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EAN : 9782266278232
304 pages
Éditeur : Pocket (11/01/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.58/5 (sur 191 notes)
Résumé :
" Si la police ne peut rien pour vous, n'hésitez pas à faire appel à moi. " Kouplan, détective sans-papiers.

Depuis trois ans, Kouplan est en " situation irrégulière ". Sa demande d'asile a été rejetée par la Suède mais il ne peut rentrer dans son pays, l'Iran, sans risquer sa vie. Dans l'attente d'un avenir meilleur, il lui faut échapper à la vigilance quotidienne des autorités, tout en gagnant assez d'argent pour subvenir à ses besoins : ex-journa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  12 juillet 2018
Kouplan exerçait le métier de journaliste en Iran.
Réfugié en Suède, il attend ses papiers.
En attendant, il passe une petite annonce pour devenir détective privé . C'est la surprise, il reçoit très vite une réponse d'une dame, Pernilla qui lui demande de retrouver sa fillette Julia, 6 ans, enlevée dans un centre commercial.
Elle ne veut pas prévenir la police.
Nous entrons très vite dans les zones d'ombre du personnage de la jeune mère perturbée.
Les personnages de Kouplan et Pernilla sont très finement analysés, avec beaucoup d'émotion.
Kouplan nous montre la réalité d'un immigré sans papier dans une grande ville, sans cesse sur ses gardes.
Pernilla nous est livrée avec toute sa fragilité de jeune femme très perturbée.
En tant que lectrice, je me posais sans arrêt des questions. Je croyais avoir approché une vérité puis l'auteure relançait le suspense.
Le livre a reçu le grand prix de littérature policière en Suède, probablement pour les personnages que le livre nous fait rencontrer et la façon dont le thème est traité, certainement pas pour l'action qu'on est habitué à rencontrer dans ce genre de roman.
J'ai beaucoup apprécié la qualité d'écriture, l'observation des personnages et la traduction, ici par Esther Sermage.

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Kirzy
  19 juillet 2018
Voilà un roman étiqueté « polar » très différent de la production scandinave actuelle.
le point de départ ? classique, une fillette a disparu, un enquêteur privé part à sa recherche à la requête de la mère.
Sauf que la mère est rapidement très étrange, refusant de signaler la disparition à la police et n'ayant jamais déclaré la naissance de cet enfant. Sauf que l'enquêteur est un Iranien sans-papier dans un Stockholm où il vaut mieux dire qu'on est allergique à la viande de porc plutôt que musulman. C'est là tout le sel du roman.
Un héros à qui la Suède a refusé le droit d'asile il y a trois ans et qui ne peut retourner en Iran où il risque sa vie. Un héros obnubilé par un repas quotidien qu'il pourra faire ou pas.
Pas facile de mener une enquête classique lorsqu'on a tout juste de quoi payer un Pass navigo, qu'on bosse avec un ordinateur préhistorique récupéré dans la rue et qu'on est toujours aux aguets dès qu'on aperçoit la police suédoise.
Du coup, rien de spectaculaire, juste une enquête en bordure, à l'instinct, ingénieuse, en errant dans ma ville à la rencontre des invisibles, des caissières de Sub15, des immigrés lituaniens, latinos ou kurdes, très loin des clichés sur la Suède dans un Stockholm bigarré et interlope.
Si le gros point fort de ce polar entre chronique sociale et roman noir est incontestablement ce personnage improbable et attachant, l'auteure mène son intrigue de façon cohérente avec une fin très surprenante ( en tout cas que je n'avais pas complètement vu venir ).
Très réussi. Et comme ce roman est le premier d'une tétralogie, hâte de retrouver le détective sans-papier Kouplan.
Lu dans le cadre du jury Prix Nouvelles voix du polar Pocket 2018
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Sylviegeo
  05 juin 2018
Je découvre une autre autrice venant du nord: Sara Lovestam. Suédoise et écrivaine de polars. Attention, nous sommes loin du flic ou du détective alcoolo, déprimé, combattant ses démons ou essuyant une faillitte de vie de famille . Ce que nous présente, avec beaucoup de délicasse et d'humanité, Sara Lovestam dans "Chacun sa vérité" est une Suède quelque peu répressive par sa police des frontières qui traque le réfugié, le migrant, le sans papier et Kouplan, détective privé iranien, migrant et sans papier. Kouplan seul dans un pays où tout est à apprendre: la langue, les moeurs, les gens, etc. Kouplan est jeune, petit, dans la vingtaine, mais peut facilement se faire passer pour un jeune ado, humain, travaillant fort pour survivre dans le quotidien alors qu'il n'est personne... Personnage atypique et adopté tout de suite. Ici, on parle de folie, de psychiatrie, de perception mais aussi de traite d'humains et d'esclavage sexuel. On me dit que "Chacun sa vérité" est le premier volet d'une tétralogie mettant en scène Kouplan. Je serai bien heureuse de continuer le chemin avec lui.
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Jeanfrancoislemoine
  19 octobre 2018
Stockholm,Suède.
Julia,la fille de Pernilla vient d'être enlevée.
Kouplan,sans-papiers iranien, journaliste dans son pays, propose ses services comme détective privé.
Pernilla, et c'est étrange, ne veut pas prévenir la police.Kouplan,c'est plus compréhensible, ne veut pas rencontrer les policiers non plus.
Bien entendu,les deux se retrouvent et c'est le début d'une curieuse course dans la capitale,une recherche où le "chasseur"est aussi virtuellement "chassé ".
Drôle de polar que ce polar où l'opacité de la situation va nous embrumer jusqu'à la fin.Drôle de polar qui,malgré sa lenteur va nous obliger à tourner les pages aussi vite que possible, curieux polar,oui,vraiment.....
Chercher en évitant d'être arrêté et expulsé ,voilà le pari fou tenté par ce journaliste iranien de bonne famille ,exilé et sans le sou......
Et il cherche,et il fouille et il raisonne,peu aidé par sa propre crainte, son manque de pratique et de matériel ,et le comportement d'une mère bien étrange. Pari fou mais réussi? Pari fou et manqué ?
J'ai été agréablement surpris par cette façon de traiter ce sujet. L'auteure a su mêler intrigue et vie quotidienne d'un sans -papier avec intelligence et originalité et c'est avec plaisir que je retrouverai Kouplan dans de nouvelles aventures puisque nouvelles aventures il y aura.
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sabine59
  12 juillet 2020
Un policier suédois très différent des autres, que j'ai trouvé excellent, original!
Justement, la différence, il en est fortement question dans ce livre. Pour les deux principaux personnages, elle est ce qui les constitue et les rend solitaires, fragiles. Kouplan est un iranien sans papiers, dont la demande d'asile en Suède a été rejetée. Il est resté et survit, toujours sur le qui-vive. Il décide de passer une petite annonce proposant ses services de détective privé. Après tout, il était journaliste d'investigation, avant. Et si cela pouvait lui permettre d'avoir un peu d'argent pour manger...
Et voilà que Pernilla, une jeune femme à la mémoire vacillante ,lui demande de retrouver Julia, sa petite fille de six ans disparue. Elle ne veut pas avoir affaire à la police...
Ce ne sont que quelques postulats de départ, à vous de découvrir la suite. Je peux dire en tout cas que le quotidien d'un réfugié clandestin est fort bien retranscrit, l'auteure , comme elle l'explique à la fin, a donné des cours à des immigrés. Et Kouplan devenu enquêteur alors qu'il était plutôt proie que chasseur se révèle une personnalité très attachante.
le livre n'est pas un policier au sens courant du terme, et pourrait ne pas plaire aux habitués du genre. Moi, au contraire, il m'a beaucoup intéressée. L'histoire est particulière, prenante, même si on comprend assez vite le problème de Pernilla. Les personnages ont leurs zones d'ombres, et la fin est très inattendue! La finesse d'analyse psychologique, l'humanité qui transparait sont les atouts majeurs de ce roman atypique.
J'ai appris avec plaisir que Sarah Lövestam poursuivait l'aventure avec son détective si charismatique. Il me tarde de découvrir ses autres enquêtes! Je termine en citant un slogan tellement juste d'une association humanitaire que l'auteure évoque: " Un être humain n'est jamais illégal"...
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critiques presse (1)
Chatelaine   30 décembre 2016
L’intrigue astucieusement menée. Les nombreuses allées et venues de Kouplan dans différents quartiers, permettant d’observer le Stockholm d’aujourd’hui et sa cohorte d’immigrés.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
Cazaubon78Cazaubon78   16 février 2021
Préface
La Suède a énormément changé ces cinquante dernières années. La proportion d'émigrés établis dépasse vingt pour cent dans certaines villes. C'est, de loin, le pays le plus hospitalier d'Europe, avec une demande d'asile acceptée pour trois cents et quelques habitants quand c'est cinq fois plus d'habitants en Allemagne et jusqu'à quinze fois plus en France. Irakiens et Syriens apparaissent en haut de la liste, avec les Polonais et les Finlandais. Les mafias d'ici ou d'ailleurs sévissent, une très nette innocence a disparu et l'extrême droite, en nette progression, oublie qu'il fut un temps où presque un quart de la population suédoise quittait le pays, baluchon sur l'épaule, condamné à la migration économique.
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Cazaubon78Cazaubon78   15 février 2021
Kouplan a l'impression d'avoir râté quelque chose. Il croyait réussir dans ce nouveau rôle, il pensait qu'une mission suffirait à refaire de lui cet esprit affûté qu'il a été. Comme avant son départ. Comme aux yeux de son frère. Mais ses conditions de vie perturbent ses fonctions cérébrales, il a beau apprécier de se concentrer sur autre chose que son statut, le fait même d'être diverti le terrifie. Il suffirait d'une seconde d'inattention au mauvais moment. Ses raisonnements lui semblent encerclés de barbelés, il n'arrive pas à atteindre ses propres pensées. Comme si ma tête refusait d'obéir.
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Cazaubon78Cazaubon78   15 février 2021
- Je ne sais pas si tu as vraiment vingt-huit ans, poursuit-elle. Physiquement, tu as plutôt l'air d'en avoir douze, mais mentalement, on dirait que tu en as cent.
Le soir est tombé - discerne-t-elle les rougeurs sur son visage ? Il émet un petit rire pour faire passer sa gêne.
- Il y a un proverbe persan qui dit : "Ne te laisse pas berner par la grosseur du poivre, il est petit mais quand-même assez fort. "
- Dis-le en persan.
- Confus malgré ses cent ans d'âge mental, il obéit:
- Felfel nabin che rize, beshkan bebin che tize.
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Cazaubon78Cazaubon78   15 février 2021
La faim est une drôle de sensation. Avec le besoin d'uriner et le sommeil, elle domine toutes les autres. C'est ce que tente de représenter la pyramide des besoins du psychologue Abraham Maslow. En avalant sa bouillie d'avoine, Kouplan se souvient du jour où sa mère la lui a expliquée:
- Les besoins physiologiques passent d'abord, ensuite, le besoin de sécurité.
Kouplan se prépare une deuxième portion de bouillie et pense à un autre proverbe de son père. Décidément, la faim réveille en lui des souvenirs de ses parents. Il aimerait savoir comment ils vont, mais n'ose pas se laisser aller à l'imaginer : sa mère se demandant ce qu'ils sont devenus, son frère et lui. Il ne peut pas se le permettre. D'ailleurs, il est passé maître dans l'art d'interrompre ses monologues intérieurs. Sa mère trouverait tout cela malsain.
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Cazaubon78Cazaubon78   15 février 2021
Le deuxième travaille avec celui qui prétend être son vrai père et parle avec un accent. C'est ce qu'on dit quand quelqu'un connaît mieux une autre langue que le suédois. Il s'occupe des "filles" en leur apportant à manger de chez McDonald's. Les "filles", c'est elle-même et deux femmes de Pologne. Elles ne parlent pas suédois et logent dans la chambre d'à-côté. D'abord, la fillette a regretté de ne pas dormir dans leur chambre même si elles ne se comprenaient pas, car elles étaient gentilles. Elles lui peignaient les cheveux et lui faisaient des bisous sur les joues. Ensuite, elle a entendu des coups et du remue-ménage dans leur chambre. Le deuxième homme appelle ça des "visites". Dans quelques jours, il l'a avertie qu'elle recevrait elle aussi une visite.
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