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Nadine Ly (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070113835
1456 pages
Gallimard (22/09/1995)
4.38/5   8 notes
Résumé :

Traduit de l'espagnol par Yves Aguila, Claude Allaigre, Gilbert Azam, Jean-Marc Bedel, André Belamich, Patrice Bonhomme, Jean Canavaggio, Anne-Marie Capdeboscq, Marie Chevallier, Claude Couffon, R. P. Cyprien, Pierre Darmangeat, Florence Delay, Claude Esteban, Alberto Garcia, Jacinto-Luis Guerena, Damas Hinard, Robert Jammes, Eugène Kohler, Benoît Lavaud, Guy Lévis-Mano, Nadine Ly, Robert Marrast, Évelyne Martin-Hernandez, Roger N... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
picaflor
  20 octobre 2011
Un peu cher, comme toujours dans cette collection, mais à ne pas manquer si l'on s'intéresse à la poésie espagnole, d'autant que la langue de certains auteurs est parfois difficile : dans ce cas, la traduction est bienvenue !...
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   20 décembre 2019
La guitare


Commence le pleur
De la guitare.
De la prime aube
Les coupes se brisent.
Commence le pleur
De la guitare.
Il est inutile de la faire taire.
Il est impossible
De la faire taire.
C’est un pleur monotone,
Comme le pleur de l’eau,
Comme le pleur du vent
Sur la neige tombée.
Il est impossible
De la faire taire.
Elle pleure sur des choses
Lointaines.
Sable du Sud brûlant
Qui veut de blancs camélias.
Elle pleure la flèche sans but,
Le soir sans lendemain,
Et le premier oiseau mort
Sur la branche.
Ô guitare !
Ô cœur à mort blessé
Par cinq épées.


//Federico Garcia Lorca (1898 – 1936)
//Traduit de l’espagnol par Pierre Darmangeat,
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coco4649coco4649   11 juillet 2022
Transfiguration de la perte



La musique convoque les images
Du temps. D’où m’appellent-elles
Pour me ramener
Au jour implacable ?

                                 Je n’ai rien à moi
Sauf ce qui a fui. Fragment
Libre d’hier, la mémoire afflue
Sur fond de guerre et d’espoir
Où tout s’alarme et se transforme
En vie, où ma vérité
Est en train de nouveaunaître.

                                 Oh, transfiguration
De ce qui n’est plus, vestige
Obstiné du précaire, geôle
Complice de la mémoire,
Sauvegarde du temps en prison de musique.


// José Manuel Caballero Bonald (11/11/1926 – 09/05/2021)

/ Traduit de l’espagnol par Nadine Ly
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PartempsPartemps   04 avril 2022
José Maria Gabriel y Galan


Ecc Homo !

Je vis seul avec moi -même depuis vingt-quatre ans maintenant ,
et je veux
me divorcer depuis quatre ans.
Tout ce qui
m'entoure m'ennuie profondément,
et si j'entre en moi,
ce que je vois m'effraie et me donne horreur...
Ma tête est un vaste chaos chaotique
et lugubre
d'où jamais un monde ne sortira,
et mon cœur est un cirque
où ils combattent comme des bêtes
mes vertus et mes vices.
Sans étoile dans mon ciel,
dans la nuit noire je marche ;
je cherche des fleurs et je trouve des chardons,
j'aperçois un arôme céleste,
je cours vers lui, et, courant, aveugle,
mes pieds trouvent le vide ;
Il est impossible de m'arrêter,
je tombe en roulant dans un abîme,
J'arrive à m'accrocher à une rose…
et elle s'en va avec moi !
Aujourd'hui je ne peux ni aimer ni ressentir…
Oh ! quand je pense que j'ai été
heureux..., que je pourrais être...
Un jour, un jour maudit,
un désir fou de savoir,
a fait goûter à mon esprit
le fruit interdit, incitant,
de l'arbre interdit
du bien et du mal ... La science
m'a jeté du paradis ! Cruelle, mes yeux se sont transformés
en microscopes ; ce que les autres voient de l'eau pure pleine d'infusoires je le regarde, et là où ils trouvent l'amour ils ne découvrent que l'égoïsme. Il y a ceux qui la nuit, dans la forêt, sont enchantés par l'éclat pur d'une lumière qui entre dans les feuilles
la pelouse fait son chemin;
Je ne, je ne peux pas m'enchanter
et je m'approche de cette lumière,
jusqu'à ce que je trouve le ver...
et je fais de même dans le monde !
Et si la vie
m'ennuie et m'agace, le
simple fait de penser à la mort
me fait frissonner.
Tant pis si je vis, et pire si je meurs,
voyez si je vais m'amuser...
Si les êtres sur terre
vivent autant que moi,
puisqu'il y a un Dieu (s'il y en a), je ne comprends pas
pourquoi nous sommes nés !...
Au diable ma chance
et au diable le jour
où on m'enverra au monde
sans me consulter !...
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coco4649coco4649   12 mai 2022
Vers épiques
(Virgile à Trapani.)



Presque tout nu sous la flamme du jour
Je regarde la mer, solide, ouverte par les bras
Vigoureux de nageurs pleins de jeunesse
Aux bords de Trapani.
Et entourés de gens indifférents, ces deux là-bas
Aux yeux ardents,
A l’air heureux, à l’écart.
Qui chantera l’amour si ce n’est le poète ?
De son lieu solaire un jeune, un étranger
Vous observe en lumière bienveillante,
Et rend grâce à la vie de témoigner de vos beautés.

Ici eut lieu, sous ce soleil et sur ces mêmes rives,
Le stratagème du garçon agile,
Qui, dans la course à pied présidée par Enée,
Empêcha la victoire d’un rival
Afin de voir sur le cheval, tout nu et couronné de la fleur d’olivier,
Le vainqueur Euryale, juvénile beauté.
Une histoire d’amants, triviale,
Et quotidienne, d’autres temps.

Mais vous deux vous parlez dans le matin, nul ne devine votre joie,
Le battement proche de vos poitrines,
Votre radieux élan à livrer votre vie
À la contemplation.
Je vous observe, au creux de la lumière, brûlant.
Je n’imagine pas quelque chose d’unique
Pour chanter, sur un ton sublime et des accents
De flamme, votre amoureuse histoire ;
Elle est humble, ma voix.
Je vous regarde,
Ils sont si vieux mes yeux, je vois
La ferme décision prise par vous
Et de votre plein gré.
Vous courrez des pays, serez les exilés
Solitaires et regarderez tout
Avec amour et amertume ;
Pas un seul de vous ne fondera de ville,
N’ouvrira de sillons,
Peut-être vous oublierez-vous l’un l’autre.

Chagrinée et brisée, si vous voyez ces vers,
Votre voix parviendrait à mon oreille :
Mais alors, étranger, pourquoi chanter,
Es-tu donc exalté par cet échec ?
Et ma réponse, aveugle, tremblerait :
Je chante la pureté.


// Francisco Brines (1932 -)

/Traduit de l’espagnol par Yves Aguila
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PartempsPartemps   04 avril 2022
José Maria Gabriel y Galan

¡Ecce Homo!

Hace ya veinticuatro años
que vivo solo conmigo
y hace cuatro que deseo
divorciarme de mí mismo.
Todo cuanto me rodea
me causa profundo hastío,
y si entro en mí, me da espanto
y me da horror lo que miro…
Mi cabeza es vasto caos
caliginoso y sombrío
del que nunca saldrá un mundo,
y es mi corazón un circo
en que luchan como fieras
mis virtudes y mis vicios.
Sin una estrella en mi cielo,
en negra noche camino;
busco flores y hallo abrojos,
celeste aroma percibo,
corro a él, y, al correr, ciego,
mis pies hallan el vacío;
imposible es detenerme,
caigo rodando a un abismo,
logro agarrarme a una rosa…
¡y se desprende conmigo!
Hoy ni amar ni sentir puedo…
¡Oh! cuando pienso que he sido
feliz…, que podría serlo…
Un día, día maldito,
una ansia de saber loca,
hizo probar a mi espíritu
la, por vedada, incitante
fruta del árbol prohibido
del bien y del mal… ¡La ciencia
me arrojó del paraíso!
Cruel ella, en microscopios
mis ojos ha convertido;
la que otros ven agua pura
llena de infusorios miro,
y donde hallan amor ellos
sólo descubro egoísmo.
Hay quien de noche, en el bosque,
se encanta ante el puro brillo
de una luz que entre las hojas
del césped se abre camino;
yo no, no puedo encantarme
y a aquella luz me aproximo,
hasta encontrar el gusano…
¡y hago en el mundo lo mismo!
Y si me causa la vida
aburrimiento y fastidio,
sólo al pensar en la muerte
me vienen escalofríos.
Mal si vivo, y peor si muero,
ved si estaré divertido…
Si los seres de la tierra
viven todos cual yo vivo,
¡como hay Dios (si lo hay) no entiendo
para qué habremos nacido!…
¡Maldita sea mi suerte
y el día sea maldito
en que me enviaron al mundo
sin consultarlo conmigo!…
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