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ISBN : 2226318135
Éditeur : Albin Michel (19/08/2015)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Dans Un ciel rouge, le matin, Paul Lynch métamorphosait le paysage irlandais en un territoire à l'horizon sans limites, au fil d'une impitoyable chasse à l'homme qui poussait un jeune métayer vers l'exil américain.
La Neige noire raconte le retour d’un émigré irlandais au pays. En 1945, après des années passées à New York, Barnabas Kane retrouve le comté du Donegal. Il y achète une ferme et s’y installe avec sa femme et son fils. Mais l'incendie, accidentel o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  26 novembre 2015
En 1945, Barnabas Kane, sa femme, Eskra, et leur petit Billy, retrouvent les terres irlandaises après quelques années passées aux États-Unis. Dans le Donegal dont est originaire Barnabas, la famille trime chaque jour dans la ferme dont ils sont devenus propriétaires. Mais, voilà, un terrible incendie réduit en fumée tout ce travail, brûlant le bétail dans d'atroces conditions. Matthew Peoples, leur employé, bravant ces flammes en s'enfonçant dans cette chaleur étouffante, y paiera de sa vie. Barnabas, qui a tenté de le suivre, sera sauvé par les voisins venus en renfort pour éteindre l'incendie. Dès lors, celui que l'on traitera de faux-pays, tenu responsable de la mort de l'un des leurs, se heurtera à l'hostilité du voisinage, aussi bien celle de la veuve Peoples que les autres fermiers.
Paul Lynch nous offre un roman d'une grande force, habité par une nature et des âmes empreints d'une même rudesse inhospitalière. Originaire du Donegal, l'auteur a su décrire comme personne ses paysages sublimes, sa nature âpre, ses habitants rugueux et ses croyances. Malgré ses origines irlandaises, Barnabas sera confronté à la rancoeur de ses voisins. Avec Eskra, le duo qu'ils formaient s'effrite peu à peu, lui campé sur ses ambitions terriennes, elle plus objective. Même Bill, leur enfant, leur cache certaines choses. La tension est de plus en plus palpable entre eux et avec les gens du village. L'auteur a su créer une ambiance à la fois oppressante et étouffante, désespérée. Un roman dense, intense et profond servi par une écriture d'une précision et d'une richesse incroyable.
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Crossroads
  05 octobre 2015
Il l'a voulu son rêve américain, il l'a eu, il en est revenu.
Aujourd'hui de retour en Irlande, dans le Donegal plus précisément, Barnabas Kane, sa femme Eskra et leur petit Billy, ont investi une ferme qu'ils s'échinent journellement à rendre plus productive.
Quelques têtes de bétail, quatre murs et un toit, il n'en faut pas plus à cette famille pour subsister en escomptant des lendemains qui chantent.
D'âpre, leur quotidien va devenir invivable suite à l'incendie suspect de leur étable et la mort accidentelle d'un ouvrier pure souche.
Entre hostilité générale affichée et envie de tout plaquer, les Kane vont devoir affronter une populace un brin belliciste tout en combattant leurs propres démons.
Un pour tous, tous pour eux, tel pourrait être le slogan placardé sur les ruines encore fumantes de son étable.
Barnabas a quitté le pays. Eskra et Billy n'y sont même pas nés. Ils vont payer très cher cet état de fait.
Entre paranoïa et rancoeur galopante, Barnabas va désormais évoluer en plein cauchemar éveillé.
Les amitiés d'hier n'existent plus. Ne survivent que les jalousies et les ressentiments plus coriaces que jamais.
Entre rudesse du climat, infertilité de la terre et inhospitalité de ses habitants, Paul Lynch ne fait pas dans la carte postale cliché d'une île d'émeraude aussi verdoyante, avenante et rieuse que ses autochtones.
Non, y poser ses valises, c'est prendre le risque de se faire plaquer encore et encore par un XV du trèfle belliqueux qui n'aurait d'autre but dans la vie que de vous faire bouffer votre extrait de naissance histoire de vous faire passer un message du style american go home.
Frontal et brutal, ce bouquin l'est assurément.
Il évoque la longue mais inéluctable déliquescence d'une famille au bord de l'implosion.
Si le rythme est lent, l'impression de malaise qui s'en dégage n'en demeure pas moins particulièrement vivace.
Lynch pose les bases d'un drame en devenir et n'aura de cesse de lui faire prendre corps en usant d'une prose aussi fine qu'ensorcelante.
Alternant un jour sans fin, version descente aux enfers, avec un lourd secret filial, ce récit ne lasse pas de séduire en titillant votre esprit de déduction qui ne manquera pas de faillir et chanceler sitôt la dernière page tournée.
Merci à Babelio et Albin Michel pour cette balade irlandaise qui n'en porte que le nom.
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nadejda
  20 octobre 2015
Barnabas Krane, sa femme Eskra et leur fils Billy ont quitté les Etats-unis pour venir se réinstaller en Irlande dans le comté de Donegal dont Barnabas est originaire.
Tout semblait aller bien jusqu’à ce qu’un incendie vienne détruire l’étable et leur troupeau de vaches. En voulant sauver les animaux, leur aide à la ferme et ami Mathews Peoples y laisse la vie alors que Barnabas qui l’avait suivi est, lui, sauvé.
A partir de là, la rancoeur de la veuve de Mathews, Baba, et des autres voisins va envahir leur quotidien s’ajoutant à la situation précaire dans laquelle les met le risque de perdre leur propriété et toute une série d’autres malheurs qui surviennent subitement…
Tout semble se liguer contre eux et surtout les autres qu’ils soupçonnent d’être à l’origine de tous leurs maux :
Eskra « il y a chez eux cette expression qui semblent incrustée sur les visages, les regards insistants de la suspicion, comme un jugement biblique qui vous déclare absolument étranger si vous n’êtes pas né sur ce sol » p 123
Barnabas se souvient d’avoir été traité de « faux pays » par un de ses voisins. Car il a beau être né dans le Donegal, il en est parti et il n’est désormais devenu, aux yeux de ceux qui l’épient, qu’un étranger irrespectueux de leur façon de vivre et de leur passé.
Et puis, « en 2 ans ils avaient acquis ce que les autres mettaient trois générations à accumuler. » p 126
Mais les forces obscures se rassemblent aussi en eux trois, Barnabas, Eskra et Billy .
« Il s’éveille une fois encore d’un rêve malsain, dont les miasmes se ramifient dans tout son être. En quel coin ténébreux de son esprit ils ont leur origine, Barnabas ne saurait le dire. L’état de veille les maintient cachés, mais leurs fruits empoisonnés s’épanouissent à la faveur de la nuit. » p119
La nature est omniprésente. Elle scande leur vie. Parfois la lumière l’emporte
« Un arc céleste de lumière vermeille s’étend vers l’ouest par-dessus les montagnes, et Barnabas a l’impression qu’elle met en déroute les forces obscures rassemblées en lui, que le titan de ténèbres se voile d’une blanche clarté. » p 146
A d’autres moments, elle leur semble participer à la dilution de leurs rêves de reconstruction partis en fumée dans l’incendie de la grange.
« Le ciel était devenu tout sombre, drapant la ville d’un gris sans nuances qui posait comme une souillure sur la clarté enfuie. » p 137
En fait ce que dit la beauté de la nature qui suit son cycle, avec parfois une force destructrice, c’est sa permanence, l’homme ne faisant que la traverser avant d’être vaincu et disparaître.
Le lyrisme de l’écriture est mis au service du délitement méthodique et lent de toute possible stabilité de vivre malgré les efforts pour s’en sortir. La méfiance grandit en eux et autour d’ eux, ils sont entrainés vers un gouffre.
Un roman tout en clair obscur, d’une grande beauté tragique, où l’ombre s’étend, semble parfois reculer pour mieux progresser ensuite et finir par tout envahir.
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Annette55
  12 janvier 2016
J'ai découvert Paul Lynch avec bonheur à la lecture d'-Un-ciel-rouge-le-matin une chasse à l'homme d'Irlande en Amérique .
Avec" la neige noire, nous faisons le voyage inverse, le personnage principal, Barnabas Kane, après quelques années passées à New- York, revient avec Eskra épousée là- bas et son fils Billy. Ce jeune couple d'ouvriers et leur fils choisissent de revenir sur la terre de leurs aïeux. Ils se transforment en éleveurs et prennent possession d'une métairie.Mais personne ne les attend dans le Donegal, que la jalousie, la haine, la rancoeur, l'envie, l'incompréhension, le pire....une hostilité latente et sourde ....La métairie brûle dés le début fulgurant du livre: une vision, une scène apocalyptique, saisissante: "la fumée qui traînait dans la cuisine s'est tapie dans les coins comme un chat"," L'effondrement de l'étable semblable au râle ultime d'une créature titanesque vidée à présent de sa force vitale" Les cris des vaches à l'agonie".La ferme entière est en feu, leur vieux commis meurt et leurs quarante- trois vaches courent en flammes aux quatre coins de leur terrain. Cela se poursuit par le massacre de leur chien et de leurs ruches....La mort rôde sans fin dans ce récit imprévisible sur les terres ingrates et désolées d'Irlande ... le lecteur est happé par chaque phrase travaillée, un récit puissant, marquant, renversant, charnel, excessif, tragique qui prend aux tripes: ' Une aube couleur de rose",Le silence absolu du matin a la profondeur d'un abîme". le ciel se débonde encore une fois"" il lui fut une minute pour la succion de sangsue de la pluie glacée" Ces pierres sont comme nos ossements."Un roman diabolique à l'écriture âpre et envoûtante : ici nulle fraternité, nulle solidarité. Dans cette communauté pastorale, la cruauté est infinie, le courage à la combattre aussi au risque d'en mourir ou de perdre la vie.Les silences et les dialogues à minima se fondent dans l'immensité du vide tragique, du noir ,de l'absence définitive d'espoir.
L'écriture est tellement fascinante et belle , les images si puissantes qu'elles se métamorphosent en visions de cinéma, mises en scène, descriptions baroques, sons , rythmes, couleurs . Un ouvrage époustouflant , hypnotique, qui fascine, brut , dense et profond, habité à la fois par la sarabande des vivants et des morts , dans une Irlande intemporelle, doublée d'âmes à la rudesse inhospitalière où la rancoeur domine les coeurs .Un grand coup de coeur pour cette deuxième oeuvre incroyablement riche! Que lire après? J'ai de la tendresse pour les écrivains Irlandais et j'attendrai le troisième opus de cet écrivain décidément bien prometteur , avec curiosité , un ouvrage où les pages chanteront aussi?





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Commenter  J’apprécie          468
Archie
  13 mai 2018
Comme ce roman est sombre ! Il prend place dans le Donegal, une région isolée à l'extrême nord de l'Irlande. Un paysage de prés boueux et de tourbières, une mer agitée couleur d'étain, un ciel souvent lourd de menaces, un climat froid et pluvieux. Les événements se produisent pendant la seconde guerre mondiale. Si l'on n'y perçoit guère l'écho des combats, l'on en ressent les restrictions dans la vie de tous les jours.
Dans La neige noire et son univers de fin du monde régi par des traditions immémoriales, vivent des fermiers pauvres, arriérés. Des rustauds, des taiseux, dont on ne peut déchiffrer les pensées. Absorbés par les nécessités de leur survie quotidienne, peut-être même ne pensent-ils pas.
Un soir, vers la fin de l'hiver, un incendie ravage l'étable d'une ferme. La toiture et la charpente de la vieille bâtisse s'effondrent dans une explosion de matières calcinées, dont les cendres retombent lentement comme des flocons de neige noire. Quarante trois vaches périssent carbonisées ou asphyxiées sous les yeux horrifiés et impuissants de leur propriétaire, Barnabas Kane, de sa femme Eskra et de leur fils Billy, quatorze ans. Essayant d'intervenir avec son ouvrier Matthew Peoples, Barnabas lui-même manque d'y laisser sa peau... le gros Matty aura eu moins de chance.
L'incendie s'est-il déclenché accidentellement ou résulte-t-il d'un acte de malveillance ? Comment vont réagir les assurances ? Quelle est la part de responsabilité de Barnabas dans la mort du pauvre Matthew ? Quoi qu'il en soit, il en faudrait plus pour que Barnabas s'abandonne au désespoir. Les dents serrées, il a bien l'intention de montrer à tous ceux qui l'observent depuis leurs fermes voisines, guettant sa chute, qu'aucune embûche ne l'empêchera de rebâtir son outil de travail.
Dès les premières pages et tout au long du livre, pendant que le quotidien suit son cours, on apprend, qu'autrefois jeune orphelin laissé pour compte, Barnabas avait émigré à New York, où il avait travaillé comme charpentier sur la construction de gratte-ciel, un métier acrobatique et dangereux qui lui avait façonné le caractère et permis d'amasser un petit pécule. C'est là-bas qu'il avait épousé Eskra, une Américaine d'origine irlandaise, et que Billy était né. Revenu au pays avec une mentalité de pionnier, Barnabas a acheté des terres, une ferme et des bovins. En quelques années, il est devenu un éleveur relativement prospère. de quoi susciter jalousie et ressentiment, d'autant plus qu'Eskra, apicultrice, cultivée, pianiste, n'a pas vraiment le profil d'une paysanne du coin.
Mais peut-être les sinistres événements qui frapperont Barnabas et sa famille sont-ils le produit d'une rancoeur plus profonde, d'une suite d'erreurs de jugement et de décisions maladroites d'un homme aveuglé par une ambition obsessionnelle et une obstination cynique, qui l'entraîneront dans une descente aux enfers prévisible. Jusqu'à l'Enfer lui-même, dont j'ai cru voir dans les dernières pages s'ouvrir la porte, où un fantôme n'ayant rien d'un Commandeur, mais qui n'avait pas voulu mourir, prenait la main d'un homme à l'agonie, n'ayant rien d'un séducteur, mais qui ne savait pas se repentir.
Une interprétation personnelle que chacun est libre de contester, de même que chacun peut ressentir à sa manière le symbole du massacre des abeilles d'Eskra par un gang de guêpes criminelles.
La neige noire est le deuxième roman de Paul Lynch, un Irlandais natif du Donegal. Son écriture est empreinte d'un lyrisme sombre, en harmonie avec le climat tourmenté et la beauté sauvage des lieux. Son vocabulaire, foisonnant, évoque à la perfection les images qu'il transcrit.
Le rythme de la narration est très lent. L'ossature du texte se présente à l'état presque brut, comme de la poésie. D'un paragraphe à l'autre, on passe sans indication d'un moment à un autre, d'un personnage à un autre. Les dialogues sont directement insérés dans la narration. A chacun d'imaginer les connexions.
Un effet littéraire pleinement réussi, mais pas forcément accessible à tous les lecteurs.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
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critiques presse (3)
LaLibreBelgique   02 février 2018
Deuxième roman de Paul Lynch, "La neige noire" se déroule dans une tension permanente, où l’imprévisible côtoie le pire. Son écriture majestueuse, palpitante, parfois lyrique, compose une suite de tableaux plus marquants les uns que les autres.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournaldeQuebec   06 octobre 2015
L’écrivain irlandais Paul Lynch a réussi à nous enchanter grâce à ce récit d’une très noire beauté.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Telerama   16 septembre 2015
Que ce soit en bien ou en mal au regard du lecteur, on ne pourra pas ici reprocher à Bendis d’essayer des choses nouvelles avec les personnages qu’il a sous la main.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (43) Voir plus Ajouter une citation
nadejdanadejda   18 octobre 2015
Il se dirige vers la partie en pente où l’eau s’est accumulée, inspecte le système d’écoulement. La surface argentée de la flaque réfléchit si fidèlement le monde qu’on dirait un lambeau de ciel arraché. S’y reflètent le satin blanc du ciel et les branches des arbres, stérile beauté qui évoque un appel des morts déployant leurs ossements. Quand Barnabas est rentré dans le Donegal, ces arbres-là l’ont frappé. Il pouvait passer la journée à admirer la variété de leurs formes. Aucun n’incarnant à la perfection l’idée d’arbre, mais chacun étrangement unique. Certains étaient immenses, étoffés d’un lierre vipérin à l’étreinte étouffante, leur couronne se libérant de sa prison pour happer un peu d’air. D’autres s’enlaçaient comme de vieux couples. Les hautains et sveltes mélèzes ; les lointains sapins,verdis d’une épaisse toison ; les antiques sycomores que le temps n’atteint pas. Un chêne qu’il croisait tous les jours au fond d’un champ, nu et mort, pareil à une pieuvre renversée. p 174
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nadejdanadejda   17 octobre 2015
Il y a quelque chose d'ineffable dans les émotions que ces jacinthes des bois éveillent en elle, comme une emprise indéfinissable de la nature sur une région de son être. Peut-être la conscience du temps qui passe, de son existence fugitive traversant encore une fin de printemps, ou tout simplement la commotion que provoque tant de beauté, la pensée qu'une chose aussi simple puisse percer son coeur d'un éclair si vif. p 223
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nadejdanadejda   16 octobre 2015
Il s’enveloppe de ses propres ténèbres sous un ciel nocturne sans nuages, illuminé par la lointaine beauté des étoiles qui lui révèlent une échelle de temps inaccessible à son intelligence. S’échapper. Se glisser hors du présent pour se diluer dans la fraîcheur de l’obscurité, atteindre un lieu où les bruits s’estompent en un vague tintement. p 105
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BazartBazart   02 juillet 2016
« Le problème avec vous tous, c’est que vous accordez trop de place aux souvenirs. Vous vivez uniquement dans le passé. C’est la règle, par ici. Vous vivez en compagnie de fantômes, en vous apitoyant sur votre sort. Le regard constamment tourné en arrière. Incapables d’envisager l’avenir, de faire progresser ce pays. »
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JeanPierreVJeanPierreV   07 novembre 2015
"Elle maudit les vues obstinées qui les ont conduit jusqu'ici, la misère d'une région qui ne semble pas avoir évolué en l'espace d'un siècle, ces gens qui se contentent de trois fois rien, heureux de vivre comme si le monde n'avait pas changé, à peine quelques voitures et une poignée de camions, et cette pauvreté qui persiste, pareille à une réticence qui rayonnerait d'eux, un tempérament aussi intraitable que le roc. Et puis il y a chez eux cette expression qui semble incrustée sur le visage, les regards insistants de la suspicion, comme un jugement biblique qui vous déclare absolument étranger si vous n'êtes pas né sur ce sol. La tête sous l'eau, elle voit apparaître sa famille. Leur arrivée à Canavarn, l'argent de Barnabas dépensé sans lésiner. En deux ans, ils avaient acquis ce que les autres mettent trois générations à accumuler. Elle sentait toujours planer autour d'elle quelque chose que personne ne nommait, mais qu'elle même prenait pour du ressentiment. Nous ne méritons pas cela après tant d'efforts." (P. 125-6)
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Videos de Paul Lynch (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Lynch
À l'occasion du Festival littéraire Franco-Irlandais 2019 de Dublin, rencontre avec Paul Lynch autour de son ouvrage "Grace" aux éditions Albin Michel.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2280222/paul-lynch-grace
Propos traduit de l'anglais par Fleur Aldebert.
Notes de Musique : Bibliothèque Audio Youtube
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