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EAN : 9782918932727
144 pages
Éditeur : MÉDIAPOP ÉDITIONS (01/01/2019)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
« En lisant, nous accédons aux sentiments d’un poète japonais mort depuis des siècles, à la représentation de l’univers d’un savant grec de l’antiquité, à l’imaginaire érotique d’une courtisane qui a vécu dans des palais disparus depuis des lustres, au destin oublié d’une pauvre paysanne d’une vallée perdue des Vosges.
Aucun parent, aucun enfant, aucun ami ne nous offrira jamais cela.
Tout cela bien sûr fonde notre imaginaire, notre savoir, notre sensi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
pm
  30 décembre 2019
Ce petit livre est une sorte d'autobiographie de lecteur. Philippe Lutz passe en revue l'histoire de sa relation fusionnelle avec les livres. Livres de l'enfance, de l'adolescence, de l'éveil et de la maturité: on suit la vie de sa bibliothèque en phase avec la sienne.
L'ancien prof de lettres, devenu bibliothécaire et écrivain, sème ça et là, dans ce parcours où on peut régulièrement se reconnaître, de belles réflexions sur les livres, sur leur pouvoir sur nos vies, sur l'écriture. Un bon moment en compagnie d'un homme sensible et fin lecteur.
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EmmanuelDAVID
  17 mars 2021
Philippe Lutz prend une photo chaque jour du monde qui nous entoure. Il fait ça depuis plus de vingt ans je crois. Et il s'en dégage une grande poésie. Mais Philippe Lutz écrit aussi. L'homme qui aimait les livres nous fait partager de manière sensible - presque sensuelle - son amour des livres. Il nous emmène avec lui dans une promenade et un genre originaux, un peu sa "marque de fabrique" et on se laisse volontiers emmener. Il m'est arrivé en le lisant de me dire que ses phrases racontaient parfois des choses que je pensais depuis longtemps sans avoir mis les mots qui allaient avec...Et c'est une belle impression !
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   03 novembre 2019
Je serais bien en peine de dire quel fut mon premier
contact avec le livre.
Des livres, il n’y en avait guère dans ma famille. Mes parents n’avaient pas de bibliothèque, mais une sorte d’armoire à vitrine, où deux étagères donnaient à voir des reliures plus que des textes.
Le meuble trônait au salon. Il abritait essentiellement des dossiers, factures, actes de vente, relevés de banque, ainsi que quelques bibelots.
La porte de l’armoire était si lourde que je ne m’aventurais pas à l’ouvrir, par peur de cogner la table basse qui était dans son axe et d’en casser la vitre.

Les ouvrages, dans leurs austères habits de cuir sombre, étaient difficilement accessibles, protégés par les objets qu’il fallait déplacer pour pouvoir sortir un volume.
Beaucoup d’entre eux étaient écrits en langue allemande,
Goethe, Schiller.
Sur leur dos, les lettres gothiques ajoutaient à la difficulté de leur accès. Quant aux rares livres qui étaient rédigés en langue française, il s’agissait d’œuvres d’un écrivain aujourd’hui oublié qui eut son heure de gloire, Henri de Régnier. Les titres étaient intrigants : La Double maîtresse, La Pécheresse.

J’avais tenté l’une ou l’autre fois, en cachette, lorsque mes parents étaient absents tous les deux – ce qui ne durait jamais bien longtemps –, d’en examiner le contenu de plus près. Mais les mots que j’attrapais au hasard, les quelques gravures de femmes nues que je découvrais en tournant fébrilement les pages me laissaient entrevoir à quel point ces publications ne m’étaient pas destinées. Leur érotisme – bien fleur bleue au regard de ce que l’on connaît aujourd’hui – m’en interdisait clairement la lecture.

Si bien que le coffre-fort des rares livres familiaux m’était
quadruplement verrouillé : par le meuble d’abord, à la
porte si encombrante, par les bibelots qui m’interdisaient
un accès rapide et facile aux volumes alignés au fond des
étagères, par la langue allemande qui m’était un idiome
étranger, et par le sulfureux contenu des quelques autres
ouvrages, qui semblait les réserver aux adultes.

Chez ma grand-mère, la situation était encore plus simple :
elle n’avait quasiment aucun livre.
Pas de bibliothèque, pas d’armoire vitrée non plus. Les rares écrits qu’elle possédait étaient remisés dans une petite commode fermée, où personne n’aurait pu soupçonner leur présence.
Les textes en question étaient bien sûr presque tous rédigés en allemand, et bien sûr en gothique. De surcroît, c’étaient exclusivement des œuvres pieuses : vies de saints, ouvrages de morale chrétienne, almanachs catholiques, missels et autres bréviaires.
De sorte que mon envie de lecture, qui me semblait être l’apanage des adultes au monde desquels, enfant unique, j’aspirais à appartenir le plus tôt possible, ne trouvait en rien à s’assouvir dans ma famille.
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