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EAN : 9782226392169
496 pages
Albin Michel (02/01/2019)
3.4/5   235 notes
Résumé :
Irlande, 1845. Par un froid matin d’octobre, alors que la Grande Famine ravage le pays, la jeune Grace est envoyée sur les routes par sa mère pour tenter de trouver du travail et survivre. En quittant son village de Blackmountain camouflée dans des vêtements d’homme, et accompagnée de son petit frère qui la rejoint en secret, l’adolescente entreprend un véritable périple, du Donegal à Limerick, au cœur d’un paysage apocalyptique. Celui d’une terre où chaque être hum... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 235 notes

isabelleisapure
  26 octobre 2019
Poussée par sa mère enceinte d'un cinquième enfant, Grace part sur les routes pour trouver du travail et surtout pour échapper aux assiduités de l'homme qui leur loue une misérable masure.
La fillette de 14 ans déguisée en garçon affronte le froid, la faim, la peur, la solitude bien que l'ombre de son jeune frère ne la quitte pas.
Paul Lynch brosse un magnifique personnage féminin.
Grace est admirable de courage, elle avance pour ne pas mourir et deviendra adulte au fil des rencontres, pas toujours heureuses.
Le récit joue alterne entre noirceur et lumière, les peurs et la paix, la vie et la mort, le désespoir et le dégoût, et on se laisse porter par l'écriture magnifique de Paul Lynch, généreuse, juste et sincère, passant régulièrement la ligne du réel pour voguer sur l'imaginaire.
Je ne connaissais pas Paul Lynch, ce roman m'a permis de découvrir un immense écrivain.

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montmartin
  04 février 2019
Les dieux les ont abandonnés, il est temps que chacun devienne son propre dieu. Les règles ont cessé d'exister. La récolte est perdue, partout c'est la misère noire, seul le souffle de la mort balaye les champs. Sarah ne voit pas d'autres solutions que de couper les cheveux de sa fille Grace pour qu'elle parte chercher un emploi et trimer comme un homme et aussi qu'elle échapper à Boggs leur propriétaire une brute imbécile. Les chemins pullulent de mendiants qui s'ils trouvaient preneurs vendraient leurs bras et leurs jambes contre de quoi manger.
Ce roman raconte donc le cheminement dans la campagne irlandaise d'une jeune fille accompagné par le fantôme de son frère mort noyé pour survivre entre solitude, misère et superstitions. Elle va être de plus en plus téméraire et n'hésitera pas à voler, au fil des ses rencontres elle deviendra petit à petit une femme.
Ce roman est superbement bien écrit et les descriptions des ravages de la famine sont portées par la poésie et le lyrisme de la plume de Paul Lynch. Mais je n'ai pas été transporté par cette histoire, où morts et vivants se confondent. le parcours de Grace à travers un pays ravagé m'a semblé bien long et un peu ennuyeux, car l'intrigue est vraiment légère et le propos sinistre.
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Biblioroz
  07 septembre 2021
Empoignée par sa mère, juste avant l'aube d'un jour d'octobre, Grace est brutalement traînée jusqu'au billot de bois. La lame du couteau s'avance et l'adieu à sa chevelure sonnera son départ de Blackmountain. En supprimant ses mèches de cheveux, sa mère lui donne la force pour contrer cet octobre du déluge. Affublée d'une culotte d'homme, la casquette rivée sur son crâne douloureux, Grace a quatorze ans et doit partir sur les routes du Donegal pour tenter sa chance, trouver du travail et fuir dans le même temps les envies du dégoûtant Boggs.
Dans ce comté du Donegal et dans toute l'Irlande, en cette année 1845, les récoltes gâchées par les pluies incessantes ne laissent plus que la boue noirâtre et la faim dévorante dans son sillage. La Grande Famine est là et le lecteur se voit jeter dans cette misère, cette désolation, cette souffrance qui vont s'attacher à chacun des pas de cette jeune fille si peu armée pour y faire face.
Son frère Colly et sa pipe en argile qu'il fume déjà à l'âge de douze ans pour calmer sa faim, se sauvera de chez eux pour l'accompagner.
La première ville rencontrée sera masquée sous la pluie et ne leur offrira que sa surface détrempée. Sous un appentis percé de toutes parts, jonché de paille moisie, il faut y passer la nuit de Samhain sans oublier de tenir les esprits des morts à distance même si finalement les morts sont bien moins menaçants que certains vivants rencontrés en chemin. Déjà les pensées de Grace ne peuvent qu'affirmer « La vérité, pense-t-elle, c'est que le froid est la nature profonde du monde, alors que la chaleur n'en est qu'un état passager. »
Puis la rivière en furie, grossie de toutes ces pluies d'automne, viendra s'additionner au malheur existant.
Paul Lynch est un auteur à l'écriture pleine d'ardeur et de fièvre poétique, restituant profondément la noirceur et la détresse de ces routes d'Irlande ravagées par la faim. Sous la lourdeur du ciel sans cesse assombri, il nous décrit implacablement les démarches des loqueteux alourdis par la misère, les regards absents, ce dénuement si intense, ce visage de la faim. Les images de ces mendiants, prêts à vendre n'importe quelle harde pour une piécette, la vision des enfants prématurément vieillards, s'impriment avec douleur sur les pages.
L'auteur fait défiler les champs de tourbe et décide bien rarement d'inviter le soleil dont les rayons ne s'attardent jamais sur ces terres qui ne nourrissent plus. La pluie embrouille perpétuellement ce ciel irlandais et les vêtements dégoulinent comme les pierres des misérables habitations.
Son héroïne, sur laquelle on ne peut que s'apitoyer tout en étant sidéré par cette force qui la pousse inlassablement à continuer sa route, nous étreint, nous fait mal. Si jeune, les traumatismes qu'elle subit et affronte pour survivre ébranlent.
Dès le début, hébétée, elle sera retrouvée sur la baie par un Charlie qui la ramènera chez lui et la misère prendra un temps le goût de la soupe d'algues servie tous les jours. Elle repartira tenter sa chance et sera bien loin d'être seule sur les routes où le nombre de va-nu-pieds aux mines tourmentées, aux figures hâves ne cesse de croître. La crainte à chaque pas ne la quittera plus ainsi que le dégoût d'elle-même car elle détourne son regard de ces êtres en détresse qui lui lèvent le coeur. Les suppliques lues dans les yeux des mendiants la culpabilisent et la révulsent. Tout ce malheur qu'elle n'ose plus regarder en face, toutes les mauvaises rencontres hantent ses rêves. Sa famille qui se dissipe au fur et à mesure qu'elle avance lui fait comprendre ce qu'elle était et cette autre qu'elle est désormais et qui lui fait honte. C'est une entrée dans un autre monde qui l'horrifie et dont elle se méfie en permanence. Ses agissements, ses interrogations, ses relations avec les rencontres faites sur ce sol plein de danger interagissent avec la voix de Colly qui la prévient souvent et bavarde infatigablement.
La survie revêt des visages abominables, des violences traumatisantes, des menaces permanentes, des vols inévitables et des morts accablantes. Sur son interminable route, Grace pose régulièrement son regard sur la nature, sur les arbres environnants et sur les oiseaux, merles, pies, corbeaux pour s'ancrer dans un réel qui appartenait à sa vie d'avant. C'est un souffle bienvenu au milieu de la noirceur.
Magnifique lecture, cette marche où Grace semble se perdre elle-même, emportée par les personnes croisées en chemin, contrainte à des actes répréhensibles, est terriblement éprouvante. Mais Grace s'accrochera jusqu'au bout à un signe d'espoir dans son pays dévasté par le mildiou.
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Verdure35
  25 janvier 2019
Avant toute chose, il me semble indispensable de saluer la traduction de ce roman par Marina Boraso. Elle semble être entrée dans la tête de l'auteur avec facilité et élégance, reste que le travail est formidable.
Le troisième roman de P.Lynch,auteur irlandais de 40ans se passe donc en Irlande pendant la Grande Famine qui a crucifié ce pays de 1845 à 1851 .
Grace est une petite fille qui vit avec sa mère et ses trois frères et soeur dans un grand état de pauvreté, ils ne mangent que lors des visites du propriétaire qui se paie sur le corps de la mère, et l'engrosse régulièrement. Un jour ce sinistre individu louche sur la jolie Grace et sa longue chevelure, la mère se rend compte du danger , rase quasiment Grace , la dépouille ainsi de son sexe et l'oblige à partir pour ainsi la sauver croit-elle au moins de ce danger là.
Grace part avec un petit baluchon, son petit frère la rejoint, et la grande misère commence pour ces enfants ; d'une manière ou d'une autre (je ne veux pas révéler l'histoire)Colly accompagnera Grace pendant ce long périple qui parfois fait penser à « La Route » de Cormac Mc Carthy . C'est une épopée sauvage qui emmène cette enfant puis jeune fille à travers l'Irlande apocalyptique, plus de racines ni d'animaux à manger, reste la folie... certaines pages qui font froid dans le dos,que j'ai lues les yeux à demi fermés, tant elles étaient dures, la faim étant l'ennemie première devant les rôdeurs, les assassins, les maladies.
J'ai lu un roman terriblement beau, poétique souvent malgré la désolation, un roman plein de grâce.
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Cannetille
  06 avril 2019
1845 en Irlande. Le mildiou anéantit la culture de pommes de terre, base de l'alimentation des paysans. Une terrible vague de famine déferle sur le pays jusqu'en 1852, jetant hors de chez eux des millions de pauvres gens et réduisant la population d'un quart, par l'effet conjugué de l'émigration et des décès.

Lorsque la catastrophe survient, Grace vit déjà très pauvrement avec sa mère et ses petits frères. Ils ne mangent guère à leur faim, et seul le droit de cuissage qu'exerce le propriétaire sur leur mère leur permet de garder leur maison. Quand l'homme se met à lorgner Grace, la mère décide de protéger sa fille en la faisant partir, travestie en garçon.

Jetée sur les routes sans ressources, Grace commence une longue errance, en compagnie de son petit frère Colly qui, de diverses façons, la soutiendra indéfectiblement tout au long de leur interminable périple.

Dans des paysages frappés de désolation, Grace va se mêler aux hordes errantes de mendiants, de brigands et d'assassins, et, de son regard d'enfant bien vite devenu femme, découvrir le climat apocalyptique d'une Irlande ravagée par la faim, peuplée de pauvres hères réduits aux pires extrémités pour survivre. Les pas de Grace vont bel et bien lui faire traverser ce qui ressemble à l'Enfer, jusqu'au bout de l'innommable, là où vous ne pourrez plus lire sans frémir d'horreur.

Pourtant, au plus profond du désespoir, au bord de la folie et de l'anéantissement, subsiste chez Grace l'instinct de vie, une capacité à se réfugier dans une autre réalité et à se raccrocher aux plus infimes lambeaux d'humanité.

Aucun récit de la Grande Famine irlandaise ne m'avait fait sombré aussi près de l'atroce réalité. Je referme ce livre avec une sensation prégnante de cauchemar, un peu celle ressentie devant un tableau de Jérôme Bosch. Si cette traversée de l'Enfer m'a parfois semblé un peu longue, elle constitue un très bel hommage à toutes les victimes anonymes et oubliées de cet épisode meurtrier de l'Histoire.

Prolongement sur la Grande Famine Irlandaise dans la rubrique Le coin des curieux, à la fin de ma chronique sur ce livre, sur mon blog :
https://leslecturesdecannetille.blogspot.com/2019/04/lynch-paul-grace.html

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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critiques presse (7)
LeJournaldeQuebec   25 février 2019
Un roman plein de grâce, même si le sujet qu’il aborde est loin d’être facile et joyeux [...] Un roman d’apprentissage à la fois dur et beau, la plume de Paul Lynch pouvant être assez envoûtante.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaLibreBelgique   01 février 2019
Paul Lynch poursuit sa plongée dans l’Histoire pour mieux explorer les questionnements universels. Avec Grace, l’écrivain irlandais signe le magistral parcours initiatique d’une adolescente jetée sur la route pendant la Grande Famine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   01 février 2019
Irlandais jusqu’au bout... de la Guinness, Paul Lynch nous offre un troisième roman magistral, autour d’une adolescente, Grace, traversant, au XIXe siècle, le pays rongé par la Grande Famine.
Lire la critique sur le site : Telerama
LaCroix   01 février 2019
Chassée de chez elle, une adolescente tente de survivre dans une Irlande ravagée par la famine au XIXe siècle. Paul Lynch en fait une héroïne inoubliable.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeSoir   28 janvier 2019
L’auteur irlandais Paul Lynch revient sur la Grande Famine avec Grace, roman aussi sombre que lumineux.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeMonde   14 janvier 2019
Plus qu’un livre historique, dont la trame pourrait être transposée à toute autre époque troublée, Grace est surtout un remarquable roman de formation.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeFigaro   13 janvier 2019
La Grande Famine de 1845 a inspiré à l'écrivain irlandais un magnifique roman, encensé tant en Angleterre qu'aux États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
Andromeda06Andromeda06   31 décembre 2021
Détrompe-toi, je suis tout sauf idiot. Tu ne vois pas ce qui se passe autour de toi ? Les nantis, les richards de ce monde, ils se foutent éperdument de ce qui peut arriver au commun des mortels. Tu as vu ce village, hier, comme il était prospère, à l'abri de la malédiction. Et l'arrogance du cocher. Les choses vont ainsi, désormais. Pour les gens comme nous, c'est peut-être la fin du monde, mais eux, ça ne les gêne absolument pas. Tu veux connaître mon opinion ? Les affamés qui errent sur les routes continuent à croire qu'on va leur porter secours. Mais qui va venir les secourir ? Ni Dieu ni les Anglais, assurément, ni personne dans ce pays. L'espoir les fait vivre. C'est le mensonge auquel ils ont envie de croire. C'est l'espoir qui les aide à tenir debout. Qui les convainc de rester à leur place et les empêche de se rebeller. Je vais te dire une chose : moi, je n'espère rien. Je n'ai aucun espoir de rien, parce que espérer te rend dépendant des autres. Et moi, je veux fabriquer ma propre chance. Je crois que les règles ont cessé d'exister. Nous sommes totalement seuls, maintenant. Puisqu'ils ont décidé de nous laisser nous débrouiller, c'est exactement ce que nous allons faire. Et nous devons rester debout pour affronter tout ça. Je crois que si je veux obliger cette foutue voiture à s'arrêter ou à sortir de la route, je suis capable d'y arriver. Je le crois sincèrement. Il n'y aura qu'un gagnant dans l'affaire, eux ou moi. Et je compte bien remporter la partie — comment pourrais-je vivre, sinon ? Ce qui se passe en ce moment ressemble parfaitement à la fin du monde, la seule différence, c'est que les riches continueront à vivre sans souffrir. Les dieux nous ont abandonnés, voilà mon idée de la situation. Et le temps est venu que chacun devienne son propre dieu.
+ Lire la suite
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michdesolmichdesol   13 mai 2019
Elle assiste partout à l’avènement de l'été – quelle escroquerie, pense-t-elle, on croirait que le monde n'est que splendeur, mais c'est peut-être vrai, dans le fond, qui sait s'il n'est pas possible de réparer les choses. Cependant, à mesure qu'elle traverse les villages malingres, elle ne rencontre que le silence, les voix se sont tues, on n'entend même pas le cri des bêtes car les volailles et les porcs ont disparu depuis longtemps, et les rares chiens que l'on y croise sont tous faméliques et muets. S'ils n'aboient pas, explique Bart comme s'il avait lu dans ses pensées, c'est qu'ils sont en train de perdre la voix. Je t'ai demandé quelque chose ? a-t-elle envie de rétorquer. Un chien solitaire sur leur chemin leur lance un regard éraillé qui semble dire : Á une autre époque je me serais jeté sur vous en aboyant, je n'avais pas mon pareil au village, mais à présent je suis trop fatigué, je ne pourchasse même plus les chats, d'ailleurs il n'y en a plus par ici, des chats, et il y a si longtemps que je n'ai pas mangé, s'il vous plaît, donnez-moi une bouchée de nourriture.
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BibliorozBiblioroz   07 septembre 2021
Certaines nuits, des échos de détonations ont roulé dans le ciel, et elle voit à présent des gardiens surveiller les cultures, chassant les affamés comme des vols de corbeaux. Les feuilles échangent des confidences sur les risque-tout qui se faufilent dans les champs à la clarté souffreteuse de la lune, avec leurs mains impatientes d'arracher les tubercules encore verts. Grace passe sa colère sur un caillou qu'elle cogne du pied. Dans sa tête, elle voit les riches fermiers se gaver de nourriture, les joues rubicondes. À l'époque où l'on vit, songe-t-elle, il faut se faire à la fois loup et anguille.
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gromit33gromit33   09 août 2019
Tu veux connaître mon opinion ? Les affamés qui errent sur les routes continuent à croire qu'on va leur porter secours. Mais qui va venir les secourir ? Ni Dieu ni les Anglais assurément, ni personne dans ce pays. L'espoir les fait vivre. C'est le mensonge auxquels ils ont envie de croire. C'est l'espoir qui les aide à tenir debout. Qui les convainc de rester à leur place et les empêche de se rebeller, je vais te dire une chose : moi, je n'espère rien. Je n'ai aucun espoir de rien, parce qu'espérer me rend dépendant des autres. Et moi, je veux fabriquer ma propre chance. Je crois que les règles ont cessé d'exister. Nous sommes totalement seuls maintenant. Puisqu'ils ont décidé de nous laisser nous débrouiller, c'est exactement ce que nous allons faire. Et nous devons rester debout pour affronter tout çà ... Ce qui se passe en ce moment ressemble parfaitement à la fin du monde, la seule différence, c'est que les riches continueront à vivre sans souffrir. Les dieux nous ont abandonné, voilà mon idée de la situation. Et le temps est venu que chacun devienne son propre dieu. p266
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michelekastnermichelekastner   23 mai 2019
Tu ne vois pas ce qui se ^passe autour de toi ? Les nantis, les richards de ce monde, ils se foutent éperdument de ce qui peut arriver au commun des mortels. Tu as vu ce village, hier, comme il était prospère, à l'abri de la malédiction. Et l'arrogance du cocher. Les choses vont ainsi, désormais. Pour les gens comme nous, c'est peut-être la fin du monde, mais eux, ça ne les gêne absolument pas. Tu veux connaître mon opinion ? Les affamés qui errent sur les routes continuent à croire qu'on va leur porter secours. Mais qui va venir les secourir ? Ni Dieu, ni les Anglais, assurément, ni personne dans ce pays. L'espoir les fait vivre. C'est le mensonge auquel ils ont envie de croire. C'est l'espoir qui les aide à tenir debout. Qui les convainc de rester à leur place et les empêche de se rebeller. Je vais te dire une chose : moi, je n'ai aucun espoir de rien, parce que espérer te rend dépendant des autres. Et moi, je veux fabriquer ma propre chance. Je crois que les règles ont cessé d'exister. Nous sommes totalement seuls, maintenant.
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