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EAN : 9791028121686
360 pages
Bragelonne (03/02/2021)
3.55/5   29 notes
Résumé :
1885, Constantinople. Le tsar est tombé depuis 60 ans et une nouvelle puissance s'est levée à l'est. Le Nouvel Empire russe est devenu la première dictature industrielle. Ses dirigeables géants, ses chars et ses exosquelettes à vapeur ont assis sa domination face à l'Alliance de l'Ouest. L'Empire ottoman survit dans une fragile neutralité et sa capitale est le théâtre d'un jeu d'espions sanglant. Martina Krelinkova, aventurière et monte-en-l'air, débarque à Constant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Phoenicia
  08 janvier 2022
Moi qui voulais du steampunk, j'ai été servie.
Imaginez un XIXe s marqué par Deux Guerres Impériales. A l'issue de ces guerres, une dictature industrielle russe est LA grande menace en Europe. Face à elle, l'Alliance - l'ancienne Europe occidentale. Un de leur théâtre d'affrontement? L'Empire Ottoman, avec sa capitale : Constantinople.
Imaginez un XIXe s marqué par une innovation plus importante qu'il ne le fut. Les machines et automates sont le quotidien, des machines beaucoup plus perfectionnées avec l'utilisation massive de la vapeur. Allant jusqu'à certaines créations... inouïes.
C'est dans cet univers steampunk que Benjamin Lupu nous emmène. Son héroïne, Martina, est une monte-en-l'air de génie. de retour à Constantinople, elle veut une chose : voler le Shah, un diamant précieux que l'Empire Russe rendrait, après des décennies, à son légitime propriétaire, le Sultan Ottoman.
En parallèle, on suit un agent infiltré de l'Alliance, Aron, permettant ainsi d'avoir la vision de ce qu'est cet Empire russe, peu éloigné du régime Stalinien, en terme de coercition, il faut le dire.
Ce passé alternatif m'a réjoui. Il faut dire que la couverture Bragelonne elle-même est une invitation à se plonger dans ce récit. L'intrigue est bien menée, dosant savamment steampunk et espionnage. Les personnages, il est vrai, sont un peu déstabilisant au début. Il faut du temps pour repérer les liens. Certaines histoires finissent même par se croiser à la toute fin. Mais qu'importe, l'histoire fonctionne, et c'est le principal.
La plus grosse faiblesse a été mon manque de vocabulaire sur certains aspects, rendant difficile de compréhension certains éléments. Mais on y parvient quand même.
Je suis donc ravie de cet ouvrage qui remplit toutes ses promesses.
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Ogrimoire
  26 février 2021
Je ne suis en général pas particulièrement sensible aux couvertures brillantes, un peu clinquantes. Mais, avec ce Grand jeu, roman steampunk, force est de reconnaître que cet « objet-livre », les couleurs cuivrées de la couverture, la tranche des pages dorées sont déjà une bonne façon de se mettre dans l'ambiance.
Il faut, reconnaissons-le, un petit peu de temps pour entrer dans ce livre, le temps de s'acclimater aux streloks, aux stalkars – sortes de robots mécanisés employés pour soulever et transporter de lourdes charges, adoptés par les armées et notamment par les russes, dont ils avaient assuré les victoires, avant de devenir l'objet de combats dans des arènes clandestines -, aux dirigeables qui constituent l'essentiel du développement technologique de cette uchronie.
Mais une fois entrés de plain-pied dans ce faisceau d'intrigues inextricables – et d'autant plus horribles que les russes, grâce au Docteur Weidmann, disposent non seulement d'armements redoutables, mais également d'une terrible machine à manipuler le cerveau humain – on pourra d'ailleurs se demander si les consonances germaniques du nom du médecin ne sont que le produit du hasard… -, il n'y a plus d'échappatoires possibles. Il ne reste plus qu'à aller jusqu'au bout de ce grand jeu…
Ce que l'on peut retenir de ce livre, c'est que, quelles que soient le conditions dans lesquelles les hommes sont placés, il s'en trouvera toujours certains pour accepter de franchir toutes les limites de l'humanité pour s'assurer un peu plus de pouvoir ; et, de l'autre côté de la barrière, il y aura aussi toujours des hommes et des femmes pour essayer de lutter, au nom de l'honneur, du courage, de la droiture. En fonction du camp qui gagne, on considèrera que l'on est optimiste ou pessimiste…
Les fils de l'histoire, lorsqu'ils se rassemblent, nous donnent finalement à voir une étoffe narrative riche, comme un tissu chamarré, comme un lé de soie byzantine chatoyante et mystérieuse… Et, dans l'intervalle, on s'est pris d'intérêt pour ces personnages romanesques, les aventuriers, les brigands d'honneur, les espions qui hantent cette histoire !
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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Papyriri
  24 octobre 2021
Un bon un excellent steampunk de l'action , de l'espionnage un cambriolage de haut vol , l'empire Russe a éliminé les Romanov , écrasé les états d Europe de l 'Ouest alliés en Allemagne en 1870 et en cette année 1885 vise à anéantir l Empire Ottoman pour sans doute s'emparer des Dardanelles et s'ouvrir la Méditerranée . Dans ce monde les dirigeables sillonnent le ciel , les armures de combats motorisées ravagent la terre. la manipulation mentale menace tout un chacun .Benjamin Lupu nous offre dans cet opus quelques heures de lecture agréable et la fin nous laisse espérer une suite j'ai hâte
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Octarine008
  26 octobre 2021
Un bon roman steampunk et une bonne uchronie.
Les 100 premières pages sont un peu longues à se mettre en place. J'ai eu un peu de ma à m'y retrouver, notamment parce qu'il y a beaucoup de termes russes et turcs, que je ne connais pas du tout, un certain nombre de mots inventés pour désigner les technologies/machineries, et beaucoup de références à des lieux dans Constantinople, que je ne connais pas du tout non plus. de plus, sur ce début de livre, on découvre un certain nombre de personnages, qui n'ont pas forcément de liens entre eux et qu'on suit sans rien savoir sur eux, c'était un peu déstabilisant. Mais ce livre est construit comme un puzzle, dont dont chaque pièce, je parle ici des différents personnages et de leurs points de vue, s'assemblent petit à petit. Il suffit d'être patient.
L'intrigue m'a bien plu : on a d'un côté une petite équipe de cambrioleurs qui cherche à réussir le casse du siècle et de l'autre un espion qui…espionne ! J'ai vu passer plusieurs commentaires qui disent que l'intrigue est très classique : alors pour moi, c'est oui et non : les cambrioleurs et les espions, ok, on connait, certaines choses étaient très prévisibles, comme le devenir de la soeur de Martina, mais personnellement je n'en avais encore jamais vraiment découvert dans ce contexte ci, qui rend les choses particulières.
On est ici dans une uchronie, un potentiel 1885 qui aurait pu exister, et dans lequel l'empire russe est tombé et devenu une dictature, le Nouvel Empire, désormais en « guerre froide » avec les forces d'Occident. Au milieu de tout ça, l'empire Ottoman a su rester neutre, en tout cas en surface, et c'est justement là que se déroule la majorité de l'histoire, à Constantinople, capitale cosmopolite à la fois historique et moderne façon steampunk : des baies vitrées, des aéronefs, des aérogares, du métal et des automates… bref, ça en jette. C'est à l'image de la magnifique couverture, ou plutôt la couverture est à l'image de l'histoire : riche en couleur et en événements.
Rebondissements, action, enquête, cambriolages, contrebande, le tout au milieu d'aéronefs et de bateaux mécanisés, dans une Constantinople très dynamique, le tout assombri par la menace imminente d'une effroyable dictature technologiquement très avancée. J'ai vraiment ressenti une nette distinction entre Constantinople, qui évoque les couleurs, l'agitation, l'activité, et le Nouvel Empire, qui évoque le froid, la résignation et la mort. D'ailleurs, ses terribles inventions rappellent beaucoup celles des deux guerres mondiales et font froid dans le dos.
J'en arrive au titre. C'est marrant, car « Le Grand Jeu » m'a d'abord fait penser à une histoire de casino. Ça n'est pas du tout le thème, mais j'ai parfois eu ce mot là en tête, surtout quand je lisais les passages consacrés à Martina et son équipe. le grand jeu est donc un jeu, mais ce n'est manifestement pas le même pour tout le monde : pour Martina, Maurice et Mortier, cela tourne clairement autour du vol du Shah, tandis que pour Aron, de Clare, le sultan et les russes, il s'agit d'un jeu politique : qui envahira qui ? qui prendra l'ascendant sur qui ?
La fin m'a un peu laissé un goût d'inachevé : le conflit est résolu trop vite, on ne sait même pas vraiment comment Constantinople est sauvée, et on ne sait quasiment pas ce qui arrive aux personnages à la fin. J'ai eu l'impression que les 50 dernières pages avaient été écrites dans le rush, mais après tout, on ne sait jamais ce qui se passe dans les couloirs des maisons d'édition et de leurs deadlines.
Pour résumer, ce livre m'a bien plu, j'ai enchainé la deuxième moitié très vite, c'était très satisfaisant, malgré les bémols évoqués ci-dessus. C'est typiquement le genre de livre que j'aimerais voir adapté au cinéma : j'imagine des décors comptant, mélangeant moderne et ancien, avec ces gigantesques aéronefs planant dans les airs…
Enfin, pour voir un livre de fantasy Française adapté sur grand écran, on peut toujours rêver, mais on ne sait jamais qui pourrait lire ce commentaire…
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Zoeprendlaplume
  08 novembre 2021
Dobryï den' !
Do you know le grand jeu of Benjamin Lupu ? C'est un very gut steampunk book. Qui m'a permis de devenir polyglotte. Da da.
Le grand jeu est un roman qui m'a bien amusée.
On parle beaucoup de langues différentes dans ce livre (11, dont le danois, le serbo-croate, et la langue des signes). J'ai appris à compter en russe. Au moins jusque trois, à saluer et à remercier. La base. Avec ça, je suis ready pour a trip in russia.
Par ailleurs, le vocabulaire est étendu, précis. Constantinople/Russie : deux ambiances, deux tonalités, deux styles de langage bien distincts. L'écriture s'adapte au changement géographique, that's very interesting.
L'ambiance steampunk est réussie, le décor industriel omniprésent : c'est fort bien traité jusque dans l'ADN des personnages et l'intrigue. Il y a aussi plein de néologismes sympas, croisés avec des sonorités russes pour rester dans l'ambiance. J'ai trouvé originale cette translation du steampunk dans des zones géographiques différentes de celles qu'on a habituellement.
Par ailleurs, l'intrigue est palpitante. On est en plein dans l'action et l'aventure : Il y a un côté James Bond, croisé avec le Paris des Merveilles de Pevel, dont on retrouve des échos, notamment au niveau des personnages (j'adore Martina, je veux sauter entre les immeubles comme elle). Ce n'est pas anodin quand on sait que l'auteur a justement participé au recueil des contes et récits du Paris des Merveilles.
La narration est elle-même un sacré puzzle à réassembler, j'ai beaucoup aimé ce casse tête narratif, super efficace et carrément divertissant. C'est labyrinthique, comme les rues de Constantinople. Pour qui aime les récits non linéaires et avoir une révélation en fin de roman quand tout s'imbrique, le Grand jeu est un roman à lire.
Je reste néanmoins un peu sur ma faim avec une fin un peu trop rapide et une intrigue qui me semble s'écarter du vol tant attendu du Shah. le fait est qu'il se passe beaucoup de choses dans ce roman. On ne s'ennuie jamais, c'est trépidant, et l'auteur a su malgré ce foisonnement d'aventures garder du sens, et une ligne directrice. Mais c'est vrai que je garde une réserve sur le dénouement, qui aurait pu prendre davantage son temps et exploiter pleinement tous les cailloux posés ça et là dans le récit.

Bref, le grand jeu est un bon roman à découvrir, full of surprises. Das is very gut.
Pour ceux qui voudraient avoir un avant-goût, Benjamin Lupu a écrit une nouvelle dans cet univers, Renaissance, qui figure dans le tome 3 des anthologies steampunk éditées chez Oneiroi, Exploration et frontières culturelles.
Lien : https://zoeprendlaplume.fr/b..
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critiques presse (2)
Syfantasy   16 juillet 2021
Le Grand Jeu est un vrai voyage dans une ambiance Belle Epoque orientale avec une bonne dose d’aventures. La lecture est réellement addictive et vous passerez un vrai moment d’évasion au côté de cette bande attachante de cambrioleurs. Pour son premier roman steampunk, Benjamin Lupu réalise un vrai tour de force en nous brossant une belle histoire servie par un beau casting de héros.
Lire la critique sur le site : Syfantasy
SciFiUniverse   13 avril 2021
Rythmé et riche d'un décor somptueux, ce roman est un délice pour les amateurs du genre.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
OgrimoireOgrimoire   26 février 2021
Les contreforts boisés auxquels s’adossait Amasra avaient été arasés à coups de dynamite puis terrassés pour créer de vastes terre-pleins où s’élevaient à présent dix hangars monumentaux. Non loin, des rangées de bâtiments hérissés d’imposantes cheminées avaient remplacé les maisons aux toits de tuiles rouges. On y fabriquait l’alyuminiy, le métal ultraléger inventé par les Russes pour les structures rigides de leurs streloks et dont l’Alliance avait fini par obtenir le secret.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   06 février 2021
Le temps de traverser, elle avait changé de monde.
Commenter  J’apprécie          50
SyfantasySyfantasy   14 juin 2021
L’Alliance construisait déjà des dirigeables de moindre envergure depuis des années, mais le sultan avait l’ambition de concurrencer les streloks russes, maîtres incontestés des airs. La vision des dirigeables de guerre du Nouvel Empire flottant au-dessus de la Corne d’or le hantait sans relâche.
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