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EAN : 9782221190173
400 pages
Robert Laffont (11/01/2018)
3.62/5   93 notes
Résumé :
« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
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Sylviegeo
  18 novembre 2019
Ça ne coûte rien d'affirmer que j'adore ce personnage particulier de Kouplan, réfugié iranien, détective sans papiers en Suède. Ça ne coûte rien de dire que Sara Lövestam a su me charmer et m' attirer tant et tant que je m' abonne sans réserve à cette tétralogie pour suivre ce détective des plus atypiques. Vivre en Suède sans papiers c'est vivre la peur de l'expulsion, c'est la clandestinité, la pauvreté, la marginalité. C'est ce que ressent notre Kouplan. Tous les jours, la faim, la peur. Ici, il réussira à survivre grâce à sa rencontre avec une conseillère municipale, Jenny , vicitme d'une arnaqueuse de haut vol ! Il pistera pour elle cette voleuse tout en sachant fort bien que cette rentrée, ce butin, ce salaire n'est que temporaire et que la fuite reprendra demain...
Ce qui est prenant en lisant Sara Lövestam c'est le réalisme des détails. Rien ne semble inventé, toutes les situations sont des plus crédibles. En plus d'être un roman, c'est une excellente chronique sociale dans une Suède qui nous fait douter de son hospitalité.
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Commenter  J’apprécie          450
Mimeko
  30 novembre 2021
Kouplan, improvisé détective privé pour survivre, toujours en attente d'un dépôt pour le réexamen de sa situation de réfugié sans papier, aborde Jenny, conseillère municipale à la ville de Stockholm, une femme de tête et de pouvoir, après l'avoir entendue, furieuse, se plaindre d'avoir été abusée par une femme. Elle lui explique alors, qu'en couple avec Amanda, jeune femme espagnole, elles devaient construire une maison secondaire sur un terrain appartenant à son amante, mais cette dernière a disparu la délestant de deux cent mille couronnes, le montant du premier acompte. Kouplan, avec quelques éléments sur les habitudes de vie de la jeune femme en fuite, se lance sur ses traces et, par un profil créé sur Internet, entre en contact avec elle, elle vivrait à Goteborg, un nouveau terrain de chasse pour Amanda, devenue entretemps Angela.
Ça ne coûte rien de demander est la deuxième mission de Kouplan, ce jeune réfugié iranien, au physique juvénile, qui habite une chambre chez une mère de famille et qui dépense son énergie à trouver de l'argent pour survivre, et surtout à éviter les occasions de croiser la police et risquer l'expulsion. Il côtoie cette fois-ci, le milieu de la politique avec Jenny, qui travaille sur les marchés de BTP et qui s'est faite escroquée. L'enquête semble difficile, la femme en fuite agissant comme un caméléon, se fondant dans une ville, usant de multiples identités et réussissant toujours à capter s'attirant la sympathie des personnes qu'elle fréquente ou qu'elle pense arnaquer...
Une enquête qui n'est pas policière mais qui s'apparente plus à une filature et qui est prétexte à en connaître un peu plus sur Kouplan et son traitement médical assez lourd qu'il se procure au noir, une automédication qui pourrait s'avérer dangereuse. La recherche s'oriente rapidement vers le milieu homosexuel, Jenny et Amanda/Angela étant amante et Kouplan demandant l'aide de Siri, une lesbienne qui l'a énormément aidé à son arrivée en Suède.
Un deuxième tome intéressant, une filature dans les milieux alternatif et homosexuel de Stockholm et Goteborg.
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Stelphique
  14 mars 2019
Ce que j'ai ressenti:
Il me semble que ça ne coûte rien de dire que j'ai adoré cette deuxième enquête de l'inspecteur Kouplan. Que j'ai été très heureuse de le retrouver, parce que finalement, c'est bien à ce personnage que l'on s'attache. On l'avait laissé sur une révélation inattendue en twist final dans Chacun sa vérité, et Sara Lovestam approfondit plus encore cette identité floue en donnant un caractère plus intime à ce roman. En brouillant ainsi les pistes, cette auteure bouscule les mentalités vers plus de tolérance. Certains passages sont bouleversants, et tout le long de cette intrigue, c'est dans cette fragilité qu'est la grande force de ce polar. Je suis totalement conquise par son style, son engagement pour les problèmes de société actuels, sa sensibilité. Au delà, d'une simple enquête à lire sous nos plaids, je pense que Sara Lovestam peut marquer l'univers du polar grâce à ce personnage atypique.
« Les circonstances nous rendent complexes, songe Kouplan. Comment se catégoriserait-il lui-même? Comment associer son passé, son corps et ses actes sous une seule et unique étiquette? »
Le détective Kouplan se voit confier une nouvelle mission dans l'ombre et puisque ça ne coûte rien de demander, il aborde lui même, Jenny Svard qui s'est vue délestée de deux cent mille couronnes par son amante. Toujours la peur et la faim au ventre, et sans doute d'autres bouleversements hormonaux, il avance dans les rues à couvert, et plonge dans le grand bain de la politique. Petit à petit, on est saisi par la force des mensonges énoncés et des vérités tues, par les révélations étranges et les actions volontaires, et par cette vengeance de femmes.
« En se consacrant au faux, on est en contradiction avec la vie qui est dans le vrai. Chaque mensonge est un instant volé à sa propre vie. »
Ça ne coûte rien de demander…la suite des aventures de Kouplan! Je suis tellement impatiente de découvrir l'évolution de ce personnage. Dans ce tome-ci, vérités et mensonges jouent encore sur les failles humaines et tout ce qu'il parait n'est jamais totalement ce qui est. Et c'est ce que j'adore! Etre déstabilisée, ne pas prévoir le prochain rebondissement, me laisser surprendre par des émotions nouvelles. Avec Sara Lovestam, je sais que j'aurai ces moments de doutes délicieux, où chacun peut ressentir sa vérité.
"Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n'y a qu'à demander, l'univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies."


Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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kuroineko
  16 avril 2019
Laissé sur une révélation d'importance à la fin de chacun sa vérité, j'étais ravie de retrouver Kouplan avec Ça ne coûte rien de demander. Sara Lövestam a créé avec son personnage un détective complètement atypique, loin des stéréotypes du genre. A travers lui, l'auteure nous révèle également le quotidien des immigrés clandestins, l'angoisse au ventre d'être arrêtés sur un contrôle de routine, le coeur qui bat la chamade à la vue du moindre uniforme, à la pensée de tomber malade, le lendemain toujours remis en question faute de travail.
Kouplan obtient d'ailleurs sa seconde enquête en écoutant la conversation téléphonique d'une inconnue alors qu'il fouille une poubelle à la recherche de cannettes métalliques à recycler moyennant quelques couronnes. Contre toute attente, et parce qu'en tant que personnalité publique, cette femme - Jenny - lui confie son affaire.
Une affaire où la perspicacité et les réflexions de Kouplan vont subir soubresauts et états d'âme. En situation illégale, toujours sur le qui-vive et dans l'inquiétude vis-à-vis de sa famille restée en Iran, dans l'incertitude de savoir si son frère a disparu volontairement pour se cacher ou s'il a été arrêté pour avoir écrit trop librement comme journaliste, Kouplan parvient malgré tout à faire preuve de psychologie et d'empathie pour les personnes que l'enquête lui fait rencontrer. Pour certains, leurs problèmes apparaissent bien futiles à côté du quotidien toujours précaire et anxiogène d'un immigré clandestin.
En plus d'écrire un polar efficace, sans violence exacerbée et où l'aspect humain l'emporte sur le reste, Sara Lövestam nous renvoie à la question des migrants qui, depuis 2015, a crû de façon exponentielle en Europe, avec les réactions diverses et parfois haineuses qu'on connaît. Une lecture aussi utile à la réflexion que plaisante à lire car son héros est définitivement attachant. J'ai hâte de poursuivre le récit de ses aventures.
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sabine59
  26 septembre 2020
Ça ne coûte presque rien non plus de lire en poche la suite des aventures de Kouplan! 🌝
J'avais beaucoup aimé le premier volet, celui-ci est un peu en-dessous, je trouve. L'enquête est moins captivante: le milieu des arnaques, et de la politique...Cependant, nous en apprenons plus sur ce détective sans-papiers fort attachant, toujours aussi sur ses gardes car vivant en Suède de façon illégale, sa demande d'asile ayant été refusée.
Nous en apprenons plus aussi sur ses problèmes personnels, sa famille iranienne lui manque, et son changement d'identité sexuelle se précise mais non sans douleurs... C'est cet aspect intime qui m'a intéressée.
Même si la personnalité multi-facettes de Nathalie l'arnaqueuse est fascinante, il n'y a pas cette fois vraiment de résolution d'enquête, n'en disons pas plus. Une fin un peu molle, en tout cas. Néanmoins, l'analyse sociale est ,elle, fine.
le troisième opus m'attend. Mon mari m'a dit qu'il était mieux; de toute façon, je continuerai à approfondir ma connaissance de Kouplan, personnage atypique et passionnant à étudier.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   09 mars 2018
Sara Lövestam, jeune et talentueuse romancière considérée comme l’une des plumes littéraires suédoises à surveiller, propose une nouvelle enquête à couper le souffle de Kouplan, son détective privé sans-abri, dans un roman original où la vengeance est au premier plan.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   14 mars 2019
Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n'y a qu'à demander, l'univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies. 
Commenter  J’apprécie          191
MimekoMimeko   29 novembre 2021
Qu'on soit un petit minou à sa maman avec un nœud autour du cou ou un matou de gouttière, songe Kouplan, on est encore et toujours un chat. Tout comme lui-même demeure un être humain. Un journaliste venu de Téhéran, rebaptisé depuis, qui s'est donné pour but de recycler cent canettes de bière par jour. Quelqu'un en somme.
Commenter  J’apprécie          90
MimekoMimeko   30 novembre 2021
C'était un matin, à l'heure où l'on ne voit le monde qu'à travers ses cils, où l'on n'a pas encore rassemblé ses idées pour la journée, où l'on sent les draps contre sa peau, où l'on entend encore l'écho de ses rêves...
Commenter  J’apprécie          100
christinebeaussonchristinebeausson   01 mai 2019
On se rapproche volontiers de quelqu'un qui vous donne l'impression d'être celui que vous auriez pu être. Voilà le business plan d'Amanda. Et les sentiments qu'on éprouve sont authentiques, même si tout le reste est faux.
Commenter  J’apprécie          50
rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Quand vous avez les mains plongées dans les ordures, les gens évitent de vous regarder. S'ils le peuvent, ils vous ignorent même complètement, alors autant y enfoncer le bras tout entier. Kouplan n'est pas encore parvenu à surmonter le dégoût que lui inspirent les vieux chewing-gums et les restes mâchouillés. Quant au risque de tomber sur des seringues, il ne veut même pas y penser.
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Videos de Sara Lövestam (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sara Lövestam
Chacun sa vérité - Sara Lovestam - Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur
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