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Guillaume Villeneuve (Traducteur)
ISBN : 2847343245
Éditeur : Tallandier (07/12/2006)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
" Modèle occidental de la guerre ", " soldat universel ", " déterminisme technologique ", " force écrasante... " Les historiens, les théoriciens et les dirigeants occidentaux se complaisent dans l'affirmation de leur supériorité militaire et l'assertion d'un discours aussi simpliste que présomptueux. On en mesure aujourd'hui les conséquences, en Irak, en Afghanistan et ailleurs. En 1827, Carl von Clausewitz proclamait dans " De la guerre " la subordination de la gue... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
Hugo
  02 juillet 2013
Tout petit nous somme formatés à la violence, concours de « bite » en tout genre pour serrer la plus belle, virilité à affirmer, on joue des coudes et des poings pour s'affirmer, des fois tu es doué, des fois pas, cette violence m'étonnera toujours, mais à quoi bon lutter, elle est là en nous
Ma mère : Je serais tellement fier de toi si tu défilais sur les Champs-Élysées le 14 Juillet…
Moi : Oh moi tu sais, tuer des gens, ce n'est pas forcément une vocation
Ma mère : Non juste défiler pour le PRESTIGE…
Elle est gentille ma mère, elle croit aussi que Claude François est vivant, que son mec est capable de trouver des sources avec sa baguette de sourcier et que les magnétiseurs te guérissent… Enfin là n'est pas le sujet.
La guerre est ancrée dans notre culture depuis belle lurette, l'auteur commence par les grecs et poursuit avec les chinois, les indiens, la chevalerie, la révolution, Napoléon, les deux guerres mondiales : Nagasaki, Hiroshima, Égypte, Israël, le terrorisme… Et j'en oublie
En introduction de chaque chapitre, l'auteur dissèque une bataille, puis il explique de quelle manière on se massacre et les raisons du massacre, Pourquoi on perd ou pourquoi on gagne…
Entre théorie et pratique, il existe un hasard de la guerre, indomptable lié à de nombreux facteurs : la culture propre de chaque civilisation, le code d'honneur, les croyances, les enjeux politiques, bref on peut anticiper en créant un art de guerre, mais il est impossible de calculer ce hasard et la pratique diverge souvent du plan de départ plus théorique et souvent plus romantique
Pour ma part, les parties les plus intéressantes sont la chevalerie, la seconde guerre mondiale dans les îles du pacifique entre Japonais et Américains qui se haïssent, le conflit entre Égyptiens et Israéliens, et son analyse objective sur le terrorisme avec le recul nécessaire, loin des stéréotypes racistes et religieux qui gangrènent l'Amérique (et d'autres) depuis trop longtemps…
Alors guerrier, Chevalier, soldat, révolutionnaire, héros, terroriste, ennemi…

On est tous le quelque chose de quelqu'un, On est du côté de notre culture, de nos croyance et de notre morale souvent liée à notre pays, mais quel est le bon côté de la barrière, qui a raison et qui à tort ?
Pas moi en tout cas
La critique de "Walktapus" est bien plus sérieuse, meilleure et complète que mon avis. Je reconnais volontiers mes limites pour ce type d'ouvrage, par conséquent je vous invite à prendre deux minutes pour lire sa critique car il explique d'une façon plus littéraire et détaillée la véritable portée de ce bouquin d'une grande richesse culturelle sur l'art de la guerre
Peace and love les copains
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Walktapus
  21 juin 2010
L'introduction du livre est consacrée à une réfutation du concept de "modèle occidental de la guerre" proposé par Hanson et repris dans une certaine mesure par Keegan (dans son histoire de la guerre).
Le premier chapitre aborde d'ailleurs le combat d'hoplites de la Grèce du 5ème siècle, et le second l'art de la guerre dit "oriental" via les classiques stratégiques chinois puis indiens. Heureusement, l'impression pénible de lire un anti-Hanson s'estompe avec les chapitres suivants. On passe à la guerre de cent ans où l'auteur fait une belle présentation de la chevalerie, de ses idéaux et de ses tournois, et de la brutale réalité des chevauchées et des batailles.
L'objet du livre est en effet de mettre le facteur culturel au centre de la guerre, devant les facteurs sociaux et technologiques. le discours sur la guerre - idéaux, valeurs, traités - confronté à la réalité de la guerre, et la manière dont les deux interagissent, et aussi comment les choses peuvent se passer quand le discours et la réalité divergent trop. Par ce livre, Lynn est d'ailleurs considéré comme le chef de file d'une nouvelle école dont l'excellent Soldats et Fantômes, de Lendon, critiqué récemment ici se réclame.
Dans le chapitre suivant, consacré à la guerre à l'époque des lumières, on touche à la période sur laquelle Lynn est spécialisé. On y parle de l'extrême rareté des batailles, leur caractère géométrique et contrôlé et le caractère stoïque attendu des combattants. A noter que Lynn n'a pas l'air contaminé par l'anti-frenchisme de nombre de ses collègues anglophone. C'est assez rare pour être signalé.
Chaque chapitre de l'ouvrage débute par la dépicition d'une bataille, qui sert à introduire le chapitre et à plonger le lecteur sur le terrain. On a ainsi eu Tanagra, Ji Fu, Crécy et Fontenoy. le chapitre suivant commence par la bataille de Laswari en 1803 en Inde, où une armée de la Compagnie des Indes incorporant de nombreux cipayes vainc des forces plus nombreuses et à l'armement supérieur. Outre d'aborder un sujet peu connu des francophones, le chapitre explique le succès des cipayes par la manière dont le système militaire de régiments à l'européenne a trouvé un écho dans les traditions culturelles des hautes castes indiennes. Avec le chapitre suivant, introduit par Austerlitz, on aborde les tranformations de l'art de la guerre apportées par la révolution française, autre sujet où l'on sent l'auteur à l'aise. Mais c'est surtout au Romantisme, à l'influence du Romantisme sur les théories militaires, et à l'héritage de Clausewitz que le chapitre est consacré. Au passage, de jolies citations de Clauclau sur le hasard dans la guerre, à ressortir à l'occasion aux gens qui n'aiment pas ça dans les wargames.
Après un passage par la seconde guerre mondiale dans le Pacifique, dont l'auteur explique la caractère impitoyable et l'utilisation de la bombe A par les différences de culture du combat des protagonistes, réfutant (ça devient une habitude) l'explication raciste avancée par des travaux dont je n'ai jamais entendu parler, on passe à un sujet bien plus intéressant pour moi, car quasiment inconnu : l'offensive du Sinaï pendant la guerre israelo-arabe de 1973 (guerre du Kippour). Ismail Ali fait une analyse sans concession des forces et des faiblesses "culturelles" de l'armée égyptienne et conçoit un plan de bataille qui maximise les premières et minimise les secondes (et qui m'a fait penser à l'offensive Broussilov). le passage suivant est consacré à des réflexions lucides sur la "guerre contre le terrorisme" (le livre a été écrit en 2004), la rhétorique utilisée, la manière dont la guerre est sortie de ce à quoi les militaires étaient préparés à la fin de la campagne conventionnelle contre l'Irak.
Enfin, dans une annexe très légère le "modèle" utilisé dans le livre est exposé.
Que retirer de ce livre ? Ce n'est pas une histoire de la guerre comme le laisse entendre le titre choisi pour la traduction (le titre original est assez différent et ronfle moins : Battle, a history of Combat and Culture). Plus une série d'exemples choisis pour illustrer une nouvelle manière d'analyser et de concevoir la guerre, la plupart intéressants, et analysés avec une rare impartialité. Si j'en crois le livre de Lendon, la filière est d'une très grande richesse potentielle. C'est aussi un ouvrage qui contribue à enterrer l'influence toxique des penseurs américains néoconservateurs des années 90 et 2000. L'administration Obama a d'ailleurs abandonné le concept de "guerre contre le terrorisme" la semaine dernière, et on peut espérer qu'elle ira dans le sens de ce qui est préconisé par Lynn.
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Birhacheim
  28 mai 2009
Un travail de réflexion monumental, une approche nouvelle.
de-la-guerre-john-lynn1Saluons tout d'abord les Editions Tallandier qui ont décidé de traduire cet ouvrage important du professeur John Lynn qui est une autorité en matière d'histoire militaire aux USA.
Dans cet ouvrage, John Lynn polémique sur le modèle occidental de la guerre cher à tout un courant de pensée important dans les pays anglo-saxons, à savoir D. Hanson, Jh. Keegan,…
John Lynn démontre, d'une brillante manière .../...
Lien : http://www.bir-hacheim.com/l..
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>Administration publique>Art et science militaires>Guerre et activités militaires (30)
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