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ISBN : 2266291173
Éditeur : Pocket (10/01/2019)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 45 notes)
Résumé :
« Si la police ne peut rien pour vous, n’hésitez pas à faire appel à moi. » Kouplan, détective sans-papiers.
Ça y est, l’autoproclamé « détective » Kouplan, immigré iranien à Stockholm, n’a plus un rond. Il en est réduit à collecter des cannettes vides pour les revendre contre quelques pièces.
En fouillant dans les poubelles du quartier huppé de Lidingö, il croise le chemin de Jenny Svärd, conseillère municipale aux dents longues, dont il surprend la c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  14 mars 2019
Ce que j'ai ressenti:
Il me semble que ça ne coûte rien de dire que j'ai adoré cette deuxième enquête de l'inspecteur Kouplan. Que j'ai été très heureuse de le retrouver, parce que finalement, c'est bien à ce personnage que l'on s'attache. On l'avait laissé sur une révélation inattendue en twist final dans Chacun sa vérité, et Sara Lovestam approfondit plus encore cette identité floue en donnant un caractère plus intime à ce roman. En brouillant ainsi les pistes, cette auteure bouscule les mentalités vers plus de tolérance. Certains passages sont bouleversants, et tout le long de cette intrigue, c'est dans cette fragilité qu'est la grande force de ce polar. Je suis totalement conquise par son style, son engagement pour les problèmes de société actuels, sa sensibilité. Au delà, d'une simple enquête à lire sous nos plaids, je pense que Sara Lovestam peut marquer l'univers du polar grâce à ce personnage atypique.
« Les circonstances nous rendent complexes, songe Kouplan. Comment se catégoriserait-il lui-même? Comment associer son passé, son corps et ses actes sous une seule et unique étiquette? »
Le détective Kouplan se voit confier une nouvelle mission dans l'ombre et puisque ça ne coûte rien de demander, il aborde lui même, Jenny Svard qui s'est vue délestée de deux cent mille couronnes par son amante. Toujours la peur et la faim au ventre, et sans doute d'autres bouleversements hormonaux, il avance dans les rues à couvert, et plonge dans le grand bain de la politique. Petit à petit, on est saisi par la force des mensonges énoncés et des vérités tues, par les révélations étranges et les actions volontaires, et par cette vengeance de femmes.
« En se consacrant au faux, on est en contradiction avec la vie qui est dans le vrai. Chaque mensonge est un instant volé à sa propre vie. »
Ça ne coûte rien de demander…la suite des aventures de Kouplan! Je suis tellement impatiente de découvrir l'évolution de ce personnage. Dans ce tome-ci, vérités et mensonges jouent encore sur les failles humaines et tout ce qu'il parait n'est jamais totalement ce qui est. Et c'est ce que j'adore! Etre déstabilisée, ne pas prévoir le prochain rebondissement, me laisser surprendre par des émotions nouvelles. Avec Sara Lovestam, je sais que j'aurai ces moments de doutes délicieux, où chacun peut ressentir sa vérité.
"Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n'y a qu'à demander, l'univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies."


Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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kuroineko
  16 avril 2019
Laissé sur une révélation d'importance à la fin de chacun sa vérité, j'étais ravie de retrouver Kouplan avec Ça ne coûte rien de demander. Sara Lövestam a créé avec son personnage un détective complètement atypique, loin des stéréotypes du genre. A travers lui, l'auteure nous révèle également le quotidien des immigrés clandestins, l'angoisse au ventre d'être arrêtés sur un contrôle de routine, le coeur qui bat la chamade à la vue du moindre uniforme, à la pensée de tomber malade, le lendemain toujours remis en question faute de travail.
Kouplan obtient d'ailleurs sa seconde enquête en écoutant la conversation téléphonique d'une inconnue alors qu'il fouille une poubelle à la recherche de cannettes métalliques à recycler moyennant quelques couronnes. Contre toute attente, et parce qu'en tant que personnalité publique, cette femme - Jenny - lui confie son affaire.
Une affaire où la perspicacité et les réflexions de Kouplan vont subir soubresauts et états d'âme. En situation illégale, toujours sur le qui-vive et dans l'inquiétude vis-à-vis de sa famille restée en Iran, dans l'incertitude de savoir si son frère a disparu volontairement pour se cacher ou s'il a été arrêté pour avoir écrit trop librement comme journaliste, Kouplan parvient malgré tout à faire preuve de psychologie et d'empathie pour les personnes que l'enquête lui fait rencontrer. Pour certains, leurs problèmes apparaissent bien futiles à côté du quotidien toujours précaire et anxiogène d'un immigré clandestin.
En plus d'écrire un polar efficace, sans violence exacerbée et où l'aspect humain l'emporte sur le reste, Sara Lövestam nous renvoie à la question des migrants qui, depuis 2015, a crû de façon exponentielle en Europe, avec les réactions diverses et parfois haineuses qu'on connaît. Une lecture aussi utile à la réflexion que plaisante à lire car son héros est définitivement attachant. J'ai hâte de poursuivre le récit de ses aventures.
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Titania
  17 avril 2019
Un vent d'air frais souffle sur le polar scandinave ! Pas de morts horribles, un soupçon d'humour décalé , et un détective très original .
Kouplan, c'est un privé pas comme les autres. Ce journaliste iranien transsexuel qui a de bonnes raisons de craindre la foudre des Mollahs, s'est exilé à Stockholm. C’'est en faisant les poubelles qu'il trouve la cliente de la présente affaire, la deuxième de la série. Ça ne gêne en rien de commencer par ce roman. Il y a suffisamment de retours en arrière pour comprendre le parcours du personnage.
Le voilà sur les traces d'une arnaqueuse particulièrement douée, embauché par Jenny, conseillère municipale à l'éthique douteuse, hautaine et pingre. Enquête avec de petits moyens, faite de débrouillardise, et des détours assez inattendus. Kouplan rase les murs pour ne pas se faire prendre par les policiers de l'immigration, tout en gérant sa biologie compliquée en transition.
Je ne vous en dis pas plus. Ça change de Wallander ! de plus, la construction est linéaire, pas d'alternance des chapitres prédécoupés pour un scénario ...génial ! C'est à la fois drôle et émouvant, et ça nous dit aussi beaucoup sur les coulisses du modèle suédois.
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Bazart
  30 janvier 2018
L'année dernière j'avais eu l'occasion de rencontrer une brillante écrivaine suédoise auteur d'une tétralogie vraiment formidable autour d'un détective privé pas comme les autres, Kouplan, autoproclamé detectivé privé et sans papier iranien en Suède, bref un personnage profondément attachant et à des annèées lumières de l'archétype du détective viril et patriote que James Ellroy et tant d'autres ont façonné dans la littérature noire traditionnelle .
Au départ Kouplan n'était pas forcément parti pour être le héros d une 'série en 4 tomes mais l'autoportait une histoire très compliquée avec lui et que, si l'auteur voulais raconter son histoire dans le détail, il fallait donner des éléments de son passé au gré d'une saga de plusieurs volets.
Sara Lövestam, qui s'essaie pour la première fois au polar avec cette tétralogie Kouplan, a toujours aimé s'interesser aux laissés pour compte et aux marginaux de la société suédoise, et si "Ca ne coute rien de demander "possède une dimension policière que ne possédait pas ses trois premiers romans, ils sont également à la croisée des chemins entre roman noir et chronique sociale, et sont du coup dans le prolongement évident de ses oeuvres précédentes.
Au début de ce "ça ne coute rien de demander" , Kouplan, qui n'a plus travaillé depuis six mois et la précédente enquête- celle de chacun sa vérite- survit tant bien que mal, avant de trouver par hasard une potentielle nouvelle cliente, en la personne de Jenny une femme politique qui s'est faite escroquer par son amante et particulièrement avide de vengeance.
Comme dans le premier volet l'intrigue est moins importante que la façon qu'a Kouplan d'enquêter: adepte du système D, Kouplan doit faire preuve d'ingénoisité à la fois pour trouver le fin mot de l'histoire et pour ne pas se faire expulser.
Il n'est pas indispensable d'avoir lu le premier volet avant d'attaquer celui ci, mais le plaisir est bien plus grand pour découvrir le personnage dans son ensemble.
Comme dans " Chacun sa vérité", la plume de Lovestam accompagne avec ce qu'il faut d'empathie et une once de dérision bienvenue la destinée de ce héros de roman policier vraiment pas comme les autres.
Et comme le troisième volet, libre comme l'air sort dès le 21 mars en grand format chez Robert Laffont, soit une semaine avant le début de quais du polar, on n'a pas fini d'entendre parler de ce réjouissant ( anti) héros !!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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sonfiljuliesuit
  25 avril 2019
Après « chacun sa vérité », Sara Lövestam décrit l'immigration et la vie d'un réfugié sans fioritures et de manière touchante. L'inspecteur Kouplan, un personnage atypique, immigré iranien et transgenre, détective sans papiers, vivant à Stockholm. Un polar qui n'en est pas un… Finalement, l'auteur a crée un personnage tellement attachant, que l'on souhaite ne jamais avoir à l'abandonner.
Chacun sa vérité se terminait sur une révélation inattendue et j'étais impatiente de voir comment l'auteur allait poursuivre, avec ce deuxième titre. Je dois dire qu'avec « ça ne coûte rien de demander », la qualité monte d'un cran. Kouplan prend de l'épaisseur et on entre plus profondément dans son intimité.
Sans être complètement SDF, la situation de Kouplan, est toujours aussi précaire, il fait des poubelles pour trouver des canettes, qu'il va pouvoir consigner pour quelques couronnes.
On entre dans la tête de Kouplan, dans ses réflexions, ses envies. Sa fragilité à fleur de peau, le rend vulnérable et le transcende en même temps. Il a ce défit qui brille au des yeux. le défit d'arriver à survivre quoi qu'il arrive, mais en gardant ses valeurs. Son humanité.
Une intrigue d'une grande force, dont Kouplan devient le fer de lance, sous la plume de Sara Lövestam, dont l'engagement pour les problèmes des réfugiés m'a complètement subjugué.
Un deuxième opus qui peut se lire, sans avoir lu « chacun sa vérité », mais ce serait dommage de passer à côté de certaines informations.
Ici l'enquête est plus travaillée, même si ce n'est pas une enquête policière, elle en possède tous les ingrédients, surtout si on le compare à la première qui se situe plus dans le roman social.
« Chacun sa vérité » était bon, mais celui-ci est un cran au-dessus. L'intrigue en elle-même est secondaire, mais les personnages sont formidables. Un polar ancré dans notre quotidien, en prises avec notre société.
La plume de l'auteur est à l'image de son personnages, cynique, pleine d'humour avec une pointe de dérision, qui fait sourire et permet de garder la légèreté dans ce roman, somme toute bien sombre.
Lien : https://julitlesmots.com/201..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   09 mars 2018
Sara Lövestam, jeune et talentueuse romancière considérée comme l’une des plumes littéraires suédoises à surveiller, propose une nouvelle enquête à couper le souffle de Kouplan, son détective privé sans-abri, dans un roman original où la vengeance est au premier plan.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   16 août 2019
Au début, il étudiait les poubelles du coin de l'œil et ne prenait que les canettes du dessus. Après quelques semaines, il s'est aperçu de deux choses. Premièrement : il est plus rentable et plus discret de fouiller cinq poubelles en profondeur que d'en parcourir vingt en superficie. Deuxièmement : quand vous avez les mains plongées dans les ordures, les gens évitent de vous regarder. S'ils le peuvent, ils vous ignorent même complètement, alors autant y enfoncer le bras tout entier. Kouplan n'est pas encore parvenu à surmonter le dégoût que lui inspirent les vieux chewing-gums et les restes mâchouillés. Quant au risque de tomber sur des seringues, il ne veut même pas y penser.
Il préfère se remémorer son cursus de journalisme. Il énumère les intitulés des cours, reproduit mentalement leurs bibliographies et tente de se souvenir des points essentiels soulignés par les professeurs. Parfois, on ne les trouvait pas dans les livres, ou alors il fallait lire entre les lignes.
Jusqu'à présent, Kouplan ne comprenait pas pourquoi les poubelles lui rappelaient systématiquement l'université, mais ses réflexions sur les chats ont éclairci le mystère. Qu'on soit un petit minou à sa maman avec un nœud autour du cou ou un matou de gouttière, songe Kouplan, on est encore et toujours un chat. Tout comme lui-même demeure un être humain. Un journaliste venu de Téhéran, rebaptisé depuis, qui s'est donné pour but de recycler cent canettes de bière par jour. Quelqu'un, en somme.
Cela fait deux mois qu'il est fauché. Avec les neuf mille couronnes de Pernilla en poche, il avait eu l'impression d'être monstrueusement riche, mais l'argent semble être parti en fumée : quatre-vingt-dix couronnes pour des cigarettes qu'il a données à Rachid en remerciement de son aide et trois cents couronnes pour une paire de chaussures d'hiver. Il a dépensé le solde en loyer et en nourriture. Il s'est offert deux kebabs, mais surtout il a fait des stocks. Dans le garde-manger, il lui reste sept kilos de riz au jasmin. Il paye son loyer au compte-gouttes à Regina.
- Tiens, une de plus, lance une voix d'homme.
Une canette de Coca apparaît sous le nez de Kouplan, qui la prend et la dépose dans son sac en plastique Lidl.
- Merci.
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StelphiqueStelphique   14 mars 2019
Ça ne coûte rien de demander, Kouplan. Il n'y a qu'à demander, l'univers te répondra. Sois ce que tu veux être, nous sommes les metteurs en scènes de nos propres vies. 
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meknes56meknes56   16 août 2019
Et sa bouche... Le truc, c'est que Jenny n'était même pas lesbienne. Mais les lèvres d'Amanda attiraient irrémédiablement le regard. Elles semblaient si douces... Promesse de libération, sa bouche surgissait de plus en plus souvent dans l'esprit de Jenny, même en pleine discussion sur un budget, alors que le consensus indispensable semblait inaccessible. Ou au moment de se lancer dans un exposé – les lèvres d'Amanda la faisaient sourire dans les situations les plus inappropriées, par exemple quand elle s'apprêtait à dire : « Bien entendu, je comprends la souffrance des personnes en situation difficile, mais nous devons avoir confiance en la capacité de nos concitoyens à choisir eux-mêmes le type de logement qu'ils désirent sur un marché libre et varié », ce genre de phrase s'accommodant pourtant mieux d'un froncement de sourcils soucieux que d'un gloussement étouffé.
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christinebeaussonchristinebeausson   01 mai 2019
On se rapproche volontiers de quelqu'un qui vous donne l'impression d'être celui que vous auriez pu être. Voilà le business plan d'Amanda. Et les sentiments qu'on éprouve sont authentiques, même si tout le reste est faux.
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rkhettaouirkhettaoui   14 avril 2018
Quand vous avez les mains plongées dans les ordures, les gens évitent de vous regarder. S'ils le peuvent, ils vous ignorent même complètement, alors autant y enfoncer le bras tout entier. Kouplan n'est pas encore parvenu à surmonter le dégoût que lui inspirent les vieux chewing-gums et les restes mâchouillés. Quant au risque de tomber sur des seringues, il ne veut même pas y penser.
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