois ta candeur me désarme totalement.
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