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Karim Chergui (Traducteur)
EAN : 9782352940272
551 pages
Éditeur : Bragelonne (05/02/2007)
4.37/5   657 notes
Résumé :
On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (144) Voir plus Ajouter une critique
4,37

sur 657 notes

CasusBelli
  10 septembre 2020
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, "Les mensonges de Locke Lamorra", premier tome de la trilogie des "Salauds gentilshommes" est, et de loin ce que j'ai lu de meilleur en littérature fantasy, et je parle là de mon genre littéraire préféré.
Ce livre est une quintessence de ce qui se fait de mieux tant tout est parfait !
Un scénario d'une cohérence et d'une complexité hors norme, un contexte et un univers travaillés avec soin (un zeste de Venise médiévale), et surtout des personnages d'une épaisseur rare.
La structure du scénario est brillante en ce sens qu'il nous permet grâce à un court interlude entre chaque chapitre de découvrir l'enfance et l'éducation des "salauds gentilshommes" sans nuire ni à l'intérêt, ni au rythme de l'histoire et du coup on a l'impression de développer une complicité avec des personnages qui s'emboîtent naturellement dans l'histoire, histoire qui va se révéler diablement inventive avec son lot de surprises, je vous garantis que vous ne devinerez pas la moitié des rebondissements.
La ville de Camorr compte 200 bandes de truands qui obéissent à des règles strictes sous la coupe du "Capa Barsavi" auquel ils "payent tribut".
Les "salauds gentilshommes" sont, selon les apparences une petite bande sans ambition, ce sont en fait des arnaqueurs de première catégorie, des maîtres ès infiltration et manipulation, ils sont brillants et inventifs et je ne vais pas en dévoiler beaucoup plus car il n'est pas dans mes intentions d'en dire trop.
Je précise tout de même qu'il s'agit de "Dark fantasy", cet univers est d'une grande brutalité et de nombreuses scènes se révéleront assez... trash.
Etrangement je le conseillerais naturellement à tous, y compris à celles et ceux qui pourraient penser qu'ils n'ont aucune attirance pour le genre fantasy, cette histoire est simplement géniale, en ce qui me concerne un vrai "coup de coeur".
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Dionysos89
  18 janvier 2013
Scott Lynch, Locke Lamora, Camorr, les Salauds Gentilshommes… autant de noms dont ma chère fan de fantasy me faisait l'éloge depuis un bon moment et bien lui en a pris !
Une fois n'est pas coutume, intéressons-nous, en premier lieu, au « blurb » qui illustre la quatrième de couverture. Les « blurbs » sont ces petits mots venant d'autres écrivains qui accompagnent les nouvelles sorties pour les faire vendre. C'est récemment devenu un business incroyable et l'usage est maintenant devenu complètement fallacieux, la plupart du temps en tout cas. George R. R. Martin nous dit, textuellement : « Ce roman m'a captivé dès la première page et ne m'a laissé aucune porte de sortie. Une histoire fraîche, originale et captivante racontée par une brillante nouvelle voix de la fantasy. Locke Lamora est un bandit plein de charme et la cité de Camorr un décor fascinant et magnifiquement dépeint qui rivalise avec Lakhmar et Ambre. » Là où beaucoup multiplient les éloges creux qui lassent le lecteur au possible (je vous conseille d'ailleurs un excellent article du non moins très bon site Elbakin : http://www.elbakin.net/edition/18278-La-mode-des-blurbs-dans-ledition), G. R. R. Martin a au moins la délicatesse de citer des aspects significatifs de l'oeuvre : il l'a donc lue, déjà ! Mis à part sa première remarque, je suis d'accord avec lui en tout point ! En effet, le long prologue est intéressant, mais plutôt difficile à aborder et à suivre, pour moi en tout cas : toutefois, l'univers donne franchement envie d'aller plus loin, alors autant ne pas s'arrêter à ça ! Beaucoup trop de lecteurs, je trouve, s'arrêtent au bout de quelques pages, mais si vous entamez un tel pavé, vous devez vous douter qu'il va falloir se plonger dedans avec ardeur pour ne pas décrocher ! Ensuite ? Eh bien, par la suite, la magie de Camorr vous émerveillera tellement et le rythme endiablé vous fera passer un tel agréable moment en la compagnie de Locke Lamora et ses joyeux drilles, que les pages finiront par se tourner toutes seules !
En effet, avec ces Salauds Gentilshommes, nous ne pouvons que nous émerveiller devant le talent incontestable de Scott Lynch, débutant déjà adoubé par tant d'auteurs reconnus ou en passe de l'être. Comment fait-il donc pour avoir une imagination aussi débordante ? Une telle facilité d'invention dégouterait presque d'écrire un jour, car comment faire mieux ? L'auteur nous offre, en pâture à nos imaginaires foisonnants, une ville, que dis-je une ville ? une merveille ! Camorr ! Une cité ayant autant de facettes qu'un kaléidoscope, et autant de ruelles sordides que Sin City en mode fantasy… Et puis que dire du contexte de fond ? Totalement ahurissant tellement il recèle de merveilleuses idées à exploiter : avec sept tomes prévus, Scott Lynch a de quoi exploiter et enrichir son univers à l'infini, d'autant plus que sa vision de certaines scènes, lieux ou personnages est complexe et affinée à souhait. Pour l'exemple, je repense surtout à une scène mémorable où Locke Lamora visite quatre fois un hall de banque en moins de trois heures avec quatre accoutrements différents, et Scott Lynch arrive à faire vivre à chaque fois la scène de manière différente sans jamais se répéter ou lasser son lecteur en quoi que ce soit. Je ne m'étendrai pas davantage sur le talent de conteur de Scott Lynch, car vraiment il y aurait des exemples à l'infini, mais, pour tout dire, nous avons ici l'un des mondes de fantasy (voire même tous les mondes créés un genre en littérature, et ceux de fantasy sont bien au-dessus de la moyenne en matière de toile de fond…) les plus développés que je puisse connaître. Et le tout fait baver à souhait !
Enfin, j'aimerais m'attarder un peu sur le style propre à Scott Lynch. En effet, au service de son imagination plus que fertile, il nous délivre un récit aux notes chantantes et aux parfums enivrants. Des scènes bien sales (dans tous les sens du terme : au propre comme au figuré !) jalonnent cet univers glauque, où peu de ruelles invitent à sourire, mais qui invitent heureusement à la fête de temps en temps. le style de Scott Lynch est admirable quand il s'agit de rendre Camorr grouillante, pouilleuse, qu'on ressent vraiment dans nos tripes… Il démontre ici qu'il a l'art de réunir tous les éléments d'une intrigue passionnante, forte d'un côté putride assumé ! D'ailleurs, vu le langage choisi et certaines scènes sanglantes, ce n'est évidemment pas à mettre entre les mains des plus jeunes lecteurs de fantasy, mais avec un peu de maturité et d'expérience de lecture, ce roman ne peut que ravir par son monde plein de surprises, son style chaloupé et ses expressions pittoresques.
On ressort donc de cette lecture à bout de souffle et empli d'une satisfaction sans borne ! Une seule envie ne peut alors envahir le lecteur qui a eu le cran et l'honneur de passer Les Mensonges de Locke Lamora : « par la dame Très Équitable et le Gardien Véreux, il faut vite que j'enchaîne sur Des Horizons Rouge Sang ! »
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fnitter
  13 avril 2017
Un premier tome qui promet énormément.
Locke est un salaud Gentilhomme. Un arnaqueur de premier ordre qui s'attaque aux nobles de Camor. Ni pour les pauvres, ni par conviction, mais pour le gain et surtout pour le plaisir. Sa dernière affaire s'annonce sous les meilleurs auspices, mais un nouveau joueur entre en scène qui va propulser Locke et ses amis à un autre niveau de risque de danger et de violence.
Une introduction tout en douceur dans un univers qu'on devine très riche et qui s'ouvre à nous peu à peu. A aucun moment on ne sent désorienté ou perdu.
Le langage des protagonistes, tantôt fleuri, tantôt emprunté voire ampoulé est un délice.
L'architecture du roman avec deux fils qui forment deux histoires en une, la seconde (la jeunesse de Locke) qui donne des renseignements sur l'univers et le comportement des personnages permet de ne pas alourdir le texte.
J'ai été happé par l'histoire. J'ai aimé les personnages. Je rame comme un fou pour trouver des choses à raconter sur le roman. Mais au final, le plus beau compliment que je puisse lui faire c'est : J'attaque directement le tome 2.
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lyoko
  05 novembre 2015
"Ce roman m'a captivé dès la première page..." dit George R.R. Martin. Et bien ce ne fut pas la cas pour moi. J'ai attaqué la première page, la dixième en me disant "Mais c'est quoi ce bouquin ! Pourquoi tout le monde trouve ça génial et moi pas ! Je m'ennuie !"... du coup j'ai lu autre chose. Et puis je l'ai repris parce que je n'aime pas rester sur une défaite avec si peu de pages lues.
"... Et ne m'a laissé aucune porte de sortie" dit george R.R. Martin... et vlan cette fois j'étais piégée !! Sans doute mon premier essai n'était pas au bon moment mais lors du deuxième je suis complètement rentrée dans ce livre, pour être envoutée par lui et ne plus le lâcher.
L'histoire est prenante et on se prend d'amitié pour Locke Lamora et ses comparses. Une histoire à la Dickens certes, mais avec du fantastique là ou il faut Une perversité et une ruse racontée de façon incroyable.
Un véritable coup de coeur au final.. et je vais m'empresser de lire les suivants.
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Pavlik
  17 mai 2017
J'ai eu un gros coup de coeur pour ce roman...
C'est de la fantasy, certes, mais c'est surtout une grande réussite littéraire. Personnellement, je vois une filiation entre Scott Lynch et Fritz Leiber, pour la forte présence d'un cadre urbain fantasmé (Camorr chez l'un, Lankhmar chez l'autre) et la construction des personnages : des crapules au grand coeur, liées par des liens fraternels.
A Camorr, en effet, les Salauds Gentilshommes sont une bande d'escrocs qui s'attaquent à la noblesse de cette ville-état, et utilise, pour ce faire, l'arnaque très élaborée, bien aidée par les talents de comédien de son leader, Locke Lamora. Au-delà de la motivation pécuniaire, c'est vraiment la beauté du geste qu'ils recherchent. Mais alors qu'ils sont sur un gros coup, le mystérieux Roi Gris va rebattre les cartes des équilibres précaires qui régissent les forces en présence à Camorr.
Oui le coup de coeur est gros, à la hauteur du talent de romancier de Mr Lynch :
-je suis bluffé par la maîtrise narrative. Les deux histoires, une se déroulant dans le présent, et l'autre relatant la jeunesse de Lamora s'éclairent mutuellement et, bien que celle sur la jeunesse de Locke ne révèle pas toute les réponses, on ne ressent aucune frustration, ni, de la part de l'auteur, aucune maladresse (simplement que les réponses viendront en leur temps, lors d'un prochain tome). Quant à la plume de Scott Lynch, elle est plutôt attrayante. On sent la volonté de rendre sa ville imaginaire vivante et crédible, sans en faire trop sur le vocabulaire désuet. Enfin, je suis carrément scotché par le talent de l'auteur pour insérer dans l'intrigue les réponses aux questions soulevées, aussi bien en ce qui concerne l'univers que l'histoire, sans que cela ne fasse jamais forcé. Bref, tout coule de source...
-l'univers est des plus sympathique, et, à la longue, on finit par en savoir long sur les moeurs camorriennes. Là encore, je suis impressionné, non pas par l'imagination de l'auteur en tant que telle, que je ne pense pas supérieure à beaucoup d'autres écrivains de fantasy, mais par son extraordinaire capacité à structurer un ensemble de très bonnes idées, en un tout crédible, cohérent et, au-delà, immédiatement familier (un exemple assez significatif : la description de quelques recettes de cuisine camorriennes, qui n'existent pas mais qui vous mettent l'eau à la bouche.)
-enfin, les personnages, principalement Locke Lamora et son compère Jean Tannen, forts bien troussés, et qui finissent, à l'image de l'univers, par devenir familier.
En bref, j'ai passé un excellent moment avec les Salauds Gentilshommes et je dirais que, si deux mots devaient résumer ce roman ce serait : maîtrise et subtilité. Vraiment, Scott Lynch fait partie de ces auteurs qui donnent ses lettres de noblesse à la fantasy.
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Citations et extraits (91) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   14 avril 2017
C’est un couteau ça ? Demanda Locke en levant un ustensile à beurre au bout arrondi à l’adresse de Chains. Il y a quelque chose qui cloche, là. On ne peut tuer personne avec cette chose.
Eh bien, ce ne serait pas facile, je te l’accorde, mon garçon. (…) Mais quand les gens de qualité se réunissent pour dîner, il est impoli de buter qui que ce soit avec autre chose que du poison. Ça, c’est pour tartiner, pas pour trancher les trachées.
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fnitterfnitter   18 avril 2017
Un conseil, gloussa donna Vochenza. Un conseil. Les années jouent une espèce de tour alchimique, elles transmutent les bredouillis en état de respectabilité. Donnez un conseil à quarante ans, et vous êtes une bécasse. Donnez-le à soixante-dix ans, et vous êtes une sage.
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Dionysos89Dionysos89   04 janvier 2013
- Allons, allons, ne sois pas trop dur avec toi. Physiquement, tu me ressembles tout à fait. Ce sont mes dons d’érudit qui te font défaut. Ainsi que mon courage tranquille. Et mon chic avec les femmes.
- Si tu veux parler de la facilité avec laquelle tu lâches ton fric quand tu pars fourrer, tu as raison. Tu es un bal de charité pour putains à toi tout seul, voilà ce que tu es.

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PamwPamw   19 février 2011
-Je ne vole que parce que ma chère vieille famille a besoin d'argent pour vivre.
Locke Lamora déclama cette réplique en levant son verre [...] Les autres commencèrent à le conspuer:
-Menteur! entonnèrent-ils.
-Je ne vole que parce que ce vilain monde ne me laisse pas mener d'honnêtes affaires! s'écria Calo en levant son verre.
-MENTEUR!
-Je ne vole que parce que je dois subvenir aux besoins de mon fainéant de frère jumeau, dont l'indolence a brisé le cœur de notre mère ! dit Galdo en donnant un coude de coude à Calo.
-MENTEUR!
-Je ne vole que parce qu'en ce moment j'ai de mauvaises fréquentations, déclara Jean.
-MENTEUR!
Finalement, ce fut au tour de Moucheron d'accomplir le rituel; le garçon leva son verre en tremblant légèrement et hurla:
-Je ne vole que parce que c'est trop marrant!
-SALAUD!
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PavlikPavlik   25 avril 2017
La Dernière Erreur était une sorte de monument en l'honneur de l'échec des artifices humains aux moments critiques : ses murs étaient recouverts d'une variété hallucinante de souvenirs, et chacun d'entre eux racontaient une fable finissant par le verdict : "Pas assez bon". Au-dessus du bar une armure complète, percée au cœur d'un carreau d'arbalète. Des épées brisées et des casques fendus tapissaient les murs, assortis de fragments de rames, de mât, d'espar et de lambeaux de voile. Une des plus fières revendications du bar était qu'il s'était procuré une liste de tous les navires qui avaient sombré à l'approche de Camorr pendant soixante-dix ans.
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